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Mode de financement et croissance des PME dans la ville de Bukavu.


par Rodrigue MATENDO GIYE
Institut supérieur pédagogique de Bukavu - Licence 2019
  

Disponible en mode multipage

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    EPIGRAPHE

    « Réussir est devenu l'obsession générale de notre société, et cette Réussite est mesurée par notre capacité à l'emporter dans des Compétitions permanentes »

    Albert Jacquar

    II

    DEDICACE

    A nos chers parents ; A nos frères et soeurs ;

    MATENDO GIYE Rodrigue

    MATENDO GIYE Rodrigue

    III

    REMERCIEMENTS

    Nombreux sont ceux qui ont contribué à l'élaboration de ce travail. Nous avons l'obligation de leur témoigner notre gratitude.

    A Dieu Tout Puissant, pour son amour, sa protection et sa bonté de nous faire arriver à ce jour longtemps rêvé et attendu avec soif, que la gloire et la louange lui soient rendues de notre part.

    Nos remerciements s'adressent aux corps académique et scientifique de l'Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu(ISP) en général et ceux du département des sciences commerciales et administratives en particulier pour la formation qu'ils ne cessent de fournir à notre faveur. Un cachet spécial à l'assistante SYLVIE IMATA qui, en dépit de ses multiples et lourdes responsabilités a accepté d'encadrer ce travail. Son dévouement et sa disponibilité toutes les fois qu'il devait nous recevoir sans être gênés pour des orientations, a permis la réalisation de ce travail. Qu'il trouve à travers ce modeste les résultats de leur efficacité et l'expression de notre gratitude.

    Nos remerciements s'adressent également à notre défunt Père MWAMBA RULESHA, à notre père GIYE RULESHA mais aussi à notre père KAMOLE KA MWAMBA Janson et à notre mère MWAVITA BALOLA Charlotte, qui nous ont donné la grâce de poursuivre nos études et qui du jour le jour prennent soin de nous, nous ne cesserons jamais de scander ce que nous avons hérité de vous.

    Nous pensons à nos chers frères et soeurs, AMANI MWAMBA, MATEGANE MWAMBA, MASHAURI MWAMBA, DAVID NDAYISHIMIYE, NABINDU PAUL, AIMEE PAUL, NGEMA PAUL, SHUKURU MATABARO Nicole, ...

    En fin, nous ne pouvons pas oublier tous nos camarades et compagnons de lutte, nos amis et connaissances : USHINDI BISIMWA Audace, SHABANI MUZAZI Christelle, SAMUEL MILEMBA, KEVIN OMAR, ACHILE, MILINGANYO AKILIMALI Agnès, AKONKWA KABISHI Yannick, KIYONGWE MUGISHO Alexis, ZEKA WILONDJA Sylvie, MANALUSU

    KABUZI Fabrice ....

    A tous ceux qui n'ont pas été cités et qui nous ont conseillé et stimulé, nous disons grand merci.

    IV

    SIGLES ET ABREVIATIONS

    ASBL : Association Sans But Lucratif

    B.F.R : Besoin en Fonds de Roulement

    COOCEC : Coopérative Centrale du Congo

    E.B.E : Excédent Brut d'Exploitation

    F.E.C : Fédération des Entreprises du Congo

    F.R : Fonds de Roulement

    F.R.N : Fonds de Roulement Net

    I.N.P.P : Institut National de Préparation Professionnelle

    I.N.S.S : Institut National de Sécurité Sociale

    I.P.M.E.A : Industries Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat

    I.S.P :Institut Supérieur Pédagogique

    L.R : Liquidité Réduite

    P.M.E : Petite et Moyenne Entreprise

    P.M.E.A : Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat

    P.M.I : Petites et Moyennes Industries

    R.F : Rentabilité financière

    R.O.E : Return On Equity

    R.O.I : Return On Investissement

    RDC : République Démocratique du Congo

    S.A : Société Anonyme

    S.N.C.C : Société Nationale de chemin de fer au Congo

    T.N : Trésorerie Nette

    V

    LISTE DES TABLEAUX

    Tableau 1regroupement des PME du Sud-Kivu et leur secteur d'activité 15

    Tableau 2Répartition de la population de Bukavu par commune 24

    Tableau 3Répartition de l'échantillon selon le secteur d'activité 32

    Tableau 4De la Raison sociale 34

    Tableau 5Commune où se trouve la firme 35

    Tableau 6Genre du gestionnaire 35

    Tableau 7Nombre du salarié 36

    Tableau 8l'année de création de l'entreprise 37

    Tableau 9Forme juridique de l'entreprise 37

    Tableau 10Activité principale de l'entreprise 38

    Tableau 11Sources de financement de l'entreprise 39

    Tableau 12Crédit obtenu du principal partenaire financier 39

    Tableau 13Motivation à rester dans le secteur 40

    Tableau 14Mode de financement préféré 40

    Tableau 15degré de préférence de la source utilisée 41

    Tableau 16Appréciation de la clientèle 42

    Tableau 17De l'influence du mode de financement utilisé 42

    VI

    RESUME

    Le mode de financement et croissance des PME de la province du Sud-Kivu en général et de la ville de Bukavu en particulier. Ce travail,analyse lelienentre le mode de financementetles facteurs favorisant la croissance desP.M.E de la ville de Bukavudufaitde sonintérêt à se faire croitreetdese développerdansuncontexte théorique renouvelé où l'étude duprocessus decroissancedevaleur estassimilée fréquemmentà une intention stratégique du comportement del'entreprise.

    Pour atteindre cet objectif, l'étude a recouru à plusieurs méthodes et techniques dont entre autre : la méthode analytique, descriptive, statistique et la méthode qualitative ainsi que la technique documentaire, d'interview et surtout au questionnaire d'enquête. Les résultats trouvés ont montrés que :

    Sur 88 PME enquêtés, 1 soit une proportion de 1,2% prouve que le mode de financement qu'il utilise influence à 45% ; 2 sur 88 enquêtés, soit 2,4% prouvent que le mode de financement qu'ils utilisent influencent à 50 % ; 7 sur 88 enquêtés, soit 8,3% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 55% ; 23 sur 88 enquêtés, soit 27,4% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 60% ; 17 sur 88 enquêtés, soit 20,2% disent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 65% ; 15 sur 88 enquêtés soit 17,9% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 70% ; 18 sur 88 enquêtés, soit 21,4% disent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 75% et 1 sur 88 enquêtés, soit 1,2% prouve que le mode de financement auquel il fait recourt influence à 80%.

    3 sur 88 enquêtés, soit 33,3% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissances à cause des intérêt payés lors du remboursement du crédit, 3 sur 88 enquêtés, soit 33,3% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissance à cause de taux d'intérêt qu'il supportent lors du remboursement ; 2 sur 88 enquêtés, soit 22,2% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissances à cause de l'échéance du payement du crédit et 1 sur 88 enquêtés, soit 1,1% dit que le mode de financement auquel il fait recourt n'influence pas leur croissance à cause du déficit qui se manifeste du jour au jour.

    VII

    ABSTRACT

    The fashion of financing and growth of the SME of the province of the South-Kivu in general and of the city of Bukavu in particular. This work, analyze the tie between the fashion of financing and the factors encouraging the growth of the P.M.E of the city of Bukavu because of his/her/its interest to make itself/themselves grow and to develop itself/themselves in a renewed theoretical context where the survey of the process of value growth is frequently assimilated to a strategic intention of the behavior of the enterprise.

    To reach this objective, the survey resorted to several methods and techniques of which between other: the analytic, descriptive, statistical method and the qualitative method as well as the documentary technique, of interview and especially to the questionnaire of investigation. The found results showed that:

    On 88 SME investigated, 1 either a proportion of 1,2% proves that the fashion of financing that it uses influence to 45%; 2 on 88 investigated, either 2,4% prove that the fashion of financing that they use influences to 50%; 7 on 88 investigated, either 8,3% prove that the fashion of financing to which they make resorts influence to 55%; 23 on 88 investigated, either 27,4% prove that the fashion of financing to which they make resorts influence to 60%; 17 on 88 investigated, either 20,2% say that the fashion of financing to which they make resorts influence to 65%; 15 on 88 investigated either 17,9% prove that the fashion of financing to which they make resorts influence to 70%; 18 on 88 investigated, either 21,4% say that the fashion of financing to which they make resorts influence to 75% and 1 on 88 investigated, either 1,2% prove that the fashion of financing to which he/it makes resorts influence to 80%.

    3 on 88 investigated, either 33,3% say that the fashion of financing to which they make resorts doesn't influence their growths because of the interest paid at the time of the repayment of the credit, 3 on 88 investigated, either 33,3% say that the fashion of financing to which they make resorts doesn't influence their growth because of interest rate that he/it supports at the time of the repayment; 2 on 88 investigated, either 22,2% say that the fashion of financing to which they make resorts doesn't influence their growths because of the deadline of the payment of the credit and 1 on 88 investigated, either 1,1% said that the fashion of financing to which he/it makes resorts doesn't influence their growth because of the

    deficit that appears from the day on the day.

    1

    INTRODUCTION

    Dès les années 60 l'industrialisation a été inscrite parmi les objectifs de développement, mais l'option pour les grandes unités industrielles n'a pas répondu aux attentes prévues comme était prévue. Il devient donc nécessaire de développer des PME capables de promouvoir l'économie nationale et de donner une nouvelle poussée en avant.

    La PME fait l'objet actuellement d'une étude particulière dans la mesure où elle participe au développement économique et social du pays, c'est l'outil le plus efficace pour mobiliser la volonté et les capacités créatrices humaines.

    L'importance de la PME vient du fait qu'elle est dotée d'un certain nombre d'outils irremplaçable. Cette catégorie d'entreprise peu capitaliste, mais dont la contribution à l'emploi est intéressante, surtout dans un pays comme la RD Congo où le problème du chômage tend à s'intensifier chaque année, elle permet de décentraliser les investissements, de mobiliser l'épargne privée, par conséquent favoriser la régionalisation et enfin, rationaliser la production par la diminution des coûts qui permet l'amélioration de la concurrence de l'économie sur les marchés étrangers.

    Le secteur des Petites, et moyennes entreprises (PME) a été identifié comme un secteur stratégique important dans les objectifs généraux du gouvernement de la RDC avec notamment la création en 2014 du Ministère des PME. Ce secteur est considéré comme un facteur de changement pour la croissance économique inclusive, le développement régional, la création d'emplois et la réduction de la pauvreté et qu'il joue un rôle essentiel dans le développement durable, l'égalité des sexes et la viabilité environnementale (Dominique Séran. Stratégie nationale des PME)

    Aucune activité ne peut commencer sans la disponibilité des fonds, c'est-à-dire pour qu'une activité entre dans son exploitation, on doit mobiliser des moyens financiers.Ces moyens peuvent provenir de l'intérieur ou de l'extérieur de l'organisation, tout comme ils peuvent provenir de deux cotés à la fois (intérieur et extérieur à la fois) ; en d'autres termes, il s'agit d'un financement interne ou externe.

    Que le financement soit interne ou externe ; l'homme rationnel ne doit pas l'utiliser comme il veut, c'est-à-dire ne pas affecter les capitaux comme bon lui semble, car on ne commence pas une activité pour l'arrêter mais pour la pérenniser. C'est pourquoi l'homme rationnel et possédant toutes ses facultés, doit être à mesure de savoir d'où il vient, où il est et où il va. (TFC de KulondwaNtole Roger portant sur la structure financière d'une PME : cas des établissements UMOJA SHOP de Goma.2015 p.1).

    2

    Depuis sa création, l'entreprise, tout au long de son développement a besoin de ressources financières. En effet, quel que soit sa taille, dans la plupart des cas, l'entreprise ne peut pas se contenter de ses ressources propres pour satisfaire continuellement tous ses besoins de financement. De ce fait, elle devrait recourir aux ressources externes qui sont principalement le marché financier et la banque. Cela est d'autant plus valable dans une économie d'endettement, telle que l'économie congolaise, que la banque entant que source de financement a toujours occupé une place primordiale dans le financement des entreprises congolaises. Ajoutons, pour dire que les entreprises congolaises, pour diverses raisons (incertitude du marché, forte concurrence, crise financière,...) font recours aux financements personnels. La politique mise en oeuvre par les banques était construite sur une allocation administrative des ressources financières. Ce qui fait que les entreprises étaient soumises à l'acte d'investir dans les intérêts réciproques, autrement dit, les entreprises n'avaient pas le pouvoir de décision leur permettant de choisir les investissements appropriés ainsi que leur mode de financement, et aussi, elles ne pouvaient choisir leurs clients, elles finançaient les projets des banques sans avoir le pouvoir de refuser une demande émanant de ces dernières.

    De plus les crédits octroyés pour le financement appropriés pour le financement des entreprises ont été accordé à des taux complétements déconnectés du marché. Ainsi cette planification financière a réduit les entreprises à des simples exécuteurs des plans préétablis par les banques. Ce qui engendrait le plus souvent des surcouts et une rentabilité très faibles, voire inexistante (percherons.Economie des entreprises, Masson, Paris, 1985, pp.76-77)

    Plus d'une décennie, l'économie congolaise est caractérisée par une prévalence d'une crise aigüe qui a contraint la plupart des petites et moyennes entreprises à mettre la clé sous le paillasson.

