REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITE DE LUBUMBASHI
0FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE
GESTION
Département de gestion

B.P 1825
LUBUMBASHI

La gestion des risques de crédit dans les
banques commerciales
(Cas de la RAWBANK de 2010 à
2015)
Présenté par : YUMBA WA KUNGELANI
Patient
Mémoire de fin d'étude présenté et
défendu en vue de l'obtention du grade de licencié en Sciences de
gestion
Option : GESTION FINANCIERE
Année académique 2015- 2016
ÉPIGRAPHE
« Trop peu de gens évitent les
risques pour finalement mourir sains et saufs. »
Germain EVANS
« Le crédit est la seule
aumône qu'on puisse faire à un grand
Etat. »
RIVAROL
DEDICACE
A mon père YUMBA WA KUNGELANI Matrien
et A ma mère MWAMBA KAZADI Belly pour avoir
assuré mon instruction, que ce travail vous fasse voir le digne fruit
de la prémonition, que vous trouvez le repos de lourde charge
d'éducateur, témoigné par la réussite de satellite
projeté vers le monde du savoir. Parce que vous
voyais en moi un futur libérateur, vous espérez en moi, mais il
fallait que j'acquière la science à n'importe quel prix.
AVANT -PROPOS
Le présent travail qui couronne cinq ans
d'étude de licence à la faculté des sciences
économiques et de gestion, n'aurait pas été ce qu'il est
sans la collaboration des personnes de bonne volonté.
Les années sont passées sur le banc de
l'école dans le souci de modifier, au prix de succès et de
rêves ineffables, l'avenir de tout un être : voilà de
quoi reconnaitre qu''une vie d'homme, c'est une promesse à tenir, un
fruit à faire murir, une oeuvre à exécuter. Il faut qu'on
se dise ; à l'issue de notre cycle d'études universitaires,
il nous est parfois prudent, en raison de mieux gouverner la suite de rendre de
congratulation, pourquoi pas d'encourager ceux qui de loin ou de prés,
nous ont prêté main forte dans cette vie durs labeurs.
Nous remercions de prime à bord l'éternel notre
Dieu Tout Puissant qui nous a donné l'intelligence, la sagesse, le
courage et la santé pendant notre parcourt que la gloire ; la
louange et adoration lui soient rendus.
Nos remerciements au professeur KITSALI KATUNGO
Jean-Hélène qui nous a dirigés dans ce travail avec
dévouement sans ses immenses indications et ses précieux conseils
nous n'aurions jamais pu jamais mener ce travail correctement.
Nos remerciements s'adressent également à tous
les membres du corps académique et professoral de l'université de
Lubumbashi en général et de la noble faculté des sciences
économiques et de gestion, en l'occurrence : Le professeur MWALABA
KASANGANA , professeur MBAYO MUSEWA,professeur KALABA, professeur KALENDA,
professeur SEM MBIMBI, professeur José MWANIA, professeurMANIA KIBANZA,
professeur MUHEME, professeur CHEY, professeur KWESELE, professeur MUKALAY
MUTOMBO, professeur DITENG, professeur MOTA, professeur MUTOMBO KYAMAKOSA,
professeur KILONDO, professeur Gilbert MALEMBA, CT KAPONDA ,CT LABY. Pour le
savoir et les connaissances scientifiques combien indispensables et
nécessaires reçu d'eux.
A mes grands frères et soeurs, NGOY Michou, John
MULONGO, KABANGE Lucie et Bertin KILOLO trouvent à travers ce travail
mes sentiments de profonde reconnaissance pour leur soutien tant moral que
financier qui m'a permis de poursuivre mes études universitaires. Que
Dieu les bénisse.
A mes petits frères et petites soeurs, MWAMBA
Trésor, KASONGO David, Annie MBUYA, Esther MUKUBU, pour votre soutien
fraternel et spirituel.
A tous les amis et connaissances dont nous citons :
Josué TSHIBABMBE, KAHENGA Albert, KAHENGA Fréderic, USENI MWAMADI
et CHENGE François.
Et particulièrement à nos compagnons de lutte
académique notamment : LUVULA WA NVUBU Norbert, MBUABUA MAKENGA
Patrick, BEYA BADIBANGA Jonas, BOTULUNGANO Fabrice, ILUNGA KABULA Huguette,
NGOY LEYA Marie, KAFUNGO MULAPA Jacques, MUKENG TSHIBANG Tridon, NGOIE ZABIBU,
LUNDA MAKANTA Faustin, MASHINDA MUNTU, KIPALA Héritier qu'ils trouvent
à travers ce travail ma gratitude pour leur soutien moral.
Que tous ceux qui nous ont aidé et porté dans
leurs prières, ainsi que ceux qui ont toujours souhaité le
succès dans nos études trouvent notre travail le
témoignage de notre reconnaissance.
Je dédie ce travail.
YUMBA WA KUNGELANI Patient
INTRODUCTION GENERALE
1. Contexte de
l'étude
Depuis de très nombreuses années, le risque de
crédit est l'une des causes majeures de la volatilité des
résultats des entreprises et des institutions financières. Comme
toute entreprise, un établissement de crédit est exposé
à une multitude de risques qui peuvent entraîner sa
défaillance et sa faillite. L'octroi du crédit est la fonction
principale des banques. C'est une opération par laquelle un
établissement de crédit met ou promet de mettre à la
disposition d'un client, une somme d'argent moyennant des intérêts
et frais, pour une durée déterminée ou
indéterminée. C'est donc un emploi de ressource qu'effectue une
banque dans l'espoir d'être remboursé et cela ajouté des
intérêts constituant le prix du risque qu'il prend et d'autres
frais accessoires.
Dès lors, même si le banquier espère avoir
un gain dans cette opération, il s'expose simultanément à
une incertitude de non remboursement de l'emprunteur. En fait, lorsqu'un
crédit est octroyé, l'établissement préteur n'est
pas toujours sûr de récupérer ses fonds. Ainsi, celui-ci se
trouve fréquemment exposé au risque de crédit.Il peut
être, certes dû à une récession économique,
mettant ainsi les emprunteurs dans l'impossibilité de honorer leurs
engagements, mais il est d'autant plus crucial pour le banquier de
trouver des moyens efficaces afin de se prémunir, sinon maitriser
ce risque de non remboursement du client, synonyme de perte ou de profit. Il
est utopique pour une entreprise d'avoir comme objectif la perte de profit.
Comme toutes les sociétés, la banque est une entreprise
commerciale, qui recherche aussi la maximisation de sa rentabilité. Elle
se doit donc globalement d'être rentable dans son activité. Le
crédit est une anticipation des recettes futures, alors sa bonne gestion
est capitale pour la performance et la pérennité de la banque. La
performance d'une banque sous-entend une bonne gestion des risques de
crédit par des techniques efficaces mises en oeuvre.
Le risque de crédit est très important pour les
banques, les émetteurs d'obligations et leurs investisseurs. Il est
soumis à la fois aux cycles économiques, à la conjoncture
du secteur d'activité, au risque pays et aux événements
propres à la vie de l'entreprise. Il diminue en phase d'expansion
économique, car les gains considérables engrangés par les
entreprises durant cette période réduisent de fait la
probabilité de défaillance ; il augmente en période de
récession, car les gains diminuant, les entreprises se retrouvent plus
souvent que d'habitude dans des difficultés pour rembourser leurs
emprunts bancaires ou obligataires. Le risque est une exposition à un
danger potentiel, inhérent à une situation ou une
activité. Mais réduire le danger et réduire le risque sont
deux choses distinctes.
Dans cette optique, la quantité de monnaie
créée par les banques est déterminée par la demande
de crédit de la part des ménages et des entreprises pour le
financement de tout ou partie de leurs dépenses. Cette thèse, qui
occupe une place centrale dans la macroéconomie
postkeynésienne1(*),
nie les relations de causalité entre les prêts et les
dépôts qui fondent la représentation du multiplicateur de
crédit ; dans la réalité, soulignent Jean BAILLY et
Claude GUOS, ce sont les prêts qui font les dépôts et non
l'inverse. Les banques créent de la monnaie ex nihilo et se refinancent
auprès de la banque centrale en fonction de leurs besoins de
liquidité au lieu que la monnaie centrale constitue la base à
partir de laquelle les banques peuvent accorder des crédits.
Ce travail permettra à ces derniers de saisir
l'impact positif que génère le remboursement de leur
crédit. En effet, ce remboursement permettra aux banques d'être
plus performantes, par conséquent ces clients pourront
bénéficier de plus en plus de prêts. Or si le risque de
crédit peut entrainer la défaillance et la faillite des banques,
cela n'épargnera pas aussi aux entreprises à déposer leur
bilan. De même, il est d'autant plus important pour les banques,
d'actualiser leurs méthodes de gestion du risque de crédit, face
à la concurrence qui prévaut dans leur secteur, à la
naissance de nouveaux paramètre qui influent le risque de crédit
tout comme le risque de marché. Dans le même ordre
d'idées, si une gestion efficace du risque de crédit est
au centre de la rentabilité des banques, à contrario les
faillites constituent les résultantes négatives de sa
mauvaise gestion. Ainsi ce travail constituera d'une part, un outil
de précaution pour les nouvelles banques dans leur gestion du
risque de crédit, et d'autre part, pour les établissements
de crédit qui ont frôlé les dépôts de
bilan, cette étude pourra servir d'instrument d'appui pour un
essor considérable, sinon une pérennisation de leurs
activités principales de prêteuses de fonds.
Par ailleurs, ce mémoire de recherche sera sans nul
doute une réelle opportunité pour tout chercheur de comprendre
d'avantage la complexité de la tâche qui est confié
à ces établissements de crédit qui occupent une
place de choix dans la gestion de leurs fonds sources principales des
prêts octroyés. Enfin, du point de vue international, on ne
peut parler gestion de risque de crédit sans pour autant
évoquer la crise financière appelé « Crise des
Subprimes» qui continue de sévir dans tout le monde entier. En
fait, le point de départ de cette crise est l'octroi des crédits
de subprimes qui sont de crédits à taux
d'intérêt variable et de niveau élevé. Ce sont des
crédits immobiliers accordés par les banques à des
ménages qui disposent en majorité de faibles revenus. A partir de
ce moment, il ressort une mauvaise gestion du risque de crédits
effectués par ces banques. Un travail d'une telle envergure permettra
aux établissements de crédits, particulièrement ceux la
RDC de mieux appréhender la nécessité de respecter les
normes de gestion prudentielles en matière d'opérations de
crédit.
2. Etat de la question
Etat de la question est « l'inventaire des
publications existantes dans le domaine qui permet au chercheur de situer son
apport à ces travaux »2(*).
C'est une évidence que tout chercheur avant d'entamer
son étude doit passer en revue un certain nombre d'ouvrages à la
lumière de son analyse. En effet, cela dit, et par
honnêteté scientifique, nous avons consulté les
écrits de plusieurs auteurs touchant au sujet que nous traitons dans le
mémoire. C'est le cas notamment de:
EDIGHOFFER J.R : dans son
ouvrage : « Crédit management :
prévention et gestion des risques d'impayés Dans
l'entreprise », Le système bancaire marocain utilise des
méthodes classiques pour faire face aux risques crédit. Parmi ces
méthodes, le diagnostic financier et la prise de garantie occupent sans
doute une place centrale. Cette situation engendre des effets néfastes
sur le gonflement des impayés ce qui peut mettre en cause la survie
même de la banque. Or, il existe actuellement des méthodes
sophistiquées destinées à la gestion du risque
crédit dont la méthode du scoring. Cette méthode
correspond à une méthode d'analyse financière qui tente
à synthétiser un ensemble de ratios pour parvenir à un
indicateur unique permettant de distinguer d'avance les entreprises saines des
entreprises défaillantes.3(*)
VERNIMMEN P. 4(*) : dans son ouvrage de
« Finance d'entreprise », être un banquier,
c'est analyser le risque. Chaque banque établit un diagnostic financier
pour décrire et porter un jugement sur la santé financière
des entreprises sollicitant un crédit. Cette analyse vise à
« étudier le passé pour diagnostiquer le présent
et prévoir l'avenir » .C'est dans cet esprit que le diagnostic
financier s'est construit. Son objet est d'évaluer la solvabilité
future de l'entreprise à partir de l'analyse des informations comptables
qu'elle fournit. Il s'agit principalement d'une approche quantitative.
MABY MULUMBA 5(*): dans son ouvrage :
« Les banques commerciales faces aux mutations structurelle
de l'économie zaïroise » ; estime que les
banques commerciales congolaises (zaïroises) n'ont pas encore joué
pleinement leur rôle dans l'économie nationale d'une part et que
d'autre part elles sont prêtes à s'intégrer dans une
politique d'ensemble du financement, du développement d'autant plus
volontaire qu'elle nourrit des larges encaisses oisives.
WOLA MBALE : dans son intervention au
séminaire : « qu'elle économie pour le
zaïre (Congo) » ; a déterminé le
rôle du système bancaire dans le développement de
l'économie sociale du marché d'un pays comme le Congo, où
il n'y a ni culture d'épargne, ni éducation populaire, ni
politique de localisation des banques et des coopératives
d'épargne et de crédit.6(*)
LELANDE ET PYLE7(*) : dans leur
ouvrage : « les banques à l'ère de la
mondialisation » explique la raison d'être des banques
à partir du déficit d'information subit par les préteurs
lors qu'ils sont conformes aux projets des investisseurs-emprunteurs.
STATNIK 8(*): dans sa thèse de
doctorat: « Asymétrie d'information et rationnement
partiel du crédit » ; une solution rationnelle et
simple est le rationnement partiel ou total du crédit : il vaut mieux ne
pas prêter dès lors qu'on anticipe un risque élevé
plutôt que de prêter à taux élevé et
accroître ainsi les effets des incitatifs au remboursement. Si
l'imperfection de l'information n'est pas nécessaire pour conduire au
rationnement du crédit, elle est de règle dans la
réalité. Le rationnement du crédit ayant un coût
pour les demandeurs de crédit comme pour les banques, propose deux
solutions aux problèmes d'asymétrie d'information autres que le
rationnement du crédit : les contrats séparant et le
crédit confirmé.
NAKAMURA9(*) : dans son ouvrage : «
Récent Research in Commercial Banking : Information and Lending
», les banques peuvent avoir recours à deux moyens de
contrôle de l'asymétrie d'information : l'utilisation de garanties
réelles liquidées en cas de non remboursement
(collateral, en anglais) et la surveillance active du débiteur.
Les garanties réelles (hypothèques, gages et nantissements) ne
sont pas les seules que le banquier peut exiger : il peut également
demander des garanties personnelles (cautions, garanties à
première demande, lettres d'intention...).
ELGAZZAR et PASTENA10(*): dans son ouvrage :
«Negociated Accounting Rules in Private Financial Contracts
», Les covenantscomptables les plus fréquemment
rencontrés portent sur le paiement de dividendes, les dettes nouvelles,
les choix d'investissement et de production, le degré de liberté
dans les flux de trésorerie sortants, le niveau de capital
engagé, les fusions, les ventes d'actifs et les nouveaux nantissements.
Ces obligations visent surtout à limiter les fuites de ressources et les
comportements à risques.
MANCHON E11(*) : dans son ouvrage :
« Analyse bancaire de l'entreprise », En effet, le
viol d'un covenant entraînant, en principe, l'exigibilité
immédiate du crédit, cela le rend difficile d'utilisation pour le
banquier dont l'intérêt n'est pas de mettre l'entreprise en
difficulté : la menace n'est donc pas toujours crédible. Aussi,
en cas de viol de covenant, les banquiers semblent
préférer discuter avec l'emprunteur: en fait, les covenants
assurent un droit de regard et fournissent une marge de manoeuvre avant de
passer à une éventuelle phase contentieuse. Plus que des clauses
incitatives, les covenants jouent un rôle important dans le
suivi actif du crédit par le banquier.
SAUNDERS12(*) : dans son ouvrage : « Credit
risk measurement - New approaches to value at risk and other
paradigms », La notation bancaire fait partie des approches
traditionnelles de mesure du risque. La notation peut mesurer le risque
lié à un client ou le risque lié à un crédit
: elle est généralement attribuée lors de l'entrée
en relation du client avec la banque et revue à intervalles
réguliers ou suite à des événements capables de
modifier significativement le risque d'un client.
Nous nous démarquons de nos
prédécesseurs en ces études s'établit par le fait
que nous allons analyser l'impact de gestion des risques de crédit dans
les banques commerciales : cas de la RAWBANK. En procédant par les
différentes méthodes de gestion du risque de crédit,
classiques et / ou nouvelles, peuvent atténuer ces risques et faire
accroître la performance de la banque. Nous avons observé un
aspect explicatif pour démontrer comment les ratios prudentiels agissent
sur le comportement des banques de second rang et si cela peut présenter
des garanties pour l'application d'une véritable bonne gouvernance des
banques commerciales congolaises.
3. Problématique
Tout travail scientifique trouve son origine dans un ensemble
des préoccupations sur un phénomène donné.
Plusieurs auteurs ont défini ce
mot « problématique » nous retenons la
définition de plus proche. Elle est selon Maurice MBAYO MUSEWA, une
série des préoccupations que soulève un thème sous
étude de façon que son développement y apporte des
lumières.13(*)
Jean Claude COMBESSIE définit aussi la
problématique d'un travail scientifique comme l'ensemble des questions
que le chercheur soulève ou se pose dans l'étude qu'il
mène14(*).
La problématique peut encore se définir comme
étant la formulation de problème central ou de la question
principale qui guide la recherche, son contenu résume l'ensemble des
problèmes que soulève l'objet sous l'étude.
L'une des finalités d'un crédit est son
remboursement. Or, dans de cas de plus en plus fréquents, les
remboursements ne s'effectuent pas à l'échéance
prévue. Des fois, ils se trouvent même définitivement
compromis. Dans cette situation, la banque voit se matérialiser un
risque de contrepartie et doit essayer de procéder, le plus rapidement
possible au recouvrement de sa créance. Elle doit aussi prendre d'autres
stratégies pour éviter la reprise d'autres incidents de
paiements, les banques congolaises qu'elles soient de petite taille ou de
grande taille font recours à des différentes méthodes de
gestion qui leur permettent de secouvrir contre les risques des crédits
bancaires pour améliorer leurs performances à des
différents niveaux.15(*)
Nous pouvons retenir la gestion du risque de crédit qui
est une condition indispensable pour renforcer la confiance de leurs clients et
gagner en profitabilité et assurer leur pérennité. La
gestion du risque, plus exactement du risque de crédit, fait partie
intégrante de l'activité d'une banque. En fait, la raison
d'être d'une banque est d'accepter une dose contrôlée
d'incertitude et de gérer les risques associés en vue de
capitaliser sur ces écarts de risque pour gagner de l'argent.
La structure des actifs des banques Africaines reflète,
en partie, le fait que la masse des engagements soit remboursable à vue,
leur préférence pour l'octroi des prêts essentiellement
à court terme peut également s'expliquer par une attitude
d'aversion contre les risques dans une situation où les activités
de leurs clients potentiels sont sensibles à l'impact des facteurs
exogènes(les conditions climatiques, les crises économiques et
l'environnement économique international etc.). Il y a également
la difficulté d'évaluer la solvabilité des entreprises
emprunteuses sur des longues périodes, car les données comptables
fournies pour les demandes de prêt sont généralement mal
fournies et vérifiées16(*).
Notre préoccupation tout au long de notre travail
portera sur les différentes questions à savoir :
1. Par rapport aux contraintes relatives à la
vérification de l'intégrité et de l'exactitude des
informations fournies par l'emprunteur, comment la RAWBANK gère-t-elle
le risque de crédit?
2. Quelles sont les méthodes d'analyse du risque de
crédit ?
3. Quelles sont les stratégies employées par la
RAWABANK pour réduire le risque de non remboursement ?
4. Hypothèses du
travail
P.RONGERE définit l'hypothèse comme
« une proposition aux questions que l'on se pose à propos de
la recherche formulée en des termes tels que : l'observation et
l'analyse puissent fournir une réponse ».17(*)
C'est aussi une proposition qui tente d'expliquer les
problèmes posés à partir de l'observation et de
l'analyse.18(*)
La gestion du risque de crédit impose aux responsables
des institutions financières à organiser voir à
règlementer les possibilités de recouvrement des créances
d'une façon permanente et anticipative si le going concern ou
la continuité de l'exploitation des activités financières
nécessite une gestion de risque adéquaté et rigoureuse des
créances, différentes mesures de sécurisations doivent
être prise en compte afin d'assurer un succès de l'institution.
Pour limiter le risque de crédit
bancaire, les banques peuvent répartir leurs concours entre des branches
d'activités différentes de façon à éviter
les conséquences d'une crise qui viendrait frapper telle ou telle
profession. Elles peuvent aussi suivre le volume de leurs risques par branche
d'activité et s'efforcera d'arriver à une répartition
aussi satisfaisante que possible en fonction des conditions économique
du moment. La prudence conseille le banquier de limiteret de diviser les
risques. En effet, il est périlleux pour une banque de concentrer ces
crédits sur quelques gros bénéficiaires
uniquement19(*).
Ainsi, en nous basant sur le thème de notre travail,
nous allons tenter de répondre aux questions formulées dans la
problématique, lesquelles nous permettrons de vérifier les
hypothèses suivantes :
1. La gestion de risque de crédit à la RAWBANK
se fait par haute étude et analyse du dossier de crédit à
la clientèle tout en privilégiant le crédit ou le
découvert aux organismes publics non financiers, les crédits aux
sociétés et aux particuliers ce qui lui permet d'appliquer une
provision pour le cas de non remboursement des débiteurs douteux.
Toutefois, la RAWBANK augmente son octroi de crédit à sa
clientèle d'année en année.
2. Le banquier dispose d'une variété de
méthodes lui permettant de se prémunir contre les risques
de crédit. Ces moyens peuvent aller des supports qui
constituent les documents accompagnant le remboursement de crédit,
en passant par des garanties pour prévenir des risques
d'insolvabilité du préteur.
3. Elle procède par suivi régulier du
comportement de remboursement des crédits échus (monitoring),
puis des correspondances (lettres de rappel, de mise en demeure etc.),
au-delà d'une certaine durée de non remboursement elle
procède au recouvrement forcé.
5. Méthodes et techniques du travail
a. Méthode du travail
Toute démarche scientifique use de manière
variable d'un groupe de méthodes. La méthode est définie
comme « un cheminement ou une voie à suivre pour atteindre un
but »20(*).
Dans ce travail et pour vérifier nos hypothèses,
nous allons utiliser :
§ La méthode
inductive
Induire, c'est remonter de l'observation des faits à
une proposition générale. On commence par réunir un grand
nombre des faits et événements contingents, pour rechercher
ensuite si dans quelle mesurer des rapports existent entre les divers faits et
événements retenus, et l'on entre ainsi dans le domaine de la
statistique descriptive, la forme la plus sûre de l'observation. De nos
jours, la statistique est universellement considérée comme la
méthode inductive par excellence, la méthode quantitative de
l'économie21(*).
Dans le cadre de notre étude, c'est partant de la
constatation des risques de crédit se mobilisent pour mettre en oeuvre
des moyens efficaces en vue de faire ce dernier. Cette méthode permet de
tirer des conclusions générales suivant l'évolution du
phénomène, à partir d'une observation faite sur six ans.
Elles nous aidés aussi dans l'analyse et traitements des données
par des calculs statistiques tels que le calcul des moyennes etc.
§ La méthode
analytique
L'analyse est une étude faite en vue de discerner les
différentes parties d'un tout, de déterminer ou d'expliquer les
rapports qu'elles entretiennent les unes avec les autres. Elle consiste
à décomposer l'objet d'étude en allant au plus simple.
Cette méthode nous aidera à faire une analyse de la gestion des
risques de crédit d'une banque en tant qu'une institution
financière monétaire.
§ Méthode comparative
C'est confronté deux ou plusieurs choses pour
déceler les ressemblances et les différences. La méthode
comparative conduit à l'explication des faits dans la mesure où
elle permet de déceler les liens de causalités ou facteurs
générateurs des différences ou de ressemblances
constatées. Nous avons recouru à cette méthode, car elle
va nous permettre d'établir la comparaison entre les différentes
données d'année après année de la période
sous examen.
b. Techniques de recherche
La technique est l'ensemble de moyens, outils ou instruments
mis à la disposition de la méthode pour assurer son
opérationnalité conceptuelle au niveau de son application.
Ainsi, pour récolter nos données, nous avons
fait usage des techniques suivantes :
Ø Technique d'observation indirecte ou
documentaire :
Elle consiste à étudier et à analyser les
documents pour arriver à déterminer les faits dont ces documents
portent des traces.22(*)
Elle consiste pour le chercheur à être sur le lieu où se
déroulent les faits. Elle nous a aidés à la consultation
des ouvrages et autres documents relatifs tels que les revues, rapport annuel
des banques, les articles, les sites internet etc.
Ø Technique d'interview
Celle -ci nous ont permis d'avoir les avis et
considérations des personnes compétentes en matière de
gestion de risque et de crédit qui ont bien voulu répondre aux
questions que nous leur avons posées.
6. Choix,
intérêt et Objectifsdu travail
6.1 Choix et
intérêt du travail
Plusieurs raisons précédent la justification
d'un sujet et ceux-ci varient entre elles selon les unes relèvent de la
nature objective des faits et que d'autres découlent de nos sentiments.
Dans notre étude scientifique comme celle que nous proposons d'abord le
présent travail, le choix du sujet dépend en principe des
motivations qui hâtent le chercheur sur un problème précis
et dont la tentative de solution constitue une de ses principales abutions.
Le choix du sujet sur la pratique, cet aspect de chose pose le
problème de la particularité des conclusions de notre cherche de
gestion des risques de crédit ainsi trouver solution et corriger ainsi
constatées.
§ Sur le plan
personnel : Ce sujet nous aidera à mieux
comprendre les notions des risques de crédit en général.
Il pourrait, dans une certaine mesure, s'avérer d'une utilité
certaine pour les institutions de crédit particulièrement pour
celles qui voudront repenser leur approche des risques de crédit.A
partir de ce sujet, nous avons eu une occasion propice d'approfondir
l'étude et la pratique de la gestion des risques d'une banque qui est un
outil indispensable à sa pérennité.En effet, la banque
constitue le secteur dans lequel je souhaite exercer. Ainsi, ce
travail me permettra d'approfondir mes connaissances sur les
mécanismes de gestion du risque en général et de
crédit en particulier.
§ Sur le plan
managérial : Maîtriser et gérer les
risques est une tâche importante pour les responsables des banques.
Moyennant des différentes méthodes de gestion, classiques et / ou
nouvelles, les responsable peuvent atténuer ces risques et faire
accroître la performance de la banque. Nous pensons que ce travail sera
d'un grand intérêt car, il s'agit d'un diagnostic qui permettra
aux gestionnaires responsables de détecter les insuffisances que
présentent les services de la gestion du risque de crédit
menés dans les organisations, en l'occurrence la RAWBANK.
§ Sur le plan
scientifique : Etant donné que notre travail
est celui de recherche orientée dans le domaine de gestion, il constitue
un document qui met en évidence des données réelles,
qualitatives et vérifiables pouvant servir à d'autres recherches
ultérieures. Cette étude reste un outil que les chercheurs
peuvent se servir car, elle met à leur portée quelques
informations relatives à la gestion des risques de crédit dans
les banques.
6.2 Objectifs du travail
Notre travail de recherche dans sa
réalisation viseà atteindre un objectif général via
les objectifs spécifiques.