    L'instabilité politique, les pillages ainsi que les différentes guerres d'agression en sont les causes. Cette crise a conduit à la fragilisation du système financier congolais. (Rapport de la banque africaine de développement sur le micro finance 2004, P.9).

    Vers les années septante, il a étédémontré que les petites et moyennes entreprises sont les vecteurs principaux du développement des nations. Qu'il s'agisse des pays industrialisés ou des économies émergentes et en développement, elles constituent les sources essentielles de la croissance économique, de dynamisme et de flexibilité de l'économie de ces pays.

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    L'environnement dans lequel évolue ces petites et moyennes entreprises est devenu très compétitif, et oblige qu'une attention toute particulière soit accordée à celles-ci pour leur promotion ainsi que leur épanouissement. Dans cet environnement instable, les entreprises sont amenées à concevoir des produits nouveaux ou à modifier ceux existants afin de donner satisfaction aux attentes et besoins même les plus latents de leurs clients, et investir dans des nouveaux sites de production afin d'étendre leurs activités. (Freddy KatengaMenda. problématique de financement de petites et moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa. P.1).

    Le secteur des PME doit contribuer à transformer la RDC d'une région en retard à une région émergente et prospère.

    Les PME sont l'épine dorsale de l'économie. Elles constituent la plus grande partie du tissu économique et représentent plus de 90 pour cent de toutes les entreprises. Elles sont la source la plus importante d'emploi dans tous les secteurs économiques et dans les zones rurales et urbaines et contribuent à la réduction des écarts de développement. Elles favorisent un développement équitable sur une large base et offrent plus de possibilités pour les femmes et la participation des jeunes dans le développement économique du pays. Avec la mondialisation, le secteur des PME est non seulement considéré comme un secteur de "protection et de promotion», mais, aussi comme une force pour "la croissance et le développement".

    Le secteur des PME, cependant, est confronté en RDC à un large éventail de défis institutionnel, financiers et autres parmi lesquels un accès limité aux finances, aux technologies et aux marchés. S'y ajoutent aussi la question de l'esprit d'entreprise, et les compétences de gestion au sein des PME. Ces problèmes sont aggravés par le manque d'information, la capacité inadéquate de mise en conformité avec les normes et la certification, et l'absence d'un environnement politique et des affaires favorable. Quant aux nouvelles tendances de la conduite des affaires, utilisant les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) avec des liens en ligne avec la chaîne de valeur ainsi que les stratégies d'externalisation et de réseautage, les PME en sont absentes. Tout cela nécessite que les PME et le gouvernement entreprennent, de façon proactive, le renforcement des capacités en prenant des mesures pour assurer et soutenir la participation des PME dans les réseaux d'approvisionnement et affuter leur compétitivité, leur flexibilité et donc la durabilité de leurs affaires. (Dominique Séran. Stratégie nationale des PME)

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    Plusieurs Etats du monde y compris la RDC, connaissent des problèmes d'ordre économique affectant directement le déroulement des activités dans d'autres secteurs. Il s'agit nomment des cas tels que le chômage, allusion faite au social, la paralysie des activités au niveau du secteur ou du système éducatif, sécuritaire, etc.

    Tout ceci étant perçu comme des conséquences liées au disfonctionnement du système économique et financier qui est censé allouer des moyens nécessaires aux autres secteurs de la vie.

    Le Sud-Kivu et plus précisément la ville de Bukavu notre cible, n'est pas épargnée face à ce problème étant donné le taux de chômage qui ne fait que s'accroitre alors que les industries ainsi que les grandes entreprises devant employer la main d'oeuvre disponible semblent ne plus progresser.

    Pour faire face à ce fléau "chômage" et couvrir ainsi les besoins vitaux et économiques au quotidien, les citoyens congolais en générale et ceux de la ville de Bukavu en particulier ont songé depuis un temps pour ceux qui en ont la possibilité, à entreprendre des activités économiques quelques petites qu'elles soient, sous forme de production, de petit commerce ou vente des services en vue de se procurer des revenus leurs permettant de survivre.D'où la création des entreprises dénommées ?petites et moyennes entreprises??PME? en sigle qui aussi font face à des problèmes généralement financiers dans l'exercice de leurs activités.

    Néanmoins, malgré l'importance de ce genre d'entreprises, force est de constater que les efforts en terme de financement des PME n'ont souvent pas donné les résultats escomptés. Elles ont toujours des difficultés d'accès au financement pouvant stimuler leur croissance. Les PME en Afrique en général et celles de la RDC en particulier souffrent d'un accès limité au financement qui contraint ainsi leur croissance et leur développement ultérieur. La croissance d'une PME nécessite des ressources, notamment financières et une gouvernance qui oriente vers la création de la valeur. Cependant, étant rationnés suite aux différences d'informations entre les intervenants, les PME adoptent un comportement de financement axé sur l'autofinancement et la finance informelle souvent limitée qui ne facilite pas leur croissance suite aux exigences et le montant souvent non satisfaisant. Cet aspect rend presque impossible le financement des nouveaux projets et bloquent la mise en place des nouvelles idées. Le PME de la RD Congo en général et celles de la ville de Bukavu en particulier ne sont pas exemptées de cette réalité. Une observation faite sur le

    5

    fonctionnement de ces entreprises, fait présumer qu'elles sont confrontées à de nombreux problèmes dont le problème financier apparait être le plus important.

    Se focalisant dans la ville de Bukavu, notre démarche a pour question suivante: Quel est le mode de financement des PME ? De cette question principale découle trois autres questions secondaires :

    - Quels sont les moyens auxquels recouvrent les PME pour financer leurs activités ?

    - Quelle est la source de financement la plus utilisée par les PME de la ville de Bukavu ? et pourquoi ?

    - Le mode de financement influence-t-il leurs niveaux de croissance ?

    0.1 HYPOTHESES

    Nous pensons que avant d'apporter des solutions aux questions soulevées dans la problématique, nous pensons à priori que :

    ? Pour le financement de leurs activités, les PME de la ville de Bukavu feraient principalement recours à l'épargne disponible et aux emprunts.

    ? La source de financement la plus utilisée par les PME de la ville de Bukavu serait l'autofinancement.

    ? Le mode de financement influence leurs niveaux de croissance.

    0.2 OBJECTIF DU TRAVAIL

    Le présent travail se propose comme objectif global d'appréhender l'impact du mode de financement sur la croissance des PME de la ville de Bukavu. Outre cet objectif global, cette étude poursuit les objectifs spécifiques suivants :

    · Identifier les difficultés auxquelles se heurtent les PME de la ville de Bukavu pour accéder au financement ;

    · Identifier la source de financement la plus utilisée par les PME de la ville de Bukavu ;

    · Apprécier la volonté de croître des PME de la ville de Bukavu. 0.3 CHOIX ET INTERET DU SUJET

    Nous pouvons situer l'intérêt de l'analyse du mode de financement des PME de la ville de Bukavu à différent niveaux :

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    - D'abord, les PME sont des secteurs économiques qui jouent un rôle primordial dans l'économie, et il s'avère très important d'étudier les différents modes de financement de ces dernières ;

    - Les banques aussi constituent l'une de financement disponible pour les entreprises en générale et les PME en particulier.il est aussi important à ce niveau de vérifier si le financement par banque est bénéfique pour cette catégorie d'entreprise. En somme, ce travail trouve son intérêt en conciliant ces objectifs contradictoires entre les entreprises qui sont en besoin de financement et celles qui ont la capacité de financement ou d'octroyer le financement ; dans le cas d'espèce, les PME qui ont le besoin de financement.

    O.4 METHODES ET TECHNIQUES

    Il nous a semblé nécessaire de faire recourt aux méthodes et techniques suivantes :

    0. Méthodes

    Dans ce travail nous avons retenus les méthodes suivantes :

    - La méthode qualitative : dans l'approche qualitative, nous allons partir d'une situation concrète comportant un phénomène particulier que nous ambitionnons de comprendre et non de démontrer, de prouver ou de contrôler. Nous avons voulus donner le sens au phénomène à travers ou au-delà de l'observation (chapitre troisième)

    - La méthode statistique : Elle nous permettra d'analyser et d'interpréter l'ensemble d'observations relatives aux phénomènes rencontrés sur le terrain. Par cette méthode, nous avons eu à représenter les données sous forme des tableaux pour faciliter la compréhension et l'interprétation.

    - La méthode analytique : Elle nous permettra d'analyser les données ou les informations concernant le mode de financement et à mieux comprendre tout au long de notre travail, les données recueillies en des éléments essentiels afin de saisir les liens et donner ainsi un schéma d'ensemble ou un résultat eu égard à nos analyses. Elle nous a également permis de traiter systématiquement toutes les informations et les données collectées en insistant sur chaque cas.

    - La méthode descriptive :cette méthode nous sera aussi d'une grande importance dans la description des PME et des faits économiques dans le temps et dans l'espace eu égard à la réalité contextuelle de notre environnement.

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    1. Techniques

    - Technique de la documentation : Nousaurons la prérogative de consulter la documentation nécessaire compte tenu de la complexifié du sujet que nous avons traité, les ouvrages spécialisées, les rapports de vérification des brochures et d'autres documentation écrite.

    - Technique d'interview : Elle nous permettra de collecter les données à travers nos entretiens avec certains agents et cadres des PME faisant parties de notre échantillon.

    - Questionnaire d'enquête : Nous permettra à adresser un questionnaire d'enquête aux PME pour chercher à connaitre le mode de financement des PME de la ville de Bukavu.

    0.5 DELIMITATION DU SUJET

    Pour bien l'aborder, nous le délimitons du point de vue temporaire et spatial.

    A. Délimitation spatiale : Du point de vue spatial, notre étude porte sur les PME de la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo. RDC-SK-BKV.

    B. Délimitation temporaire : Les différentes analyses fournies dans le cadre de ce travail concernent une durée maximale de trois ans soit de 2017, 2018, 2019.

    0.6 SUBDIVISION DU TRAVAIL

    Nous avons structuré notre étude en trois chapitres à part l'introduction et conclusion :

    - Le premier est consacré à la revue de la littérature théorique et empirique,

    - Le second sera consacré à la présentation du milieu et cadre méthodologique,

    - Enfin le troisième chapitre va essayer de parcourir une analyse empirique des PME à travers l'analyse des données fournies par les PME de la ville de Bukavu tirées aléatoirement.

    8

    CHAP 1 : REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE ET EMPIRIQUE

    SECTION I. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE

    Ce chapitre passe en revue différentes théories relatives à la finance des entreprises dans la première section. La deuxième section présente une généralité sur les PME. La troisième section enfin présente la notion sur la croissance.

    I.1. LES MODES DE FINANCEMENT I.1.1. Modes de financement de l'entreprise

    Les problèmes de finance dans une entreprise comportent des enjeux vitaux. Leur résolution est une condition nécessaire pour sa survie, ses perspectives d'avenir, ses performances présentes et futures ainsi que pour l'autonomie de ses propriétaires et de ses dirigeants. En effet, diversifier les sources de financement permet à l'entreprise d'accéder aux différents types de services adaptés à ses besoins spécifiques. Précisons que toutes les sources de financement auxquelles l'entreprise opte pour financer ses activités comportent ses exigences particulières.

    D'une manière générale, on distingue trois sources de financement constituées de fonds propres, des dettes et des modes alternatifs de financement

    I.1.1.1. Financement par ressources propres

    Les fonds propres peuvent être d'origine interne et/ou externe. Les ressources internes proviennent des excédents que l'entreprise engendre durant l'exercice par l'ensemble de son activité. Les ressources externes correspondent aux ressources qui ont été effectivement apportés par les actionnaires : ce sont les apports de créateurs à l'initiation de la société ou les apports des actionnaires ultérieurs à l'occasion des augmentations du capital.

    · L'autofinancement

    Ce sont les fonds que l'entreprise dégage de son exploitation et qu'elle utilise pour financer ses investissements. Elle représente la richesse créée par l'entreprise. Par définition, l'autofinancement est la part de la capacité de l'autofinancement qui restera à la disposition de l'entreprise pour être réinvestie. Il constitue de façon générale le pivot du financement des entreprises et pour certaines d'entre elles, la source exclusive du financement dans les phases décisives de leur développement.

    9

    L'autofinancement est une pratique ou un procédé de financement qui consiste à affecter au financement des investissements des ressources puisées dans l'entreprise ou provenant de la rentabilité ou capacité d'autofinancement. Celle-ci à l'exclusion de concours extérieurs appropriés.

    - Avantage :

    L'autofinancement constitue l'une des ressources de financement les plus utilisées par les entreprises, son avantage réside dans le fait que :

    · il traduit la capacité ou aptitude de l'entreprise à assurer la reproduction des capitaux qui lui sont confiés, il permet seul de constituer un financement indépendant, stable et capable de secréter des fonds grâce aux quels seront remboursés les emprunts souscrits.

    · Son niveau actuel et son évolution récente sont parmi les éléments essentiels que les apporteurs des capitaux externes chercheront à prendre en compte avant d'accepter de s'engager dans l'entreprise.

    Désavantage :

    L'autofinancement a des désavantages et des limites qui sont :

    · L'autofinancement donne à l'entreprise une liberté d'action plus grande puisque elle n'aura pas à subir le contrôle des créanciers sur sa gestion ;

    · L'autofinancement apparaît comme un moyen de financement gratuit à l'entreprise car elle ne verse pas aucun intérêt sur les fonds ainsi utilisés.

    · L'autofinancement permet de financer la croissance d'une entreprise qui rencontre des difficultés pour se procurer des capitaux soit auprès d'éventuels associés (actionnaires par exemple), soit auprès des divers créanciers (l'établissement de crédit par exemple).

    · L'autofinancement est encouragé par les pouvoirs publics (dégrèvements fiscaux,...) cette forme de financement est donc intéressant pour les entreprises.

    · Les capitaux engagés par l'autofinancement peuvent s'avérer insuffisants pour financer l'investissement projeté ;

    · L'apparence gratuite de ce mode de financement peut biaiser le processus de décision d'investissement, par exemple en favorisant les investissements somptuaires ou tout au moins des investissements dont le rendement est insuffisant ;

    10

    · L'autofinancement diminue les revenus des associés et peut les conduire à se retirer de l'entreprise. Notons que l'autofinancement est la source la plus utilisée par les PME évoluant en RDC en général et à Bukavu, en particulier, par le fait que le crédit institutionnel reste difficile à trouver.

    · Les ressources propres d'origine externe

    Lors de la création de l'entreprise, les actionnaires, par leurs apports, vont constituer un capital social ou fonds propres. Les fonds réunis ne sont pas une sécrétion de l'activité de l'entreprise. Elles sont de ce fait, d'origine externe à la société. Il en est de même lorsqu'ils seront sollicités pour augmenter le capital. Cette augmentation peut se réaliser par d'autres moyens : aides et subventions, capital-risque et le rachat de l'entreprise parle salariés.

    Signalons que l'augmentation du capital constitue un moyen essentiel de financement des entreprises qui présentent l'avantage de permettre une mobilisation des ressources obtenues et sans obligation de remboursement. Elle peut prendre diverses formes. Chacune d'elles correspondant à un objectif particulier, il peut s'agir :

    · Une augmentation du capital du capital en numéraire : apport en espèce des associés de l'entreprise en vue de répondre à un besoin de financement ;

    · D'une augmentation en nature : apport d'un meuble ou immeuble en vue de répondre à un besoin posé par l'entreprise ;

    · D'une augmentation de capital par conversion des créances ou incorporation des réserves : il s'agit d'un simple jeu d'écriture qui constitue une dette ou à des bénéfices, mise en réserve la création d'actions nouvelles remises soit aux créanciers soit aux actionnaires.

    Les instruments classiques de financement peuvent s'avérer inadéquats pour certaines entreprises, très innovantes, assez risquées, ou dont le marché potentiel est mal connu. Dans ce cas, elle préfère recourir à des sociétés de capital-risque pour assurer leurs besoins en fonds propres nécessaires pour maintenir et accroître leurs activités. Ce mode de financement qui fait rage dans toutes les industries reste encore inconnu en RDC. Cette pratique a permis à la majorité de PME les plus risquées ou évoluant dans le secteur mal connu de trouver le financement nécessaire pour leur projet.

    11

    I.1.2.2. Financement par crédit

    Insuffisance des fonds propres pour les besoins de financement des entreprises, aussi bien au moment de la création que lors du développement de celle-ci. Dans ce cas, il faut faire appel à des ressources de financement externes. Nous distinguons à ce niveau, les emprunts indivis et les emprunts obligataires.

    · Les emprunts indivis

    Il s'agit des emprunts contractés auprès des banques et des établissements financiers spécialisés. Ils sont dits indivis parce que la dette n'est pas divisible et qu'en outre, la banque ou l'établissement financier est l'unique interlocuteur de l'entreprise. En général, ce type d'emprunt est destiné à un projet particulier, et le financement accordé est accompagné d'une prise de garantie. C'est pourquoi on parle à ce propos du crédit objectif. C'est ce type de crédit que les banques accordent généralement aux PME en RDC.

    · Les emprunts obligataires

    Contrairement à l'emprunt indivis, l'emprunt obligataire suppose un nombre très élevé d'interlocuteurs pour l'entreprise et donc, par conséquent, un émiettement de la dette.

    Une obligation est un titre représentatif d'une dette, la propriété d'une fraction d'un emprunt émis par une société, une collectivité publique ou par l'Etat. Ces titres de créances sont négociables et confèrent les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale.

    Ce sont en d'autre termes des titres financiers (appelés obligations) sont émis sur le marché et proposés à des souscripteurs. Chaque titre représente une créance sur l'entreprise et est rémunéré par un revenu appelé intérêt.

    Comme on ne peut pas parler de financement par crédit sans pour autant parler de l'effet de levier, disons que l'effet de levier consiste à analyser l'accroissement de la rentabilité financière suite aux recours à l'emprunt. La conception qui a longtemps prévalue en matière de structure financière est fondée sur un argument de concept comptable de l'effet de levier financier. Elle postule l'existence d'un point neutre de rentabilité de l'entreprise, qui permet de définir d'une part, l'endettement comme avantage croissant pour l'actionnaire (effet de levier positif) et d'autre part, l'endettement présente un désavantage croissant c'est-à-dire quand le taux d'endettement devient tel que cette compensation ne se produit plus, l'espérance de perte due à l'effet de levier négatif.

    Elle est née de l'article fondamental de F. Modigliani et Miller (1958) se plaçant dans cadre du marché parfait ont montré le non pertinence de structure financière.

    12

    Si ces hypothèses de comportement se confirment dans la réalité, l'allure du coût moyen pondéré du capital en fonction du taux d'endettement passe par un minimum au niveau limité de celui-ci

    La valeur de l'entreprise est donc maximale à ce point qui désigne la structure financière optimale pour la firme.

    1.1.2. Choix de financement

    On choisit des modes de financement sur le long terme (financement d'investissement) : emprunt, autofinancement, augmentation du capital, crédit-bail,...

    En choisissant un financement, on cherche à minimiser le coût global de l'opération, ceci revient à minimiser une somme de flux de décaissement actualisés (particularité de certains flux : prise en compte des économies d'impôt découlant des intérêts,...).

    Il existe une très vaste littérature tant théorique qu'empirique concernant de la répartition des fonds propres et les dettes appelées la structure financière.

    La question de structure financière est l'une des plus importantes dans le domaine de la finance d'entreprise, et également l'une de plus complexes à des conclusions controverses

    Le choix d'une structure financière est une décision majeure car elle affecte :

    · Le taux de rentabilité offert aux actionnaires et sa sensibilité à l'évolution de la conjoncture ;

    · Le risque de faillite de la firme ;

    · Le risque pour les créanciers ;

    · Le risque pour les dirigeants susceptibles de perdre leur poste en de défaillance.

    La problématique de la structure financière des entreprises connaît trois approches majeures : l'approche classique, l'approche néoclassique et l'approche moderne de la firme.

    ? Approche néoclassique ou Position de neutralité

    La "théorie moderne de la finance" naît au milieu des années 70, a été proposé pour relâcher des hypothèses de modèle de Modigliani et Miller.

    13

    Cette théorie repose sur le fait que la valeur d'une entreprise est fondamentalement liée à sa capacité bénéficiaire et la structure financière n'a aucune incidence sur la valeur de la firme. La structure choisie par l'entreprise ne peut pas modifier sa valeur. Peu importe la façon dont cette structure est partagée entre la dette, les capitaux propres et autres titres de créances, la valeur de placement se maintient. Les investissements sont capables de substituer un endettement de l'entreprise et de produire ainsi toute structure que la firme pourrait vouloir atteindre.

    Par conséquent, les changements dans la structure financière sont une chose sans valeur selon Modigliani et Miller dans un marché parfait.

    De 1963-1966, ils présentent une extension à leurs propositions initiales et tiennent compte de l'impôt qui touche les résultats des entreprises. Ils ont été très proches de la réalité lorsqu'ils introduisent dans leur modèle révisé la variable fiscalité. Dans cette étape la valeur de l'entreprise devient une fonction croissante de son niveau d'endettement. Par ailleurs, on suppose également que les coûts de faillite ne sont pas nuls au fur et à mesure que le taux d'endettement augmente ; la probabilité que celle-ci éprouve des difficultés augmente aussi surtout lorsque l'entreprise est en présence d'une conjoncture défavorable.

    En tenant compte de coût de faillite, on comprend que dans un premier temps la valeur de l'entreprise augmente avec son endettement en raison d'économie d'impôt réalisé sur les frais financiers. Puis le risque de faillite s'aggrave et le coût de faillite annule l'avantage fiscal des emprunts.

    Les théories classiques et l'approche de Modigliani et Miller qui traitent de la structure financière ne permettent pas de bien saisir et expliquer le comportement de l'entreprise au niveau du choix de financement tel qu'il est observé réellement, ni de comprendre et d'appréhender les nouveaux modes de financement de plus en plus complexes qui ne cessent de se développer et qui peuvent répondre à des nouvelles préoccupations des entreprises.

    Cela étant dit, plusieurs auteurs ont mis en cause ces théories pour expliquer le comportement financier des firmes.

    · L'approche moderne de la finance

    14

    Les principaux courants qui apparaissent à ce stade dans la littérature scientifique et qui envisagent explicitement la problématique du choix d'une structure financière sont, d'une part, deux qui semblent en concurrence ; la théorie de Trade off et la théorie de peckingorder et d'autre part, une troisième théorie suggère de prendre en compte les insuffisances de ces deux précédentes : la théorie de market timing.

    · Les theories de static Trade-off et Pecking order

    La prise en compte de la fiscalité, du risque et des conflits d'intérêts entre les différents agents participant à la vie de l'entreprise a donné lieu à deux analyses distinctes de la structure de capital de l'entreprise, les modèles de « statictrade off » et ceux de « peckingorder ».

    · La théorie de static Trade-Off

    Le premier modèle, dont le cheminement théorique s'inspire de celui décrit ci-dessus, est un raisonnement « par compromis ». Ce modèle repose sur un principe méthodologique classique dans le raisonnement économique : la maximisation sous contraintes. En supposant qu'il existe implicitement une répartition optimale entre dettes et fonds propres, le raisonnement marginaliste permet d'ajuster la structure financière en fonction des avantages et des coûts des fonds propres et de l'endettement. Non figée, la structure financière est donc ajustée pour atteindre l'optimum. Ainsi, une entreprise désireuse de maximiser sa valeur égalisera les coûts et les bénéfices de l'endettement en opérant à la marge. Cette théorie se transforme en hypothèse empirique assez simplement, puisque supposant l'existence d'un ratio de dette sur fonds propres optimal. Elle prédit un « retour » du ratio observé vers un ratio cible ou optimal. Ce ratio optimal étant défini en fonction des caractéristiques propres à l'entreprise en déficit de financement ou estimé comme la moyenne observée sur une période souvent fixée à la période d'échantillon.

    I.2. LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

    Selon la charte des petites et moyennes entreprises et de l'artisanat du 24 Août 2000, on entend par PME en R.D Congo, toute unité économique dont la propriété revient à une ou plusieurs personnes physiques ou morales et qui représentent les caractéristiques suivantes :

    - Nombre des emplois permanents de 1 (un) à 200 (deux cents) personnes par an ;

    - Chiffre d'affaires hors taxes compris entre 1 (un) et 400 000 USA (Quatre cents mille) ;

    - Valeur des investissements nécessaires mis en place pour les activités de l'entreprise

    inférieure ou égale à 350 000 USA trois cent cinquante mille) ;

    - Mode de gestion concentrée ;

    15

    Dans ce travail, nous avons considéré comme PME, toute entreprise reprenant ces caractéristiques.

    Ces différentes caractéristiques nous ont servi de base pour l'identification des PME aussi la constitution de notre échantillon. Les informations sur les chiffres d'affaires, le résultat, le capital d'exploitation, les charges et produits, bref les états financiers n'ont pas été livrés par les gestionnaires, nous nous sommes contentés des données presque théoriques mise à notre disposition à partir du questionnaire d'enquête. Nous nous sommes également servis de la base de données de la division des petites et moyennes entreprises et artisanat.

    La division des PME, dans son répertoire de Mai 2017(inédit), recense 506 PME réparties en différents secteurs tel que repris dans le tableau suivant :

    Tableau N° 1 : Statistique des PME

    Tableau1 : regroupement des PME du Sud-Kivu et leur secteur d'activité

    Numéro

    Secteurd'activité

    effectifs

    1

    Commerce general

    1010

    2

    Boulangerie

    22

    3

    Agence voyage et transport

    51

    4

    Hôtel, bars, et cafeteria

    187

    5

    Pharmacie, dispensaire, écoleprivée

    192

    6

    Savonnerie

    70

    7

    Garage et atelier

    81

    8

    Comptoirminier et artisanat

    252

    9

    Restaurant et similaire

    145

    10

    Groupe d'acteur de micro-finance du Sud-Kivu

    133

    11

    Secteuragricole

    40

    12

    Centre d'hébergement

    18

    13

    Association

    19

    14

    Cyber café et internet

    24

    15

    Bibliothèque

    3

    TOTAL

    2247

     

    Tableau 1regroupement des PME du Sud-Kivu et leur secteur d'activité

    Source : division de l'IPMEA, rapport 2017

    16

    I.2.1. Caractéristiques des PME

    · La gestion est confiée à une seule personne, responsable qui est à la fois chef et propriétaire de l'entreprise ;

    · Le patrimoine de l'entreprise n'est pas distinct de celui de l'exploitant ;

    · Absence de comptabilité ou la tenue d'une comptabilité élémentaire.