1.1.1. Objectif général
L'objectif général de cette recherche est
d'analyser l'impact de la gestion des risques de crédit dans les
banques commerciales : cas de la RAWBANK.
1.1.2. Objectifs spécifiques
Au-delà de l'objectif général poursuivi
par ce travail de mémoire, nous avons dégagé des objectifs
spécifiques qui fondent tout l'intérêt denotre étude
à savoir :
ü Identifier le processus de gestion du risque de
crédit au sein de la RAWBANK ;
ü Analyse du processus d'octroi du crédit à
la RAWBANK ;
ü Analyser les techniques ; les méthodes
d'évaluation et de gestion du risque de crédit au sein de la
RAWBANK ;
ü Etudier le lien entre la qualité du
portefeuille de crédits et la performance d'une banque.
6.3 Délimitation
Spatio-temporelle
Pour ne pas donner l'impression d'avoir épuisé
toutes les matières économiques et par le gré de ne pas
trop élargir notre travail, nous le limitons dans le temps et dans
l'espace.
1.2. Délimitation
spatiale
Dans la complexité des faits et des
phénomènes du domaine de la gestion financière, notre
attention s'est orientée vers la gestion des risques de crédit
dans les banques commerciales : cas de la RAWBANK.
1.3. Délimitation
temporelle
Il y a toute évidence qu'un phénomène
puisse évoluer dans le temps, au cours d'une période
donnée de l'histoire ; de ce fait, ce phénomène sous
examen n'échappe pas à cette réalité. Pour bien
analyser ce phénomène et comprendre la gestion des risques de
crédit à la RAWBANK, nos observations s'incluront dans
l'intervalle de 2010 à 2015, soit 6 ans.
6.4
Plan sommaire
Outre l'introduction et la conclusion, ce travail comportera
trois chapitres répartis comme suit :
· Le premier chapitre intitulé cadre
théorique est axé sur la définition de concepts et
analyse théorique des risques de crédit. Il facilite la
compréhension du contenu et fixe le lecteur sur la portée
d'utilisation des concepts de base de notre recherche.
· Le deuxième chapitre est axé sur la
présentation du champ d'investigation (RAWBANK).
· Le troisième porte sur la gestion des risques de
crédit à la RAWABAK.
CHAPITRE PREMIERE :
CADRE THEORIQUE
Dans ce chapitre, nous avons fait usage de certains concepts
de base et approche théorique du risque de crédit; qu'ils
échoient de donner au préalable leurs significations
conceptuelles afin de faciliter la compréhension du présent
travail.
SECTION I : DEFINITION
DES CONCEPTS
I.1. LA NOTION DE CREDIT
BANCAIRE
I.1.1.définition du crédit
Pour Petit-DUTAILLIS, « faire crédit,
c'est faire confiance, mais c'est aussi donner librement la disposition
affective et immédiate d'un bien réel ou d'un pouvoir d'achat,
contre la promesse que le même bien ou un bien équivalent vous
sera restitué dans un certain délai, le plus souvent avec
rémunération du service rendu et du danger couru, danger de perte
partielle ou totale que comporte la nature même de ce
service »23(*).
PRUCHAUD J., quant à lui, dit que « le
crédit bancaire est en général l'opération par
laquelle la banque met une somme déterminée à la
disposition d'un tiers appelé emprunteur moyennant l'engagement pris par
ce dernier de payer au banquier les intérêts convenus et de lui
restituer à l'époque fixée pour le remboursement, une
somme équivalente à celle qui lui a été
fournie »24(*).
Pour Bernard V. et COLLIJ.C, « le crédit est
un acte de confiance comportant l'échange de deux prestations
dissociées dans le temps, biens ou moyens de paiement contre promesse ou
perspective de paiement ou de remboursement »25(*).
Des trois définitions ci-haut reprises, nous
déduisons principalement trois notions inséparables dans l'octroi
des crédits.
Il s'agit entre autre de la confiance qui doit exister entre
les parties contractantes, et à cela s'ajoute le facteur temps qui est
extrêmement important dans ce genre d'opération. Enfin, le
crédit ne peut pas se séparer du risque.
I.1.2 Les éléments essentiels du crédit
bancaire
A. La confiance
Le terme crédit vient du latin credere c'est-
à- dire faire confiance 26(*).Cette notion est
nécessaire pour qu'une opération de crédit soit possible.
Du côté de la banque, cette confiance à l'égard de
son client se manifeste par les avances de fonds, l'exécution des ordres
donnés et l'indication des renseignements favorables.
Le client de son côté, doit être convaincu
que la banque ne lui retirera pas son appui au moment où il en a besoin
et qu'elle fera un usage strictement confidentiel des renseignements sur son
bilan et la marche de son entreprise.
La confiance est la base principale du crédit. Le
banquier croit au remboursement ultérieur de ses avances ou de
l'accomplissement de ses obligations par son client, dans le cas de
crédit par signature qui, potentiellement, peut déboucher sur un
crédit de décaissement.
B. L'élément temps
Il est
un autre élément que celui d'ordre psychologique (confiance, qui
doit être pris en considération).
C'est le temps, ou le délai fixé pour le
remboursement par le client des avances lui consenties ou des obligations qu'il
doit prester dans le cadre d'un crédit de signature du banquier. Ce
second facteur influe directement sur celui qui précède. Plus le
délai demandé est long, plus le prêteur pourra craindre que
l'opération ne se liquide pas normalement, et plus il se
méfiera.
C. L'élément risque
Le risque, quant à lui est aussi un
élément déterminant toute opération de
crédit. Il est de deux degrés : d'un côté, il y
a le risque d'immobilisation qui consiste dans le retard pour le client
à rembourser son crédit. De l'autre côté, il y a le
risque d'insolvabilité qui consiste en la perte définitive d'une
créance. En gestion de la défaillance, ce risque aussi connu
comme le risque de la défaillance, est lié à
l'incapacité du client de respecter les termes du contrat de
prêt.
I.1.3 La typologie des
crédits
JOHN
STUART27(*) classe les différents types de
crédits en fonction de certains critères notamment la
durée, le degré de libéralité des banques, l'objet,
la forme et d'après l'origine des crédits.
I.1.3.1. Les types des crédits selon la
durée
Selon ce critère, on
distingue :
ü les crédits à court terme ;
ü les crédits à moyen terme ;
ü les crédits à long terme.
a) Les crédits à court terme
Les crédits à court terme sont des
crédits dont la durée est inférieure à deux ans.
Généralement consentis par les banques de dépôts,
peuvent rentrer dans cette catégorie : les bons de trésor,
les engagements par signature (aval, caution, acceptation), les crédits
par caisse (escompte, avance en compte courant, facilités de caisse ou
découverts), les crédits de campagne.L'entreprise sollicite ce
genre de crédit pour réaliser une opération d'exploitation
qui, une fois terminée, servira à rembourser à son
banquier.
b) Les crédits à moyen terme
Le moyen terme s'étend approximativement entre 2 et 7
ans au maximum. Les crédits à moyen terme oscillent entre les
crédits à court terme et les crédits à long terme.
Certains les appellent des « crédits à long terme
courts » tandis que d'autres les appellent des
« crédits intermédiaires ». Ils servent au
financement des activités rentables à moyen terme (ex :
construction).
c) Les crédits à long terme
Les crédits à long terme peuvent, en
matière commerciale commencé à 5 ans. Mais du point de vue
des finances de l'Etat, cette durée ne constitue véritablement
pas du long terme, il faut qu'elle soit encore plus longue. C'est ainsi que
l'on le définit à partir de 7 ans. Les entreprises
préfèrent ce genre de crédit lorsqu'elles investissent
dans des projets qui donneront des résultats qu'à long terme
(ex : usine).
I.1.3.2 Les types des crédits selon le
degré de libéralité des banques
Selon le degré de
libéralité des banques, on distingue les crédits
mobilisables des crédits non mobilisables. En RDC, on parle des
crédits mobilisables lorsque la banque centrale autorise à une
banque de débloquer un crédit et lui donne en même temps
son accord sur le refinancement d'une partie du crédit.
I.1.3.3 Les type des
crédits selon leur objet
Tout banquier a besoin de savoir ce qu'en est de l'utilisation
du crédit sollicité par son client. C'est pourquoi il exige
à l'emprunteur d'indiquer ses projets afin que le banquier puisse savoir
s'il vaut la peine de les financer.
On distingue, généralement, selon l'objet du
crédit :
ü les crédits d'exploitation ;
ü les crédits d'investissement.
a) Les crédits d'exploitation
Ces crédits sont destinés à :
· faciliter les approvisionnements (c'est-à-dire
les biens et les services nécessaires à la fabrication) ;
· permettre la transformation des matières et
fournitures en produits finis (c'est-à-dire permettre l'acquisition de
ces matières et fournitures et le paiement du personnel de
l'usine) ;
· faciliter la commercialisation des biens produits ou
achetés en finançant les frais de livraison,
d'après-vente, de publicité, etc.
Nous constatons que ces crédits ont une durée
courte car le cycle d'exploitation d'une entreprise est
généralement inférieur à une année.
b) Les crédits d'investissement
Ils sont destinés à l'acquisition soit des
investissements corporels (machines, matériels et outillages, etc.) soit
des investissements incorporels (financement de frais d'établissement,
le financement des dépenses de recherche et de développement,
l'achat ou la mise en place du fonds de commerce, etc.)
I.1.3.4 Les types des
crédits selon leur forme
Cette typologie est définie suivant le degré de
liberté dans l'utilisation de ces crédits.
Ainsi on distingue :
o Les crédits liés au projet dont les
bénéficiaires n'ont pas le plein droit d'en utiliser à
leur gré. Le prêteur les leur donne après qu'ils aient
présenté le projet à financer et les bailleurs de fonds
analysent la viabilité et la fiabilité du projet pour accorder le
financement. Son niveau dépend principalement du volume d'investissement
ainsi que du schéma de financement intérieur et celui attendu de
l'extérieur. Ils bénéficient de ces crédits
à des fins précises et clarifiés par les bailleurs de
fonds.
o Les crédits non liés dont l'utilisation par le
bénéficiaire est libre. Il ne doit pas présenter des
projets aux bailleurs c'est le genre le plus rare dans les pays pauvres.
I.2.NOTIONS DES RISQUES
BANCAIRES
I.2.1. définition du crédit
Appelé aussi risque de contrepartie ou risque de
défaut, c'est le principal risque qui menace le bien être des
établissements de crédit, d'où il désigne le risque
de défaut des clients ainsi que la dégradation de la situation
financière d'un emprunteur face à ces obligations. D'après
GODLEWISKI C. J.,28(*) le risque de crédit peut être
défini comme un non performance de la contrepartie engendrant une perte
probable au niveau de la banque. De plus ce risque dépend de la
probabilité de défaillance de contrepartie que ce soit un pays,
un particulier, une entreprise ou un établissement de crédit avec
laquelle la banque est engagée.
Le risque correspond à l'occurrence d'un fait
imprévisible, ou à tout le moins certain, susceptible d'affecter
les membres, le patrimoine, l'activité de l'entreprise et de modifier
son patrimoine et ses résultats.29(*)
De cette définition nous pouvons retirer deux
éléments essentiels qui caractérisent le risque dans le
milieu bancaire :
o Le caractère aléatoire et imprévisible
(qui est à l'origine du risque).
o L'enjeu lié aux résultats et pertes futurs de
la banque (conséquence finale).
I.2.2 nomenclature des risques bancaires
Plusieurs classifications des risques bancaires peuvent
être proposées. Néanmoins, les banques ont tendance
à adopter la classification proposée par le nouvel accord de
Bâle (ou Bale II), qui distingue trois grandes catégories,
à savoir :
Ø Le risque de crédit ;
Ø Le risque de marché ;
Ø Le risque opérationnel.
I.2.2.I. le risque de
crédit:
Le risque de crédit est le risque le plus important et
le plus dangereux auquel est exposée une banque. Cette dernière
doit accorder une attention particulière à sa gestion afin de ne
pas être en proie à ses conséquences.
Le risque de crédit peut être défini
comme la perte potentielle consécutive à
l'incapacité par un débiteur d'honorer ses engagements30(*). Il désigne
également, d'une façon plus large, le risque de perte lié
à la dégradation de la qualité de la contrepartie qui se
traduit par une dégradation de sa note.
Le risque de crédit peut prendre plusieurs appellations
: on parle de risque de contrepartie dans les transactions de prêt sur le
marché interbancaire et financier, et de risque de faillite ou de
crédit proprement dit, pour les transactions sur le marché de
crédit.
On distingue trois types de risque de crédit: le risque
de défaut, le risque de dégradation
du spread et le risque lié à l'incertitude du
recouvrement, une fois le défaut survenu.
a) Le risque de défaut:
Cette forme de risque est associée à
l'occurrence d'un défaut, caractérisée par
l'incapacité de la contrepartie à assurer le payement de ses
échéances.
Le Comité de Bâle dans son second document
consultatif, considère un débiteur est en défaut lorsque
l'un ou plusieurs des événements suivants est constaté :
Ø L'emprunteur ne remboursera vraisemblablement pas en
totalité ses dettes (principal, intérêts et commissions)
;
Ø La constatation d'une perte portant sur l'une de ses
facilités : comptabilisation d'une perte, restructuration de
détresse impliquant une réduction ou un
rééchelonnement du principal, des intérêts ou des
commissions ;
Ø L'emprunteur est en défaut de paiement depuis
quatre-vingt-dix (90) jours sur l'un de ses crédits ;
Ø L'emprunteur est en faillite juridique.
b) Le risque de dégradation
du Spread:
Le spread de crédit est la prime de
risque qui lui est associée. Sa valeur est déterminée en
fonction du volume de risque encouru (plus le risque est élevé,
plus le spread l'est).
Le risque de dégradation
du spread est le risque de voir se dégrader la
qualité de la contrepartie (dégradation de sa note) et donc
l'accroissement de sa probabilité de défaut. Cela conduit
à une hausse de sa prime de risque, d'où la baisse de la marge
sur intérêts.Ce risque peut être mesuré d'une
façon séparée pour chaque contrepartie ou globalement sur
tout le portefeuille de crédit.
c) Le risque de recouvrement:
Le taux de recouvrement permet de déterminer le
pourcentage de la créance qui sera récupéré en
entreprenant des procédures judiciaires, suite à la faillite de
la contrepartie. Le recouvrement portera sur le principal et les
intérêts après déduction du montant des garanties
préalablement recueillies.
Le taux de recouvrement constitue une source d'incertitude
pour la banque dans la mesure où il est déterminé à
travers l'analyse de plusieurs facteurs :
Ø La durée des procédures judiciaires qui
varient d'un pays à un autre ;
Ø La valeur réelle des garanties ;
Ø Le rang de la banque dans la liste des
créanciers.
I.2.2.2 le risque de
marché:
C'est le risque de perte d'une position de marché
résultant de la variation du prix des instruments détenus dans le
portefeuille de négociation ou dans le cadre d'une activité de
marché dite aussi de « trading» ou de
négoce.
Le risque de marché englobe trois types de risques :
§ Le risque de taux d'intérêt
: il désigne le risque de voir les résultats de la
banque affectés à la baisse suite à une évolution
défavorable du taux d'intérêt.
§ Le risque de change : il
se traduit par une modification de la valeur d'un actif ou d'un flux
monétaire suite au changement du taux de change.
§ Le risque de position sur actions et produits de
base : qui se traduit par une évolution défavorable des
prix de certains produits spécifiques (les actions, matières
premières et certains titres de créances).
I.2.2.3 le risque
opérationnel:
Le comité de Bâle définit le risque
opérationnel comme « le risque de pertes directes ou
indirectes résultant d'une inadéquation ou d'une
défaillance attribuable à des procédures, des agents, des
systèmes internes ou d'événements
externes ». Il renvoie donc à des inefficiences de
l'organisation et du management de l'institution.Sont inclus dans cette
définition : Le risque juridique, le risque informatique, le risque
comptable, le risque déontologique, fraudes, pertes et vols. Sont exclus
: le risque de réputation et le risque stratégique.
Le risque opérationnel correspond à une
série de pertes occasionnées par la gestion de
l'établissement qui ne sont pas liées directement au risque de
marché ou de crédit. La spécificité de ce risque
réside dans la difficulté de sa quantification, ce qui rend sa
gestion assez complexe.
Dans le nouveau ratio de solvabilité du comité
de Bâle, le risque opérationnel fait l'objet d'une exigence de
fonds propres.
· Le risque
général
Le risque général dépasse le cadre de
l'affaire au profit de laquelle le crédit est sollicité, pour
frapper l'économie d'une nation entière, d'une région voir
la situation internationale. Le risque général est difficile
à prévoir, et il est encore plus difficile d'y parer.
Leur prévision, même lorsqu'elle est possible,
est à elle seule un élément de trouble pour les affaires.
Le risque général est :
a) Le risque économique
Le risque économique est caractérisé par
les crises « économiques » par un repliement
général de l'activité économique. Le passage d'une
crise économique est marqué par les difficultés
commerciales ou financières pour la plupart des entreprises et par un
accroissement du nombre des dépôts de bilans.
b) Le risque monétaire
Les troubles monétaires amènent les
gouvernements à prendre des mesures telles que la suspension des
paiements envers l'étranger. Dans certains pays, des défaillances
de banques ont entraîné des séries de faillite.
c) Le risque politique
Le risque politique réside dans les révolutions,
les guerres civiles et étrangères. Les guerres entraînent
des fermetures d'entreprises, des réquisitions, des destructions. Elles
peuvent être à l'origine de moratoires qui paralysent les
règlements.
d) Le risque social
Le risque social est caractérisé par les
troubles sociaux. Les troubles sociaux peuvent s'accompagner de grèves,
d'émeutes, de pillage, et sont parfois aussi préjudiciables
à telle ou telle entreprise que les guerres étrangères.
e) Le risque naturel
Il faut noter également les conséquences
d'événements naturels tels que des inondations, des
sécheresses, des incendies, des épidémies, des invasions
de parasites, qui peuvent frapper des régions plus ou moins
étendues.
f) Le risque de change :
Ce type de risque trouve sa naissance dans les
établissements financiers, à partir des opérations de
prêts et d'emprunts à plus d'un an, en monnaie
étrangère. En d'autre terme la banque supporte cette
catégorie de risque lorsqu'elle se trouve face à une
évolution défavorable du taux de change. En outre, il est aussi
remarquable qu'il existe une interaction entre le risque du taux et celui de
change.
g) Le risque de liquidité :
Ce type de risque désigne l'insuffisance de
liquidité bancaire pour faire face à ces besoins inattendus. En
effet, ce risque peut conduire à la faillite de la banque suite à
un mouvement de panique des déposants, qui peuvent demander leurs
dépôts au même temps. Le recoure aux retraits massifs des
fonds par les épargnants, ainsi que leurs inquiétudes sur la
solvabilité de l'établissement bancaire, peut aggraver la
situation de cette dernière et entraîne ce qu'on appelle
« une crise de liquidité brutale ».31(*)
h) Le risque pays :
D'après MIKDASHIZ32(*) le risque pays,
s'applique aux différente formes d'endettement qu'ils s'agissent de
créances non négociables (bancaires ou non bancaires), ou de
titres de portefeuille d'investissement ou de négoce et provient de
l'incapacité ou de refus d'un pays à fournir des devises
nécessaires pour satisfaire les engagements financiers de l'Etat ou des
agents économiques privés opérant dans ce pays.
I.3 NOTIONS SUR LA BANQUE
I.3.1 Définition
Selon A. VEYRENC, « la banque apparaît
comme le trait d'union entre le travail en quête de capitaux pour
produire, et le capital en quête de travail pour
fructifier ».33(*)
Quant à PhilippeGARSUALT et Stéphanie PRIAMI ,
« sont regroupées dans la catégorie des banques,
l'ensemble des personnes morales qui effectuent à titre de profession
habituelle les opérations suivantes : la réception des
dépôts de la clientèle, accorder des crédits
à tout type de clientèle et pour toute durée, mettre en
place et gérer les moyens de paiement, effectuer des opérations
connexes à leur activité principale : change, conseils et
gestion en matière de patrimoine pour les particuliers, conseils et
gestion au service des entreprises ».34(*)
La banque est un organisme financier qui concentre les moyens
de paiement, assure la distribution du crédit, le change et
l'émission des billets de banque. Généralement cette
dernière fonction est assurée par une seule banque dans la
notion : la banque centrale35(*).
La banque reçoit les dépôts d'argent de
ses clients, gère leurs moyens de paiement et leur octroie des
crédits. Si le métier principal de banquier et le commerce
d'argent, les économistes insistent bien sur le fait que la banque est
le principal agent de création de la monnaie.
I.3.2 Métiers et fonction
de la banque
a. L'activité de la banque
A ce jour, l'activité bancaire est complètement
diversifiée, cependant ses métiers de base restent
l'intermédiation et la gestion des moyens de paiement. Ainsi donc, la
règlementation bancaire retient trois opérations, à
savoir :
ü La réception des fonds du public ;
ü Les opérations des crédits ;
ü La mise à la disposition de la clientèle
et la gestion des moyens de paiement36(*).
De ce fait, cinq catégories d'établissements de
crédits sont aujourd'hui distinguées, c'est notamment la banque,
la banque mutualiste et coopérative, la caisse d'épargne (caisse
de crédits), les sociétés financières, les
institutions financières spécialisées. La banque reste la
plus importance dans les principaux domaines d'activités malgré
la forte progression des banques mutualistes et coopératives.
Ainsi la banque exerce 3 types de métiers :
1°. L'intermédiation
financière
Consistant tout de même en la collecte des fonds
à vue ou à court terme, à moyen et long terme et en octroi
des financements par crédit c.à.d. par créances non
négociables et par acquisition des titres c.à.d. des
créances négociables.
2°. Les activités de
marché
Les activités que la banque mène sont soit pour
son propre compte. C'est notamment les opérations sur instruments
financiers. C'est notamment le trading ou opérations
spéculatives sur les titres, les changes et les instruments, mais
également les opérations d'arbitrage sur les mêmes
supports.37(*)
3°. Les prestations de services pour le compte de
tiers
C'est à l'occurrence la gestion et mise à
disposition des moyens de paiements, la tenue des comptes et la mise à
disposition des supports de paiement tels que le chèque, carnet de
paiement, etc.
Notons également que la gestion d'actif pour le compte
des tiers soit collectivement comme le cas d'OPCVM ou soit individuellement
comme la gestion du patrimoine. La banque est en fin le conseiller et
l'ingénieur financier des agents économiques.
b. Les fonctions économiques
Ses fonctions sont tout à fait assimilables aux
fonctions économiques des intermédiaires financiers. Comme
l'estime Michael PARKIN, c'est parce que les banques rendent 4 services pour
lesquels les particuliers et les entreprises sont prêts à payer.
Il s'agit de :
1°. La création de
liquidité
La banque crée de liquidité, c'est-à-dire
les éléments d'actifs qui peuvent être convertis en monnaie
rapidement et sans une constatation d'une grande perte. A cela certains
éléments de passif des institutions financièressont
eux-mêmes de la monnaie ; d'autres sont des éléments
d'actifs, très liquides. Les institutions financières
créent des liquides en empruntant à court terme et en
prêtant à long terme.
Ils empruntent à court terme en acceptant des
dépôts qu'ils s'engagent à rembourser avec un
préavis (est même sans préavis dans le cas des
dépôts à vue)38(*).
2°. La réduction du coût des
emprunts
Les institutions financières notamment les banques
réduisent les coûts d'emprunt en permettant à l'entreprise
qui a besoin d'argent avec un seul prêteur. Cela veut tout simplement
dire que les banques contribuent à réduire l'asymétrie
d'information entre emprunteur et prêteur.
3°. La réduction des coûts de
surveillance des emprunteurs
En effet, prêter l'argent comporte des risques, car il
est toujours possible que l'emprunteur ne rembourse pas ce qu'il doit. Ainsi
les banques montent des mécanismes pour en fin booster ces derniers
à rembourser leur dû.
4°. Le partage ses risques
Nous venons de le dire tantôt qu'il est risqué de
prêter l'argent, car si l'emprunteur ne rembourse pas sa dette, l'argent
prêté est une perte totale, perte qui peut être
catastrophique pour un particulier. Ainsi pense Michael PARKIN que la banque
limite ce risque en prêtant à un grand nombre d'emprunteurs, le
manquement de l'un de ses obligations devient alors simple
désagrément. Les banques permettent ainsi aux agents de partager
efficacement ces risques. Des milliers des gens prêtent de l'argent
à la banque, laquelle prête à son tour à des
particuliers de telle sorte que si l'un d'eux ne rembourse pas sa dette, la
perte est repartie entre tous les déposants, c'est ainsi qu'aucun ne
s'expose au risque très élevé39(*).
1. LES DIFFERENTS TYPES DE BANQUES
Notons d'abord que les banques sont subdivisées en deux
catégories : la banque centrale et les banques commerciales.
a. La banque centrale
Elle se définit comme l'institution qui se situe au
centre des systèmes de paiements pour garantir le règlement et
contrôler l'expansion de la masse monétaire. C'est l'institution
considérée comme apte à préserver la confiance dans
la monnaie du pays40(*).
Elle est autrement définie comme l'autorité
publique chargée de :
ü Contrôler le financement de l'économie en
assurant l'émission des billets de banque et en octroyant des
crédits aux banques commerciales dans le cadre de la politique ;
ü Surveiller et gérer les moyens de paiement
liés en particulier à la compensation des chèques
interbancaires.
ü Elle soutient en fin la solidité du
système financier et bancaire du pays41(*).
La constitution de la RDC dit en son article 176 qu'elle a
pour mission de :
1. La garde des fonds publics ;
2. La sauvegarde et la stabilité
monétaire ;
3. La définition et la mise en oeuvre de la politique
monétaire ;
4. Le contrôle de l'ensemble de l'activité
bancaire ;
5. Conseil économique et financière du
gouvernement42(*).
b. Les banques commerciales
Selon l'activité principale qu'elles exercent, on peut
distinguer 4 grandes catégories (dits métiers bancaires) des
banques, à savoir :
1. Les banques de détail ou
traditionnelles
Ce sont des établissements financiers recevant des
dépôts à vue ou à terme, spécialisées
dans la distribution des crédits à court terme par l'escompte,
avance sur garanties43(*).
En plus de ces opérations, les banques de
dépôts louent des guichets pour les placements des
émissions de valeurs mobilières, la souscription de bon de
trésor sur formule par le public.
2. Les banques d'affaires
Ce sont des entreprises dont l'activité principale est,
outre l'octroi des crédits, la prise et la gestion de participation.
3. Les banques des marchés
Elles sont spécialisées notamment dans les
opérations de marché des capitaux et caractérisées
par la prédominance des opérations sur titre, sur instruments
financiers interbancaires et la quasi-absence des opérations avec la
clientèle non financière.
4. Les banques universelles
En fin, ces banques contrairement aux
précédentes qualifiées de banques
spécialisées, ces banques exercent toutes les activités
bancaires possibles, élargissant même leur gamme à d'autres
activités non bancaires.
I.3.2.Le système bancaire congolais
En
république démocratique du Congo, le système bancaire est
de type » ouvert », c'est à dire qu'aucune
barrière n'est érigée à la participation totale ou
partielle des privées étranges dans le capital social des banques
locales. Depuis 1957, le législateur national fait obligation à
toutes les banques oeuvrant comme succursales au Congo, de se constituer en
sociétés de droit congolais.la concentration bancaire est un
trait majeur du système congolais tant au plan économique que
spatial. D'une part, il y a décomposition de l'ensemble des banques en
deux sous ensemble hétérogène et inégaux
(les « majors », qui drainent l'essentiel des
dépôts et des crédits, et les autres banques de moindre
importance).d'autre part, ces banques maintiennent une présentation plus
marquée à Kinshasa et à Lubumbashi que dans le reste du
pays.