    · Contact personnel étroit ;

    · Difficulté d'obtenir le capital et le crédit ;

    I.2.2. Les critères qualitatifs de définition des PME

    Pour définir la PME, aucun critère ne saurait avoir une valeur absolue. En fait, la PME paraît se caractériser davantage par des critères qualitatifs. Les critères de fonds peuvent être selon nous être ramenés à trois : la responsabilité, la propriété de la recherche d'un objectif de richesse particulier, la centralisation de la structure.

    y' La responsabilité : il s'agit de la responsabilité directe, personnelle et finale du patron qui apparaît en définitif bien souvent comme seul décideur. La propriété du patrimoine social est le fait d'un homme ou de sa famille quelle que soit la forme juridique adoptée, ce qui se traduit le plus souvent par une confusion de patrimoine. Une structure centralisée : le système décisionnel de la PME est fortement centralisé, même si l'organigramme peut donner l'apparence d'une relative délégation d'autorité. Il est vrai que la distinction propriétaire-dirigeant n'existe pas. Dans plus de 80% de cas, l'autorité réelle est détenue par le ou les propriétaires, phénomène qui tient à l'origine familiale.

    y' Les critères quantitatifs de définition des PME

    Ils reposent sur trois éléments suivants :

    · Le nombre d'employés qui conduit par exemple à considérer en Union Européenne : la TPE ou micro entreprise dont l'effectif est au plus ou égal à 10 employés, la PE dont l'effectif est compris entre 10 et 100 employés, et ME comprenant au plus 250 employés.

    · Le chiffre d'affaires qui, dans le cas précédent doit être inférieur à 40 million d'Euros.

    · Le total bilan selon la même base doit être inférieur à 27 million d'Euros.

    17

    I.3. LA CROISSANCE DES ENTREPRISES

    Dans le monde des affaires, le concept de croissance est un concept très répondu qui fait partie du vocabulaire de tout gestionnaire. Il évoque le succès, la performance, la rentabilité, la réussite financière. Lorsqu'une entreprise fixe ses objectifs, indéniablement on parlera de croissance des ventes, croissance de la part de marché, croissance des profits, des actifs, des effectifs...etc.; pour plusieurs dirigeants, la croissance devient presque une fin en soi , dans la mesure où on l'associe généralement à la réussite. Très souvent, la notion de croissance d'entreprise sous-entend l'internationalisation, une augmentation des résultats en termes de : chiffre d'affaires, de résultat net, de volume de production, etc., alors qu'elle peut concerner l'augmentation de ses moyens de production (capital et travail) ou /et de ses résultats.

    BIENAYME A., définit la croissance de l'entreprise « comme un phénomène dont le caractère multidimensionnel découle des critères retenus pour en mesurer la taille »(BIENAYME A.: « la croissance des entreprises », analyse dynamique des fonctions de la firme, ed, bordas, 1973, p14)

    La croissance de l'entreprise correspond à l'augmentation de la taille de celle-ci dans le temps(NEGRE C. « la croissance de l'entreprise », cahier français, n° 234, janv-fev, 1988, p21-25) Le concept de taille est difficile à cerner pour les entreprises du fait que sa mesure dépend du critère choisi (volume de production, chiffre d'affaire, effectif, moyens matériels, etc.).

    Les indicateurs de taille sont de deux natures: ceux qui se réfèrent aux facteurs de production (inputs), ce sont les moyens nécessaires à la production d'un bien ou d'un service et ceux se référant aux résultats de l'entreprise. Cette façon de définir la croissance de l'entreprise (selon la taille) n'explique pas d'une manière précise le type de processus d'augmentation concerné : ses moyens de production, ses résultats ou les deux en même temps (puisque l'augmentation peut concerner les deux notions). Il est vrai que, d'une manière générale, l'entreprise familiale serait réticente à la croissance. Habituellement, néanmoins, la croissance est l'un des objectifs primordiaux que poursuit l'entreprise. Toutefois, elle nécessite une prise de risque importante par des dépenses ou des investissements supplémentaires dont les retours ne sont pas certains. Or, comme le soulignent Donckels et Frohlich (1991), le dirigeant de la PME préfère un revenu constant et certain à un revenu plus élevé mais forcément plus incertain.

    ? Sur certains marchés, il existe une taille minimale appelée taille critique. Elle est variable selon les domaines d'activité. L'entreprise doit l'atteindre si elle veut rester compétitive.

    18

    La croissance nécessite par ailleurs, en cas d'insuffisance des fonds personnels et de l'autofinancement, le recours à des parties externes telles que les banques, les organismes de capital-risque ou bien les partenaires de l'entreprise. Cette intervention extérieure touche à un pilier de la philosophie de la famille contrôlant l'entreprise : le principe d'indépendance, parfois consacré en religion de l'entreprise, pourrait être violé. Aussi, les entreprises familiales, et surtout celles de taille moyenne, ne rechercheraient-elles pas la croissance de crainte de ses retombées négatives.

    Surtout quand les conditions environnementales garantissent la stabilité et la prévisibilité et assurent une rentabilité suffisante, il semble que la PME en général ne serait pas attirée par l'option de croissance.

    La croissance est l'accroissement de la taille de l'entreprise. Elle se traduit par une augmentation de ses dimensions, par exemple de son chiffre d'affaires. Cette augmentation quantitative s'accompagne d'une évolution qualitative (au niveau des structures, de l'organisation...).

    Cette croissance, l'entreprise peut l'opérer seule, c'est la croissance interne, ou s'associer avec d'autres, c'est la croissance externe.

    A. La nature de la croissance

    L'entreprise peut grandir de 3 manières différentes :

    ? par croissance horizontale

    L'entreprise développe des activités situées au même stade de production. Cette croissance permet de gagner des parts de marché. C'est la plus fréquente car elle n'oblige pas l'entreprise à changer de domaine technologique.

    ? par croissance verticale

    L'entreprise développe des activités complémentaires ou s'oriente vers l'amont pour contrôler ses fournisseurs ou vers l'aval pour intégrer ses clients

    B. Les raisons de la croissance

    Il existe de multiples raisons à une stratégie de croissance liées aux avantages de la dimension :

    19

    ? La taille permet de réduire les coûts. Les économies d'échelle obtenues avec l'augmentation des quantités produites et vendues rendent les produits plus compétitifs et permettent de meilleures marges.

    ? De manière générale, la taille confère un pouvoir plus important sur l'environnement, facilite les rapports avec les partenaires, clients, fournisseurs, banquiers...

    ? Une entreprise d'une taille importante possède des moyens financiers et matériels qui lui permettent d'améliorer la qualité de son travail : recherche - marketing - formation...

    Partant des types de croissance nous en distinguons deux : la croissance interne et la croissance externe.

    SECTION II. REVUE DE LA LITTERATURE EMPIRIQUE

    Personne ne peut se prévaloir le droit d'exclusivité scientifique d'autant plus que la notion de monopole est inexistante dans ce domaine.

    Ainsi, les oeuvres des chercheurs suivants ont attiré notre attention :

    1. SIFA MUBOLWA Rosette (SIFA MUBOLWA Rosette, La politique de financement et son incidence sur la performance financière d'une entreprise. Cas de GINKI 20082012, Mémoire, Inédit, FSEG, UOB, 2013-2014) cherchant à évaluer l'incidence de la politique de financement sur la performance financière part des questions suivantes : - Quelle est la structure financière de GINKI ?

    - Cette structure permet-elle à l'entreprise de maximiser sa valeur ?

    En guise d'hypothèses, elle a estimé qu'il existe une structure financière optimale au sein de GINKI qui maximiserait la création de la valeur étant donné que l'entreprise recourt à la combinaison de financement : financement interne et financement externe surtout lorsqu'il y a l'insuffisance de la couverture des dépenses par les recettes d'exploitation.

    Pour tester ses hypothèses, elle a fait recours aux méthodes statistiques, analytique appuyées par les techniques documentaire et d'interview.

    Selon ses résultats, la politique de financement a un impact à la fois positif et négatif vu l'évolution de l'EVA au sein de GINKI pendant la période allant de 2008 à 2012. Ainsi, pour une période de 5 ans considérée, l'EVA de deux premières années soit 2008 et 2009 est positive, ce qui prouve que pour cette période la rentabilité des capitaux investis est supérieure au coût moyen pondéré du capital. Son rapprochement par rapport à notre travail est que tous nous

    20

    parlons de financement des PME. Toutefois, pendant que ce travail se penche sur l'analyse de mode de financement des PME de la ville de Bukavu, l'auteur précédent cherche à identifier la conséquence de la politique de financement sur la performance financière de la société GINKI.

    2. Bilenge KISULU Jean Pierre analysant l'impact de décision de financement sur la croissance des PME de la ville de Bukavu, est parti d'une problématique consistant à savoir s'il existe des facteurs déterminant les décisions de financement des PME de la ville de Bukavu et comprendre le type d'effets que ce financement dispose sur les indicateurs de la croissance de ces PME. Après vérification de ses hypothèses, il est arrivé aux résultats selon lesquels le système financier de notre pays et le niveau de l'entrepreneuriat, le choix de financement sont déterminés par la volonté de conserver la propriété de son entreprise.

    Enfin, chaque mode de financement influencerait positivement ou négativement la croissance des PME estime-t-il.

    Pour vérifier ses hypothèses, il a fait recours de la méthode statistique et analytique appuyées par des techniques documentaire, d'entretien et du questionnaire ; ce qui lui a conduit aux résultats ci-dessous :

    · Par le modèle de régression mis en place au seuil de 5%, les variables croissance, rentabilité et la durée ont été statistiquement significatives avec un effet positif sur le recours aux fonds propres ;

    · les variables coût de financement et la tangibilité des actifs sont également significatives, mais avec un effet négatif sur la variable expliquée ;

    · la variation positive des fonds propres entraîne une variation positive des richesses de l'entreprise, mais avec un niveau faible et inversement pour une variation négative ;

    · pour les fonds empruntés, une variation positive des dettes induit une diminution du total du bilan les années précédentes avec une faible proportion ;

    · enfin, il existe une relation positive entre la rentabilité et les fonds propres. Vu les résultats de son travail, toutes ses hypothèses ont été confirmées.

    Par rapport à notre travail, le prédécesseur s'attèle à identifier les conséquences de différentes variables de financement sur la croissance des PME pendant que nous analysons le mode de financement sur la croissance des PME de la ville de Bukavu.

    21

    3. Jean Louis KAYUMBA MUZALIWA voulant mettre à la disposition des investisseurs potentiels et ceux déjà en activité, des éléments qui déterminent leurs décisions stratégiques à travers les variables expliquant l'investissement dans tel ou tel autre secteur d'activité ; montrer aux décideurs économiques tant régionaux que nationaux le bien-fondé de l'investissement dans l'économie.

    Selon l'auteur, à Bukavu, la décision des entreprises est fonction des variables telles que le niveau de rentabilité du secteur, le taux d'intérêt, le niveau de la demande et les prix des biens et des facteurs sur le marché, le niveau des secteurs, la détention du stock de capital, ...

    Il confirme que le niveau d'investissement à Bukavu est expliqué positivement ou négativement par les variations de la demande et les prix des biens, des services et des facteurs de production.

    · Le point de démarcation entre son travail et le nôtre est que cet auteur s'est borné à analyser l'investissement qui est évidemment l'un des aspects d'aide à la décision stratégique des entreprises de manière générale. Après avoir observé les réalités des PME et leur mode de fonctionnement, l'auteur a estimé que la gestion de ces entreprises devrait être poussée plus loin pour y apporter des améliorations. Il avait tenté de porter sa réflexion aux différentes interrogations sur les voies et moyens pouvant permettre aux PME d'opérer un choix optimal de leurs finances et améliorer leur performance financière, alors que dans ce travail, nous voulons apprécier le mode de financement qui convient le mieux pour les PME de la ville de Bukavu.

    4. Samuel MUDOGO MAGABE voulant savoir les différents moyens auxquels recourent les PME de Bukavu, déterminer les problèmes, les contraintes liées à ces moyens de financement et le cas échéant, proposer les pistes des solutions.

    Pour mener à bon port sa recherche, il s'est servi des méthodes analytique, statistique et descriptive, doublées des techniques à savoir la technique documentaire, d'interview et d'échantillonnage. Ainsi, il est arrivé aux résultats selon lesquels les PME de la ville de Bukavu font recours à plusieurs sources de financement notamment les fonds propres, les emprunts aux institutions financières, aux amies et membres de la famille, au FPI pour celles du secteur industriel. Les PME se heurtent à des difficultés liées notamment à l'insuffisance des fonds propres, le taux d'intérêt, les échéances, manque de garantie exigée par des institutions financières, la fiscalité qui réduit ainsi leur chiffre d'affaires et bénéfice,...

    Il propose à l'Etat de mettre en place des politiques économiques pouvant bien permettre de financer les PME ; et aux entrepreneurs de fournir des informations fiables reflétant la réalité de leurs entreprises.

    22

    Son travail se rapproche au nôtre en ce sens que nous parlons tous de financement des PME, cependant alors que nous développons ensemble la politique de financement des PME, nous nous en déterminerons lesquelles conviennent pour les PME de Bukavu.

    De façon générale, les travaux de nos différents prédécesseurs ont abordé d'une manière ou d'une autre les conséquences d'une politique de financement sur la performance financière ou sur la croissance des PME, l'impact de mode de financement sur la croissance des PME de la ville de Bukavu.

    CONCLUSION PARTIELLE

    Nous constatons qu'à travers les travaux de nos prédécesseurs, SIFA MUBOLWA avait parlé de la politique de financement et son incidence sur la performance financière d'une entreprise. Cas de GINKI 2008-2012 avait trouvé les résultats selon les quels, la politique de financement a un impact à la fois positif et négatif vu l'évolution de l'EVA au sein de GINKI pendant la période allant de 2018-2012.

    KISULU Bilenge Jean pierre avait analysé l'impact de décision de financement sur la croissance des PME de la ville de Bukavu. Il avait trouvé les résultats selon lesquels les variables couts de financement et la tangibilité des actifs sont également significatives, mais avec un effet négatif sur la variable expliquée ; il trouva aussi que la variable positive de fonds propres entraine une variation positive des richesses de l'entreprise, mais avec un niveau faible et inversement pour une variation négative.

    KAYUMBA MUZALIWA voulant mettre à la disposition des investisseurs potentiels et ceux déjà en activité, des éléments qui déterminent leurs décisions stratégiques à travers les variables expliquant l'investissement dans tel ou tel autre secteur d'activité ; montrer aux décideurs économiques tant régionaux que nationaux le bien-fondé de l'investissement dans l'économie.

    Après avoir observé les réalités des PME et leur mode de fonctionnement, l'auteur a estimé que la gestion de ces entreprises devrait être poussée plus loin pour y apporter des améliorations. Il avait tenté de porter sa réflexion aux différentes interrogations sur les voies et moyens pouvant permettre aux PME d'opérer un choix optimal de leurs finances et leur performance financière, alors que dans ce travail, nous voulons apprécier le mode de financement qui convient le mieux pour les PME de la ville de Bukavu.

    23

    CHAPITRE 2 PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET APPROCHE

    METHODOLOGIQUE

    1. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

    1.1 Bref aperçu sur la ville de Bukavu

    La ville de Bukavu est le chef-lieu de la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo. Elle se situe à l'extrême sud-ouest du lac Kivu. Elle s'étend sur 2° 2' au 3° 23' de latitude sud et du 28° 53' de longitude est avec une superficie de 44,90 Km2. Elle est administrativement subdivisée en trois communes :

    ? La commune de Kadutu

    ? La commune de Bagira

    ? La commune d'Ibanda

    Son niveau d'altitude est de 1200 à 1500 à partir du niveau de la mer, c'est une ville à mi-chemin entre Nord et sud de la région des grands lacs africains. Cette disposition géographique prédispose la ville à jouer un rôle de point de passage obligé des produits importés et de carrefour d'échange et de communication entre le nord et le sud de la région. Cette ville est essentiellement commerciale, touristique, industrielle, intellectuelle et religieuse, elle est la plus importante ville de la province. Sa population qui environne un million d'habitants connait un taux élevé d'exode rural à cause principalement des troubles politiques présentes dans la province depuis 1996.

    1.11. Population

    En 2012, la population de Bukavu est estimée à 806.940 habitants avec une densité de 13,449 habitants par km2, cette population est essentiellement constituée des Bashi, des Barega suivis des Bafuliru, Bahavu, Babembe, Bavira, pygmées, etc. Selon les services de la mairie et de l'Etat civil il a été constaté que chaque mois la population en ville ne cesse d'augmenter, ceci dû à l'exode rural très fréquent, les populations des villages et celles des territoires de la province préfèrent venir vivre en ville, cela entraine diverses conséquences : prostitution, le phénomène « enfants de la rue », le banditisme, le vol (qui est d'actualité dans la ville) et autres conséquences désastreuses voire même destructrices de l'exode rural.

    24

    Tableau 2 : Répartition de la population de Bukavu par commune

    KADUTU

    IBANDA

    BAGIRA

    GA

    H

    F

    GA

    H

    F

    GA

    H

    F

    [0-18[

    53047

    54593

    [0-18[

    66211

    79771

    [0-18[

    47558

    49552

    [18-65[

    28776

    29597

    [18-65[

    28883

    36506

    [18-65[

    20777

    41970

    [65-100[

    7924

    7558

    [65-100[

    6152

    7514

    [65-100[

    5789

    7412

     

    89747

    91748

     

    101246

    123871

     

    74124

    98934

    TOTAL

    181495

    225117

     
     

    173058

    Tableau 2Répartition de la population de Bukavu par commune

    Source : Mairie de Bukavu

    GA= groupe d'âge, H= homme, F= femme.

    A partir de ce tableau, nous remarquons que dans toutes les communes il y a plus de femmes que d'hommes et donc par conséquence le nombre d'individus enquêtés y sera grand.

    1.1.2 Situation économique

    La ville de Bukavu constitue un centre important d'activités commerciales et artisanales à l'Est de la RDC à cause de son positionnement géographique qui l'ouvre sur plusieurs marchés, mais malheureusement sa structure économique est délabrée comme cela en est la situation de la nation entière.

    Du point de vue économique elle se subdivise en trois secteurs : secteur primaire, secteur secondaire et le secteur tertiaire qui à leur tour peuvent se retrouver soit dans le secteur formel ou informel.

    ? Au niveau de secteur primaire

    On compte la pêche, l'élevage, l'agriculture, l'extraction minière, les traitements des produits agricoles. L'élevage, pêche et agriculture comme les activités qui se développement partout et de manière paysanne dans la ville de Bukavu à telle enseigne que la ville de Bukavu se ruralise. On constate néanmoins la présence des divers groupes de sensibilisations pour améliorer l'agriculture dans les villages qui jusque-là leurs résultats sont presque non remarquables.

    25

    ? Au niveau du secteur secondaire

    Ce secteur transforme les matières premières extraites du sol et du sol pour en faire des produits industriels. Il comporte l'industrie alimentaire, textile, chimique, les fabricants mécaniques, des constructions, le service distribution d'eau et électrique et d'autre diverses industries.

    a) Industries pharmaceutiques

    - Pharmacie diocésaine (BDOM-DIOPHAR) : implantée sur la colline de Bugabo dans la commune de Kadutu et qui se spécialise dans la production des divers types de médicament solides (comprimés, semi solide (des paumes) et liquide (suspension, sirops et émulsions)

    - Pharmakina : société privée à responsabilité limitée, spécialisée dans la production de la Quinine d'autres sous-produits de la quinine et le traitement de la totoquina. Elle est située sur l'avenue P.E Lumumba à 4Km du centre-ville.

    b) Industrie d'Electricité et eau

    - SNEL : se charge de la production et distribution du courant électrique

    - REGIDESO : Société jouissant d'un monopole national de la production et de la distribution de l'eau potable.

    c) Industries alimentaires

    Nous avons des boulangeries, des minoteries, des boucheries, des brasseries, etc. Pour le cas des boulangeries, on peut citer 2 types de production à Bukavu : production artisanale et semi industrielle.

    d) Industries de production d'autres types des biens

    Nous avons les entreprises comme GINKI S.P.R.L. spécialisée dans la production des matelas, GPI S.A.R.L, etc.

    ? Au niveau du secteur tertiaire

    Ce secteur est aussi appelé secteur de service, il compte à son tour le commerce, le transport, les compagnies d'assurances, les professions libérales, les hôtels et restaurants etc. les services publics : administration, service sanitaire, information, poste et télécommunication.

    A côté de tout ceci on retrouve des ONG locales et internationales qui donnent des emplois à la population mais aussi des sociétés commerciales. On constate que le secteur informel est plus pratiqué que le secteur formel.

    26

    Le commerce est pratiqué en majorité par les femmes et les hommes en minorité en ce sens que ce sont les femmes qui se démènent plus pour assurer la subsistance de leurs ménages. Les hommes sont à la tête des grandes affaires et les femmes pratiquent plus généralement le petit commerce. La promotion des PME s'impose dans la ville et devient d'actualité dans la province en général et dans la ville en particulier, le pouvoir public ne pouvant pas réaliser ses promesses vis-à-vis de la population, encourage l'initiative privée. Ainsi le commerce est pratiqué par diverses personnes mais tous en général le font pour satisfaire les besoins vitaux. La crise économique, le chômage et la précarité des salaires font que tout le monde crée sa propre affaire, on remarque ainsi la présence des PME informelles.

    La création de toutes ces PME montre la vitalité de la population et sa capacité de s'adapter aux nouvelles situations car nombreux pratiquent cette activité pour leur moyen de subsistance, cette situation favorise l'esprit de l'initiative privée dans la mémoire des populations et résout certaines difficultés de pauvreté, crée l'intégration économique et la consolidation des classes moyennes et la création des petits emplois.

    Etant donné que ce type d'entreprises favorise le développement économique rapide, ces PME devraient payer l'impôt et les différentes taxes leur imposé par l'Etat

    1.2 Cadre contextuel des PME en ROC

    Au niveau général, les PME sont une « épine dorsale » pour l'économie mondiale, et en particulier en RDC où elles sont l'un des principaux moteurs de l'innovation, de la création des richesses et de l'emploi ainsi que l'intégration sociale (S. ABOLE, 2016).

    En réalité, suite à une série des guerres, des crises et des tumultes a fait place dans le pays et a créé des situations de chômage défiant toute logique et amenant ainsi les agents économiques (surtout les jeunes) à des situations de manque d'activité, c'est ainsi que nombreux se réfugient dans la pratique et l'ouverture des petites affaires appelées « micros et petites entreprises » qui souvent fonctionnent sans structure traduisant ainsi le secteur informel.

    Ainsi en tenant compte de cette influence qu'ont les PME sur l'économie congolaise, le gouvernement avait mis en place des institutions chargées de suivre de près la question liée aux PME. Il s'agit notamment de la division provinciale des PME et l'office de promotion des petites et moyennes entreprises du Congo (OPEC), qui ont pour fonction :

    - D'une part la division provinciale devrait se charger d'identifier, de recenser, former, informer les PME et leur doter des documents nécessaires pour leur fonctionnement ;

    - D'autre part, l'OPEC doit quant à lui :

    ? Défendre les intérêts des membres (PME)

    27

    ? Les accompagner et les appuyer dans leurs transactions

    ? Faciliter les PME l'accès au financement à travers des bureaux de micro crédit ? Aider les PME à quitter l'informel vers le formel

    ? Encourager les investissements nouveaux.

    1.3Présentation des PME de la ville de Bukavu

    1.3.1 L'importance des PME dans l'économie

    Les PME sont des acteurs majeurs du tissu productif d'un pays, à plus d'un titre.

    A. Rôle de la PME

    Les PME contribuent à l'intégration économique, l'augmentation de la consommation des ressources locales, la création de richesse, l'intégration industrielle, l'innovation technologique, la contribution à la centralisation et la régionalisation de l'économie et de l'industrie (M. Ekwa, 2004) :

    - En dynamique, les PME sont responsables de la grande majorité des créations d'emplois sur le long terme. Elles sont bien les entreprises qui créent massivement les emplois, même si cela ne se voit pas immédiatement dans les statistiques du fait des franchissements de seuils (une entreprise de moins de250 salariés qui grandit franchira le seuil de 250 salariés, et donc ne sera plus considérée comme une PME) ;

    - Surtout, au-delà de leur rôle dans la création directe d'emplois, les PME contribuent fortement à la croissance par le processus de remplacement d'entreprises en place par de nouvelles entrantes, plus efficaces et porteuses d'innovations.

    - Contribution à l'intégration économique : la PME se prête mieux à ce rôle car elle exerce des effets d'entrainement, c'est-à-dire qu'elle contribue à la valorisation des ressources internes par la création d'autres activités de base tel que le développement de l'agriculture, l'intégration du secteur artisanal, pour une entreprise manufacturière, le développement du secteur tertiaire.

    - Création des foyers de richesse : l'existence ou la promotion de PME constitue pour l'Etat une source importante de mobilisation des recettes publiques par le biais de la fiscalité. Par des achats des matières premières et de versement des salaires, elles distribuent des revenus.

    - L'intégration industrielle et innovation technologique : les PME/PMI contribuent au sort de l'industrie et de l'innovation technologique. Elles occupent une place prépondérante dans la fabrication des pièces et des composantes pour les grandes entreprises en raison de la

    28

    spécialisation de leur compétence et de leur coût de production. Au total, les PME contribuent de façon essentielle à la croissance et à l'emploi. Les PME d'aujourd'hui feront les grands groupes de demain.