Le système bancaire congolais est techniquement faible
et tourné vers l'extérieur. Cette situation fait que, sur le plan
opérationnel, les banques commerciales s'accrochent plus aux techniques
liées aux Operations d'import-export. L'importance accordée au
commerce extérieur constitue une faiblesse structurelle qui ne met pas
le secteur bancaire à l'abri des soubresauts de la conjoncture
économique. Les crédits bancaires à décaissement
concernent essentiellement les opérations courtes tandis que du
côté ressources, les dépôts à vue
représentent une proportion de loin plus importante que celle des
dépôts à vue44(*).
Un bon système bancaire est celui où des banques
commerciales appuient ce qui semble être de bons paris d'investissement
dans le secteur privé45(*). Pour renchérir un système bancaire
sain est caractérise par l'absence de problème de
liquidité au sens où les banques peuvent aisément
accroître leur capitalisation, l'inverse prévaut pour un
système bancaire en péril46(*).
I.3.2.1. La
régulation bancaire en RDC
En RDC, la régulation des institutions bancaires et non
bancaire est régit par les textes suivants (que vous pouvez consulter
dans le numéro spécial du journal officiel de mai 2002)
· Loi n° 002/2002 du 02 février 2002 portant
dispositions applicables aux coopé ratines d'épargne et de
crédit ;
· Loi n° 003/2002 du 02 février 2002 relative
au control des établissements de crédit ;
· Loi n°005/2002 du 07 mai 2002 relative à la
constitution, à l'organisation et au fonctionnement de la banque
centrale du Congo.
· La loi n°003/2002 du 2 février 2002 est
venue remplacer l'ordonnance - loi n°72 - 004 du 14 janvier 1972, dite
« loi bancaire », relative à la protection de
l'épargne et au control des intermédiaires financiers.
Elle définit désormais un cadre unique couvrant
l'ensemble des activités du secteur financier dont certains
échappaient aux dispositions de l'ordonnance - loi
précitée. De ce point de vue, elle subdivise les
opérations de banque en trois catégories distinctes, à
savoir :
ü La réception des fonds au public.
ü Les opérations de crédit et
ü Les opérations de paiement et la gestion des
moyens de paiement.
La nouvelle « loi bancaire » regroupe,
sous le vocable nouveau d'établissement de crédit, les
entreprises limitativement identifiées ci - âpres :
ü Les banques ;
ü Les coopératives d'épargne et
crédit ;
ü Les caisses d'épargne ;
ü Les institutions financières
spécialisées ;
ü Les sociétés financières.
En même temps que le législateur réserve
le monopole de la réalisation de banque aux seuls établissements
de crédit, il instaure une protection contre l'usage abusif des termes
banque, coopérative d'épargne et de crédit, caisse
d'épargne, société financière, institution
financière spécialisée.
Et selon cette même loi bancaire, les
établissements de crédit sont tenus, avant d'exercer leurs
activités, d'obtenir l'agrément de la banque centrale. Cet
agrément est subordonné à certaines conditions de fond
dont l'existence et la réunion sont contrôlées par la
banque centrale lors de l'instruction de la demande d'agrément. Ces
conditions sont d'ordre juridique et économique.
Les conditions d'ordre juridique sont :
ü Les banques doivent être constituées sous
la forme de société, par actions à responsabilité
limitée
ü Elles doivent justifier d'un capital minimum
libéré déterminé par la banque centrale ;
ü Ses dirigeons ne doivent pas être frappés
pas l'interdiction professionnelle.
ü Les conditions d'ordre économique portent sur
l'existence d'un besoin économique évident justifiant
l'implantation de l'Etablissement de crédit ainsi que
l'adéquation des moyens techniques et financiers au programme
d'activité. Il y a également l'obligation pour la banque centrale
de éviter s'assurer de la crédibilité des promoteurs pour
éviter notamment l'introduction dans le circuit financier des capitaux
d'origine criminelle.
ü Le retrait d'agrément est prononcé par
banque centrale. Il entraine la radiation de la liste des Etablissement de
crédit.
La nouvelle loi bancaire prévoit la mise en place d'un
ou de plusieurs systèmes de protection de dépôts en vue de
préserver l'intégrité de système financier lorsque
la situation d'un Etablissement de crédit en difficulté l'exige.
L'objectif vise est de limiter la probabilité de retraits massifs. Cette
même loi bancaire consacre la pratique de mise à l'index. A
côté des sanctions pénales, elle prévoit une
batterie de sanctions disciplinaire pour contribuer à l'assainissement
au système financier et à la sécurisation des
épargnants. En fin, obligation est faits à tout
établissement de crédit de dotés en qualité de
commissaires des personnes physique ou une personne morale, ceux parmi les
commissaires aux compte agrées par la banque centrale.
1. Asymétrie d'information
A ce propos, le concept d'asymétrie d'information,
d'anti sélection et de risque morale se relèvent
particulièrement utiles pour comprendre les choix des Etats dans la
conception de leur forme de régulation bancaire aussi dans les pays
industrialisés.
Au point de vue de la règlementation prudentielle, il
existe sept domaines fondamentaux dans lesquels s'exerce la
règlementation bancaire47(*) :
· Le filet de sécurité publique ;
· La limitation des risques et les exigences en fonds
propres ;
· La supervision bancaire par agrément et
contrôle ;
· L'évaluation des contrôles internes des
risques ;
· Les exigences de communication
financière ;
· La protection des consommateurs ;
· Les restrictions de concurrence.
Les banques sont fragiles, elles sont vulnérables
à des pertes de confiance des déposants, c'est-à-dire
à des ruées bancaires qui se traduisent par des retraits massifs
de dépôts. Comme ce phénomène, n'affecte pas que des
banques insolvables, mais que, par contagion, il peut
dégénérer en panique et atteindre aussi des banques
solvables, il faut un filet de sécurité pour éviter
l'effondrement de tout le système bancaire et financier. Le coût
de sauvetage étant généralement hors de portée des
acteurs privés, le filet de sécurité sont publics
puisqu'ils engagent des fonds de l'Etat, comme aux Etats-Unis avec
l'institution d'un système d'assurance des dépôts, le
« Fédéral de position insu rance corporation »48(*).
En l'absence de filet de sécurité, les banques
sont toujours incitées à prendre trop de risque pour une banque,
les activités risquées sont censés être plus
rémunérateurs, mais en cas de défaut, la banque fera faire
faillite et les déposants seront lésés. Si les
déposants étaient capables de surveiller librement leur banque en
accédant aux informations sur ces risques, ils retireraient sans
délai leurs dépôts des que ces risques deviendraient
excessifs Les réglementations bancaires limitant la détention
d'actifs risqués et imposant les exigences en fonds propres (avec un
minimum de capital légal) ont pour objet de réduire ce danger
potentiel coûteux pour les contribuables.
La banque peut offrir à des escrocs ou des
entrepreneurs à l'ambition démesurée le moyen de
développer des activités hautement spéculatives.La
délivrance d'une licence, d'une charte ou d'un agrément des
dirigeants permet d'évincer ces indésirables des projets de prise
de contrôle des établissements bancaire et du prévenir
ainsi l'anti-sélection.
L'existence d'asymétries d'information suggère
aussi que les consommateurs ne seraient pas suffisamment informés pour
se protéger pleinement. La réglementation relative à la
protection des consommateurs peut prendre différentes formes. Aux
Etats-Unis, le principe ou sincérité des conditions de prêt
reconnu par la loi protection du consommateur en joint à tous les
prêteurs, et pas seulement aux banques, d'apporter des informations aux
consommateurs sur le prix de l'emprunt, qui incluent le taux annuel effectif
global et l'ensemble de ces financiers du prêt.
L'augmentation de la concurrence instaure un risque moral et
elle peut aussi inciter les banques à prendre plus de risques dans le
choix de leurs prêts. La chute de la profitabilité
résultant du renforcement de la compétition peut pousser les
gestionnaires à accepter plus de risques pour maintenir le niveau
antérieur de profit. De ce fait, de nombreux Etats ont
légiféré afin de protéger les banques d'une trop
forte concurrence49(*).
2. L'effet de la qualité de
l'emprunteur
En effet, l'emprunteur constitue un grand déterminant
du taux d'intérêt. Parce que les gros emprunteurs ont l'avantage
d'effectuer les émissions nombreuses et pour des montants importants, ce
qui assure la liquidité des titres. Ainsi l'épargnant sait que la
pression de l'offre et de la demande sera faible.
Par ailleurs, la probabilité de se faire rembourser
effectivement l'emprunt à échéance est plus ou moins
grande selon l'émetteur du titre.50(*)
On peut ainsi distinguer intuitivement différentes
classes de niveaux de risques de défaut de remboursement :
· L'Etat qui emprunte dans sa propre monnaie
présent un risque négligeable ;
· L'entreprise garantie par l'Etat ;
· Les banques et les entreprises ;
· L'entreprise commerciale qui vient de se créer
un grand nombre d'entre elles feront faillite au bout de quelques années
d'existence.
3. Les banques et le canal des
crédits
En effet, les effets de la gestion des crédits peuvent
se faire sentir soit directement sur le volume des crédits (canal au
sens strict), soit indirectement via la profitabilité bancaire ou le
niveau de risque de non-remboursement (canal au sens large).
Pour tout comprendre, ce raisonnement suppose que les banques
ne peuvent substituer au refinancement de la B.C d'autres ressources en
provenance de marchés financiers (certificats de dépôts,
obligation, action). Cependant, la possibilité du refinancement par le
marché concerne une banque en particulier. Elle a moins de sens au
niveau agrégé qui nous intéresse. La permanence de ce
mécanisme dépend du type de politique monétaire suivie. A
ce niveau, deux options avaient été distinguées :
celle du multiplicateur de la base monétaire et celle du diviseur. Dans
le premier cas, la banque centrale fixe un objectif quantitatif sur la base
monétaire. En second cas, l'objectif est une cible de taux
d'intérêt et il n'y a pas de pression exercée par le canal
des crédits au sens strict. Par contre, par le canal de crédit au
sens large, le taux d'intérêt joue de façon indirecte sur
l'octroi de crédit à travers la valorisation des garanties
d'emprunteurs, à l'actif de la banque et la modification de la marge
d'intermédiation perçue par la banque.
Section II : ANALYSE THEORIQUE DE GESTION DE RISQUE DE CREDIT
Beaucoup des questions résident
lorsque l'on parle de gestion des crédits. Et puisqu'il s'agit d'une
matière sensible dans le cadre des banques, inspirons-nous des analyses
de Bernard TAILLEFER sur « le guide de la banque pour
tous.
2.1 LE PROCESSUS DE DECISION
DANS L'OCTROI DES CREDITS
De la qualité du processus de
décision, mais aussi du niveau de formation des décideurs
dépendra le bon dénouement du crédit. Pour mieux
appréhender cela, voyons-le dans ces cinq étapes essentielles de
la vie d'un crédit : la demande, la constitution du dossier, la
décision d'octroi, l'information du client et le déblocage.
a. La demande
Pour avoir accès au crédit, la banque
demande que cela soit fait par écrit pour éviter les
débiteurs fictifs. Ainsi le gérant de la banque devra inscrire
chronologiquement les demandes de crédits dans un registre. L'ordre de
priorité doit être défini par l'assemblée
générale. La banque peut servir les demandes urgentes puis les
crédits de compagne et ensuite les crédits d'investissement.
b. La constitution du dossier
Dans le cas d'un crédit à long terme ou d'un
montant élevé, le dossier comprendra :
§ L'identification du demandeur dont don numéro de
société, son numéro de compte de
dépôts ;
§ Les souhaits du demandeur : montant, durée
du crédit, montant à l'échéance et
fréquences des échéances ;
§ Les garanties : elles peuvent être de trois
types principaux, à savoir : les suretés réelles, les
cautions, les nantissements. De ce fait, il est recommandé à la
banque de créer elle-même son propre mode de validation.
c. La décision d'octroi
L'analyse de la demande sera faite par le conseil
d'administration. Elle sera consignée dans un procès-verbal du
conseil d'administration.
d. L'information à la
clientèle
Le conseil d'administration de certaines banques
dont la RAWBANK, ont pris l'habitude de réunir tous les
bénéficiaires de crédit afin de leur expliquer la
signification du crédit, lire avec eux le contrat de prêt,
indiquer la démarche à suivre en cas de difficulté de
remboursement.
e. Le déblocage : Il sera
assuré par le gérant de la banque sur base du protocole
établi par le conseil d'administration. Au moment du déblocage,
le gérant ne devra pas omettre de faire signer le débiteur et sa
caution éventuelle sur le contrat.51(*)
2.2 REGLES DE PRUDENCE EN
MATIERE DE GESTION DES CREDITS
En effet, la qualité du processus d'octroi
tel que décrit ci-dessus, est la première règle de
prudence à observer pour que les crédits octroyés soient
bien remboursés. Cependant, les promoteurs de la banque doivent aussi
observer d'autres règles de façon que le portefeuille de
crédits ne puisse menacer en aucune manière les
dépôts de ceux qui ont fait confiance à la banque. Ces
autres règles portent sur l'encours global de crédit, le plafond
individuel, les garanties, le processus de suivi et les mécanismes de
contrôle.
a. Encours des crédits
La limitation de l'encours autorisé de
crédit permet d'adapter le risque encouru sur les crédits
à la capacité de gestion du conseil d'administration et
éviter des pertes massives si le processus de décision n'est pas
correct.
b. Le plafond des crédits
Le crédit octroyé à chaque
demandeur doit nécessairement être plafonné. Imaginons
qu'une banque (RAWBANK) puisse prêter 5 millions de dollars
américains compte tenu de ses dépôts. Si elle prête
tout le montant à une seule personne, la survie de la banque
dépendra de ce seul bénéficiaire. Et s'il vient à
avoir un grave problème dans sa vie familiale ou sa vie professionnelle
et ne puisse plus rembourser et la banque n'existera plus.
C'est pourquoi, pour la meilleure gestion, la banque doit
plafonner en % les crédits à octroyer aux
bénéficiaires.
c. Les garanties sur les crédits
Ces cas sont tirés de la vie de chaque jour
et n'ont pas de caractère exceptionnel. Toutefois, par chance, tous les
emprunteurs d'une banque n'auront pas tous les mêmes difficultés
au moment même. Alors puisqu'il faut rendre l'argent aux
déposants, le crédit nécessite des règles
précises d'octroi et de possibilités de repli en cas de
défaillance du débiteur.
Certes, les banquiers se sont faits bien d'ennemis
avec l'exigence des garanties, pourtant celles-ci quasi inhérentes
à l'activité bancaire, à moins encore une fois, que la
banque n'ait d'autres mécanismes parfaitement fiables pour couvrir les
risques autrement qu'en puisant sur les dépôts des membres.
Par conséquent, il existe deux sortes de garanties. Les
garanties sur dépôt d'argent et les garanties sur bien
matériel.
1) Garantie sur dépôt d'argent
Le dépôt d'argent dans un compte ne
pose aucun problème pourvu qu'il soit nanti. Selon nos recherches
à cette question, le débiteur ne peut retirer cet argent pendant
la période du prêt. Il doit correspondre à un pourcentage
valable du prêt.
2) Garantie sur bien matériel
Sur cette question, bien d'éléments
suscitent notre interrogation. Comment estimer la valeur du bien ? Aussi
qui l'estime ? Le bien pourrait-il se vendre en cas de défaillance
de remboursement ?
Prenons l'exemple d'une maison à 3 étages sur
golfe météo, l'on constate que celle-ci n'a pas la même
valeur qu'une même maison sur l'avenue KIUBO à KATUBA III.
Après nos enquêtes, la valeur d'un bien
doit être estimée par la banque non en fonction de sa valeur
marchande c.à.d. le prix que l'acheteur pourrait payer au moment de la
vente de ce bien pour rembourser le prêt. Si l'opération se
déroule lors d'une vente publique, la valeur réelle du bien sera
souvent divisée par trois dans beaucoup des pays.
Il ne suffit pas qu'un bien soit donné en
garantie pour que le crédit soit couvert ; il faut encore que le
bien puisse se vendre effectivement.
De ce fait, les banques jouent avec le taux
débiteur pour orienter leurs prêts. D'ailleurs, cela est aussi
suite à la variation du taux auquel elles empruntent l'argent par les
mécanismes de refinancement, soit au regard du taux interbancaire.
3) Gestion des risques du taux d'intérêt
Puisque les banquiers sont assujettis aux
caprices des politiques monétaires, ils sont pourtant exposés aux
risques de taux d'intérêt. Quand il arrive que la banque centrale
annonce qu'il veut faire baisser le taux d'intérêt auquel les
banques se refinancent, il en va de même aux banquiers de rabaisser leurs
taux et se voient ainsi leurs titres placés perdre un peu de valeur.
2.3 LES FACTEURS
INFLUENÇANT LE RISQUE DE CREDIT
Le risque de défaut d'un client est très
difficile à appréhender en totalité, compte tenu du nombre
élevé de paramètres dont il dépend. Ces facteurs
peuvent être endogènes au client (entreprise) comme ils peuvent
lui être exogènes.
3.3.1 les facteurs endogènes au client
Ce sont les paramètres propres au client, qui peuvent
avoir une incidence sur la probabilité de défaillance de ce
dernier. Plusieurs facteurs entrent alors en jeu :
ü Le mode de gestion du client ;
ü Le profil des dirigeants (formation et
expérience) ;
ü Les procèdes de fabrication utilises (la
technologie) ;
ü La qualité des produits et son positionnement
sur la marche ;
ü La situation financière du client ;
ü Le pouvoir de négociation des fournisseurs et
des clients ainsi que leur dispersion ;
ü La politique commerciale ;
ü Le degré de sous-traitance ; etc.
2.3.2 Les facteurs exogènes au client
Ces paramètres sont les plus difficiles à cerner
et à prévoir ; ils sont liés à des facteurs
externes au client et qui peuvent influencer négativement la bonne
marche des activités du client. On peut citer de manière non
exhaustive :
ü La perméabilité du secteur
d'activité du client (les barrières d'entrée) ;
ü Pétard de la concurrence du secteur
d'activité du client ;
ü La situation conjoncturelle en générale
et du secteur d'activité du client en particulier ;
ü Les perspectives d'évolution du marché
ciblent par le client ; etc.
La maitrise et la gestion du risque de crédit sont des
impératifs catégoriques pour les acteurs du système
bancaire. Ces impératifs se justifient par l'existence de multiples
interdictions et obligations (maintien de la liquidité, poids des
clients-emprunteurs, limite d'exposition au risque, divers ratios de
gestion...) instaurées par les régulateurs et tutelles des
banques. Par ailleurs, les techniques de gestion de risque mises en place par
les banques concourent à répondre à cette
préoccupation.
Cependant en ce qui concerne une évaluation en termes
d'analyse des données exogènes et endogènes, les
détails suivants peuvent être observés :
-Les données exogènes
ü Implantation géographique :
considérer l'environnement de l'entreprise est un préliminaire
indispensable en matière d'évaluation du risque puisqu'une
entreprise n'est pas une entité vivant en autarcie : elle interagit
avec un ensemble d'acteurs extérieurs (autres entreprises, particuliers,
banques, assurances, Etats).
ü Considérations sur les perspectives
sectorielles : le secteur dans lequel l'entreprise exerce son
activité impacte lui aussi sur sa bonne santé
économique.
ü La situation macroéconomique : Ce
point concerne principalement les entreprises ayant une forte activité
internationale. Tributaire de multiples marchés opérant des
transactions sur plusieurs monnaies différentes, elles sont sensibles
aux aléas de l'économie mondiale et aux variations brusques des
taux de change entre devises.
-Les données endogènes
Pour cet aspect, ce sont principalement des critères
purement financiers qui entrent en ligne de compte et quelques calculs simples
peuvent donner une idée assez précise de la capacité d'un
client à rembourser sa dette en temps voulu, voici une liste non
exhaustive de données parlantes :
· Chiffre d'affaire annuel ;
· Niveau d'endettement actuel (à court et long
terme) ;
· Résultat d'exploitation ;
· Flux de trésorerie ;
· Disponibilités etRésultat financier.
2.4 LA LIMITATION DES RISQUES
DE CREDIT BANCAIRE
Selon Pierre CONSO, « On a pu constater
que le risque est omniprésent, multiforme, qu'il concerne tous les
collaborateurs de l'entreprise, et bien sûr la direction
générale, mais aussi les actionnaires au niveau du risque global
d'entreprise. Le combattre concerne donc tous les acteurs »52(*).
Il existe plusieurs moyens pour limiter les risques de
crédit bancaire. Ces moyens varient en fonction des suggestions des
différents auteurs. JACQUES F53(*).par exemple présente quatre moyens pour
limiter les risques de crédit bancaire :
ü la diversification des portefeuilles de
crédit;
ü études approfondies du futur
débiteur ;
ü la surveillance constante de la
solvabilité ;
ü la prise des garanties.
Quant à Pierre-Charles P54(*). Il propose les moyens pour
réduire le risque de taux d'intérêt en fonction des
aléas qui surviennent au niveau de la conjoncture économique
nationale et internationale.
2.4.1 La diversification des portefeuilles de
crédit
La
banque peut diversifier des crédits. En effet, il est périlleux
pour une banque de concentrer ces crédits sur quelques gros
bénéficiaires. Plus les crédits sont répartis entre
un grand nombre de bénéficiaires et d'émetteurs, plus la
probabilité de non remboursement est faible. La division des risques
constitue l'un des fondements de la fonction d'intermédiaire financier.
De même le financement exclusif d'un seul secteur de l'activité
économique et /ou une zone géographique expose la banque à
des difficultés élevées en cas de récession de ce
secteur ou cette zone.
2.4.2 Les études approfondies du futur
débiteur
La banque réduira les risques du crédit en
décidant de n'octroyer des prêts qu'aux personnes
présentant un faible risque de défaillance.
La banque doit vérifier que le montant des
remboursements et intérêts demandés est en correspondance
avec les revenus actuels et futurs du débiteur. Elle doit
également s'assurer que le client a le réel désir
d'honorer ses engagements ; elle peut pour cela, consulter les fichiers
d'incidents de paiement et de remboursement.
La banque a également la possibilité de
sélectionner ses clients à partir de leur situation familiale, de
leur niveau de revenu et de tous autres éléments servant à
différencier les clients défaillants des non défaillants.
La décision d'octroyer ou non un crédit à une entreprise
est prise au vu d'études de conjoncture de son secteur économique
et après examen de sa situation financière.
2.4.3 La surveillance constante de la
solvabilité
La solvabilité est une chose qu'il faut surveiller
continuellement. Il y a des gens solvables à un moment donné et
qui ne le sont plus ensuite. Cette solvabilité se rattache à la
notion du patrimoine. Elle dépend aussi des sûretés
stipulées.Faute de sûreté particulière, c'est
l'ensemble du patrimoine du débiteur qui constituera sa garantie.
Il faut se défier, il y a des richesses plus ou moins
sécurisantes pour le créancier. Le créancier prudent ne
dormira tranquille que si les biens de son débiteur sont disponibles,
faciles à dessaisir. Il comparera les disponibilités avec les
exigibilités pour savoir si d'autres créances ne mettent pas son
débiteur en difficulté.
Il sait enfin que certains biens comme le fonds de commerce
sont susceptibles de s'évanouir d'eux-mêmes si le débiteur
relâche ses efforts. Il y a aussi des gens extrêmement riches qui
ne paient pas leurs dettes. D'autres fortunes sont peut-être des biens
insaisissables.
2.4.4 . La prise des garanties55(*)
Pour
améliorer la sécurité de ces engagements, et surtout pour
se couvrir du risque de non remboursement, il que le banquier recueille des
garanties.
On distingue les garanties réelles et les garanties
personnelles.
2.6.4.1. Les garanties réelles
La
garantie réelle est un engagement qu'une entreprise met à la
disposition de sa banque sous forme d'un bien mobilier ou immobilier. On
distingue deux formes de garanties réelles :a) Le nantissement
Le nantissement est l'acte par lequel le débiteur remet
au créancier un bien en garantie de sa créance. Si le bien remis
en garantie est meuble, on parle de gage ; s'il s'agit des revenus
d'immeuble, on appelle cela l'antichrèse.
b)
L'hypothèque ou sûreté réelle
immobilière
L'hypothèque est une garantie coûteuse
comparativement au nantissement, elle est sollicitée en couverture de
crédit d'investissement. L'hypothèque se définit comme
étant l'acte par lequel le débiteur accorde au créancier
un droit sur un immeuble sans dessaisissement et avec publicité.
2.6.4.2. Les garanties personnelles
Appelé aussi « sûretés
personnelles ». Ces garanties sont constituées par
l'engagement d'une ou plusieurs personnes de rembourser le créancier en
cas de défaillance du débiteur principal. Elles se
réalisent sous les formes juridiques de cautionnement et de l'aval.
ü Le cautionnement : le cautionnement est
l'engagement pris par un tiers, appelé caution, de s'exécuter en
cas de défaillance du débiteur.
ü L'aval : l'aval est l'engagement apporté
par un tiers sur un effet de commerce pour en garantir le paiement. L'avaliste
est donc solidaire du débiteur principal. L'aval peut être
donné sur l'effet ou par acte séparé.
2.5 LES PHASES DE LA GESTION
DES RISQUES
La gestion des risques repose sur un processus de six
étapes56(*) :
1° Perception des
risques
La sensation du risque est un phénomène
très subjectif, voire irrationnel, lié à la façon
qu'à un individu de percevoir une situation dans son environnement. Ce
qui dépend pour une bonne part du capital culturel de l'individu et de
ses intérêts. Il peut d'ailleurs exister un décalage
d'appréciation entre les dirigeants et les employés. Sur ce,
l'entreprise doit mettre en place un dispositif de veille pour que la
perception du risque ne soit pas entravée par la divergence des points
de vue.
2° l'identification des
risques
Lors de la phase d'identification on portera l'attention non
seulement sur les causes, mais aussi sur les objets de risque, ressources de
l'entreprise potentiellement impactées par ces facteurs, en regardant
les criticités associées.
3° l'évaluation des
risques
On prend maintenant en compte l'ensemble des paramètres
de la vulnérabilité : causes, objets et conséquences
avec leurs gravités potentielles. Une première méthode
consiste à adopter une approche statistique, de même que les
mathématiciens ont voulu quantifier le hasard en inventant les
probabilités, les économistes ont voulu quantifier l'incertitude
économique en modélisant les risques.
4° Sélection des techniques de gestion
des risques
Les techniques ou les stratégies de gestion des
risquesvisent principalement les objectifs suivants :
· L'évitement :L'activité
présentant un risque est évitée. Du point de vue des
décideurs, cette stratégie est la moins risque et la moins
chère, mais elle est frein au développement de l'entreprise.
· L'acceptation : le risque est
accepté et l'on contracte une assurance si on souhaite le
transférer ou on le provisionne dans le compte de l'entreprise à
des fins de réduction des risques financiers. Cette approche ne permet
pas de protéger les ressources de l'entreprise tant qu'aucune
volonté de réduction du risque ne se manifeste.
· La réduction du risque : veille,
identification des risques par audit, analyse par recherche des facteurs de
risque et de vulnérabilité, maitrise par des mesures de
protection et prévention.
· Le transfère le risque de
crédit : à titre financier, le transfert de risque
s'établit lors qu'une assurance ou toute autre forme de couverture de
risque financier ou garantie financière est contracté par le
dirigeant confronté au risque. Ces garanties ne sont pas exhaustives
pour couvrir le risque économique et financier.
5° la mise en oeuvre
Cette étape consiste à mettre en oeuvre la
technique choisie, elle doit être réalise par une unité
clairement désignée, à cet effet, par exemple : la
direction des engagements pour le risque de crédit. Le principe
fondamental de cette étape de gestion des risques est de minimiser les
coûts attribués à la mise en oeuvre de la solution.
6° surveillance et reporting des risques
Le suivi permanant des risques est primordial, et ce afin de
s'assurer que les stratégies adoptées donnent des
résultats optimaux. En effet, au fil du temps et selon les
circonstances, il peut que les décisions initialement prises deviennent
incompatibles avec la conjoncture et de ce fait elles doivent être
modifiées ou carrément remplacées.
Le reporting est l'aboutissement logique de tout processus de
gestion, il s'agit d'une synthèse qui fait partir des
éléments clés sous une forme analytique, dont le contenu
et le niveau de détail dépend de la fonction du destinataire.
2.6 POLITIQUE DE GESTION DES
CREDITS A LA RAWBANK
2.6.1 Politique de crédit57(*)
En matière de crédit, la RAWBANK propose une
large gamme des produits. Ces crédits sont adaptés aux besoins
tant des grandes entreprises que des PME, des professionnels et des
particuliers.
A nos jours, tenant compte du
développement économique de ces dernières années et
de l'évolution du marché et des segments de clientèles qui
la composent, la RAWBANK est organisée pour répondre avec
efficience aux besoins des 4 principaux segments du marché :
· Les grandes entreprises locales et internationales
desservies par le département des Corporate & Institutional
Banking ;
· Les organismes institutionnels et les banques pris en
charge par le département financial institutions et
banks ;
· Les PME traitées par le département de
retail banking ;
· Les particuliers.58(*)
Avant tout octroi des crédits, la banque procède
à la mise en place des conditions et la préparation des mesures
se fait avec des données actives et comptables. Cet examen porte
sur :
Ø Les avoirs en compte du client ; les mouvements
de ce compte ; le chiffre d'affaires ; le fond de roulement ; la
garantie.
En effet, la banque pour des raisons de
prévention des risques, elle préfère accorder les
crédits des caisses aux clients sûres. Elle le fait en monnaie
tant national et étrangère. Toutefois, l'ordonnance loi
interdisant les transactions en monnaie étrangère a fait que la
banque diminue la part du crédit en monnaie étrangère. Par
contre, pour éviter les abus et les risques de non-paiement, elle
accorde plus de crédit à court terme et rarement à moyen
terme.
2.6.2
Catégories de clients de la RAWBANK
La RAWBANK possède une clientèle
diversifiée par leur profession et activité y-afférentes.
De ce fait, disons d'abord que pour être admis comme client de la
RAWBANK, il faut remplir les principes généraux
suivants :
1°) la banque accepte un client, elle fait une
étude minutieuse de celui-ci, dans le souci de sa réputation ;
2°) le client doit remplir les 4 éléments
suivants :
- User sur la réputation de la banque ;
- Respecter les règlements et lois en vigueur ;
- Agir en tenant compte de la confidentialité et au
secret individuel ;
- Etre solvable.
A ce qui concerne les sortes de clients, nous citons :
* Les grandes entreprises (nationales et
étrangères) ;
* Les organismes institutionnels et les banques ;
* Les particuliers, les professionnels et les PME.
2.7 LES THEORIES DES RATIOS ET NORMES PRUDENTIELLES DE LA
BCC
2.7.1 Ratio de rentabilité financière
(Return On Equity : R.O.E)59(*)
Le ROE mesure la capacité du
bénéficiaire d'une banque ainsi que la rentabilité des
capitaux investis par les actionnaires. Le ROE se définit de
manière très simple :
R.O.E= 10%
2.7.2 Ratio de rendement (Return On Assets :
R.O.A)
La rentabilité des actifs c'est la rentabilité
économique de la banque. Elle sert à mesurer la capacité
de la banque de rémunérer ses fonds propres. Ce ratio de
rentabilité des actifs permet d'apprécier l'efficacité
opérationnelle de la banque.
R.O.A= 1%
2.7.3 Ratio de coefficient d'exploitation (Cost Income
Ratio : C.I.R)
Ce ratio mesure l'efficience d'une banque rapportant les
charges d'exploitation au produit net bancaire(PNB).
C.I.R= ?70%
2.7.4 Ratio de levier (Leverage Ratio)
Ce ratio est calculé par le rapport des fonds propres
sur le total de l'actif. Cet indicateur est utilisé par la banque pour
évaluer la suffisance de ses fonds propres par rapport à la
taille de son bilan.
Le ratio de levier = 5%
2.7.5 Ratio de liquidité
La liquidité correspond à la capacité,
pour la banque, de financer des augmentations d'actifs et de faire face
à ses engagements lorsqu'ils arrivent à échéance,
sans subir de pertes inacceptables. Une gestion efficace du risque de
liquidité contribue à assurer la capacité d'une banque
à faire face à ses engagements en termes de trésorerie,
lesquels sont incertains, étant influencés par des facteurs
externes et par le comportement des autres agents.
La gestion de la liquidité a pour but d'assurer les
obligations de paiement dans toutes les devises concernées, de financer
la croissance des activités et d'assurer la continuité des
opérations en cas de crise.
La réglementation sur la liquidité prend
la forme d'un rapport entre d'une part, au numérateur, les actifs
disponibles et réalisables ou mobilisables à court terme, et
d'autre part, au dénominateur, le passif exigible à court
terme ou les engagements par signature susceptibles d'être
respecté.
Ratio de liquidité= 100%
2.7.6 Ratio crédits / dépôts
Ce ratio est calculé en exprimant les
prêts et avances à la clientèle (lignes de
crédit, escomptes, avances à terme fixe,découverts,
etc.) en pourcentage du total des dépôts (dépôts
à vue, dépôts à terme et dépôts
d'épargne).
Ratio de crédits/ dépôt
= 50%
2.7.7 Ratio de solvabilité
Ratio de solvabilité?20%
2.7.8 Ratio de couverture des risques
Le ratio de couverture des risques est le rapport entre les
fonds propres nets prudentiels et les actifs ajustés aux risques. Il
exprime le montant nécessaire des fonds propres de bases et
complémentaires que la banque doit détenir afin de couvrir leurs
risques de marché, de crédit et opérationnel. Dans le
cadre de la théorie bancaire et particulièrement concernant la
gestion des risques, ce ratio de synthèse est considéré le
plus intéressant pour l'évaluation des niveaux des risques
encourus par la RAWBANK.
Ratio de de couverture des risques?8%
2.7.9 Le taux de crédits non performants (taux
d'impayés)
Le taux de crédits non performants
(taux d'impayés)= ?3%
2.7.10 Ratio de distribution de crédit
Ce ratio met en relation l'opération à la
clientèle et le total bilan. Pour expliquer l'importance du
crédit au sein de la RAWBANK, nous allons nous basé sur ce
ratio.
Ratio de distribution de crédit= 
Section III : LES
APPROCHES DE GESTION DU RISQUE DE CREDIT60(*)
Le risque de crédit ainsi que son rôle important,
mettant en danger l'activité des établissements financiers, sont
au coeur des innovations et de développement des divers modèles
afin de mieux maîtriser et gérer ce risque de défaut d'une
manière plus efficace.
Dans ce cadre plusieurs méthodes sont destinées
à mesurer le risque de contrepartie, à côté de celle
statistique appelée aussi l'approche quantitative, on peut trouver
l'approche structurelle présentée par le modèle de Merton,
l'approche actuarielle connu sous le nom de rating, l'approche
macroéconomique et d'autre par le spread.
Il existe quatre
théories du défaut, qui permettent de conditionner les
modèles internes, d'où on trouve l'approche par les actifs ou
structurelle initiée par Merton, l'approche économétrique
appelée aussi macroéconomique, l'approche actuarielle et celle
par le spread.
3.1
L'approche structurelle : modèle de la firme
Cette approche qui trouve son application dans les
modèles bancaires d'analyse de portefeuille de crédit, son
avantage majeur est d'articuler le risque de crédit et la performance de
la firme, permettant une évaluation intégrée et
cohérente des divers titres émis par l'entreprise qu'ils
s'agissent des actions ou d'obligations convertibles, ou encore des dettes
risquées. Ainsi les modèles structurels sont
considérés comme une approche systématisée qui
remplacerait une démarche traditionnelle d'évaluation au cas par
cas du risque crédit de chaque firme à partir de
l'évolution de son comportement.
Pour les limites qui découlent de ces modèles de
la firme sont d'ordre conceptuel et pratique, du fait qu'il est difficile
à mettre en place la procédure d'évaluation de la
structure complexe des priorités de remboursement, en fonction de la
séniorité de toutes les dettes du passif et du hors bilan. De
plus ils trouvent généralement des difficultés à
rendre compte d'une manière convenable de la structure des
spreads de crédit observée, et de leurs
sensibilités à certaines variables (taux
d'intérêts), d'où ils ne prennent pas en compte de la non
convergence vers zéro des spreads de crédit pendant une
échéance courte même pour les entreprises moins
endettés.
3.2
L'approche macroéconomique
Ce type d'approche d'ordre macroéconomique
considère le défaut comme une fonction de la position d'un
secteur dans le cycle économique. En d'autre terme cette approche
consiste à évaluer la manière dont les différents
scénarios macroéconomiques peuvent affecter le risque d'un
portefeuille, d'où celui-ci est considéré comme une
agrégation « bottom-up » du risque propre à
chaque entreprise, et d'autre de type « top-down » qui
évalue des déterminants communs et applicables à
différentes catégories des débiteurs. Les facteurs
macroéconomique, comme le taux de croissance, le taux de chômage,
le taux de change, les taux d'intérêts etc.
3.3
L'approche actuarielle
Une nouvelle approche s'est développée
grâce au recours aux « rating » appelée aussi
notation de crédit, c'est l'approche actuarielle qui est similaire
à celle de management du risque de marché où aucune
hypothèse n'est faite sur la cause des mouvements de prix de
marché, d'où le risque de défaut n'est pas
nécessairement relié à la structure capitalistique de
l'emprunteur ni à la situation économique du secteur auquel il
appartient.Ce type d'approche actuarielle des événements de
crédit par les ratings nécessite de bien définir les
caractéristiques de ces derniers sous certains aspects, l'horizon
d'estimation, la dépendance par rapport aux cycles économiques et
l'homogénéité sectorielle. De plus l'existence d'une
matrice de transition qui est considérée
comme « la matrice qui définit pour un crédit, une
classe de crédit ou encore tout un portefeuille, l'ensemble de
migrations c'est-à-dire des probabilités de passer d'une classe
de crédit à une autre (y compris la probabilité de faire
défaut à partir de chaque classe de crédit)61(*).
L'approche par les ratings, est en ce qui concerne sa
méthodologie est utilisée d'une manière fréquente
dans la filière crédit des banques, pour la matrice de
transition, qui se base sur des données établies sur une longue
période, peut entraîner l'extrait d'une probabilité moyenne
et très approximatifs, en d'autre terme il y a une supposition que ces
probabilités de transition sont les même au cours du temps et
elles sont indépendantes des événements passés,
alors que la situation financière d'un emprunteur se trouve
conditionnée par sa situation au cours des périodes
présidentes. D'une manière générale ce matrice se
trouve stable dans l'espace, puisqu'il décrit le risque d'une
façon identique quels que soient le secteur et la localisation
géographique, de plus toutes les entreprises de même rating ont la
même probabilité de défaut quel que soit leurs taux de
recouvrement.
3.4
L'approche par les spreads
La naissance de ce type d'approche est pour résoudre
les difficultés des modèles de Merton, ainsi que pour tarifier
les produits dérivés de crédit, son rôle majeur est
de partager le taux d'intérêt nécessaire pour le
financement d'une contrepartie entre le taux sans risque et une prime de risque
appelée « spread », ce dernier
incorpore diverse informations sur la qualité de l'emprunteur, ainsi que
la liquidité de la transaction sous-jacente ou plus
générale du marché. La sous-évaluation des
modèles structurels ne prend pas en compte le manque d'information sur
les investisseurs, d'où les données comptables publiées
restent toujours insuffisantes et incomplètes, alors que dans les
modèles sous forme réduite, le temps de défaut est
défini d'une manière exogène et donne plus d'importance au
processus stochastique basé sur des informations de marché au
lieu d'information comptable.
CHAPITRE DEUXIEME :
PRESENTATION DE LA RAWBANK
La RAWBANK S.A.R.L., située en République
Démocratique du Congo, est une banque commerciale indépendante
fondée en Mai 2001 - banque de droit congolais - et autorisée
à exercer l'activité de banque commerciale par décret
présidentiel n°040/2001 du 8 Août 2001.
Au 31 décembre 2006, le capital de la banque
s'élevait à CDF 2.814.993.000, équivalent à USD
5.657.968.62(*)Il est reparti en 700 actions sans désignation
de valeur dont 694 sont détenues par RAWHOLDING S.A (le solde
étant réparti entre 6 membres de la famille RAWJI), qui est une
société de droit luxembourgeois. RAWHOLDING S.A. dispose d'un
capital libéré d'USD 500.000 (pour un capital autorisé
d'USD 5 millions) détenu par la famille RAWJI, laquelle famille a
octroyé un prêt à la société holding pour lui
permettre de libérer l'entièreté du capital de la
RAWBANK.
En complément la banque bénéficie d'une
ligne de crédit d'USD 6,5 millions octroyée par ING BELGIUM, une
des principales banques européenne.La RAWBANK est
établie selon la législation bancaire de la République
Démocratique du Congo telle que stipulé par l'ordonnance-loi
n°72/004 du 14 Janvier 1972 relative à la protection de
l'épargne et au contrôle des intermédiaires financiers
telle que modifiée par la loi 003/2002 du 2 février 2002 relative
à l'activité et au contrôle des établissements
financiers et de crédit.
A sa création, la banque a
obtenu le bénéfice des avantages du code des investissements par
l'arrêté interministériel n°003 du 31 décembre
2001. Elle a bénéficié ainsi d'une exemption de
l'impôt sur le bénéfice jusqu'à la clôture de
l'exercice 2004. Cette exonération a été étendue en
2005 en vertu des arrêtés interministériels
n°029/CAB/MIN/PLAN/2003 et n°027/CAB/MIN/FIN/2003 du 23 Mars 2003
portant approbation de l'agrément du projet d'investissement de la
RAWBANK. Elle figure parmi les plus importantes banques de la République
Démocratique du Congo selon l'attestation du gouverneur de la BCC.
2.1. HISTORIQUE
L'histoire commence en 1922 lorsque Mr. MERAL RAWJI (grand
père de M. MAZHAR RAWJI, président du conseil d'administration de
la RAWBANK) vient s'installer de l'Est du Congo avec sa famille et lance une
petite activité commerciale à Kindu. Il y étend rapidement
ses affaires vers Kisangani et, c'est le début d'une aventure
entrepreneuriale passionnante.
Pionniers mais également visionnaires, la famille RAWJI
investit au Congo depuis quatre générations et, les membres de la
famille ont fait fi des troubles qui ont parsemé l'histoire
économique, sociale et politique du pays. Quand d'autres partaient, eux
ils renforçaient leur présence, conscients qu'un pays tel que le
Congo, fort d'une position centrale en Afrique et riche d'un impressionnant
potentiel humain et économique, est appelé à jouer
tôt ou tard, un rôle de premier plan au coeur de l'économie
mondiale.
Le groupe familial compte aujourd'hui plusieurs entités
actives dans le commerce, l'industrie et la finance en R.D.C, à
savoir 63(*):
-BELTEXCO : dont le nom est également celui du
groupe familial est une société de trading
spécialisée dans l'importation et la distribution de produits de
grande consommation.Plus de 1000 articles figurent dans le portefeuille de
BELTEXCO qui représente des noms aussi prestigieux comme Colgate,
Palmolive, Nestlé, Bayer, Philip Morris, ...
-PRODIMPEX : Fondée en 1981, Prodimpex est le
distributeur exclusif des produits YAMAHA en RDC. Elle représente les
produits des marques Husqvarna, Kodak, Iveco, Zodiac, Siemens, Shell, Solar,
Prodimpex dispose également de deux usines de montage pour vélo
à Kinshasa et à Lubumbashi : KINGA 4 X 4 et CYCLOR 4 X 4.
-SOGALKIN : Créée en 1969, la
Société de Galvanisation de Kinshasa est aujourd'hui le seul
producteur en RDC de tôles galvanisées, tôles peintes,
tôles plastiques et bacs autoportants en aluzinc de première
qualité. Sa réputation comme son marché, dépassent
largement les frontières du pays.
-RAFI : Installée au port de Kinshasa, RAFI
propose des services de grutage, de changement et de déchargement de
cargaisons ainsi que de stockage de marchandises, de logistique et d'entretien
des bâtiments de flotte du groupe dont le nom va croissant.
-PROTON : Proton se positionne comme un fournisseur de
produits, matériaux et matériels électriques et
mécaniques de haute qualité et de marques réputées
de par le monde telles que SKF, Schneider Electric, MGE, Ortea, Lastek, OEZ,
NKT... Egalement fournisseur de services, l'entreprise se veut un centre unique
de solutions industrielles et techniques.
-MARSAVCO : Marsavco appartenait à UNILEVER avant
de rejoindre le groupe Beltexco. Fondée en 1922, Marsavco est leader
dans la fabrication et la distribution d'huile, de margarine, de savon et de
produits cosmétiques en RDC.
Ainsi, grâce à son réseau de distribution,
le groupe couvre la quasi-totalité du territoire congolais. Forts de
plus de 85 années de présence, d'investissements et de
développements ininterrompus aux quatre coins du Congo, le groupe a une
connaissance profonde du tissu social et des rouages de l'économie du
pays. Il a appris à être proactifs, capables de réagir en
temps réel aux conditions et aux exigences du marché.
Cette connaissance approfondie du marché et des
multiples besoins des opérateurs économiques à inciter le
groupe à investir dans le secteur bancaire, avec cet esprit de pionnier,
d'entraineur et de leader qui a toujours été celui de Famille
RAWJI. C'est ainsi qu'est née en 2002 la RAWBANK, au terme d'une
réflexion menée dès 1989 mais dont l'aboutissement fut
retardé par les secousses dont a souffert le pays dans les années
90.
2.2 SIEGE ET
AGENCES
Hormis le siège social se trouvant à Kinshasa,
la RAWBANK compte aujourd'hui 6 agences sur l'étendue du territoire
congolais.
2.3 ACTIVITES64(*)
Les activités de la RAWBANK se répartissent en 3
catégories :
2.2.1. Mercial Banking
Dans cette catégorie nous retrouvons :
Ø Les transferts nationaux et internationaux ;
Ø Le ramassage de fonds ;
Ø Les avances sur produits et aval d'effets ;
Ø Les dépôts à vue et à
terme ;
Ø Les opérations de change et d'arbitrage au
comptant et à terme ;
Ø L'émission des cautionnements de marché
et lettres de garantie ;
Ø L'ouverture de crédits documentaires ;
Ø La négociation des remises
documentaires ;
Ø Le financement des importations et
exportations ;
Ø La mise à disposition des devises cash et
francs congolais.
2.2.2. Private Banking
Ø Conseil en placement ;
Ø Emission des cartes de crédit
(Mastercard) ;
Ø Emission des cartes de débit RAPIDOS (Classic,
Gold, Platinum) ;
Ø Emission des cartes de débit
prépayées (Maestro) ;
Ø Émission des cartes websurfer (pour l'achat
sur le net) ;
Ø Banque à domicile (rawbanking) ;
Ø Vente et achat de travellers chèques.
2.2.3. Investment Banking
Ø Conseil aux entreprises ;
Ø Création d'entreprises ;
Ø Fusions et acquisitions ;
Ø Recherche de financement à moyen
terme ;
Ø Analyse des projets d'investissement.
2.4 AUTRES SERVICES A LA CLIENTELE
Depuis son entrée sur le marché bancaire
congolais, la RAWBANK n'a cessé de croître grâce à sa
ligne innovatrice de produits et services, couplée à ses
techniques modernes de management.65(*)
En effet, elle offre un paquet complet de divers produits et
services financiers pour les entreprises et les particuliers en matière
de :
2.2.4. Gestion des capitaux
La RAWABANK met à la disposition de sa clientèle
un intéressant éventail d'investissements englobant les cinq
classes et capitaux et leur garantie des intérêts prospères
avec un portefeuille à risques équilibrés.
2.2.5. Trésor
Pour permettre à sa clientèle une bonne gestion
des ressources, la RB donne un accès à ses clients pour leur
permettre de visualiser et d'anticiper le cours des devises ainsi que
l'échange de celles-ci avec plusieurs options.
2.2.6. Finance commerciale
La RAWBANK met à la disposition de ses clients divers
produits de finance commerciale, à savoir : des lettres de
collection, des lettres de crédit, des billets d'échanges et
d'industrie, etc.
En outre, elle fonctionne en tant qu'établissement
commercial de finances en permettant à ses clients d'avoir des comptes
courants avec chèque et carte, des comptes d'épargne, ainsi que
des produits financiers personnels.Première
banque congolaise à avoir intégrer le réseau international
SWIFT (Société privée dont l'objet est d'assurer le
fonctionnement d'un réseau international de communication
électronique entre acteurs des marchés financiers) pour le
traitement des transferts internationaux.La RAWBANK est également
pionnière en matière de monétique et dans la distribution
des cartes de crédit MasterCard, en RDC.
Parmi les divers produits et services en monétique, il
y a lieu de citer :
Ø MasterCard;
Ø Cartes prépayées (maestro);
Ø Raw banking;
Ø Websurfer ;
Ø SMS's alerts ;
Ø Travellers chèque ;
Ø Terminal de paiement électronique ;
Ø GAB RAPIDOS ;
Ø Cartes de débit (Classic, Gold et
Platinum).
Selon Thierry TAEYMANS (Président du comité de
direction de la RAWBANK), la RAWBANK a une maîtrise complète des
technologies de l'information et de la communication pour poursuivre dans les
meilleures conditions, le développement efficace de la monétique
en RDC.66(*)
2.5 LA VISION DE LA RAWBANK
La RAWBANK se veut être un acteur bancaire de
référence, global et innovant, créateur et distributeur de
produits bancaires, financiers et monétique performants et profitables
à l'ensemble de sa clientèle congolaise et internationale :
entreprises privées et publiques, organismes internationaux, ambassades,
ONG et particuliers.
2.6 LES VALEURS DE LA RAWBANK
Totalement dédiée à sa clientèle
et avec le souci de la qualité de ses produits et service, la RAWBANK
est un entrepreneur financier qui respecte des valeurs sociétales, tout
en étant à l'écoute des besoins et des attentes de toutes
les composantes de ses marchés cibles.
La RAWBANK veille à l'épanouissement de chacun
de ses collègues et collaborateurs, pour partager sa passion
d'entreprise et relever avec succès les défis du marché,
dans le respect bien compris et sans compromis de l'intégrité
intellectuelle, de la transparence, de l'éthique des affaires et de la
déontologie bancaire.Elle reste attentive à la création de
valeur à long terme nécessaire à la croissance de la
banque, à la pérennité de ses investissements, au
développement de ses coeurs de métiers ainsi qu'à la
satisfaction de ses actionnaires.
La RAWBANK se veut être la référence sur
le marché bancaire en matière de financement des
opérations d'exportation et d'importation. Cette référence
se décline en 3 axes : SOLVABILITE, FLEXIBILITE, RAPIDITE.
2.7 MISSION DE LA RAWBANK
Forts d'une expertise de terrain acquise depuis 1922 dans le
commerce et l'industrie au Congo, entourés depuis sa création des
spécialistes des métiers de la banque et de la finance, la RB
focalise ses efforts sur les atouts qui font sa différence au service du
succès de ses clients : savoir-faire dans les métiers et
connaissance du tissu économique congolais, qualité de l'accueil
et rapidité des opérations, recherche et développement
dans les TIC bancaires les plus récentes.
2.8 LA STRATEGIE DE LA RAWBANK
Dans la perspective du renouveau économique congolais,
la RB se veut être une référence bancaire de premier plan
en R.D.C, en termes de solvabilité, de flexibilité et de
rapidité. Pour renforcer en permanence le niveau d'excellence, la RB met
à la disposition de ses clients des équipes aux
compétences professionnelles régulièrement
actualisées ainsi qu'un savoir-faire de haut niveau dans le NTIC. Pour
ce faire, elle met en oeuvre les moyens financiers utiles et
nécessaires, en adéquation avec ses ambitions.
Dans le déploiement de sa stratégie, la RAWBANK
veut être une entreprise cohérente et appréciée
comme telle, gérée avec rigueur, ambition et professionnalisme,
dans le respect de ses clients, de son personnel et de ses actionnaires.
2.9 COORDONNEES
D'IDENTIFICATION
§ B.P. : 2499 - Kinshasa 1
§ NRC KIN 52 579
§ ID.NAT.01-610-N39036T
§ Compte Banque Centrale : 5100
§ SWIFT: RAWBCDTXXX
§ Site:
www.rawbank.cd
2PARTENAIRES ET CORRESPONDANTS
La RAWBANK travaille en partenariat avec certaines entreprises
dans l'échange ou la sous-traitance en matière de divers
services. Elle travaille en partenariat avec :
2.2.7. Money gram
Pour le transfert d'argent et la messagerie financière
tant sur le plan national qu'international.
2.2.8. Celpay
Dans l'offre des services de banque sur mobile pour les
transactions bancaires sur téléphone portable.
Outre ces partenaires, la RAWBANK dispose d'un réseau
performant de banquiers correspondants aux quatre coins du monde :
a. USA
Ø Citibank NA, New York City
Ø Habib American Bank, New York City
Ø Industrial and commercial banking of china(ICBC) new
York
Ø Société générale, New
York
b. EUROPE
Ø Attijariwaffa bank(Paris)
Ø BNP Paribas Fortis, Brussels
Ø Byblos Bank Europe SA, Brussels
Ø Citibank NA, Londres
Ø Commerzbank, Franckfort
Ø Crédit Suisse, Zurich
Ø FBN Bank UK Ltd(Paris)
Ø ING Belgium SA/NV, Bruxelles
Ø KBC Bank NV, Brussels
Ø Mauritus Commercial Bank
Ø Sociéte Générale, Paris
c. AFRIQUE
Ø Absa Bank, Johannesbur; Bank of China(Johannesburg);
Diamond Trust Bank(Uganda);First National Bank(Johannesburg);The standard Bank
of South Africa Ltd.
d. MOYEN ORIENT
Ø Habib Bank AG Zurich, Dubai
e. AUSTRALIE
f. National Autralian Bank, New South Wales
g. CHINE
Ø Bank of China, Beijing
Ø ICBC
Par ailleurs, les avoirs en banques auprès des
correspondants sont principalement logés auprès de City Bank New
York, Standard Bank of South Africa et Habib American Bank New York 67(*)ainsi que
quelque placements auprès de commerz bank et ING Bank. Ces avoirs sont
essentiellement détenus en Dollars américains et en Euros pour
respectivement USD 14,394 millions et EUROS 1,3 millions.