    B. Les atouts et faiblesses des PME congolaises

    Ici, nous présentons les points faibles et les atouts que présentent les PME en RDC tels que repris par Mukadi Ilunga J. (2006.) cité par Mushagalusa R(2013).

    1. Atouts

    ? La souplesse ou la flexibilité : il est vrai que pendant les périodes traversées après le pillage du 1991 et 1993, c'est grâce à la PME qui par sa facilité d'adaptation au changement de l'environnement, a pu soutenir l'économie congolaise en répondant aux besoins de la population

    ? Le dynamisme : dans le plan de la relance économique ; le dynamique dans les dirigeants des PME font montrer de plus multiplient les efforts pour les surmonter et maintenir les activités ;

    ? La facilité d'implantation : la PME manifeste une grande facilité à s'installer, ce qui justifie leur dissémination à travers le territoire national, fait qui devrait être pris en compte dans le plan de la relance économique ;

    Faible investissement : pour leur implantation les PME n'exigent pas nécessairement de gros investissements. Les niveaux hiérarchiques étant souvent très réduits, les processus de décisions sont plus rapides pour régler les problèmes liés à l'activité. L'information circule également de manière plus efficace même si elle revêt un caractère informel.

    2. Faiblesses

    Problèmes économiques liés à la petite taille

    ? Difficulté à atteindre la taille critique et à réaliser des économies d'échelle ;

    ? Faiblesse du budget de recherche et développement ;

    ? Faible capacité d'exportation

    ? La taille de la PME est aussi un handicap. En effet, la PME est vulnérable de par son

    domaine d'activité. Si la PME est mono-produit, une chute de la demande entraînera une baisse

    des revenus que la PME ne pourra pas compenser par un autre produit.

    ? Problèmes de recrutement du personnel : Il y a souvent pénurie de la main d'oeuvre

    qualifiée, un problème de formation.

    29

    ? Problèmes de gestion : Les patrons propriétaires ont des compétences techniques mais pas toujours économiques ou financières. Les méthodes de gestion, d'accès aux informations sur l'environnement, sont souvent plus modestes fautes de moyens.

    ? La carence administrative: beaucoup des PME appartiennent au secteur dit informel, elles n'ont ni registre de commerce, ni d'adresse fixe.

    Les problèmes financiers :

    ? Financement difficile (capacité d'autofinancement plus faible, avec un accès limité aux marchés financiers, coûts plus élevés du crédit bancaire).

    ? La petite taille conduit à des conditions de crédit désavantageuses par manque de confiance de la part des banques.

    II.2 METHOLOGIE DE L'ETUDE

    Cette partie se concentre sur l'ensemble des méthodes, procédés et techniques utilisés pour atteindre les objectifs de notre recherche. Ainsi, nous préciserons les différentes approches qui ont guidé notre travail et nous ont en effet aidé d'atteindre nos résultats.

    A) METHODES

    Dans ce travail nous avons retenus les méthodes suivantes :

    - La méthode qualitative :dans l'approche qualitative, nous allons partir d'une situation concrète comportant un phénomène particulier que nous ambitionnons de comprendre et non de démontrer, de prouver ou de contrôler. Nous avons voulus donner le sens au phénomène à travers ou au-delà de l'observation (chapitre troisième)

    - La méthode statistique :Elle nous permettra d'analyser et d'interpréter l'ensemble d'observations relatives aux phénomènes rencontrés sur le terrain. Par cette méthode, nous avons eu à représenter les données sous forme des tableaux pour faciliter la compréhension et l'interprétation.

    - La méthode analytique : Elle nous permettra d'analyser les données ou les informations concernant le mode de financement et à mieux comprendre tout au long de notre travail, les données recueillies en des éléments essentiels afin de saisir les liens et donner ainsi un schéma d'ensemble ou un résultat eu égard à nos

    30

    analyses. Elle nous a également permis de traiter systématiquement toutes les informations et les données collectées en insistant sur chaque cas.

    - La méthode descriptive :cette méthode nous sera aussi d'une grande importance dans la description des PME et des faits économiques dans le temps et dans l'espace eu égard à la réalité contextuelle de notre environnement.

    B. TECHNIQUES

    - Technique de la documentation : Nous aurons la prérogative de consulter la documentation nécessaire compte tenu de la complexifié du sujet que nous avons traité, les ouvrages spécialisées, les rapports de vérification des brochures et d'autres documentation écrite.

    - Technique d'interview : Elle nous permettra de collecter les données à travers nos entretiens avec certains agents et cadres des PME faisant parties de notre échantillon.

    - Questionnaire d'enquête : Nous permettra à adresser un questionnaire d'enquête aux PME pour chercher à connaitre le mode de financement des PME de la ville de Bukavu.

    II.2.1 collecte de données

    A) Présentation de la population cible

    La population cible de notre enquête comprend toutes les PME de la ville de Bukavu. Les informations qui proviennent du bureau urbain en charge des PME indiquent que la ville de Bukavu compte un effectif de 2247 petites et moyennes entreprises réparties dans le tableau N°1

    B) Détermination de l'échantillon

    Un échantillon est un choix d'un nombre limité d'activité d'objets ou d'évènements dont l'observation permet de tirer des conclusions explicatives de la population. Un échantillon parait en outre comme un segment ou sous ensemble de la population étudiée, les mesures qu'on utilise pour décrire une population s'appellent « les paramètres » et les mesures utilisées pour décrire ce dernier s'appellent « statistiques » (Léonard BITUBI, 2016, inédit).

    Il nous a été difficile d'atteindre toutes les PME dans la ville de Bukavu c'est la raison pour laquelle nous nous sommes servis de la technique d'échantillonnage. Nous allons alors

    31

    déterminer une partie de la population sur laquelle nous avons explorés les résultats de toute la population d'étude.

    Ainsi, pour déterminée la taille de notre échantillon nécessaire afin d'obtenir une précision relativement fixé à priori, la formule d'Alain Bouchard nous a permis de calculer la taille en terme de nombre d'enquêtés à retenir pour la récoltes des données. L'échantillonnage est nécessaire car il constitue une façon rapide et peu couteuse de connaitre certaines caractéristiques d'une population à partir d'un échantillon et permet de généraliser les résultats de l'échantillon sur l'ensemble de la population ciblée (Bouchard A. 1989-1990).

    Avec n =taille de l'échantillon

    N=taille de la population

    Concernant la taille de l'échantillon de nos enquêtes, nous avons fait recours à cette formule énoncée. Elle stipule que quand l'univers de l'échantillon est supérieur à 1000000 d'individus, on fait correspondre un échantillon de 96 individus étant donné qu'une marge d'erreur de 5% et le degré de précision de 95%.

    Au cas où la population mère serait inférieure à 1000000 d'individus, on calcule l'échantillon corrigé.

    Ainsi, notre population étant inférieur à 1000000 individus, il a fallu appliquer la formule approuvée pour trouver la taille de l'échantillon corrigé.

    En vue de bien mener notre étude nous avons fait recours à l'échantillonnage.

    Cette formule pose comme postulat et émet comme hypothèse ce qui suit :

    - Le niveau de confiance est de 95%

    - La marge d'erreur est de 5% Ainsi, la formule donne :

    No 96 96 96 96

    n=

     

    =

     

    =

     
     
     

    =

     
     
     

    = 1, 04272363 =92, 066 92 PME

    1+ No

    N

    96

    1 + 2247

     

    2247+96

     
     

    2343

     
     
     
     
     

    2247

     
     
     

    2247

     

    No : 96 individus

    N : taille de la population

    Ainsi l'échantillon corrigé sera trouvé en utilisant la formule suivante :

    no x N 92 x 2247 206724

    ne =

    =

    N+no

    2247 + 92 =

    2339 =88, 381 88 PME

    Nous aurons donc 88 PME à enquêter reparties de la manière suivante:

    32

    L'échantillon par catégorie de PME sera trouvé en procédant de la manière suivante :

    Tableau N° 3 : Répartition de l'échantillon selon le secteur d'activité

    Secteurd'activité

    effectif

    échantillon

    %

    Commerce general

    1010

    40

    45

    Boulangerie

    22

    1

    1

    Agence voyage et transport

    51

    2

    2

    Hôtels, bars et cafeteria

    187

    8

    9

    Pharmacie, dispensaire, écoleprivée

    192

    8

    10

    Savonnerie

    70

    3

    3

    Garage et atelier

    81

    3

    3

    Comptoirminier et artisanat

    252

    10

    11

    Restaurant et similaire

    145

    6

    7

    Groupe d'acteur de micro-finance du Sud-Kivu

    133

    5

    6

    Secteuragricole

    40

    2

    2

    Centre d'hébergement

    18

    1

    1

    TOTAL

    2201

    88

    100

    Tableau 3Répartition de l'échantillon selon le secteur d'activité

    Source : nos calculs à partir des données de la division des PMEA C. Commentaire sur le déroulement de l'enquête

    Notre première question de recherche nous a plus guidée jusqu'à l'enquête vu que nous étions obligés de savoir le mode de financement des PME de la ville de Bukavu et leurs croissances. Et pour ce faire nous devrions connaitre les moyens auxquels recouvrent les PME pour financer leurs activités mais aussi la source de financement la plus utilisée par les PME de la ville de Bukavu et pourquoi et enfin savoir si le mode de financement influence-t-il leurs niveaux de croissance. C'est dans ce sens qu'un questionnaire leur a été adressé. Nous étions obligés de prendre plus de temps pour que nous ayons ces données auprès.

    33

    Notons par ailleurs que nous nous sommes entretenus avec quelques dirigeants des différentes PME. Nous avons effectué notre enquête pendant une période d'une semaine soit du samedi 07 au vendredi 13 septembre 2019.

    II.2.2 Techniques de traitement de données

    Pour traiter nos données recueillies sur le terrain, deux logiciels nous ont servis pour arriver à cette fin. Le logiciel SPHINX. Le logiciel SPHINX nous a permis de constituer une base de données des réponses recueillies sur terrain. Après avoir construit cette base de données, nous avons exporté ces données nous sommes à leur analyse afin qu'elles soient traitées et ainsi aboutir à des résultats voulus. Ce dernier, nous a permis de présenter nos résultats sous forme des tableaux.

    Il ressort de ce tableau, tous les noms des PME de la ville que nous avons enquêté reparties dans les trois communes de la ville de Bukavu.

    34

    CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

    Ce chapitre se consacre à l'analyse des résultats obtenus sur le terrain grâce aux questionnaires

    d'enquêtes administrés à nos enquêtes qui sont les différents gérants et dirigeants des PME de la ville de Bukavu.

    1. De raison sociale de l'entreprise

    Le tableau ci-dessous réparti les PME échantillons selon leur emplacement dans les trois

    communes de la ville de Bukavu. Ceci nous a permis d'identifier les noms des PME de la ville de Bukavu que nous avons enquêtés.

    Tableau N° 4 : De la Raison sociale

    Tableau 4De la Raison sociale

    Source: Nos enquêtes

    Commentaire :

    Il relève de ce tableau que sur 88 enquêtés, 25 sont des femmes représentant une proportion de 28,4 % alors que 63 sur 88 sont des hommes, soit une proportion de 71,6 %. Il reste à

    35

    2. De l'adresse communale des PME

    Le tableau ci-dessous réparti les PME échantillons selon leur emplacement dans les trois

    communes de la ville de Bukavu. Ceci nous a permis d'identifier laquelle de communes contient plus de PME enquêtées.

    Tableau N° 5 : Commune où se trouve la firme

    Tableau 5Commune où se trouve la firme

    Source: Nos enquêtes Commentaire :

    Il ressort de ce tableau que la commune de Ibanda est celle qui possède plus de PME enregistrées que les autres communes, soit 46 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 52,3 %, suivie de la celle de Kadutu avec 27 PME sur 88 enquêtées, soit une proportion de 30,7 %, et enfin la commune de Bagira qui a 15 PME sur 88 enquêtées, soit une proportion de 17,0%.

    3. Du genre du gestionnaire

    Le tableau ci-dessous reparti le PME échantillon selon leur sexe dans la ville de Bukavu. Ceci nous a permis à identifier le quel du genre masculin ou féminin comporte plus des PME à enquêtée.

    Tableau N° 6 : Genre du gestionnaire

    Tableau 6Genre du gestionnaire

    Source : Nos enquêtes Commentaire :

    36

    encourager les femmes de la ville de Bukavu à entreprendre étant donné que leur proportion est faible par rapport à celle des hommes.

    4. Du nombre de salarié

    Le tableau ci-dessous reparti le PME échantillon selon leur nombre de salarié dans la ville de Bukavu. Ceci nous a permis à identifier le nombre de salariés des PME enquêtée.

    Tableau N° 7 : Nombre du salarié

    Tableau 7Nombre du salarié

    Source: Nos enquêtes

    Commentaire :

    Il relève de ce tableau que sur 88 enquêtés, 34 PME ont moins de 8 salariés soit une proportion de 38,6%, 23 PME ont 8 à 15 salariés soit une proportion de 26,1%, 19 PME ont de 24 à 31 salariés soit une proportion de 21,6%, 7 PME ont de 24 à 31 salariés soit une proportion de 8,0%, 4 PME ont de 32 à 39 salariés soit une proportion de 4,5% et 1 PME à 40 et plus salariés soit une proportion de 1,1%.