2.10 ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK
CONSEIL D'ADMINISTRATION
DIRECTEUR GENERAL
COMITE D'AUDIT
DIRECTION DE L'ORGANISATION
DIRECTEUR GENERAL ADJOINT
DOC. BANCAIRE
SECRETARIAT GENERAL
AUDIT
DEV. SYSTEME D'INFO
JURIDIQUE
GOUVERNANCE
ETUDES & EFFICACITE
CONFORMITE
ADMINISTRATION RESEAU
DEV. STRAT ET CONTROLE
CAPITAL HUMAIN
MARKETING&COMMUNICATION
DIRECTION DES OPERATIONS
DIRECTION DE L'INFORMATIQUE
DIRECTION LOGISTIQUE
DIRECTION FINANCIERE
DIRECTION COMMERCIALE
DIRECTION DES RISQUES
DEV. ET MAINTENANCE
TRESORERIE
APPLICATIONS
ORATIONS CENTRALISEES
CORP & INSTUTIONNEL
GESTION DES RISQUES FINANCIERES
OPERATIONS MONETIQUES
INFRASTRUCTURES
GESTION DOCUMENTAIRE
COMPTABILITE
COMMERCIAL BANKING
GESTION DES CREDITS
OPERATIONS DECENTRALISEES
DEV. ET REPORTING
SERVICES LOGISTIQUES
CORRESPONDENT BANKING
RETAIL BANKING
GESTION RISQUES INFORMATIQUES
CONTROLE BUGETAIRE
CALL CENTER
ADM.ET COORDINATIONPROJETS
CHARROI ET GENERATEURS
PRIVATE BANKING
GESTION RIQUES OPERATIONNELS
CONTROLE COMPTABLE
PRODUCTION ET SUPPORT
SECURITE & TRANSFERTS
RESPONSABLES REGIONAUX
GESTION RISQUES CREDITS
BACK OFFICE CREDITS RETAIL
EXPERIENCECLIENT
RECOUVREMENT
Source : rapport annuel de la RAWABANK 2015, p.45
2.2.9. LA GOUVERNANCE DE LA RAWBANK
2.2.9.1. Le conseil
d'administration
Il est l'organe collégial qui dispose des pouvoirs les
plus étendus pour la gestion de la banque, l'élaboration de sa
stratégie financière, organisationnelle et commerciale, et donc
la réalisation de son objet social. Sans préjudice et de ses
missions légales, il a pour rôle de veiller à la
pérennité de l'organisation en favorisant l'essor d'un leadership
entrepreneurial et tout en s'assurant de la qualité de la gestion
journalière, de la mesure et du contrôle des risques liés
aux métiers de la banque, ainsi que du respect des principes de bonne
gouvernance opérationnelle tels qu'ils ont été
communiqués aux membres du personnel et aux cadres de direction
dès 2003. Le conseil d'administration comme le président et les
membres du comité de direction.
2.2.9.2. Le comité de direction
C'est l'organe opérationnel placé sous la
responsabilité de l'administrateur délégué
entouré de cinq directeurs. Son rôle est de proposer au conseil
d'administration les grandes lignes de la stratégie de la banque,
d'exécuter cette stratégie conformément aux options prises
par le conseil d'administration et d'assurer l'organisation de toutes les
tâches de la gestion journalière, pour ensuite en faire rapport
régulier au conseil d'administration.
2.2.9.3. Des comités
spécifiques
Ils sont rattachés au comité de direction qui,
en accord avec le conseil d'administration, en définit l'organisation,
les objectifs et les modalités de fonctionnement. Ces comités
sont au nombre de treize.
Ø Le comité commercial et le comité
trésorerie se réunissent chaque matin
Ø Le comité crédit siège chaque
mercredi sous la présidence du conseil d'administration
Ø Le comité complaisance statue chaque mardi et
jeudi, entre autres sur la qualité des demandes d'ouverture de
compte ;
Ø Le comité d'audit, sous la présidence
de l'administrateur délégué, porte tous les deux mois une
appréciation sur la qualité du contrôle interne et la
pertinence des méthodes comptables et en fait rapport au conseil
d'administration
Ø Se réunissent également selon un rythme
régulier : les comités
« budgétaire »,
« comptabilité »,
« informatique » et « sécurité
informatique », « opérations »,
« ressources humaines », « stratégies et
développements », ainsi que
« qualité ».
2.11 GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
La qualité et le savoir-faire des équipes de
la RAWBANK sont des priorités au service du client affirme M.
Christian KAMANZY.68(*)
En effet, la qualité des ressources humaines
prévaut pour un fonctionnement optimal de tous les départements
de la banque. L'accent est mis en permanence sur la sensibilisation et la
formation de toutes les équipes à l'accueil du client et à
la maîtrise des techniques des opérations bancaires. La RAWBANK a
démarrée ses activités avec quelques équipes
constituées des hommes et femmes de terrain et d'expérience,
auxquelles sont venus s'ajouter des jeunes universitaires selon un plan de
recrutement adapté au développement rapide de la banque. Elle est
ainsi passée de 40 employés au 31 décembre 2002 à
173 fin 2006, pour atteindre 191 en septembre 2007 soit une multiplication par
5 en 4 ans.
Des plans de formation sont mis en
place, tant en interne qu'en externe et aussi les cadres de la RB
bénéficient de temps à autre de l'expertise des principaux
correspondants internationaux de la banque.
2.12 ORGANISATION COMMERCIALE
Lors de sa création, la RAWBANK était une banque
à vocation essentiellement « Corporate » mais
aujourd'hui elle a élargie sa clientèle aux cibles
« Private » et « Retail ».
2.2.10. L'activité
« Corporate »
Elle reste la plus importante en termes d'apports bruts. Le
portefeuille « corporate » de la banque est reparti en
différents secteurs : mines, diamant, pétrole, distribution,
bâtiments, ONG, ambassades, organismes publics et autres.
Les corporate officers se spécialisent progressivement
par secteur, le secteur des comptoirs de diamant étant affecté
à un spécialiste. Pour Richard LUKUSA (corporate manager Rawbank
Kinshasa), « L'objectif est clair : parler un même langage
que notre clientèle ».Ainsi,
grâce à une offre bien adaptée, la RAWBANK compte parmi ses
clients plusieurs importants comptoirs diamantaires.
2.2.11. L'activité
« Private »
Elle cible une clientèle privée « high
standing » qui génère d'importants mouvements en
compte, attirée par la qualité de l'accueil et du service aux
bureaux VIP de la banque et par des produits haut de gamme.
2.2.12. L'activité
« retail »
La clientèle « retail » est une
clientèle de particuliers salariés d'entreprise en compte
à la banque et de commerçants de bonne notoriété
ayant pignon sur rue. Cette clientèle prend de plus en plus le chemin de
la RAWBANK où elle bénéficie de services monétiques
à la pointe du progrès technologique. C'est une démarche
qui anticipe l'évolution de la société congolaise qui,
avec le retour de la normalisation politique et de la relance
économique, voit progressivement renaître une classe moyenne
épargnante et consommatrice.
2.13 LA TRESORERIE
Dans le contexte actuel de redéploiement progressif
des affaires en RDC, la politique de la RAWBANK en matière de
trésorerie porte en grande partie sur l'importance de la
disponibilité de liquidités tant en franc congolais qu'en dollars
aux guichets de la banque pour lui permettre de répondre favorablement
à toute demande de la part des entreprises clientes. Ces
dernières sont actives dans le commerce international le plus
souvent, ce qui amène la banque à traiter des flux financiers
entrants et sortants ainsi que d'importantes opérations de change, en
relation étroite avec les banquiers correspondants.
2.14 DEPARTEMENT JURIDIQUE
C'est un département qui relève d'un processus
à vocation transversale au coeur de l'organisation, garant de la
conformité des opérations nées de l'activité des
clients ou initiées par la banque elle-même.
Trois fonctions relèvent de ce
département :
1° La fonction « contentieux »
Elle fournit de manière générale tous les
conseils et services nécessaires au fonctionnement de la banque sur les
plans juridique et judiciaire. Parmi ceux-ci : des avis divers sur des
questions de droit, la rédaction d'actes et de contrats, l'inscription
des garanties, l'accomplissement des formalités nécessaires au
fonctionnement de la vie sociale de la banque, la gestion des contentieux
fiscaux, parafiscaux et judiciaires.
2° La fonction « compliance »
Cette fonction existe à la RAWBANK depuis 2003,
époque où il n'y avait pas encore dans le pays des
législations étoffée en matière de lutte contre le
blanchissement d'argent et le financement du terrorisme.Cette fonction
s'attache à sept points en particuliers :
1. Intégrer les règles de la législation
congolaise ainsi que les normes internationales sur la lutte contre le
blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme dans les
procédures et instructions de la banque ;
2. Examiner les demandes d'ouverture de comptes et les
soumettre au comité compliance pour décision ;
3. S'assurer de la régularisation des dossiers
d'ouverture de compte ;
4. Surveiller les opérations afin de détecter
celles qui sont suspectes ;
5. Assurer la formation du personnel en matière de
compliance ;
6. Contrôler le respect des directives par le personnel
de la banque ;
7. Centraliser les communications du personnel sur les
opérations suspectes et faire les déclarations de soupçon
à la B.C.C.
3° La fonction « relations
extérieures »
Cette fonction porte essentiellement sur les contacts avec les
personnalités qui détiennent le pouvoir politique,
économique, législatif et judiciaire dans le but de faire
connaitre davantage la banque et de développer son image de marque.
2.15 LA RAWBANK EN AFRIQUE
La RAWBANK fait preuve de performance financière et se
classe 19e dans le top 30 des premiers banques d'Afrique
Centrale en 2007 avec un total de bilan de 144,6 millions de dollars loin
derrière la BCDC qui affiche un total de bilan de 215,9 millions de
dollars.69(*)
2.16 LE CONTROLE INTERNE ET AUDIT
2.2.13. Le contrôle
interne
Il est défini au sein de la RAWBANK comme un
système cohérent et global comprenant un ensemble de moyens
humains et techniques ayant pour objectifs :
Ø La sécurité des opérations, des
biens et des personnes ;
Ø L'efficacité et la qualité des
services ;
Ø Le respect des dispositions législatives et
règlementaires ainsi que des normes professionnelles et
déontologique et la promotion d'une culture forte de contrôle et
d'éthique ;
Ø La production et la diffusion d'une information
fiable, de qualité et rapidement disponible ;
Ø Le respect des règles, objectifs et limites
fixés par la direction.
Ø Le conseil d'administration entend ainsi s'assurer
que l'ensemble des risques liés aux métiers de banquier est
parfaitement maîtrisé.
2.2.14. Audit
Conformément à l'instruction n°17 de la
BCC, la RAWBANK a instauré un comité d'audit composé de
l'administrateur délégué, du directeur administratif, du
directeur financier, du risk managé et de l'auditeur
général.
Ce comité a pour mission de vérifier la
clarté, l'exactitude et la sincérité des informations
fournies au conseil d'administration. Il porte également une
appréciation sur la qualité du contrôle interne et la
pertinence des méthodes comptables adoptées pour
l'établissement des comptes. L'audit externe est assuré par le
cabinet PRICEWATERHOUSE COOPERS SPRL
CHAPITRE TROISIEME : LA GESTION DES RISQUES DE CREDIT A
LA RAWBANK
Après avoir défini les concepts de base et la
présentation du champ d'application, nous allons analyser dans ce
troisième chapitre la gestion des risques de crédit dans les
banques commerciales, cas de la RAWBANK, puis les problèmes auxquels ils
sont confrontés et finir par voir comment elle les surmonte afin
d'être performante sur le marché.
La gestion de risque de crédit au sein de la RAWBANK si
sa répond également aux exigences réglementaires de la
Banque Centrale du Congo. Elle s'inscrit dans le cadre des lois et des
règlements régissant l'activité de crédit en
vigueur en République démocratique du Congo et notamment ceux
édictés par la Banque Centrale du Congo tel que l'article 34 de
l'Instruction 17 qui stipule que les entreprises doivent mettre en place des
systèmes d'analyse, de mesure, de surveillance de l'ensemble des risques
de différentes natures auxquels les exposent leurs activités et
notamment s'assurer que les risques de crédit, de marché,
opérationnels, de taux d'intérêt, de liquidité, de
règlement-livraison ainsi que les risques liés aux
activités externalisées sont correctement évalués
et maîtrisés et que les processus d'évaluation de
l'adéquation globale des fonds propres réglementaires au regard
de ces risques sont mis en place.
Dans le cadre de gestion des risques mis en place au sein de
RAWBANK a pour objectif de concevoir des politiques, règles,
procédures et processus qui permettent d'identifier, de mesurer, de
contrôler, d'atténuer et de signaler les risques auxquels la
banque est exposée. La gestion des risques vise l'équilibre entre
le risque et la rentabilité, le risque étant inhérent aux
activités d'une banque. Le risque de crédit est comme la
possibilité de pertes associées avec une diminution de la
qualité du crédit des emprunteurs ou de contreparties. Dans le
portefeuille de la RAWBANK, les pertes découlent de défauts en
raison de l'incapacité ou du refus d'un client ou d'une contrepartie de
répondre à leurs engagements.
Le plafond maximal pour l'exposition au risque de
crédit pour un ensemble des clients avec des caractéristiques,
profils et/ou produits similaires, avec des critères, termes et
conditions standards clairement défini. C'est une approche
économique de la gestion des crédits dans les cas où les
risques de crédit et rendements attendus se prêtent à un
modèle d'approche prévisible. Compte tenu du grand nombre des
dossiers traités, le suivi et le reporting automatisés
sont importants pour identifier la tendance du portefeuille de crédit
afin d'initier à temps les actions correctives à prendre.Dans le
cas de crédits transactionnels, l'accent est mis sur le client
emprunteur et sur l'expérience du crédit. Le processus
d'approbation dans de tels cas est basé sur l'analyse
détaillée et l'expérience du comité de
crédit. Cependant, il faudra noter que cette analyse va de 2010 à
2014 tenant compte de disponibilité des données et dans la mesure
d'assurer une meilleure vérification des hypothèses que nous nous
sommes fixés à l'avance.
Section I : LES
DETERMINANTS DE LA PERFORMANCE BANCAIRE
I.1. PRESENTATION DU BILAN DE
LA RAWBANK
Le bilan est considéré comme étant
l'image de la situation économique de la banque. En effet le bilan
bancaire présente tous les comptes du bilan et du hors bilan
décrivant d'une manière concise et précise toutes les
opérations de l'activité bancaire.
1. les opérations
interbancaires :
Elles font partie des comptes de la classe 1, ce sont les
opérations réalisées entre la banque et les autres
institutions financières dans le cadre de sa stratégie de
trésorerie. En effet l'excédent de la trésorerie (les
éléments d'actif excèdent les éléments
Correspondants) permet à la banque de jouer le rôle d'un
prêteur net sur le marché interbancaire dans le cas inverse la
banque fait recours au marché pour se refinancer. Les opérations
interbancaires intègrent également les comptes de liaison. Les
dépôts d'une banque dans d'autres établissements et ceux
que ces derniers détiennent chez elle.
1.1.2. les opérations avec
la clientèle
Elles sont engendrées par les comptes de la classe 2.
Dans l'actif on retrace les crédits accordés à la
clientèle, dans le passif on inclut les dépôts
collectés qu'ils ventilent selon leur degré d'exigibilité,
leur forme (compte, bon, ...) et leur nature au regard de la
réglementation bancaire (compte d'épargne à régime
spécial, compte ordinaire). Ces comptes traduisent l'intensité de
l'activité de financement de la banque.
1.1.3. les opérations sur
titres
La 3ème classe des comptes comprend les
opérations sur titre. Ces opérations retracent l'intervention de
la banque sur le marché des capitaux pour son propre compte. L'actif
fait donc état de son portefeuille de titres classés selon
l'ordre croissant de leur durée de conservation : titre de
transaction, titre de placement, titre d'investissement. Au passif on retrouve
les titres que la banque émet pour se refinancer qui sont soit fixes
soit variables. Les titres effectués pour le compte de la
clientèle n'y apparaissent pas.
1.1.4. les valeurs
immobilisées
Elles sont enregistrées dans les classes 4 et 5 toutes
les valeurs immobilisées qui correspondent aux biens et valeurs
censés durables dans le patrimoine de la banque. Le bilan bancaire ne
présente donc, de ce point de vue, aucune originalité face
à celui de l'entreprise industrielle et commerciale.
Tableau N°1 : Bilans
comptables aux 31 décembre de 2010 à 2015(Exprimés en
milliers de francs congolais - FC)
ACTIF
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Trésorerie et opérations
interbancaires
|
229 087 894
|
288 883 352
|
328 837 404
|
327 681 963
|
491 355 130
|
509 429 242
|
Caisses et Banque Centrale du Congo
|
4 75 091 727
|
83 368 934
|
4 110 925 579
|
136 442 032
|
198 431 724
|
190 507 240
|
Correspondants bancaires à vue
|
5 117 591 132
|
171 700 873
|
5 206 305 494
|
153 183 931
|
277 458 406
|
279 049 002
|
Portefeuille de placement
|
6 36 405 035
|
33 813 545
|
6 11 606 331
|
38 056 000
|
15 465 000
|
39 873 000
|
Opérations avec la clientèle
|
88 450 665
|
141 143 791
|
207 909 408
|
266 141 935
|
310 232 944
|
408 791 813
|
Portefeuille effets commerciaux
|
7 3 594 098 2
|
3 011 159
|
7 7 309 324
|
27 550 947
|
20 458 816
|
14 716 139
|
Crédits à la clientèle
|
8 84 856 567
|
138 132 632
|
8 200 600 084
|
238 590 988
|
289 774 128
|
394 075 674
|
Comptes des tiers et de régularisation
|
10 805 295
|
23 811 083
|
29 800 353
|
28 254 232
|
25 128 720
|
32 233 063
|
Comptes de régularisation de l'actif
|
9 8 548 934
|
20 321 368
|
9 25 748 991
|
20 747 519
|
21 782 786
|
27 734 416
|
Divers actifs
|
10 3 084 272
|
3 489 715
|
10 4 051 362
|
7 506 713
|
3 345 934
|
4 498 647
|
Valeurs immobilisées
|
11 633 206
|
26 788 678
|
38 969 075
|
45 249 042
|
45 276 253
|
48 759 481
|
Immobilisations corporelles nettes
|
11 20 106 350
|
26 788 678
|
11 38 969 075
|
44 399 847
|
44 489 656
|
47 872 427
|
Garanties et cautions
|
-
|
-
|
-
|
849 195
|
786 597
|
887 054
|
TOTAL ACTIF
|
349 278 115
|
480 626 904
|
605 516 240
|
667 327 172
|
871 993 047
|
999 213 599
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK
PASSIF
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Trésorerie et opérations interbancaires
|
3 082 985
|
11 971 862
|
5 018 222
|
3 984 361
|
13 654 316
|
68 141 403
|
Banque Centrale du Congo
|
2 341 378
|
1 791 564
|
-
|
1 799 873
|
12 966 039
|
59 255 889
|
Comptes à vue des correspondants
|
741 607
|
10 180 298
|
12 5 018 222
|
2 184 488
|
688 277
|
8 885 514
|
Opérations avec la clientèle
|
272 136 473
|
367 242 839
|
448 571 827
|
511 554 734
|
634 634 523
|
674 621 112
|
Dépôts et comptes courant à vue
|
259 540 954
|
347 638 151
|
13 421 925 374
|
464 266 800
|
556 524 563
|
592 289 545
|
Dépôts à terme
|
12 595 519
|
19 604 688
|
14 26 646 453
|
47 287 934
|
78 109 960
|
82 331 567
|
Comptes des tiers et de régularisation
|
27 796 280
|
42 172 576
|
60 528 896
|
52 133 824
|
99 696 426
|
102 830 717
|
Comptes de régularisation du passif
|
10 013 857
|
18 194 870
|
15 31 260 363
|
23 227 391
|
77 157 006
|
79 285 651
|
Divers passifs
|
17 782 423
|
23 977 706
|
16 29 268 533
|
28 906 433
|
22 539 420
|
23 545 066
|
CAPITAUX PERMANENTS
|
45 434 466
|
59 239 627
|
91 397 295
|
99 654 253
|
124 007 783
|
104 519 336
|
Fonds propres
|
30 048 709
|
44 561 518
|
63 944 919
|
69 284 105
|
86 993 972
|
95 319 924
|
Capital
|
14 536 093
|
19 111 917
|
17 46 515 068
|
53 167 598
|
70 143 495
|
74 987 207
|
Réserves légales
|
801 680
|
1 304 729
|
1 929 472
|
2 700 622
|
3 217 060
|
3 755 252
|
Report à nouveau
|
2 535 983
|
7 087 484
|
-
|
-
|
-
|
-
|
Bénéfice de l'exercice
|
5 182 810
|
6 253 394
|
7 391 700
|
5 164 384
|
5 381 916
|
8 325 964
|
Plus-value de réévaluation
|
5 174 087
|
7 849 053
|
8 108 679
|
8 251 501
|
8 251 501
|
8 251 501
|
Provisions générales
|
1 818 056
|
2 954 941
|
18 4 917 876
|
8 750 148
|
7 481 810
|
9 199 412
|
Autres ressources permanentes
|
15 385 757
|
14 678 109
|
22 534 500
|
21 620 000
|
29 532 000
|
-
|
Emprunt subordonné
|
9 050 445
|
9 004 975
|
19 9 050 000
|
9 200 000
|
9 200 000
|
23 000 000
|
Emprunt Proparco
|
6 335 312
|
20 9 050 000
|
-
|
9 200 000
|
9 200 000
|
7 527 254
|
Emprunt SFI
|
673 134
|
5 673 134
|
21 4 434 500
|
3 220 000
|
11 132 000
|
57 922 808
|
TOTAL PASSIF
|
349 278 115
|
480 626 904
|
605 516 240
|
667 327 172
|
871 993 047
|
999 213 599
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK
I.2. LES PRINCIPAUX RESULTATS
DE L'ACTIVITE BANCAIRE DE LA RAWBANK
Les banques sont par définition des
établissements financiers qui collectent des dépôts
d'argent puis les utilisent sous forme d'investissements ou de crédit
accordé aux entreprises et aux ménages. Ce sont donc les
principales activités de la banque, et pour mesurer les résultats
de ces activités on fait recourt au PNB (produit net bancaire), au
résultat brut d'exploitation courant avant impôt net.
1.2.1. Le résultat brut
d'exploitation (RBE)
On obtient le RBE en soustrayant les charges de structure du
PNB. Le RBE est un indicateur de référence de l'activité
bancaire proprement dite (hors provision et éléments
exceptionnels). Le coefficient net d'exploitation est un ratio important qui
apporte les charges de structure au PNB, c'est-à-dire il mesure la part
du PNB consacrée aux charges de structures.
1.2.2. Le produit net bancaire (PNB)
Cet indicateur prend en compte toutes les activités de
la banque. Le PNB s'obtient donc en soustrayant à la somme des produits
d'exploitation la somme des charges d'exploitation :
Les principaux composants du
PNB sont : les intérêts perçus
sur la clientèle et ceux versés aux tiers, les produits du
portefeuille titres et des participations, les autres produits d'exploitation
bancaire (essentiellement les commissions sur les services).Les commissions sur
service sont de plus en plus recherchées par les banques du fait
qu'elles ne sont pas sensibles aux variations du taux et donc elles permettent
d'améliorer leur rentabilité.
1.2.3. Le résultat courant avant
impôt
Il est mesuré en diminuant du RBE les dotations aux
provisions et la perte sur créances irrécupérables,
c'est-à-dire il prend en compte le risque de contrepartie (ou de
crédit).
1.2.4. Le résultat
net (RN)
Quant au résultat net il tient compte des produits et
charges exceptionnels, des dotations ou des reprises aux fonds pour risques
bancaires généraux, et de l'impôt sur les
sociétés.
Tableau
N°2 : Comptes de profits et pertes pour les
exercices clos aux 31 décembre 2010 à 2015(Exprimés en
milliers de francs congolais - FC)
COMPTES DE PROFITS ET PERTES
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Produits sur opérations de trésorerie et
opérations interbancaires
|
4 248 623
|
5 172 691
|
22 2 544 141
|
1 097 526
|
1 048 480
|
1 178 558
|
Produits sur opérations avec la clientèle
|
15 978 402
|
23 565 729
|
23 30 814 536
|
49 572 171
|
36 686 776
|
56 770 679
|
Charges sur opérations de trésorerie et
opérations interbancaires
|
(978 163)
|
(1 005 122)
|
24 (885 183)
|
(1 109 735)
|
(981 330)
|
(610 215)
|
Charges sur opérations avec la clientèle
|
(1 663 409)
|
(2965 688)
|
(2 407 490)
|
(5 014 525)
|
(7 046 125)
|
(6 617 824)
|
Marge d'intermédiation
|
17 585 453
|
25 325 808
|
29 507 806
|
31 660 042
|
42 593 196
|
50 721 198
|
Produits sur opérations bancaires diverses
|
10 480 349
|
15 458 150
|
26 25 211 919
|
29 761 866
|
33 317 902
|
38 661 271
|
Charges sur opérations bancaires diverses
|
(453 726)
|
(993 548)
|
(1 129 362)
|
(1 505 429)
|
(1 465 652)
|
(1 731 773)
|
Autres charges bancaires
|
_
|
_
|
_
|
(1 112 235)
|
(1 112 850)
|
(2 743 059)
|
Produit net bancaire
|
27 612 076
|
39 790 410
|
53 590 363
|
58 804 244
|
73 332 596
|
84 907 637
|
Produits accessoires
|
1 435 516
|
2 848 801
|
27 3 361 697
|
3 841 901
|
4 342 850
|
4 309 149
|
Charges générales d'exploitation
|
(15 902 242)
|
(20 309 525)
|
(24 823 219)
|
(29 304797)
|
(41 865 354)
|
(44 277 866)
|
Charges de personnel
|
(4 857 648)
|
(5 741 216)
|
(6 782 366)
|
(8 553 001)
|
(10 190 119)
|
(12 420 007)
|
Impôts et taxes
|
(206 673)
|
(264 722)
|
(1 124 283)
|
(1 139 841)
|
(1 986 663)
|
(1 844 202)
|
Dotations aux amortissements sur immobilisations
|
_
|
_
|
_
|
(5 529 569)
|
(6 205 757)
|
(6 643 812)
|
Autres charges bancaires
|
(1 522 613)
|
(1 345 049)
|
(1 457 137)
|
_
|
_
|
_
|
Résultat brut d'exploitation
|
9 357 602
|
14 978 699
|
22 765 055
|
18 118 937
|
17 427 553
|
24 030 899
|
Dotations aux amortissements sur immobilisations
|
(2 177 220)
|
(2 593 175)
|
(4 467 025)
|
_
|
_
|
_
|
Reprises sur amortissements et provisions
|
3 061 193
|
5 507 508
|
31 9 403 298
|
_
|
_
|
_
|
Résultat courant avant impôt et exceptionnel
|
10 241 575
|
17 893 032
|
27 701 328
|
_
|
_
|
_
|
Dotations aux provisions et reprises sur amortissements
|
(2 826 455)
|
(6 209 369)
|
(13 664 256)
|
(4 651 661)
|
(3 799 024)
|
(3 037 288)
|
Résultat exceptionnel
|
(880 310)
|
(3 174 079)
|
(3 148 959)
|
(4 188 423)
|
(4 213 849)
|
(8 149 595)
|
Résultat courant avant impôt
|
6 534 810
|
6 534 81O
|
8 509 584
|
9 278 853
|
9 414 680
|
12 844 016
|
Impôts sur le bénéfice et profit
|
(1 352 000)
|
(2 256 190)
|
(3 496 413)
|
(4 114 469)
|
(4 032 764)
|
(4 518 052)
|
BÉNÉFICE DE L'EXERCICE
|
5 182 810
|
6 253 394
|
7 391 700
|
5 164 384
|
5 381 916
|
8 325 964
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK
Tableau N°3 : les flux
de trésorerie de 2010 à 2015(Exprimés en milliers de
francs congolais - FC)
ACTIVITES D'EXPLOITATION
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Produits d'exploitation bancaire encaissés
|
34 942 076
|
47 045 371
|
61 932 293
|
70 549 748
|
88 281 403
|
95 830 522
|
Charges d'exploitation bancaires décaissées
|
(26 101 471)
|
(29 499 535)
|
(35 533 831)
|
(39 186 562)
|
(58 671 823)
|
(67 184 454)
|
Dépôts \ Retraits de dépôts
auprès d'autres établissements bancaires et financiers
|
2 790 902
|
888 877
|
(6 953 640)
|
(1 272 075)
|
9 669 955
|
54 487 085
|
Prêts et avances \ Remboursement prêts et avances
accordés à la clientèle
|
(13 799)
|
(52 352 483)
|
(76 131 708)
|
38 894 392
|
(48 176 597)
|
(99 876 971)
|
Dépôts \ Retraits de dépôts
auprès de la clientèle
|
60 060 144
|
95 106 365
|
81 328 988
|
62 982 906
|
123 079 789
|
39 986 564
|
Sommes versées au personnel et créditeurs divers
|
1 431 925
|
(5 741 215)
|
(6 782 366)
|
(8 553 001)
|
(10 190 119)
|
(12 420 007)
|
Autres flux de trésorerie provenant des activités
d'exploitation
|
(2 112 579)
|
1 322 931
|
8 013 818
|
(107 903203)
|
49 775 079
|
2 319 449
|
Impôt sur le bénéfice
|
_
|
(2 256 190)
|
(3 496 413)
|
(4 114 469)
|
(4 032 764)
|
(4 518 052)
|
Flux de trésorerie net provenant des activités
d'exploitation
|
70 997 198
|
22 377 141
|
62 514 121
|
11 397 736
|
149 734 923
|
8 624 136
|
Activités d'investissement
|
_
|
_
|
_
|
_
|
_
|
_
|
Régularisation
|
(5 245 627)
|
_
|
(902 075)
|
_
|
_
|
_
|
Acquisitions \ Cessions sur immobilisations
|
(3 577 151)
|
(11 638 677)
|
(16 647 421)
|
(11 638 677)
|
(6 301 707)
|
(10 119 055)
|
Flux de trésorerie net provenant des activités
d'investissement
|
_
|
(6586 841)
|
(17 549 496)
|
(11 638 677)
|
(6 301 707)
|
(10 199 055)
|
Activités de financement
|
_
|
_
|
_
|
_
|
_
|
_
|
Emission d'action
|
_
|
_
|
27 270 016
|
_
|
12 327 951
|
_
|
Emission d'emprunts
|
_
|
_
|
7 856 391
|
_
|
12 427 912
|
23 552 000
|
Remboursement d'emprunts
|
|
_
|
_
|
(914 500)
|
(4 515 912)
|
(3 982 969)
|
Augmentation du capital
|
252 226 11
|
_
|
_
|
_
|
_
|
_
|
Emprunts à long et moyen termes
|
4 470 084
|
_
|
_
|
__
|
_
|
_
|
Flux de trésorerie net provenant des activités de
financement
|
4 722 310
|
3 868 178
|
35 126 407
|
(914 500)
|
20 239 951
|
19 569 031
|
Variations nettes de liquidités et équivalents de
liquidités au cours de l'exercice
|
66 896 730
|
59 795 458
|
39 954 052
|
(1 155 441)
|
163 673 167
|
18 074 112
|
Liquidités et équivalents de liquidités au
début de l'exercice
|
162 191 164
|
229 087 894
|
288 883 352
|
328 837 404
|
327 681 963
|
491 355 130
|
Liquidités et équivalents de liquidités en
fin de l'exercice
|
229 087 894
|
288 883 352
|
328 837 404
|
327 681 963
|
491 355 130
|
509 429 242
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK
Section II : ANALYSE,
TRAITEMENT ET INTERPRETATION DES RESULTATS
2.1. LE DIAGNOSTIC DU
RISQUE
Tableau N°4 :
Le diagnostic du risque
ACTIF
|
Opération avec la clientèle
|
Opération avec le marché
|
Immobilisation
|
2010
|
88 450 665
|
229 087 894
|
20 106 350
|
2011
|
141 143 791
|
288 883 352
|
26 788 678
|
2012
|
207 909 408
|
328 837 404
|
38 969 075
|
2013
|
266 141 935
|
327 681 963
|
44 399 847
|
2014
|
310 232 944
|
491 355 130
|
45 276 253
|
2015
|
408 791 813
|
509 429 242
|
48 759 481
|
Total actif
|
1 013 878 743
|
1 665 845 734
|
175 540 203
|
PASSIF
|
Opération avec la clientèle
|
Opération avec le marché
|
Provision et fonds propres
|
2010
|
272 136 473
|
3 082 985
|
19 610 373
|
2011
|
367 242 839
|
11 971 862
|
30 048 709
|
2012
|
448 571 827
|
5 018 222
|
68 862 795
|
2013
|
511 554 734
|
3 984 361
|
78 034 253
|
2014
|
634 634 523
|
13 654 316
|
94 475 782
|
2015
|
674 621 112
|
68 141 403
|
104 519 336
|
Total passif
|
2 234 140 396
|
37 711 746
|
291 031 915
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°1: évolution du
diagnostic du risque
Source : nous-mêmes sur base du tableau n°4
§ Interprétation
Au regard du graphique et du tableau ci-dessus, le diagnostic
du risque montre que la RAWBANK est une banque commerciale, les actifs
proviennent des dépôts de la clientèle en termes de
ressources. Le crédit à la clientèle est supérieur
à son équivalent à l'actif, l'excèdent de ses
ressources à la clientèle est compensé par les
opérations de marche de type interbancaire.
Par rapport au solde des opérations avec la
clientèle, elle est une banque emprunteuse en capitaux clientèles
car les ressources excèdent les emplois dont le solde pour cinq ans est
de 1 486 090 952milliers defranc congolais.
Par rapport au solde des opérations de marché,
elle est une banque prêteuse sur le marché car ses emplois sont
supérieurs aux ressources et il existe un solde de
2 069 421 836francs congolais appelés
situation du marché.
Par rapport au solde des capitaux permanent sur les valeurs
immobilisées, ce solde est positif de 171 251
567francs congolais, cependant le fonds n'occupe pas une place comme
une entreprise commerciale vue la moindre valeur numérique des
immobilisées.
L'équilibre financier de la RAWBANK se réalise
par la compensation des opérations de marche avec celles de la
clientèle dans l'octroi des crédits à court terme.
2.2. VOLUME ET EVOLUTION DES
CREDITS A LA RAWBANK
Dans le portefeuille de la banque, les pertes
découlent de défauts en raison de l'incapacité ou du
refus d'un client ou d'une contrepartie de répondre à leurs
engagements. La direction du crédit, centralisée au niveau du
siège social, gère le risque crédit de la banque. Elle
est principalement responsable de la mise en oeuvre de la stratégie de
gestion des risques approuvée par le conseil d'administration, du
développement des procédures et des systèmes de gestion
des risques, de l'évaluation indépendante du risque de
crédit et de la surveillance de la composition et de la qualité
du portefeuille. Processus de crédit la banque satisfait les besoins de
ses clients tout en conservant un portefeuille sain et
équilibré. Les expositions de crédit sont
gérées sur la base d'une identification des marchés
ciblés, d'un choix de processus de crédit approprié, et
d'une mise en place de systèmes adaptés de surveillance des
crédits après décaissement.
La banque à adopter deux méthodes
différentes de processus de crédits adaptées aux produits
de crédits structurés d'une part, aux crédits
transactionnels d'autre part. Pour les produits de crédits
structurés, la banque fixe le plafond maximal pour l'exposition au
risque de crédit pour un ensemble de clients avec des
caractéristiques, profils et/ou produits similaires, avec des
critères, termes et conditions standards clairement définis.
C'est une approche économique de la gestion des crédits dans les
cas où les risques de crédit et les rendements attendus se
prêtent à un modèle d'approche prévisible. Compte
tenu du grand nombre des dossiers traités, le suivi et le reporting
automatisés sont importants pour identifier la tendance du portefeuille
de crédit afin d'initier à temps les actions correctives
à prendre.
Dans le cas de crédits transactionnels, l'accent est
placé sur la qualité du client emprunteur et sur
l'expérience du crédit. Le processus d'approbation est
basé sur l'analyse détaillée et l'expérience du
comité de crédit. La politique de crédit de la banque
couvre différents aspects notamment les marchés ciblés et
la segmentation de la clientèle, les paramètres pour
l'évaluation qualitative et quantitative, la composition du
portefeuille, les plafonds pour l'exposition de crédit, les limites de
concentration, la structure des limites, les pouvoirs d'approbation, les
classifications des crédits et les provisionnements des crédits.
Elle tient compte également des normes prudentielles, des exigences
réglementaires, de la nature et de la complexité des
activités de la banque, des dynamiques du marché. Pour assurer
une diversification du risque, la banque a fixé des plafonds selon
différentes dimensions de risque, en termes d'emprunteur, de groupe
d'emprunteurs, de secteur d'activité économique ou industrielle,
etc.La banque identifie les crédits non performants et constitue de
provisions adéquates conformément aux instructions
établies par la Banque Centrale du Congo.
2.2.1. Répartition du portefeuille de
crédit
La banque procède à une surveillance sectorielle
de ses engagements par secteurs d'activités. Le comité
Crédit de la banque surveille l'exposition sectorielle et donne des
orientations pour les expositions sectorielles attendues en fonction de
l'évolution de son portefeuille et des éléments externes
ou conjoncturels.TOTAL PORTEFEUILLE DE CRÉDIT
2.2.1.1. Portefeuille de crédit par secteurs
d'activités
Tableau N°5: Portefeuille
de crédit par secteur d'activité de 2010-2015 (Exprimés en
milliers de francs congolais - FC)
PORTEFEUILLE DE CREDIT
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Total par secteur
|
Total de portefeuille de crédit
|
84 856 567
|
138 132
|
200 600 084
|
238 590 988
|
289 774 128
|
394 075 674
|
394 075 674
|
Activités financières et Assurances
|
16 971
|
620 080
|
630 200
|
258 075
|
640 320
|
1 024 597
|
3 181 243
|
Administration publique
|
21 129 285
|
30 772 160
|
63 374 200
|
52 413 275
|
74 336 125
|
101 277 448
|
343 302 493
|
Agriculture
|
23 7 598
|
1 208 880
|
5 412 360
|
152 625
|
7 514 100
|
10 206 560
|
24 732 123
|
Arts, spectacles et activités récréatives
|
0
|
0
|
0
|
141 525
|
0
|
0
|
141 525
|
Commerce de gros, de détail et réparation de
véhicules et biens personnels
|
13 390 365
|
12 686 800
|
16 563 760
|
27 427 175
|
25 230 675
|
37 240 151
|
132 538 926
|
Construction, bâtiment et travaux publics
|
3 144 236
|
2 392 920
|
3 945 880
|
3 737 000
|
4 154 760
|
7 053 955
|
24 428 751
|
Elevage et pêche
|
458 225
|
0
|
4 324
|
925
|
6 596
|
118 223
|
588 293
|
Enseignement
|
305 483
|
264 040
|
229 080
|
449 550
|
305 483
|
669 929
|
2 223 565
|
Entreprises immobilières, location et activités de
service aux entreprises
|
3 818 545
|
4 874 160
|
3 946 800
|
4 813 625
|
4 039 530
|
9 142 556
|
30 635 216
|
Hébergement et restauration
|
0
|
0
|
0
|
143 375
|
0
|
0
|
143 375
|
Non-résidents
|
135 770
|
1 324 602
|
228 620
|
0
|
321 470
|
945 782
|
2 956 244
|
Production et distribution de gaz et
d'électricité
|
4 862 281
|
7 794 240
|
5 528 280
|
2 199 650
|
8 460 239
|
14 068 502
|
42 913 192
|
Production et distribution d'eau
|
4 868222
|
6 623 800
|
1 819 080
|
2 114 550
|
2 864 154
|
8 590 850
|
26 875 256
|
Production industrielle
|
11 003 777
|
15 234 080
|
10 477 920
|
4 259 888
|
18 234 080
|
18 836 817
|
78 046 562
|
Production minière
|
20 269 276
|
26 294 320
|
50 155 880
|
89 058 075
|
82 420 398
|
94 775 200
|
362 973 149
|
Santé et actions sociales
|
509 139
|
78 200
|
560 740
|
178 525
|
612 341
|
1 064 004
|
3 002 949
|
Sylviculture et exploitation forestière
|
678 852
|
15 640
|
589 720
|
472 675
|
678 852
|
1 221 635
|
3 657 374
|
Autres activités non sectorisées
|
33 942
|
27 948 710
|
37 133 240
|
50 770 475
|
59 955 005
|
88 824 657
|
1 040 779 056
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK
Tableau N°6 :
Portefeuille de crédit par secteur d'activité (Exprimés en
pourcentage)
PORTEFEUILLE DE CREDIT
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Total par secteur d'activité
|
Moyenne par secteur d'activité
|
Activités financières et Assurances
|
0,020
|
0,45
|
0,31
|
0,11
|
0,22
|
0,26
|
1,37
|
0,23
|
Administration publique
|
24,90
|
22,28
|
31,59
|
21,97
|
25,97
|
25,7
|
152,09
|
25,35
|
Agriculture
|
0,28
|
0,88
|
2,70
|
0,06
|
2,59
|
2,34
|
8,85
|
1,48
|
Arts, spectacles et activités récréatives
|
0
|
0
|
0
|
0,06
|
0
|
0
|
0,06
|
0,01
|
Commerce de gros, de détail et réparation de
véhicules et biens personnels
|
15,78
|
0,88
|
8,25
|
11,49
|
8,71
|
9,45
|
53,86
|
8,98
|
Construction, bâtiment et travaux publics
|
3,71
|
1,73
|
1,97
|
1,56
|
1,43
|
1,79
|
12,19
|
2,03
|
Elevage et pêche
|
0,54
|
0
|
0,01
|
0,01
|
0,02
|
0,03
|
0,61
|
0,10
|
Enseignement
|
0,36
|
0,19
|
0,11
|
0,19
|
0,11
|
0,17
|
1,13
|
0,18
|
Entreprises immobilières, location et activités de
service aux entreprises
|
4,50
|
3,53
|
1,97
|
2,02
|
1,39
|
2,32
|
15,73
|
2,62
|
Hébergement et restauration
|
0
|
0
|
0
|
0,06
|
0
|
0
|
0,06
|
0,01
|
Non-résidents
|
0,16
|
0,96
|
0,11
|
0
|
0,11
|
0,24
|
1,58
|
0,26
|
Production et
distribution de gaz et d'électricité
|
5,72
|
5,64
|
2,76
|
0,92
|
2,92
|
3,57
|
21,53
|
3,59
|
Production et distribution d'eau
|
5,73
|
4,79
|
0,91
|
0,89
|
0,99
|
2,18
|
15,49
|
2,58
|
Production industrielle
|
12,97
|
11,03
|
5,22
|
1,79
|
6,29
|
4,78
|
42,08
|
7,01
|
Production minière
|
23,89
|
19,04
|
25,01
|
37,33
|
28,44
|
24,05
|
157,76
|
26,29
|
Santé et actions sociales
|
0,60
|
0,06
|
0,28
|
0,07
|
0,21
|
0,27
|
1,49
|
0,25
|
Sylviculture et exploitation forestière
|
0,80
|
0,01
|
0,29
|
0,19
|
0,23
|
0,31
|
1,83
|
0,31
|
Autres activités non sectorisées
|
0,04
|
29,23
|
18,51
|
21,28
|
20,69
|
22,54
|
112,29
|
18,72
|
TOTAL
|
100
|
100
|
100
|
100
|
100
|
100
|
600
|
100
|
Source : nous-mêmes sur base du tableau n°5

Figure n°2 : évolution du
portefeuille de crédit par secteur d'activité
Source : nous-mêmes sur base du tableau n°6
§ Interprétation
Le portefeuille de crédit par secteur
d'activité, nous remarquons dans ce graphiquecomme suit :
ü En premier position nous avons le secteur
minière reçoit plus des crédits en moyenne 26,29%en pour
les cinq ans ;
ü en deuxième position nous avons le secteur
d'administration publique reçoit en moyenne 25,35% ;
ü en troisième position nous avons les autres
activités non sectoriels reçoit en moyenne18,72% ;
ü en quatrième position nous avons le secteur de
commerce de gros reçoit en moyenne 8,98% ;
ü en cinquième position nous avons le secteur de
la production industrielle reçoit en moyenne 7,01% ;
ü ensuite nous avons les secteurs Production et
distribution de gaz et d'électricité 3,59% ; Entreprises
immobilières, location et activités de service aux entreprises
2,58% ; Production et distribution d'eau 2,62% ; Construction,
bâtiment et travaux publics 2,03% ; Agriculture 1,48% ;
Sylviculture et exploitation forestière 0,31% ;
Non-résidents 0,26% ; Santé et actions sociales 0,25% ;
Activités financières etAssurances 0,23% ; Enseignement
0,18% ; Elevage et pêche 0,10% ; Arts, spectacles et
activités récréatives 0,01% , Hébergement et
restauration 0,01%.
2.2.1.2 Répartition des crédits à
la clientèle
Elle identifie les créances non performantes et
constitue de provisions adéquates pour les pertes attendues
conformément aux instructions établies par la Banque Centrale du
Congo.
Tableau N°7 :
Créditsà la clientèle(exprimés en milliers de
francs congolais - FC)
Crédits à la clientèle
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Avances aux organismes publics non financiers
|
14 280 972
|
42 818 383
|
64 283 149
|
39 997 455
|
45 100 809
|
62 743 300
|
Crédits et avances aux sociétés
|
29 779 303
|
36 965 345
|
56 376 188
|
75 302 814
|
86 229 440
|
112 158 268
|
Avances aux particuliers
|
10 635 345
|
34 026 401
|
44 981 062
|
69 397 603
|
84 813 604
|
108 242 061
|
Avances à moyen terme
|
28 830 841
|
22 507 858
|
33 530 611
|
53 643 968
|
75 257 325
|
97 463 828
|
Autres avances
|
2 773 783
|
2 917 679
|
4 953 284
|
4 676 846
|
4 276 433
|
20 576 629
|
Provision pour créances douteuses
|
-1 443 677
|
-1 103 034
|
-3 524 210
|
-4 427 698
|
-5 903 488
|
-7 108 412
|
TOTAL
|
84 856 567
|
138 132 632
|
200 600 084
|
238 590 988
|
289 774 128
|
394 075 674
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK
Tableau N°8 :
Crédits à la clientèle (Exprimés en
pourcentage)
CREDIT A LA CLIENTELE
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Total par secteur
|
Moyenne
|
Avances aux organismes publics non financiers
|
16,83
|
31
|
32,05
|
16,76
|
15,56
|
15,92
|
128,12
|
21,35
|
Crédits et avances aux sociétés
(découverts)
|
35,09
|
26,76
|
28,10
|
31,76
|
29,76
|
28,46
|
179,75
|
29,96
|
Avances aux particuliers
|
12,53
|
24,63
|
22,42
|
29,09
|
29,27
|
27,47
|
145,41
|
24,24
|
Avances à moyen terme
|
33,98
|
16,29
|
16,72
|
22,48
|
25,97
|
24,73
|
140,17
|
23,36
|
Autres avances
|
3,27
|
2,11
|
2,47
|
1,97
|
1,48
|
5,22
|
16,5
|
2,75
|
Provision pour créances douteuses
|
-1,70
|
-0,79
|
-1,76
|
-1,86
|
-2,04
|
-1,80
|
-9,95
|
-1,66
|
TOTAL
|
100
|
100
|
100
|
100
|
100
|
100
|
600
|
100
|
Source : nous-mêmes sur base du tableau n°7

Figure n°3: évolution des
crédits à la clientèle
Source : nous-mêmes sur du tableau N°8
§ Interprétation
Au regard de cette figure et du tableau ci-dessus :
* Les crédits aux organismes publics non financiers
comprennent les avances à court terme et moyen terme,
c'est-à-dire des prêts qui durent moins de deux ans. Avec un
montant total de 269 224 068 milliers de FC, soit une moyenne de
21,35% pour six ans.
* Les crédits et avances aux sociétés
sont constitués essentiellement des découverts en comptes
clients, sociétés et particulier à terme fixe
octroyés. Avec un montant total de 396 811 358milliers de FC, soit
une moyenne de 29,96%.
* Les crédits à moyen terme comprennent les
avances accordées aux divers clients, les crédits à moyen
terme sont ceux qui durent entre deux et sept ans. Le crédit à
terme fixe est remboursable à une échéance fixe.Avec un
montant total de 311 234 431 milliers de FC, soit une moyenne de
23,36%.
* Les autres crédits comprennent essentiellement des
avances en comptes clients (sociétés et particuliers)
octroyées à terme fixe. Avec un montant total de
40 174 654 milliers de FC, soit une moyenne de 2,75%.
* Provision pour créances douteuses, chaque
année la RAWBANK constitue des provisions pour payer le dettes non
remboursables en cas de l'anti sélection ou de l'aléa moral de
l'emprunteur à l'échéance qui sont remboursable pour les
années 2010, 2011, 2012, 2013,2014 et 2015 ces montants
-1 443 677, -1 103 034, -3 524 210,
-4 427 698 ,-5 903 488 et -7 108 412 de milliers de
FC. Soit un montant total -16 402 107, une moyenne de -1,66%. Ces
montants sont utilisés pour diminuer le risque de
crédit, c'est pour cette raison qu'elles apparaissent en
négatifs et ne sont pas comptabiliser dans les crédits à
la clientèle.
2.2.3. Les crédits performants et non
performants à la clientèle
2.2.3.1. Les crédits non
performants
Tableau N°9 : Les crédits non
performants (taux d'impayés) en pourcentage
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Crédits non remboursés/ total crédit
|
|
|
|
|
|
|
En % =
|
0,56
|
1
|
1
|
1,07
|
0,84
|
0,69
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°4: Evolution de non remboursement de
clientèle ou de crédit non performent en(%)
Source : nous-mêmes sur base du tableau n°9
· Interprétation
ü En 2010 les crédits non
performantsreprésentent0,56% du portefeuille total des
crédits octroyés soit un montant de 475 196 milliers de
FC ;
ü En 2011 les crédits non performants
représentent 1% du portefeuille total des
crédits octroyés soit un montant de milliers1 381 327 de
FC ;
ü En 2012les crédits non performants
représentent 1% du portefeuille total des
crédits octroyés soit un montant de 2 006 000 milliers de
FC ;
ü En 2013 les crédits non performants
représentent 1,07% du portefeuille total des
crédits octroyés soit un montant de 2 552 923 milliers de
FC ;
ü En 2014 les crédits non performants
représentent 0,84% du portefeuille total des
crédits octroyés soit un montant de 2 434 103 milliers de
FC.
ü En 2015 les crédits non performants
représentent 0,69% du portefeuille total des
crédits octroyés soit un montant de 2 723 402 milliers de
FC.
En moyenne il y a un risque de crédit qui
vaut à 0,86% (ou le taux d''impayés) du
portefeuille total de crédit octroyés, soit un montant total de
11 572 952 de milliers de FC. C'est-à-dire la RAWBANK gère mien
le risque de crédit est moins trois fois le limite de taux des
crédits non performants imposé par la BCC est sous barre de 3%,
la RAWBANK est dans les normes prudentielles.
2.2.3.2. Les crédits
performants
Tableau N°10 : Les
crédits performent ou le remboursement des crédits à la
clientèle en(%)
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Crédits remboursés/total crédit
|
|
|
|
|
|
|
En %=
|
99,44
|
99
|
99
|
98,93
|
99,16
|
99,35
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°5 : Evolution de
remboursement ou de crédit de performent en pourcentage
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°10
· Interprétation
Les crédits performants avec un montant total de 1 334
627 120 milliers de FC soit une moyenne de non risque de crédit de
99,15% pour six ans.
ü En 2010 les crédits performants
représentent 99,44% du portefeuille total des crédits
octroyés soit un montant de 84 381 370 milliers de FC ;
ü En 2011 les crédits performants
représentent 99% du portefeuille total des crédits
octroyés soit un montant de 136 751 305 milliers de FC ;
ü En 2012 les crédits performants
représentent 99% du portefeuille total des crédits
octroyés soit un montant de 198 594 084 milliers de
FC ;
ü En 2013 les crédits performants
représentent 98,93% du portefeuille total des crédits
octroyés soit un montant de 236 584 788 milliers de FC ;
ü En 2014 les crédits performants
représentent 99,16% du portefeuille total des crédits
octroyés soit un montant de 287 728 248 milliers de FC.
ü En 2015 les crédits performants
représentent 99,35% du portefeuille total des crédits
octroyés soit un montant de 391 352 272 milliers de FC.
2.3 LES INDICATEURS DE GESTION
DES RISQUES
2.3.1 LES INDICATEURS DE GESTION DES RISQUES DE CREDIT
A LA RAWBANK
2.3.1.1. Ratio de rentabilité
financière (Return On Equity : R.O.E)
Le ROE mesure la capacité du
bénéficiaire d'une banque ainsi que la rentabilité des
capitaux investis par les actionnaires. Le ROE se définit de
manière très simple :
R.O.E= 
Tableau N°11: Ratio de
rentabilité financière (Return On Equity : R.O.E)
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
|
|
|
|
|
|
|
R.O.E en %=
|
11,41
|
10,56
|
8,09
|
5,18
|
4,34
|
6,53
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°6: évolution du Ratio de
rentabilité financière
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°11
· Interprétation
Ce ratio mesure la rentabilité des capitaux investis
par les actionnaires ainsi que la capacité du bénéfice
d'une banque. Il y a une option élevéereflète parfois une
insuffisance des fonds propres plutôt qu'une rentabilité
satisfaisante autre le bénéfice dépend souvent de la
politique des provisions de la banque et ne constitue pas toujours une image
représentative au bénéficeréalise. Le R.O.E de la
RAWBANK a connu sa meilleure performance.
Ce ratio pour les banques de dépôts n'a pas
cessé d'évoluer avec un rythme croissant pendant la
période de 2010 et 2011, mais cette croissance du ROE ne peut être
due uniquement à une rentabilité satisfaisante ainsi qu'un niveau
de bénéfices élevés, mais plutôt à une
insuffisance des fonds propres qui peuvent aggraver la situation de la
banque.Ce ratio a connu une baisse remarquable tout au long de la
période de 2012-2015 qui baisse de 8,9% pour devenir plus de 6,53% en
2015, ce qui peut être dû à une évolution des risques
encours des banques à un rythme plus rapide que celui des fonds propre
net. La variation moyenne est de 7,69%.
2.2.14.1. Ratio de rendement (Return On
Assets : R.O.A)
La rentabilité des actifs c'est la rentabilité
économique de la banque. Elle sert à mesurer la capacité
de la banque de rémunérer ses fonds propres. Ce ratio de
rentabilité des actifs permet d'apprécier l'efficacité
opérationnelle de la banque.