    5. De l'année de création de l'entreprise

    Le tableau ci-dessous reparti le PME échantillon selon leur année de création dans la ville de Bukavu. Ceci nous a permis à identifier les années de création des PME enquêtée.

    37

    Tableau N° 8 : l'année de création de l'entreprise

    Tableau 8l'année de création de l'entreprise

    Source: Nos enquêtes Commentaire :

    Il relève de ce tableau que sur 88 PME enquêtées, 51 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 58,0% ont de 1 à 8ans, 17 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 19,3% ont de 9 à 13ans, 8 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 9,1% ont moins d'un an et 12 PME sur 88 enquêtées soit une proportion 13,6% ont plus de 14ans.

    6. De la forme juridique de l'entreprise

    Le tableau ci-dessous reparti les PME échantillon selon leur forme juridique des entreprises. Ceci nous a permis d'identifier la forme juridique de PME enquêtée.

    Tableau N° 9 : Forme juridique de l'entreprise

    Tableau 9Forme juridique de l'entreprise

    Source : Nos enquêtes Commentaire :

    Il ressort des résultats de ce tableau que 53 PME sur les 88 enquêtées sont de la forme individuelle et représentant une proportion de 60,2 %, suivies de 10 sur les 88, soit une proportion de 11,4 % qui sont de la forme établissement; les sociétés quant à elles représentent une proportion de 28,4 %, soit 25 PME sur les 88 enquêtées.

    38

    7. De l'activité principale de l'entreprise

    Le tableau ci-dessous reparti les PME échantillons selon leur principale activité. Ceci nous a permis d'identifier les activités principales des entreprises.

    Tableau N° 10 : Activité principale de l'entreprise

    Tableau 10Activité principale de l'entreprise

    Source: Nos enquêtes Commentaire :

    Il ressort de ce tableau, les différentes activités principales des PME de la ville de Bukavu dans les trois communes de la ville de Bukavu.

    Ce tableau ci-dessous reparti les PME échantillon selon leur sources de financement de l'entreprise. Ceci nous a permis d'identifier l'origine de fond utilisé dans les PME enquêtées.

    8. De la source du financement de l'entreprise

    39

    Tableau N° 11 : Sources de financement de l'entreprise

    Tableau 11Sources de financement de l'entreprise

    Source : Nos enquêtes Commentaire :

    Nous remarquons que 38 sur 88 enquêtés, soit une proportion de 43,2 % ont comme source de financement de leurs activités uniquement les fonds propres, donc ne recourent pas aux fonds empruntés ou venant de l'extérieur, elles s'autofinancent ; 5 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 5,7% recourent aux fonds empruntés ; 45 sur 88 enquêtées, soit une proportion de 51,1% ont comme source de financement de leurs activités la source de financement mixte, donc le fonds propre et l'emprunt.

    9. De la majorité des crédits reçus

    Ce tableau ci-dessous reparti le PME échantillon selon leur crédit obtenu du principal partenaire financier dans les 3 communes de la ville de Bukavu. Ceci nous a permis d'identifier l'échéance de crédit auquel recours les PME enquêtées.

    Tableau N° 12 : Crédit obtenu du principal partenaire financier

    Tableau 12Crédit obtenu du principal partenaire financier

    Source : Nos enquêtes Commentaire :

    Il ressort de ce tableau que 27 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 54,0 % recourent aux crédits à court terme ; 23 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 46,0 % recourent aux crédits à moyen terme.

    Source : Nos enquêtes

    40

    10. De la motivation à rester dans l'activité

    Ce tableau ci-dessous reparti les PME échantillon selon leur motivation à rester dans le secteur de la ville de Bukavu. Ceci nous a permis d'identifier les raisons qui les poussent à se maintenir plus longtemps dans ce secteur.

    Tableau N° 13 : Motivation à rester dans le secteur

    Tableau 13Motivation à rester dans le secteur

    Source : Nos enquêtes Commentaire :

    Il ressort de ce tableau que 87 enquêtés sur 88, soit une proportion de 98,9 % est motivé par la rentabilité de leurs activités et qui fait à ce qu'ils désirent s'y pérenniser ; 1 enquêté sur 88, soit 1,1 % affirme qu'il désire se pérenniser dans ce secteur, car celui-ci est déjà pour elle une habitude et il risquerait peut-être selon elle, d'avoir des difficultés s'ils pouvaient embrasser un autre secteur d'activité.

    11. De la préférence du mode de financement

    Ce tableau ci-dessous reparti les PME échantillon selon leur préférence du mode de financement. Ceci nous a permis d'identifier la quelle de financement préfèrent les PME enquêtées.

    Tableau N° 14 : Mode de financement préféré

    Tableau 14Mode de financement préféré

    41

    Commentaire :

    Nous remarquons sur base des résultats de ce tableau que 54 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 61,4 % désirent le financement par capitaux propres comme mode de financement de leurs affaires ; 3 enquêtés sur 88, soit 3,4 % préfèrent recourir au financement par emprunt pour financer leurs activités ; 31 enquêtés sur 88, soit 35,2 % souhaite le financement mixte pour financer ses activités.

    12. Du degré de préférence de la source utilisée

    Ce tableau ci-dessous reparti les PME échantillon selon leur degré de préférence du mode de financement. Ceci nous a permis d'identifier le degré de financement préfèrent les PME enquêtées.

    Tableau N° 15 : degré de préférence de la source utilisée

    Tableau 15degré de préférence de la source utilisée

    Source: Nos enquêtes Commentaire :

    Il ressort de ce tableau que 1 sur 88 enquêtés, soit 1,1% prouve que le degré de préférence de la source de financement préférée est assez faible ; 80 sur 88 enquêtés, soit 90,9% prouvent que le degré de préférence de la source de financement préférée est élevé et 7 sur 88 enquêtés, soit 8,0 disent que le degré de préférence du mode de financement préféré est faible.

    13. De l'appréciation de la clientèle

    Le tableau ci-dessous reparti les PME échantillon selon leur type d'entreprise. Ceci nous a permis d'identifier parmi ce type d'entreprise celui qui contient plus des PME enquêtées.

    42

    Tableau N° 16 : Appréciation de la clientèle

    Source: Nos enquêtes

    Tableau 16Appréciation de la clientèle

    Source: Nos enquêtes Commentaire :

    Nous remarquons sur bases résultats de ce tableau que 58 enquêtés sur 88, soit une proportion de 65,9% apprécient bien la clientèle ; 1 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 1,1% n'apprécie pas du tout bien la clientèle et 29 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 33,0% apprécient très bien la clientèle.

    14. De l'influence du mode de financement utilisé

    Le tableau ci-dessous montre l'influence qu'au mode de financement dont l'entreprise fait recours pour financer leurs activités.

    Tableau N° 17 : De l'influence du mode de financement utilisé

    Tableau 17De l'influence du mode de financement utilisé

    43

    Commentaire :

    Il ressort de ce tableau que 1 sur 88 enquêtés soit une proportion de 1,2% prouve que le mode de financement qu'il utilise influence à 45% ; 2 sur 88 enquêtés, soit 2,4% prouvent que le mode de financement qu'ils utilisent influencent à 50 % ; 7 sur 88 enquêtés, soit 8,3% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 55% ; 23 sur 88 enquêtés, soit 27,4% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 60% ; 17 sur 88 enquêtés, soit 20,2% disent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 65% ; 15 sur 88 enquêtés soit 17,9% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 70% ; 18 sur 88 enquêtés, soit 21,4% disent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 75% et 1 sur 88 enquêtés, soit 1,2% prouve que le mode de financement auquel il fait recourt influence à 80%.

    Source: Nos enquêtes

    Commentaire :

    Il ressort dans ce tableau que 3 sur 88 enquêtés, soit 33,3% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissances à cause des intérêt payés lors du remboursement du crédit, 3 sur 88 enquêtés, soit 33,3% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissance à cause de taux d'intérêt qu'il supportent lors du remboursement ; 2 sur 88 enquêtés, soit 22,2% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissances à cause de l'échéance du payement du crédit et 1 sur 88 enquêtés, soit 1,1% dit que le mode de financement auquel il fait recourt n'influence pas leur croissance à cause du déficit qui se manifeste du jour au jour.

    Abstraction faite, sur 88 enquêtés, 25 sont des femmes représentant une proportion de 28,4 % alors que 63 sur 88 sont des hommes, soit une proportion de 71,6 %. Il reste à encourager les

    44

    CONCLUSION GENERALE

    Au terme de notre travail de fin de cycle de graduat portant sur le mode de financement et croissance des PME de la ville de Bukavu, il nous a été amené de constater que le mode de financement des PME de Bukavu est beaucoup plus interne qu'externe et qu'en conséquence, ces entreprises devraient penser recourir à l'endettement à long et à moyen terme jusqu'à un niveau raisonnable pour combiner efficacement le mode de financement interne au mode externe et espérer ainsi améliorer leur croissance.

    L'objet de ce travail ayant été d'analyser le mode de financement et son influence sur la croissance de l'entreprise, nous sommes partis d'une problématique consistant à savoir si le choix de financement des PME de la ville de Bukavu est-il adéquat, les facteurs déterminants le choix de financement des PME de la ville de Bukavu.

    En guise d'hypothèses, nous avons estimé que l'adoption d'un tel ou tel autre mode de financement ou la combinaison de modes de financement aurait un impact positif sur la croissance des PME de la ville de Bukavu.

    · Pour le financement de leurs activités, les PME de la ville de Bukavu feraient principalement recours à l'épargne disponible et aux emprunts.

    · La source de financement la plus utilisée par les PME de la ville de Bukavu serait l'autofinancement.

    · Le mode de financement influence leurs niveaux de croissance.

    Pour tester ces hypothèses, nous avions fait usage de 4 méthodes : statistique, analytique, descriptive et qualitative appuyées par trois techniques à savoir la technique documentaire, la technique d'interview et questionnaire d'enquête.

    Outre l'introduction et la conclusion générale, notre présent travail était subdivisé en trois chapitres : le premier consacré à la revue de la littérature théorique et empirique, le second décrit le milieu d'étude et la méthodologie d'étude alors que le dernier porte sur la présentation et analyse des résultats. Dans ce dernier, nous sommes arrivés aux résultats suivants :

    Il a été remarqué que la commune de Ibanda est celle qui possède plus de PME enregistrées que les autres communes, soit 46 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 52,3 %, suivie de la celle de Kadutu avec 27 PME sur 88 enquêtées, soit une proportion de 30,7 %, et enfin la commune de Bagira qui a 15 PME sur 88 enquêtées, soit une proportion de 17,0%.

    45

    femmes de la ville de Bukavu à entreprendre étant donné que leur proportion est faible par rapport à celle des hommes.

    73 PME sur les 88 enquêtées oeuvrent dans le secteur commercial, soit une proportion de 82,95 % ; 1,14 % des PME oeuvrent dans l'artisanat, concernant le secteur industriel sur 88 enquêtées oeuvrent dans ce secteur industriel représentant ainsi un pourcentage de 6,82 % et 8 PME sur 88 enquêtées, soit une proportion de 9,09 % de pharmacie.

    51 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 58,0% ont une ancienneté de 1 à 8ans et qui représentent l'effectif le plus élevé selon nos enquêtes, 17 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 19,3% ont une ancienneté qui varie de de 9 à 13ans, 8 PME sur 88 enquêtées soit une proportion de 9,1% ont une ancienneté moins d'un an et 12 PME sur 88 enquêtées soit une proportion 13,6% ont une ancienneté de plus de 14ans.

    Parlant du nombre de salarié d'entreprise, il a été remarqué que sur 88 enquêtés, 34 PME ont moins de 8 salariés soit une proportion de 38,6%, 23 PME ont 8 à 15 salariés soit une proportion de 26,1%, 19 PME ont de 24 à 31 salariés soit une proportion de 21,6%, 7 PME ont de 24 à 31 salariés soit une proportion de 8,0%, 4 PME ont de 32 à 39 salariés soit une proportion de 4,5% et 1 PME à 40 et plus salariés soit une proportion de 1,1%.

    Partant de la forme juridique de l'entreprise, 53 PME sur les 88 enquêtées sont de la forme individuelle et représentant une proportion de 60,2 %, suivies de 10 sur les 88, soit une proportion de 11,4 % qui sont de la forme établissement; les sociétés quant à elles représentent une proportion de 28,4 %, soit 25 PME sur les 88 enquêtées.

    Parlant de la source de financement de l'entreprise, il a été remarqué que 38 sur 88 enquêtés, soit une proportion de 43,2 % ont comme source de financement de leurs activités uniquement les fonds propres, donc ne recourent pas aux fonds empruntés ou venant de l'extérieur, elles s'autofinancent ; 5 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 5,7% recourent aux fonds empruntés ; 45 sur 88 enquêtées, soit une proportion de 51,1% ont comme source de financement de leurs activités la source de financement mixte, donc le fonds propre et l'emprunt.

    27 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 54,0 % recourent aux crédits à court terme ; 23 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 46,0 % recourent aux crédits à moyen terme et 30 n'ont jamais empruntés de l'argent pour financer leurs activités.