R.O.A= 
Tableau N°12: Ratio de
rendement
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
|
|
|
|
|
|
|
ROA en %
|
1,48
|
1,30
|
1,22
|
0,77
|
0,62
|
0,83
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°7:
évolution du ratio de rentabilité
financière
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°12
· Interprétation
D'après le tableau et du graphique ci-dessus, on
remarque que ce ratio est assez appréciable depuis le
début de la période 2010 à 2012 il y a une
augmentation des actifs de la banque soient respectivement 1,48%, 1,30% et
1,22%. Il y a certes une légère baisse qui s'observe entre
2013 et 2015. En effet, l'accroissement sensible des provisions pour risques
et créances douteuses a généré un coût
net des risques plus important que prévu. En fait, une
croissancesoutenue des emplois et la maîtrise des charges
financières. La RAWBANK est n'arrivé pas durant ces trois
dernières années à stabiliser le R.O.A autour des normes
internationales (1%). La période 2010-2015 fut marquée par
une conjoncture économique sans précédent et cela
s'est ressentie par la persistance des difficultés dans les
secteurs d'activité tels que le secteur minière, le secteur
d'administration publique et le secteur de production industrielle. Avec pour
objectif un redéploiement de son activité commerciale. Elle a
revu son volume de crédit à la hausse pendant ladite
période tout en continuant révisant positivement ces ressources
propres adéquates au financement de ses crédits.
2.2.14.2. Ratio de coefficient d'exploitation(Cost
Income Ratio : C.I.R)
Ce ratio mesure l'efficience d'une banque rapportant les
charges d'exploitation au produit net bancaire(PNB).
C.I.R= 
Tableau N°13: Ratio de
coefficient d'exploitation(CIR)
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
|
|
|
|
|
|
|
CIR en % =
|
71,18
|
71
|
58,97
|
64,96
|
70,99
|
68,95
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°8 : évolution de
coefficient d'exploitation
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°13
§ Interprétation
Ce ratio met en relation les frais généraux (les
charges d'exploitation, frais personnel, les dotations aux amortissements et
provisions et en divisant par le produit net bancaire.Le produit net
bancaire(PNB) est calculé par différence entre les produits
bancaires et les charges bancaires (activité de prêt et
d'emprunt ; opérations sur titres, change, marchés
dérivés,...). Le calcul du PNB intègre les dotations ou
reprises de provisions sur titres de placement. Le PNB correspond ainsi
à la valeur ajoutée sur capitaux, les commissions bancaires, dont
les majorités sont des commissions sur gestion des crédits
accordés à la clientèle, Les produits des
opérations de changes et Les dividendes.
Ce ratio réalisé par une banque qui est
absorbée par ses coûts fixes ; de 2010, 2011 et 2014 le ratio
est élevé c'est-à-dire plus la richesse est perdue dans
des dépendances de fonctionnement, il mesure la contribution
spécifique de la banque à l'augmentation de la richesse
nationale et peut en cela être rapproché de la valeur
ajoutée dégagée par les entreprises non
financières. De 2012, 2013 et 2015 le CIR trop faible pourra
s'expliquer par de charges d'exploitation trop élevées.La
variation moyenne est de 67,68%, la RAWABANK à respecter les normes
malgré une forte demande de crédit et des charges d'exploitation
trop élevées. Le maximum de CIR impose par la BCC est de 70%.
2.2.14.3. Ratio de distribution de
crédit
Ce ratio met en relation l'opération à la
clientèle et le total bilan. Pour expliquer l'importance du
crédit au sein de la RAWBANK, nous allons nous basé sur ce
ratio.
Ratio de distribution de crédit= 
Tableau N°14 :Ratio de
distribution de crédit
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
|
|
|
|
|
|
|
En %=
|
25,32
|
29,37
|
34,33
|
39,88
|
35,58
|
40,91
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°9 : évolution du ratio
de distribution de crédit
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°14
· Interprétation
Ce ratio explique l'intérêt qu'une banque
accorde à sa structure de crédit. Ce tableau et graphique et
graphique ci-dessus nous montrer l'importance du volume des crédits dans
l'activité de la RAWBANK durant la période 2010-2015.On remarque
une augmentation considérable de cet indicateur passant de
25,32% à 40,91% entre 2010 et 2015.La moyenne est de 34,23%, on peut
en déduire qu'un bon nombre de client de la RAWBANK sont toujours
attirés par l'offre de crédit et que malgré quelques
variations négligeables du ratio, le crédit continue à
occuper un place prépondérante. C'est pourquoi la RAWBANK met en
place une bonne gestion et la diversification de son portefeuille de
crédit d'où encore une fois sa place de leader.
2.3.1.5. Ratio de levier (Leverage
Ratio)
Ce ratio est calculé par le rapport des fonds propres
sur le total de l'actif. Cet indicateur est utilisé par la banque pour
évaluer la suffisance de ses fonds propres par rapport à la
taille de son bilan.
Le ratio de levier = 
Tableau N°15 : Ratio
de levier
Formule
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2O14
|
2015
|
|
|
|
|
|
|
|
En % =
|
13
|
12,33
|
15,09
|
14,93
|
14,22
|
10,46
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°10 : évolution du ratio
de levier
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°15
· Interprétation
Ce ratio détermine la marge de manoeuvre qu'une banque
détient par rapport aux prises des risques, permet également
d'évaluer le degré d'indépendance d'une banque
vis-à-vis de ses prêteuses, elle risque de devenir
dépendante de ses préteurs si elle est trop endettée. De
2010 à 2015 il y a bonne une relation entre les fonds propres et le
total passif est de mettre en avant la part de financement des actifs dont la
partie crédit bancaire, Cet indicateur est utilisé par la banque
pour évaluer la suffisance de ses fonds propres par rapport à la
taille de son bilan. De 2010 à 2015, ce ratio s'est élevé
à 13,34%en moyenne pour six ans, supérieur à la limite
minimum interne de la banque fixée à 5%.
2.2.14.4. Ratio de
liquidité
La liquidité correspond à la capacité,
pour la banque, de financer des augmentations d'actifs et de faire face
à ses engagements lorsqu'ils arrivent à échéance,
sans subir de pertes inacceptables. Une gestion efficace du risque de
liquidité contribue à assurer la capacité d'une banque
à faire face à ses engagements en termes de trésorerie,
lesquels sont incertains, étant influencés par des facteurs
externes et par le comportement des autres agents.
La gestion de la liquidité a pour but d'assurer les
obligations de paiement dans toutes les devises concernées, de financer
la croissance des activités et d'assurer la continuité des
opérations en cas de crise.
La réglementation sur la liquidité prend
la forme d'un rapport entre d'une part, au numérateur, les actifs
disponibles et réalisables ou mobilisables à court terme, et
d'autre part, au dénominateur, le passif exigible à court
terme ou les engagements par signature susceptibles d'être
respecté.
Ratio de liquidité= 
Tableau N°16: ratio de
liquidité
Ratio de liquidité en %
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
134,10
|
159,74
|
162,66
|
125,9
|
147,9
|
149,4
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°11: évolution du ratio de
liquidité
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°16
· Interprétation
La RAWBANK à travers ses activités et ses
rapports avec la clientèle, elle reste liquide durant toutes les six
d'études.
ü La banque avait un taux de couverture à
concurrence 34,10%(134,0%-100%) en 2010 ;
ü en 2011 la banque a un taux de couverture à
concurrence 59,74%(159,74%-100%) ;
ü en 2012 la banque a un taux de couverture à
concurrence 62,66%(162,66%-100%) ;
ü en 2013 la banque a un taux de couverture à
concurrence 25,9%(125,9%-100%) ;
ü en 2014 la banque a un taux de couverture à
concurrence 47,90%(147,90%-100%) ;
ü en 2015 la banque a un taux de couverture à
concurrence 49,40%(149,40%-100%) ; Ce qui explique ses bonnes
relations avec ses clients et ses performances en termes des
dépôts surtout avec la clientèle institutionnelle et
corporel.
Ce ratio de liquidité est traduit par rapport de
l'actif réalisable sur le passif exigible, la banque a ainsi garde une
bonne situation toujours en croissance ce qui traduit l'équilibre de sa
trésorerie. La moyenne est de 146,62%. La politique de la banque est
d'être très liquide afin d'être capable de faire face
à toute demande de liquidité de la part des clients. De plus,
RAWBANK maintient en permanence un ratio de liquidité à court
terme total, en monnaie locale et en monnaie étrangère
supérieur à 100 % suivant l'instruction n°14 de la BCC.
2.3.1.7. Ratio crédits /
dépôts
Ce ratio est calculé en exprimant les
prêts et avances à la clientèle (lignes de
crédit, escomptes, avances à terme fixe,découverts,
etc.) en pourcentage du total des dépôts (dépôts
à vue, dépôts à terme et dépôts
d'épargne).
Tableau N°17 : Ratio
crédits / dépôts
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
|
|
|
|
|
|
en % =
|
31,18
|
37,61
|
44,72
|
46,64
|
45,66
|
58,41
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°12: évolution
crédits/dépôts
Source : nous-mêmes sur base du tableau n°17
· Interprétation
Pour calculer les limites du portefeuille de crédit par
rapport à la liquidité est obtenu en calculant la part des
crédits sur les dépôts. Nous remarquons que les limites au
courant de 2010 à 2014 sont dans les normes prudentielles. Saufen 2015,
le ratio crédits / somme totale des dépôts, provisions et
prêts à moyen terme accordés par les institutions
financières s'est élevé à 58%, cette hausse rapide
des crédits à la clientèle au cours de l'année 2015
traduit pleinement le rôle joué par la banque dans le financement
de l'économie, dans son aspect octroi de crédit à sa
clientèle. Cependant, il convient de signaler que le plafond de
crédits est fixé par la banque en prenant en compte toutes les
autres sources de financement à savoir les emprunts à moyen et
long termes (institutions financières), ce qui améliore et
renforce nettement ce ratio de financement.Le ratio
crédits/Dépôts est inférieur à 50% selon les
normes prudentielles. La RAWBANK affiche une limite du portefeuille en moyenne
de 44,04% c'est-à-dire la RAWBANK est dans les normes prudentielles
durant six ans. La banque avec ses politiques commerciales a augmenté
ses dépôts et les crédits qu'elle accorde durant les six
ans.
2.3.1.8. Ratio de solvabilité
Tableau N°18: Ratio de
solvabilité (Return On Sales : R.O.S)
Ratio de solvabilité
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
22,40
|
29,20
|
24,26
|
27,09
|
25,60
|
26,40
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°13: évolution du ratio de
solvabilité
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°18
· Interprétation
Ce ratio traduit l'importance des fonds propres
réglementaires par rapport aux sommes totales des actifs à
risques. En 2010 à 2015 il y a une augmentation qui se justifier par le
niveau élevé des dépôts et des clients
accordés par la Banque et aussi une augmentation des capitaux permanents
du entre l'accroissement des dépôts par rapport aux fonds propres
de la banque, ce ratio détermine la capacité à faire aux
éventuels risques liés à, ses activités.
L'instruction n° 14 de la Banque Centrale du Congo stipule que les banques
sont tenues, dans la gestion de leurs ressources, de respecter un rapport de
20% minimum entre les fonds propres prudentiels et le total des risques. La
variation moyenne est de 25,83%. La banque a toujours maintenu ce ratio dans
les normes fixées par cette instruction.
2.3.1.9. Ratio de couverture des risques
Le ratio de couverture des risques est le rapport entre les
fonds propres nets prudentiels et les actifs ajustés aux risques. Il
exprime le montant nécessaire des fonds propres de bases et
complémentaires que la banque doit détenir afin de couvrir leurs
risques de marché, de crédit et opérationnel. Dans le
cadre de la théorie bancaire et particulièrement concernant la
gestion des risques, ce ratio de synthèse est considéré le
plus intéressant pour l'évaluation des niveaux des risques
encourus par la RAWBANK.
Tableau N°19: Ratio de
couverture des risques
Ratio de couverture des risques
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
12,24
|
18,40
|
16,74
|
19,6
|
18,8
|
12,8
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de la RAWBANK

Figure n°14 : évolution du ratio
de couverture des risques
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°19
· Interprétation
L'instruction n° 14 de la Banque Centrale du Congo
stipule que les banques sont tenues, dans la gestion de leurs ressources, de
respecter un rapport de 7% minimum entre les fonds propres de base (Tier I) et
le total des risques bancaires. Capital, réserves et
d'éléments complémentaires tels que les provisions et les
titres subordonnés, et l'actif du bilan et les engagements hors bilan
pondérés aux risques. On remarque, une bonne politique en
matière de couverture de risques. De 2010 à 2015 la RAWBANK a su
maintenir à un niveau stable ses risques sur les crédits avec une
très bonne couverture de ces risques par des provisions, une moyenne
16,43% du R.C.R. Elle est ainsi une banque qui gère très bien son
risque de crédit. Elle paraît la plus stable, et ses excellents
résultats réalisés au cours de ces dernières
années sont le fruit d'un respect de plus en plus affirmé des
règles et normes prudentielles, en plus de sa maîtrise bien
planifiée des risques qu'elle encoure. Ceci est dû à la
stratégie qu'elle adopte, à savoir le renforcement des fonds
propres.
2.3.2. LES INDICATEURS DE GESTION DES RISQUES DANS LES
BANQUES COMMERCIALES
C'est pourquoi dans cette partie, nous allons analyser
l'évolution de ROA, ROE, ROS, CIR, et d'un certain nombre des
banques Commerciales Congolaises. Pour rendre plus utile cet indice,
nous allons procéder à une étude comparative entre
une ou plusieurs banques.
Notre échantillon va porter sur cinq (5) banques
commerciales(ou de dépôt) : RAWBANK ; Trust Merchant
Bank(TMB) ; Banque Commerciale du Congo(BCDC) ; Banque internationale
pour l'Afrique au Congo(BIAC) et PROCREDIT Banque.
Les différents indicateurs retenus sont obtenus
sur la base des données comptables concernant les bilans et les
états de résultat des banques ci-dessus citées, et ce
concernant la période allant de 2010 jusqu'à 2015. On
procédera à une analyse comparative pour mieux tirer les
interprétations les plus significatives.
Les différents ratios, calculés sur la base des
états financiers et des rapports annuels dégagés par ces
cinq (5) banques.
Tableau N°20 : Ratio de
rentabilité financière (R.O.E) pour les banques commerciales en
%
R.O.E
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Moyenne
|
RAWBANK
|
11,41
|
10,56
|
8,09
|
5,92
|
5,19
|
6,53
|
7,95
|
TMB
|
0,5
|
2
|
3
|
14
|
18
|
10
|
7,92
|
BCDC
|
18,6
|
20,3
|
21,9
|
18,3
|
7
|
12,6
|
16,45
|
BIAC
|
3
|
4,39
|
-2,05
|
-1,79
|
2,29
|
5,34
|
1,86
|
PROCREDIT
|
8,6
|
6,7
|
4,17
|
3,7
|
4,5
|
6,92
|
5,77
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de ces banques

Figure n°15 : évolution du ratio
de rentabilité financière
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°20
· Interprétation
Ce ratio permet de mesurer la capacité
bénéficiaire d'une banque ainsi que la rentabilité des
capitaux investis par les actionnaires puisqu' il met en évidence la
profitabilité de leur investissement. Ce ratio pour les banques
commerciales n'a pas cessé d'évoluer avec un rythme croissant
pendant la période (2010-2015), mais cette croissance du taux (ROE) ne
peut être due uniquement à une rentabilité satisfaisante
ainsi qu'un niveau de bénéfices élevés, mais
plutôt à une insuffisance des fonds propres qui peuvent aggraver
la situation des banques commerciales. Selon les normes prudentielles. Le ROE
doit être suffisamment élevée pour séduire les
investisseurs, un taux faible peut correspondre à une phase
d'investissement important, a contrario, un taux élevée peut
aussi bien provenir d'une bonne gestion que une insuffisance relative des fonds
propres.
On constate dans le tableau ci-dessus que le rendement des
fonds propres des banques commerciales congolaises est très
appréciable. En effet, la tendance générale du ratio de
rentabilité financière tourne autour de 10% selon la norme
pratiquée par la BCC. La BCD a enregistrée des forts taux qui
dépassent les limites. La RAWBANK, la TMB, BIAC et PROCREDIT ont pu
garder en moyenne un niveau de rendement des fonds propres équilibres
inférieur à 10%.
Tableau N°21 : Ratio de rendement(R.0.A)
pour les banques commerciales en %
R.O.A
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Moyenne
|
RAWBANK
|
1,48
|
1,30
|
1,22
|
0,77
|
0,62
|
0,83
|
1,04
|
TMB
|
0,08
|
0,28
|
0,30
|
1,39
|
1,80
|
1,02
|
0,81
|
BCDC
|
1,7
|
2,0
|
1,9
|
1,6
|
0,6
|
1
|
1,47
|
BIAC
|
0,15
|
0,08
|
0,02
|
0,3
|
0,6
|
0,81
|
0,33
|
PROCREDIT
|
0,80
|
1,30
|
0,90
|
1,02
|
1,30
|
1,7
|
1,17
|
Source : nous-mêmes sur base desrapports annuels de
ces banques

Figure n°16 : évolution du ratio
de rendement
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°21
· Interprétation
Les rendements de l'actifdes banques, on remarque que ces
derniers sont pratiquement de valeur comparable. Ce ratio est très
appréciable car au-dessous des normes prudentielles qui sont de 1%. La
tendance générale du secteur est légèrement
à la hausse la BCDC qui est continuellement en parfait harmonie
des normes de gestion avec une moyenne de 1,47%, PROCREDIT en moyenne
1,17% et la RAWBANK en moyenne 1,08% ; le R.O.A autour des normes
internationales (1%) on peut dire qu'elle a bien exploiter sa croissance des
actifs. Tandis que les actifs de la TMB et BIAC sont relativement les moins
rentables, soit un ROA respectivement de 0,81% et 0,33%, cette chute de la
rentabilité revient à un recul au niveau des
bénéfices pour cette période qui sont dus à leur
tour à l'augmentation de poids de provisions et donc à un niveau
de risque élevé, sans oublier qu'un niveau de
bénéfice acceptable ne signifie pas nécessairement qu'une
banque soit saine. L'hétérogénéité des
résultats aboutis proviennent essentiellement de la
spécialisation des banques dans des activités
particulière, à savoir le secteur de l'administration publique,
l'Agriculture, la production minière, le privé etc.
Tableau N°22 : Coefficient
d'exploitation (C.I.R) pour les banques commerciales en %
C.I.R
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Moyenne
|
RAWBANK
|
71,86
|
67,07
|
58,97
|
64,96
|
70,99
|
68,95
|
67,13
|
TMB
|
110
|
88
|
99
|
69
|
64
|
74
|
84
|
BCDC
|
66
|
68
|
67
|
70
|
70
|
74
|
69,17
|
BIAC
|
96,3
|
90,80
|
85,45
|
88,9
|
87,4
|
85
|
88,98
|
PROCREDIT
|
73,2
|
68
|
70
|
68
|
66
|
71
|
69,37
|
Source : nous-mêmes sur base des rapports annuels
de ces banques

Figure n°17 : évolution
Coefficient d'exploitation
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°22
· Interprétation
Les normes prudentielles imposés par la BCC est de
70%( maximum), la BIAC a en moyenne88,98%, la TMB a en moyenne 84%, le ratio
est élevé c'est-à-dire plus la richesse est perdue dans
des dépendances de fonctionnement, il mesure la contribution
spécifique des banques à l'augmentation de la richesse nationale
et peut en cela être rapproché de la valeur ajoutée
dégagée par les entreprises non financières. Tandis
quePROCREDIT une moyenne 69,37%, la BCDC une moyenne 69,17% et la RAWBANK a en
moyenne 67,13%, ce coefficient qui nous montre la part des charges
d'exploitation dans le produit net bancaire, et qui est en forte baisse ce qui
nous montre son amélioration en diminuant les charges. Ces pourcentages
indiquent la part des gains réalisés ces les banques qui est
absorbées par ses coûts fixes.
Tableau N°23: Ratio de
solvabilité(R .O.S) pour les banques commerciales en
%
R.O.S
|
2010
|
2011
|
2012
|
2013
|
2014
|
2015
|
Moyenne
|
RAWBANK
|
22,40
|
29,20
|
24,26
|
27,09
|
25,60
|
26,40
|
25,83
|
TMB
|
28
|
20
|
20
|
20
|
21,5
|
20,4
|
21,65
|
BCDC
|
29
|
28
|
22
|
21
|
21
|
22
|
23,83
|
BIAC
|
12,3
|
15,43
|
10,54
|
11,83
|
10,3
|
11,3
|
11,95
|
PROCREDIT
|
14
|
9,1
|
11
|
11,9
|
9,2
|
10,8
|
11
|
Source : nous-mêmes sur base desrapports annuels de
ces banques

Figure n°18 : évolution du
ratio de solvabilité
Source : nous-mêmes sur base du tableau
n°23
· Interprétation
Le minimum de ratio de solvabilité selon les normes
prudentielles est de 20%, la RAWBANK, la BCDC et la TMB ont pu garder en
moyenne un niveau de solvabilité élevé, ils sont dans les
normes.On constate alors que les banques commerciales congolaises ne
gèrent pas leur risque de crédit par les mêmes techniques,
elles sont cependant menacées par ce risque à des degrés
différents. Mais il est à signaler qu'il existe deux banques
(BIAC et PROCREDIT) parmi cinq, qui sont en dessous de la norme, par
conséquent leur politique de gestion de risque de crédit semble
inappropriée. La norme prudentielle fixée par la Banque Centrale
du Congo (20%). On note une incohérence au niveau de degré
d'exposition au risque d'insolvabilité de ces cinq banques commerciales
se doivent d'être d'une grande solidarité financière compte
nu des effets d'une faillite d'une banque sur la stabilité de tout le
système financier et au-delà de l'économie tout
entière. Cette solidarité financière est essentiellement
mesurée par le montant des fonds propres de la banque qui
détermine sa capacité à faire face aux risques
éventuels liés à ses activités (non remboursement
de crédits distribués). Les banques doivent être en
permanence solvable, c'est-à-dire pouvoir faire à leurs
engagements à tout moment. En effet, si les clients de la banque
dépose chez leur argent (dépôt à vue) doutent de sa
solidarité financière, ils risquent de perdre confiance et de
retirer leurs dépôts, dans des difficultés majeures.
CONCLUSION PARTIELLE
La gestion des risques de crédit dans les banques
commerciales à la RAWBANK nous a permis de mettre en exergue les
risques fréquemment rencontré au niveau de la banque qui
résultent tant de son organisation interne que de la démarche
adapté pour traiter les dossiers de crédit. Ainsi pour
remédier aux faiblesses constatées nous avons formulé un
certains nombres de recommandations et suggestions que nous espérons que
la RAWBANK fera bon usage. Le risque de crédit est la
première cause interne des défaillances bancaires.
Cependant, à la cour de ces dernières décennies,
des modèles d'évaluation du risque de crédit, les outils
de gestion ont connu une expansion considérable dans le secteur bancaire
qui reste toujours marqué par le risque de crédit.
Le risque du risque peut être perçu comme un non
performance lorsque ce dernier n'est pas maitriser par les banques car il
constitue plus de 80% du bilan. Alors une gestion du risque de
crédit est d'autant important que les autres activités
principales d'une banque comme la transformation de l'actif et la production
de l'information. La gestion du risque de crédit comme nous
l'avons vu précédemment, correspond à l'ensemble des
techniques ayant pour but d'améliorer le couple
rentabilité-risque et permettant à la banque de bien
maitriser son portefeuille de crédit, ainsi que de
réduire le risque de faillite bancaire. La banque doit disposer d'un
système de gestion de risque efficace.
Cette stratégie de gestion du risque de crédit
peut se résumer comme suit :
· Identification des sources du risque ;
· Evaluation et mesure du risque ;
· Sélection des techniques de gestion des risques;
· La mise en oeuvre ;
· La surveillance des risques et
· Le reporting des risques.
L'obtention d'une analyse
conséquente repose sur la pertinence de demande de crédit
à tous les niveaux définis par la banque. Une mauvaise
appréciation des états financiers ou un dossier incomplets, ce
qui empêche aux chargés clientèle d'assurer un traitement
des dossiers, ils sont alors obligés d'appeler tout le temps ces clients
pour des compléments de dossiers, malheureusement cela faisait perdre
quelques jours à labanque, avec les implications en termes de manque
à gagner.
D'après la démarche que nous avons suivie dans
le cadre de la partie théorique on peut dire que la première
préoccupation pour une banque est de bien gérer le risque de
crédit auquel il se trouve exposé. Comme nous l'avons pu
constater précédemment, les moyens de se prémunir du
risque de crédit (les supports, les garanties et les
clignotants....) et les méthodes internes et externes
d'évaluation du risque de crédit sont assez variées.
CRITIQUES ET
SUGGESTIONS
Après que ces analyses, il est important de relever
certains faits observés au moment de nos recherches sur la gestion des
risques de crédit dans les banques commerciales.
1. CRITIQUES
Etant à a fin de ce travail, que dire en termes des
critiques et suggestions sur un sujet aussi bouillant comme celui-ci. En effet,
parlant de la gestion des risques de créditdans les banques
commerciales : cas de la RAWBANK ; nous pouvons donner les
critiquessuivantes :
ü La faiblesse de dispositif de contrôle
interne ;
ü Des insuffisances dans les procédures de
recouvrement des crédits ;
ü L'accumulation de déficit ;
ü Les différents ratios appliqués à
la RAWBANK ne respecte pas les normes prudentielles ;
ü Au niveau macro-économique, les crédits
sont accordés plus dans les secteurs des mines, distributions et de
moins en moins au le secteur agroalimentaire, pourtant secteur de base pour
booster le développement dans notre pays ;
ü La RAWBA NK elle-même traite plus avec les
secteurs institutionnels du fait que ces derniers éprouvent de moins en
moins l'insolvabilité et considère peu les crédits au
particulier. En plus elle exige des garanties suffisantes c'est-à-dire
elle durcit les conditions de garantie, chose qui décourage les
ambitieux qui veulent lancer une activité économique.
ü Mettre sur pied une institutionnalisation des
détails dans le traitement des dossiers de crédit
faciliterait beaucoup le déroulement du processus d'octroi de
crédit depuis le montage par le gestionnaire de compte, par le
juridique.
ü Les banques doivent insister sur le renforcement
durôle du service informatique par la mise en place d'un système
de suivi des prêts ;
ü Il serait aussi souhaitable d'insister sur le
renforcement de service de recouvrement. Créer, au sein des
établissements de crédit, des divisions consacrées
aux études de conjoncture et aux conseils à fournir aux
clients pour contribuer à l'amélioration de la
rentabilité des entreprises et réduire le niveau durisque de
non-remboursement des crédits ;
2. RECOMMANDATIONS
La théorie apprise dans le
cours de gestion des institutions financières congolaises nous
recommandons ce qui suit :
ü Les informations comptables doivent être plus
complètes et standardisées, fournies de manière
régulière et prévisionnelle, conformément aux
lignes directrices sur les relations banques-entreprises définies
au sein du Comité national du crédit et adoptées
par la profession ;
ü Mettre en place les structures dont le
rôle est d'élaborer des informations conjoncturelles et
sectorielles qui seront diffusées pour aboutir à
l'élaboration d'indicateurs avancés du risque de crédit
par secteurs ;
ü Une gestion préventive du risque de
crédit doit faire l'objet d'une coopération plus poussée
entre les établissements de crédit pour mieux suivre la
situation des emprunteurs ;
ü L'amélioration de
la gestion interne du risque dans les établissements de crédit
eux-mêmes, notamment par l'extension de la pratique de notation interne
des emprunteurs et par une gestion globale des risques inclus dans le
portefeuille de crédit de chaque établissement seront les
bienvenues ;
ü Une meilleure performance des banques
résultant de leur gestion des risques de crédit ne concernent pas
seulement les établissements financiers, elles vont aussi à
l'endroit des pouvoirs publics garant de l'environnement dans lequel les
banques exercent leurs métiers ;
ü Assurer la formation de magistrats
spécialisés dans le domaine du droit bancaire pour leur
permettre de juger avec objectivité et équité les
contentieux entre les banques et leurs clients ;
ü Créer et promouvoir un marché
hypothécaire régional, afin de permettre aux
établissements de crédit, au regard de l'importance des
crédits immobiliers dans leur portefeuille, de refinancer ces
actifs et de disposer de marges supplémentaires de financement.
CONCLUSION GENERALE
Au terme de nos investigations, nous n'avons pas la
prétention d'avoir épuisé l'univers global de nos
recherches. Toutefois, nous sommes sûrs d'avoir atteint l'objectif que
nous nous sommes assignés.
L'étude ou l'analyse que nous venons d'achever
porte sur «la gestion des risques de crédit dans les banques
commerciales : cas de la RAWBANK» dans lequel il a
été question de savoir si les contraintes relatives à la
vérification de l'intégrité et de l'exactitude des
informations fournies par l'emprunteur, comment elle est gère le risque
de crédit et Si la banque a des méthodes et stratégies
pour réduire le risque de non remboursement.
Comme hypothèses s'il avère que l'analyse la
gestion de risque de crédit à la RAWBANK se fait par haute
étude et analyse du dossier de crédit à la
clientèle. Les politiques de réduction des risques sont au coeur
des préoccupations des dirigeants, des cadres supérieursetc., le
défi pour chaque banque consiste donc à mettre en oeuvre une
approche intégrée qu'elle pourra ancrer dans son organisation et
ses pratiques de management. Sans une stratégie coordonnée de
gestion des risques, elle devra continuer à produire de multiples fois,
les mêmes pratiques pour enfin aligner ses procédures et ses
contrôles de traitement des risques.La RAWBANK doit maitriser la gestion
de risque, condition indispensable pour renforcer la confiance de leurs
clients, gagner en profitabilité et assurer leur
pérennité.
Pour appréhender, comprendre et analyser les
données nécessaires à notre étude, nous avons
utilisé : la méthode inductive ;
la méthode analytique et méthode
comparative soutenues par les techniques documentaires et d'interviews
nous ont permis de vérifier ces hypothèses.
Nous avons limité tant spatialement que temporairement
notre travail. Du point de vue spatial, la RAWBANK constitue notre champ
d'investigation ; quant à la délimitation temporelle, nous
avons choisi la période qui s'étend de 2010 à 2015.
Outre l'introduction et la conclusion, ce travail se subdivise
en trois chapitres dont :
ü Le chapitre premier porte sur le cadre théorique
ou nous avons défini les concepts de base et pourront aider nos lecteurs
à pouvoir appréhender le sens des mots et tournures utilises dans
notre étude ainsi que l'approche théorique ;
ü Le chapitre deuxième est axé sur la
présentation du champ d'investigation (RAWBANK) ;
ü Le troisième porte sur la gestion des risques de
crédit à la RAWBANK, le chapitre troisième celle qui donne
un aperçu de tout ce qui a été dans évoque dans les
parties précédentes.
A l'issue du traitement des données recueillies, nous
avons aboutis aux résultats ci-après :
La RAWBANK a bien maintenir le taux des crédits non
performants ou un risque de crédit qui vaut à 0,86% (ou le
taux d''impayés) du portefeuille total de crédit
octroyés. C'est-à-dire la RAWBANK gère mien le risque de
crédit est moins trois fois le limite de taux des crédits non
performants imposé par la BCC est sous barre de 3%.
Le diagnostic du risque de crédit par rapport au solde
des opérations avec la clientèle, elle est une banque emprunteuse
en capitaux clientèles car les ressources excèdent les emplois
dont le solde est de 1 486 090 952milliers de franc congolais. Par
rapport au solde des opérations de marché, elle est une banque
prêteuse sur le marché car ses emplois sont supérieurs aux
ressources et il existe un solde de 2 069 421 836 francs congolais
appelés situation du marché. Par rapport au solde des capitaux
permanent sur les valeurs immobilisées, ce solde est positif de
171 251 567 francs congolais, cependant le fonds n'occupe pas une place
comme une entreprise commerciale vue la moindre valeur numérique des
immobilisées.
L'équilibre financier de la RAWBANK se réalise
par la compensation des opérations de marche avec celles de la
clientèle dans l'octroi des crédits à court terme en
premier position nous avons le secteur minière reçoit plus des
crédits en moyenne 26,29% ; en deuxième position nous avons le
secteur d'administration publique reçoit en moyenne 25,35% etc.
Les crédits aux organismes publics non financiers
comprennent les avances à court et moyen terme une moyenne de 21,35%.
Les crédits et avances aux sociétés une moyenne de 29,96%.
Les crédits à moyen terme comprennent les avances
accordées aux divers clients, les crédits à moyen terme
sont ceux qui durent entre deux et sept ans. Le crédit à terme
fixe une moyenne de 23,36%.Les autres crédits comprennent
essentiellement des avances en comptes clients (sociétés et
particuliers) octroyées à terme fixe une moyenne de
2,75%.Provision pour créances douteuses constitue des provisions pour
payer les dettes non remboursables en cas de l'anti sélection ou de
l'aléa moral de l'emprunteur à l'échéance qui sont
remboursable une moyenne de -1,66%. Ces montants sont utilisés
pour diminuer le risque de crédit, c'est pour cette raison
qu'elles apparaissent en négatifs et ne sont pas comptabiliser dans les
crédits à la clientèle.
La variation moyenne de ratio de rentabilité
financière, ratio de rendement, ratio de distribution de crédit,
ratio de levier, ratio de liquidité, ratio de couverture des risques et
le taux d'impayés durant les six années (2010 à 2015) de
notre étude répond favorablement exigences réglementaires
de la Banque Centrale du Congo. La RAWBANK a mis en place des systèmes
d'analyse, de mesure, de surveillance de l'ensemble des risques de
différentes natures auxquels les exposent leurs activités et
notamment s'assurer que les risques de crédit, de marché,
opérationnels, de taux d'intérêt, de liquidité, de
règlement-livraison ainsi que les risques liés aux
activités externalisées sont correctement évalués
et maîtrisés et que les processus d'évaluation de
l'adéquation globale des fonds propres réglementaires au regard
de ces risques.
Les différents ratios, calculés sur la base des
états financiers et des rapports annuels dégagés par ces
cinq (RAWBANK, TMB, BCDC, BIAC et PROCREDIT Banque) banques nous avons aboutis
aux résultats ci-après : le ROS, ROA, ROE, CIR sont très
appréciables car ils sont au-dessous des normes prudentielles. On
constate alors que les banques commerciales congolaises ne gèrent pas
leur risque de crédit par les mêmes techniques, elles sont
cependant menacées par ce risque à des degrés
différents.
Le respect des normes prudentielles par les banques
commerciales congolaises reste une condition nécessaire mais
insuffisante pour être à l'abri du risque d'insolvabilité.
D'autres comportements et facteurs doivent être considérés
par ces banques afin de minimiser leurs expositions à ce danger
inévitable. Le secteur bancaire congolais a franchi une étape
importante pour préserver sa solvabilité et sa
pérennité. Il est toutefois impératif dans cette phase de
préparation des banques commerciales de la place, de faire face à
la compétition étrangère de veiller à ce
qu'elles se dotent de moyens appropriés afin de circonscrire tout risque
pouvant porter atteinte à leur stabilité financière. Les
banques sont invitées à consolider leurs fonds propres,
diversifier leurs activités, se doter des ressources nécessaires
au bon fonctionnement de leurs intermédiations, et d'un personnel
qualifié qui sera responsable à chaque prise de décision
(l'octroi des crédits). Les banques congolaises peuvent réussir
leurs missions et prospérer dans leurs environnements.
La Banque Centrale occupe nécessairement une place de
choix dans la gestion des risques de crédit des banques et
évidement dans leurs performances. En effet, elle constitue d'abord, du
point de vue sous régional, le garant de toutes les politiques
visant à créer un environnement propice au
développement des établissements de crédit avec les
normes de gestion exigées, les politiques d'encadrement de
crédit. Avec des révisions continues des normes de gestion,
elle permet aussi aux banques et établissements financiers d'être
à jours dans leur « Risk management ». La Banque
Centrale joue d'autant un rôle crucial sur le plan régional
qu'international car elle sert de relais dans la mise en application des
décisions prises sur le plan international avec le Comité de
Bale.
Partant de l'analyse que nous avons effectuée, nous
répondons par l'affirmative à la première hypothèse
nous affirmons que la gestion de risque de crédit à la RAWBANK se
fait par haute étude et analyse du dossier de crédit à la
clientèle tout en privilégiant le crédit ou le
découvert aux organismes publics non financiers, les crédits aux
sociétés et aux particuliers ce qui lui permet d'appliquer une
provision pour le cas de non remboursement des débiteurs douteux.
Toutefois, la RAWBANK augmente son octroi de crédit à sa
clientèle d'année en année.
Cependant à la deuxième hypothèse nous
affirmons le banquier dispose d'une variété de
méthodes lui permettant de se prémunir contre les risques
de crédit. Ces moyens peuvent aller des supports qui
constituent les documents accompagnant le remboursement de crédit,
en passant par des garanties pour prévenir des risques
d'insolvabilité du préteur.
La troisième hypothèse nous affirmons qu'elle
procède par suivi régulier du comportement de remboursement des
crédits échus (monitoring), puis des correspondances (lettres de
rappel, de mise en demeure etc.), au-delà d'une certaine durée de
non remboursement elle procède au recouvrement forcé.
En termes de limites ; nous ne
prétendons pas avoir épuisé tous les contours de ce sujet
combien complexe et délicat. Notre étude porte sur quelques
moyens pour limiter les risques des crédits bancaires. Par contre il
existe plusieurs moyens pour limiter ces risques comme les études
approfondies du futur débiteur, la surveillance constante de la
solvabilité, la prise des garanties, etc. Nous n'avons pas parcouru
toutes les alternatives suite à des contraintes de temps et de moyens.
De plus, nous n'avons pas pu inventorier plusieurs éléments qui
sont à prendre en compte pour mieux gérer les risques de
crédit. Il faut répertorier, en indiquer l'intensité, la
forme et la probabilité d'occurrence des risques des crédits. Il
ne peut y avoir non plus de bonne gestion ou de couverture de risque sans
parfaite mesure du risque encouru.
En termes de perspectives, la RAWBANK face à
la panoplie des risques auxquels elle exposée, des normes prudentielles
et réglementaires s'avèrent d'une importance capitale pour
assurer une certaine cohérence au sein de l'industrie bancaire et
garantir sa solidité. Nous invitons donc aux futurs chercheurs de faire
une analyse des autres risques existant au sein du secteur bancaire et tenter
de proposer des solutions pour diminuer leur influence à des faillites
bancaires.Nous leur proposons entre autre d'aborder le risque du taux
d'intérêt, le risque particulier à un client ou à
une opération, le risque corporatif ou professionnel et le risque
général.
Ainsi donc, n'étant pas le premier et le dernier
à avoir abordé ce problème, loin de nous la
prétention d'avoir tout épuiser tous les problèmes en
matière de gestion des risques de crédit, en conséquence
la porte est ouverte pour d'autres chercheurs vos critiques et suggestions qui
sont d'ailleurs les biens-venues pour l'élévation de
l'édifice du dit sujet.
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. ALBERT CORHAY et MAPAPA MBANGALA, Diagnostic financier des
entreprises, éd de l'université de liège, 2008.
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3. CONSO P., L'entreprise en 24 leçons,
Dunod, Paris, 2001.
4. DOV OGIEN, comptabilité et audit bancaire,
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5. EDIGHOFFER J.R., Crédit management :
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éd. Nathan, 2004.
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prévision de la défaillance bancaire une application aux banques
des pays émergents, Ed. Université Robert SCHUMAN, 2003.
9. JACOBH. & A.SARDI., Management des risques
bancaires, Ed. AFGES, Paris, 2001.
10. JACQUES F., opérations de banque, Dalloz,
Toulouse, 1993.
11. LELANDE et PYLE, les banques à l'ère de la
mondialisation. Ed. Economica, Paris, 1998.
12. MANCHON E., Analyse bancaire de l'entreprise, Paris,
Economica, 5ème édition, Collection
13. MBAYO Maurice, « l'art de confectionner un
travail scientifique », PUL, Paris, 1998
14. MIKDASHI Z., les banques à l'ère de la
mondialisation, Ed. Economie, Paris, 1998.
15. MPALA MBABULA, Pour vous chercheur, éd.
Mpala, Lubumbashi, 2001.
16. MULUMBATI NGASHI, introduction à la science
politique, éd. Africa, Lubumbashi ,2010.
17. PARKIN Michael et ALL, Introduction à la
Macroéconomie, 3è Ed Person, Canada, 2003.
18. PETIT-DUTAILLIS, Le risque de crédit
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19. PHILIPPE G .et STEPHANIE P., La banque :
fonctionnement et stratégies, Economica, Paris, 1997.
20. Pierre PIEGAY et L. ROCHON, Théories
monétaires postkeynésiennes, Ed. Economica, Paris, 2003.
21. PIERRE-Charles P., Economie et gestion bancaire,
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22. PRUCHAUD J., Evolution des techniques
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23. RONGERE P.cité par M. NGASHA, in manuel de
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24. SAUNDERS A., Credit risk measurement - New approaches to
value at risk and other paradigms, New York, Wiley, 1999.
25. STUARTJohn, le crédit dans
l'économie, PUF, Paris, 1967.
26. SZPIRODaniel, Economie monétaire et
financière, Ed. De Boeck, Bruxelles, 2009.
27. TAILLEFERBernard, Guide de la banque pour tous :
innovation africaine, Ed Karthala, 1996, Paris.
28. TSHUNGU BAMEZA, l'initiation aux universitaires au
travail scientifique, éd. 1515. L'shi, 1993.
29. VERNIMMEN P., Finance d'entreprise, 3ème
édition Dalloz, 1998.
30. VEYRENCA., Banque, bourse et assurances, G.
DURASSIE & Commerce, Paris, 1998.
II. TEXTES LEGAUX,
REGLEMENTAIRES, REVUES ET RAPPORTS ANNUELS
1. BERNARD V. et Colli J.C., Les crédits
bancaires aux entreprises, Revue bancaire.
2. COUPPEY et MADIES J., l'efficacité de la
réglementation prudentielle des banques à la
lumière des approches théoriques, revue d'économie
financières, n°93, février, 1997.
3. EL-GAZZAR S.et V. PASTENA, « Negociated Accounting
Rules in Private Financial Contracts », Journal of Accounting and
Economics, 12.
4. Fréderic MAURY, Afrique centrale. La RDC
toujours absente, in revue Jeune Afrique. Spécial finance,
Hors-série n°16, éd. 2007.
5. l'économie zaïroise, Ed. IRES.
1983.
6. MABY, M., les banques commerciales face aux mutations
structurelles de
7. Marc E. EVERAERT, RAWBANK, Panorama 2006,
éd. RAWBANK, Kinshasa, octobre 2007
8. NAKAMURA L.I., « Recent Research in Commercial
Banking: Information and Lending », Financial Markets,
Institutions & Instruments, vol. 2, n° 5, décembre
1993.
9. Rapport annuel de la RAWBANK, TMB, BCDC, BIAC, et
PROCREDIT
10. RAWBANK, rapport annuel de 2010 à 2014.
11. ZURICH, Union des banques Suisses
(UBS), Compréhension, confiance, collaboration, 1977.
III. NOTES DES COURS ET
CONFERENCES
1. Afrique et développement 7 : Quelle
économie pour le zaire.actes du IX ème séminaire
scientifique, KIN. Du 03 au 06 mai 1996.
2. ALIOUNE Sall, La compétitivité future
des économistes Africaines : actes de forum de Dakar,
Carthala, Amazon, 2000.
3. KALABA BIN SANKWE, économie bancaire
(inédit), cours de 1emelicence économie
monétaire, UNILU, année académique 2015-2016.
4. MWALABA K, Economie politique I (inédit)cours
de 1emegraduat en économie, UNILU, année
académique 2009-2010.
5. Troisième conférence de
Rehovot : les problèmes fiscaux et monétaires
dans les pays de développement, Ed.
Dunod, Paris.
IV. THESE DE
DOCTORAT
1. STATNIK J.-C., Asymétrie d'information et
rationnement partiel du crédit, thèse de doctorat,
Université Lille II, 2007, frome
http://these.fr
V. DICTIONNAIRE
1. Elie COHEN, Dictionnaire de gestion. Ed La
découverte, Paris, 1997.
VI. SITES WEB
1. http://
www.bcc.cd/rapportannuel
2. http://
www.bcdc.cd/rapportannuel
3. http://
www.biac.cd/rapportannuel
4.
http://www.enterweb.org/gestion du risque de crédit-fhtm
5. http://
www.findarticles.com/probemesfiscauxetmonétaires
6.
http://www.googlescolar.com/risque de crédit
7. http://
www.gtnews.com/analysebancaire
8. http://
www.procreditbanque.cd/rapportannuel
9.
http://www.rawbank.cd/our_company
10. http://
www.rawbank.cd/rapportannuel
11. http://
www.standardandpoors.com/
12. http://www.trustmerchantbank.cd/rapportannuel
13. http://www:fgestion.fr/portailrisque.utu-bordeaux1
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE
1
1. Contexte de l'étude
6
2. Etat de la question
8
3. Problématique
11
4. Hypothèses du travail
13
5. Méthodes et techniques du
travail
14
a. Méthode du travail
14
b. Techniques de recherche
15
6. Choix, intérêt et Objectifs
du travail
16
6.1. Choix et intérêt du
travail
16
6.2. Objectifs du travail
17
7. Délimitation Spatio-temporelle
17
7.1. Délimitation spatiale
17
7.2. Délimitation temporelle
18
8. Plan sommaire
18
CHAPITRE PREMIERE : CADRE THEORIQUE
19
SECTION I : DEFINITION DES CONCEPTS
19
I.1. LA NOTION DE CREDIT BANCAIRE
19
I.2. NOTIONS DES RISQUES BANCAIRES
23
I.3 NOTIONS SUR LA BANQUE
29
Section II : ANALYSE THEORIQUE DE GESTION DE
RISQUE DE CREDIT
39
2.1. LE PROCESSUS DE DECISION DANS L'OCTROI
DES CREDITS
39
2.2. REGLES DE PRUDENCE EN MATIERE DE
GESTION DES CREDITS
40
2.3. LES FACTEURS INFLUENÇANT LE
RISQUE DE CREDIT
42
2.4. LA LIMITATION DES RISQUES DE CREDIT
BANCAIRE
44
2.6. POLITIQUE DE GESTION DES CREDITS A LA
RAWBANK
49
Section III : LES APPROCHES DE GESTION DU
RISQUE DE CREDIT
53
3.1. L'approche structurelle :
modèle de la firme
53
3.2. L'approche macroéconomique
53
3.3. L'approche actuarielle
54
3.4. L'approche par les spreads
55
CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DE LA
RAWBANK
55
2.1. HISTORIQUE
56
2.2. SIEGE ET AGENCES
58
2.3. ACTIVITES
58
2.3.1. Mercial Banking
58
2.3.2. Private Banking
59
2.3.3. Investment Banking
59
2.4. AUTRES SERVICES A LA CLIENTELE
59
2.4.1. Gestion des capitaux
59
2.4.2. Trésor
59
2.4.3. Finance commerciale
60
2.5. LA VISION DE LA RAWBANK
61
2.6. LES VALEURS DE LA RAWBANK
61
2.7. MISSION DE LA RAWBANK
61
2.8. LA STRATEGIE DE LA RAWBANK
62
2.9. COORDONNEES D'IDENTIFICATION
62
2.10. PARTENAIRES ET CORRESPONDANTS
62
2.10.1. Money gram
62
2.10.2. Celpay
62
2.11. ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK
64
2.11.1. LA GOUVERNANCE DE LA RAWBANK
65
2.11.1.2. Le comité de direction
66
2.11.1.3. Des comités
spécifiques
66
2.12. GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
66
2.13. ORGANISATION COMMERCIALE
67
2.13.1. L'activité
« Corporate »
67
2.13.2. L'activité
« Private »
67
2.13.3. L'activité
« retail »
67
2.14. LA TRESORERIE
68
2.15. DEPARTEMENT JURIDIQUE
68
1° La fonction
« contentieux »
68
2° La fonction
« compliance »
69
3° La fonction « relations
extérieures »
69
2.16. LA RAWBANK EN AFRIQUE
69
2.17. LE CONTROLE INTERNE ET AUDIT
69
2.17.1. Le contrôle interne
69
2.17.2. Audit
70
CHAPITRE TROISIEME : LA GESTION DES RISQUES DE
CREDIT A LA RAWBANK
70
Section I : LES DETERMINANTS DE LA PERFORMANCE
BANCAIRE
72
I.1. PRESENTATION DU BILAN DE LA RAWBANK
72
I.2. LES PRINCIPAUX RESULTATS DE L'ACTIVITE
BANCAIRE DE LA RAWBANK
75
Section II : ANALYSE, TRAITEMENT ET
INTERPRETATION DES RESULTATS
78
2.1. LE DIAGNOSTIC DU RISQUE
78
2.2. VOLUME ET EVOLUTION DES CREDITS A LA
RAWBANK
80
2.3 LES INDICATEURS DE GESTION DES RISQUES
90
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
110
1. CRITIQUES
110
2. RECOMMANDATIONS
111
CONCLUSION GENERALE
112
BIBLIOGRAPHIE
117
I. OUVRAGES
117
II. TEXTES LEGAUX, REGLEMENTAIRES, REVUES ET
RAPPORTS ANNUELS
118
III. NOTES DES COURS ET CONFERENCES
119
IV. THESE DE DOCTORAT
119
V. DICTIONNAIRE
119
VI. SITES WEB
120

* 1 Pierre PIEGAY et L. ROCHON,
Théories monétaires postkeynésiennes, Ed.
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* 2 WENU BECKER, Recherche
scientifique, 2004, p.13
* 3EDIGHOFFERJ.R., Crédit
management : prévention et gestion des risques d'impayés dans
l'entreprise, éd. Nathan., 1993, p.47
* 4VERNIMMEN P., Finance
d'entreprise, 3ème édition par Quiry P. & Ceddaha F.,
Dalloz., 1998, p.162
* 5MABY, M., les
banques commerciales face aux mutations structurelles de
l'économie zaïroise, Ed. IRES. 1983. p.241
* 6 Afrique et
développement 7 : Quelle économie pour le
zaire.actes du IX ème séminaire scientifique, KIN. Du 03 au
06 mai 1996.
* 7 LELANDE et PYLE, les
banques à l'ère de la mondialisation. Ed. Economica,
Paris.1998.p.30
* 8 STATNIK J.-C.,
Asymétrie d'information et rationnement partiel du
crédit, thèse de doctorat, Université Lille II,
1997.
* 9 NAKAMURA L.I., «
Recent Research in Commercial Banking : Information and Lending »,
Financial
Markets, Institutions & Instruments, vol. 2, n°
5, décembre 1993, pp.73-88.
* 10 EL-GAZZAR S. et V.
PASTENA, « Negociated Accounting Rules in Private Financial
Contracts »,
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* 11 MANCHON E., Analyse
bancaire de l'entreprise, Paris, Economica, 5ème édition,
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* 12 SAUNDERS A., Credit
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* 13 M. MBAYO
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scientifique », PUL, Paris, 1998
* 14JC COMBESSIE.,
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15 BCC, Bulletin mensuel n°10, Octobre 2003,
p.34.
* 16 ALIOUNE Sall, La
compétitivité future des économistes Africaines :
actes de forum de Dakar, Carthala, Amazon, 2000, P.226.
* 17 P.RONGERE cité
par M. NGASHA, in manuel de sociologie générale. ,
éd. Africa, l'shi, 2005, p. 9
* 18 TSHUNGU BAMEZA,
l'initiation aux universitaires au travail scientifique éd.
1515. L'shi, 1993, P 9
* 19 F. JACQUES,
opérations de banque, Dalloz, Toulouse, 1963, p.187
* 20MPALA MBABULA, Pour
vous chercheur, éd. Mpala, Lubumbashi, 2001, p.9
* 21MWALABA K, Economie
politique I, GI UNILU, 2009-2010, inédit, p.28
* 22 MULUMBATI NGASHI,
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33A.VEYRENC, Banque, bourse et assurances, G.
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* 34PHILIPPE G .et STEPHANIE
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* 35AHMED SILEM et all,
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* 36KALABA BIN SANKWE,
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* 37DOV OGIEN,
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* 38Michael PARKIN et all,
Introduction à la Macroéconomie, 3è Ed Person,
Canada, 2003, P.253.
* 39 Michael PARKIN et all,
opacity, p.254
* 40 FREDERICK MISHKIN,
Monnaie, Banque et marché financier, 9è Ed. Pearson,
Paris, 2011, P.502
* 41 FREDERICK MISHKIN,
op.cit., p.502
* 42 Constitution de la RDC du 18
Février 2006, article 176
* 43 AHAMED SLEM, opacity,
p.91
*
44KABUYAK.,op.cit.p.28
* 45 Troisième
conférence de Rehovot : les problèmes fiscaux et
monétaires dans les pays de
développement, Ed. Dunod, Paris, P.53
* 46COUPPEY et MADIES J.,
l'efficacité de la réglementation prudentielle
des banques à la lumière des approches
théoriques, revue d'économie financières, n°93,
février, 1997 .p.2
* 47COUPPEY et MADIES J.,
op cit, p.315
* 48 PATRE .O. op cit.p.20
* 49SPINDLER, J.
op.cit. p, 147.
* 50 Daniel SZPIRO,
Economie monétaire et financière, Ed. De Boeck,
Bruxelles, 2009, P.106.
* 51 Bernard TAILLEFER,
Guide de la banque pour tous : innovation africaine, Ed Karthala,
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* 52 CONSO
P., L'entreprise en 24 leçons, Dunod, Paris, 2001,
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* 53 F.
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* 54PIERRE-Charles P.,
Economie et gestion bancaire, Dunod, Paris, 1999, p.70
* 55PIERRE-Charles P.,
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* 56 Joël BESSIS.,
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* 58 RAWBANK, rapport annuel de
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* 59ALABERT CORHAY et MAPAPA
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* 61DESERVIGNY A.,
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2003, p.96.
* 62Marc E.
EVERAERT,RAWBANK, Panorama 2006, éd. RAWBANK, Kinshasa, octobre
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* 63Marc E. EVERAERT, op.
cit., p.10
* 64 RAWBANK,
op.cit.,p.80
* 65
http://www.rawbank.cd/our_company/trésorerie:
un centre névraligique perofrmant
* 66 Marc E. EVERAERT, Op.
Cit, p.14
* 67Marc E.
EVERAERT, Op.Cit, p.36
* 68Marc E.
EVERAERT, Op.Cit, p.10
* 69Fréderic
MAURY, Afrique centrale. La RDC toujours absente, in revue Jeune
Afrique. Spécial finance, Hors-série n°16, éd.
2007, p.123
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