    46

    87 enquêtés sur 88, soit une proportion de 98,9 % affirment être motivé par la rentabilité de leurs activités et qui fait à ce qu'ils désirent s'y pérenniser ; 1 enquêté sur 88, soit 1,1 % affirme qu'il désire se pérenniser dans ce secteur, car celui-ci est déjà pour elle une habitude et il risquerait peut-être selon elle, d'avoir des difficultés s'ils pouvaient embrasser un autre secteur d'activité.

    54 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 61,4 % désirent le financement par capitaux propres comme mode de financement de leurs affaires ; 3 enquêtés sur 88, soit 3,4 % préfèrent recourir au financement par emprunt pour financer leurs activités ; 31 enquêtés sur 88, soit 35,2 % souhaite le financement mixte pour financer ses activités.

    1 sur 88 enquêtés, soit 1,1% prouve que le degré de préférence de la source de financement préférée est assez faible ; 80 sur 88 enquêtés, soit 90,9% prouvent que le degré de préférence de la source de financement préférée est élevé et 7 sur 88 enquêtés, soit 8,0 disent que le degré de préférence du mode de financement préféré est faible.

    58 enquêtés sur 88, soit une proportion de 65,9% apprécient bien la clientèle ; 1 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 1,1% n'apprécie pas du tout bien la clientèle et 29 enquêtés sur un total de 88, soit une proportion de 33,0% apprécient très bien la clientèle.

    Parlant de l'influence du mode de financement utilisé, il a été remarqué que 1 sur 88 enquêtés soit une proportion de 1,2% prouve que le mode de financement qu'il utilise influence à 45% ;

    2 sur 88 enquêtés, soit 2,4% prouvent que le mode de financement qu'ils utilisent influencent à 50 % ; 7 sur 88 enquêtés, soit 8,3% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 55% ; 23 sur 88 enquêtés, soit 27,4% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 60% ; 17 sur 88 enquêtés, soit 20,2% disent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 65% ; 15 sur 88 enquêtés soit 17,9% prouvent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 70% ; 18 sur 88 enquêtés, soit 21,4% disent que le mode de financement auquel ils font recourt influence à 75% et 1 sur 88 enquêtés, soit 1,2% prouve que le mode de financement auquel il fait recourt influence à 80%.

    3 sur 88 enquêtés, soit 33,3% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissances à cause des intérêt payés lors du remboursement du crédit, 3 sur 88 enquêtés, soit 33,3% disent que le mode de financement auquel ils font recourt n'influence pas leurs croissance à cause de taux d'intérêt qu'il supportent lors du remboursement ; 2 sur 88 enquêtés, soit 22,2% disent que le mode de financement auquel ils

    47

    font recourt n'influence pas leurs croissances à cause de l'échéance du payement du crédit et 1 sur 88 enquêtés, soit 1,1% dit que le mode de financement auquel il fait recourt n'influence pas leur croissance à cause du déficit qui se manifeste du jour au jour.

    Ainsi, nous proposons en termes de suggestions aux PME de Bukavu : de respecter la logique que nous propose la théorie des structures financières dans le cadre de la réalisation de leurs activités au quotidien ; d'augmenter de plus en plus leurs capitaux, car plus ces derniers augmentent, plus l'entreprise crée de la richesse et enfin d'adresser leur demande de financement au FPI qui accorde des dettes à long terme qui ne sont pas exigibles à tout moment.

    Nous ne pouvons pas nous prévaloir d'avoir épuisé tout le contour de l'étude du choix de financement des PME, mais nous pensons toutefois avoir apporté quelques pistes à tout chercheur qui voudrait approfondir ses investigations dans ce domaine et, qui, par suite de sa capacité intellectuelle pourrait l'améliorer en comblant toutes nos insuffisances et lacunes sur le choix de financement et la performance financière, et pour l'intérêt général du monde scientifique.

    48

    BIBLIOGRAPHIE

    A. OUVRAGES

    BIENAYME A.: « la croissance des entreprises », analyse dynamique des fonctions de la firme, éd, bordas, 1973, p14

    Michel LEVASSEUR, Aimable QUINTRAT, Finance, 2ième édition, Economica, Paris, 1984

    P.Vernimen et Al, finance d'entreprise, Paris, Dalloz, 2009-2010

    RAYBAUD et JL., CORDON, Economie d'entreprise, Premier G, édition Michèle,Paris, Juin,

    1998

    ROBERT C., Théorie financière, Ed. Economica, Paris, P 163

    Dominique SERAN, stratégie nationale des PME, paris, 1990, p23

    PERCHERONS. Economie des entreprises, Masson, Paris, 1985, p76-77

    NEGREC C. la croissance des PME, cahier français, N° 234, janvier-février 1988, p21-25

    B. MEMOIRES ET TFC

    AKONKWA Z, les déterminants de la performance des PME dans la ville de Bukavu, mémoire, inédit, UCB, 2008-2009.

    BILENE KISULU Jean Pierre, impact du choix de financement sur la croissance des petites et moyennes entreprises de la ville de Bukavu, Mémoire, inédit, FSEG,UOB, 2011-2012

    F. MENDA. Problématique de financement de petite et moyennes entreprises par les institutions financières en RDC . cas de la ville de Kinshasa, mémoire, inédit, UNIKIN 20102011

    Louis KAYUMBA MUZALIWA, Analyse des déterminants de l'investissement dans les PME de Bukavu, Mémoire, Inédit, GEFIN, UOB, 2001-2002

    Ntole R. structure financière d'une PME . cas des établissements UMOJA SHOP de Goma, TFC, inédit, ISP/Bukavu 2005

    Samuel MUDOGO MAGABE, Financement des PME àBukavu : Moyens, Contraintes et Solutions, Mémoire, Inédit, ISP/Bukavu, 2009-2010

    SIFA MUBOLWA Rosette : « La politique de financement et son incidence sur la performance financière d'une entreprise. Cas de GINKI 2008-2012», Mémoire, Inédit, FSEG, UOB, 20132014

    C. COURS

    Augustin MUTABAZI, comptabilité générale, Cours, inédit, G1 SCA, ISP Bukavu, 2016-2017 BASHOMBE. Expertise comptable, cours, inédit, G3 SCA, ISP Bukavu, 2018-2019

    49

    IBRAHAM. cours de contre de gestion et audit, inédit, G3 SCA, ISP Bukavu, 2018-2019 MARDOCHE NGANDU, Cours d'initiation à la recherche scientifique, G2 SCA, ISP, 20172018

    NDJANGAL J.gestion financière à cours terme, Cours, inédit, G3 SCA, ISP Bukavu 20182019

    D. ARTICLES, REVUES ET AUTRES RAPPORTS

    BLACK F, et SCHOLES M., «The princing of option and corporate liabilities», InJournal of Economy, in endettement, capitauxpropres et theories des options, n° 66, 1973 CADICEC-Information, « Bulletin du Centre d'Action pour Dirigeants et cadres d'entreprises chrétiens au Congo », 81, Avenue Roi Baudouin, Kinshasa, Décembre 2003

    Kim Auclair, « Pour la pérennité des PME au Québec », In Les affaires, janvier 2015

    Mairie de la ville de Bukavu, 2ème Bureau

    Ministère de PME, Charte des IPMA de 2009 Service commercial de GINKI SARL Sud-Kivu, 2016

    SOULIER D, rapport de la banque Africaine de développement sur le micro finance, Edicef, Paris, 1992

    50

    Table des matières

    EPIGRAPHE I

    DEDICACE II

    REMERCIEMENTS III

    SIGLES ET ABREVIATIONS IV

    LISTE DES TABLEAUX V

    RESUME VI

    INTRODUCTION 1

    0.1 HYPOTHESES 5

    0.2 OBJECTIF DU TRAVAIL 5

    0.3 CHOIX ET INTERET DU SUJET 5

    O.4 METHODES ET TECHNIQUES 6

    0. Méthodes 6

    0.5 DELIMITATION DU SUJET 7

    0.6 SUBDIVISION DU TRAVAIL 7

    CHAP 1 : REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE ET EMPIRIQUE 8

    SECTION I. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE 8

    I.1. LES MODES DE FINANCEMENT 8

    I.1.1. Modes de financement de l'entreprise 8

    1.1.2. Choix de financement 12

    I.2. LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES 14

    I.2.1. Caractéristiques des PME 16

    I.3.2. Les critères qualitatifs de définition des PME 16

    I.3. LA CROISSANCE DES ENTREPRISES 17

    A. La nature de la croissance 18

    B. Les raisons de la croissance 18

    SECTION II. REVUE DE LA LITTERATURE EMPIRIQUE 19

    CHAPITRE 2 PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET APPROCHE

    METHODOLOGIQUE 23

    1. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 23

    1.1 Bref aperçu sur la ville de Bukavu 23

    1.11. Population 23

    1.1.2 Situation économique 24

    1.2 Cadre contextuel des PME en RDC 26

    51

    1.3 Présentation des PME de la ville de Bukavu 27

    1.3.1 L'importance des PME dans l'économie 27

    B. Les atouts et faiblesses des PME congolaises 28

    II.2 METHOLOGIE DE L'ETUDE 29

    A) METHODES 29

    B. TECHNIQUES 30

    C. Commentaire sur le déroulement de l'enquête 32

    II.2.2 Techniques de traitement de données 33

    DIFFICULTES RENCONTREES Erreur ! Signet non défini.

    CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 34

    De raison sociale de l'entreprise 34

    De l'adresse communale des PME 35

    1. Du genre du gestionnaire 35

    2. Du nombre de salarié 36

    3. De l'année de création de l'entreprise 36

    4. De la forme juridique de l'entreprise 37

    5. De l'activité principale de l'entreprise 38

    6. De la source du financement de l'entreprise 38

    7. De la majorité des crédits reçus 39

    8. De la motivation à rester dans l'activité 40

    9. De la préférence du mode de financement 40

    10. Du degré de préférence de la source utilisée 41

    12. De l'influence du mode de financement utilisé 42

    CONCLUSION GENERALE 44

    BIBLIOGRAPHIE 48

    A. OUVRAGES 48

    B. MEMOIRES ET TFC 48

    C. COURS 48

    D. ARTICLES, REVUES ET AUTRES RAPPORTS 49

    52

    ANNEXE

    53

    QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

    Nous, MATENDO GIYE Rodrigue, étudiant en G3 SCA à l'ISP/BKV, nous venons vers vous dans le cadre de la rédaction de notre travail de fin de cycle de graduat en sciences commerciales et administratives portant sur le mode de financement et croissance des PME de la ville de Bukavu. Les réponses fournies serviront dans le cadre scientifique. Nous vous remercions d'avance.

    F

    I. IDENTITE

    1. Nom de l'entreprise :

    2. Adresse :

    3. Genre du gestionnaire ou Responsable : M

    4. Nombre de salarié :

    II. QUESTIONS LIEES A L'ACTIVITE DE L'ENTREPRISE

    1. Quelle est l'année de création de votre entreprise ?

    a) Moins à 1 a b) 1 à 8 ans ) 9 à 13 ans d) plus de 14 ans

    2. Quelle est la forme juridique de votre entreprise ?

    a) Société individuelle

    b) Société par action à responsabilité limitée (SARL)

    c) Société anonyme

    d) Autres à préciser

    3. Quelle est l'activité principale de votre entreprise ?

    III. PROPRIETAIRE /DIRIGEANT FONDATEUR

    1. Quel est l'âge du dirigeant ?

    a) Moins de 30 ans b) 30 et 39 ans c) 40 et 49 ans

    d. 50 et 59 ans e. Plus de 60 ans

    2. Quelle est la formation initiale du dirigeant de l'entreprise ? a) Formation professionnelle b) Formation académique c) Autres

    IV. FINANCEMENT D'ENTREPRISE ET RELATION AVEC LE POTENTIEL 1. Quelles sont les sources de financement de votre entreprise ?

    a) Fonds propres

    b) Micro finances

    c) Crédit bancaire de long terme

    d) Crédit fournisseur

    e) Subvention

    f) Familles proches ou amis

    g) Tontines h) Autres

    2. Depuis quand êtes-vous en relation avec votre principal partenaire financier (banque ou IMF)

    a) Moins de 3 ans b) 3 à 5 ans c) Plus de 5 ans

    3. La majorité des crédits que vous recevez du principal partenaire financier sont

    a) De court terme b) Long terme

    4. Qu'est-ce qui vous motive à rester dans ce secteur d'activité ? a) Rentabilité du secteur b) Habitude c) Imitation d) Fiscalité e) Autres

    5. Parmi les différents modes de financement, lequel préférez-vous ?

    a) Par emprunt b) par capitaux propres c) mixte

    6. A quel degré préférez-vous cette source ?

    a) Très faible (moins de 10%) c) faible (entre 26 à 50 %)

    b) Assez faible (11 à 25 %) d. Elevé (51 à 75%)

    7. Comment appréciez-vous vos relations avec la clientèle ? a) Moins bonne b) Bonne c) Très bonne

    8. Pensez-vous que le mode de financement auquel vous faites recours influence sur votre croissance ?

    a) Oui

    Non

    Si oui, à combien de pourcentage estimez-vous cet impact ?

    Si non pourquoi ?

    Merci pour votre contribution.






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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld