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Problématique de la prise en charge des OEV du fait du VIH/sida: cas de la ville d'Abidjan


par Sourou SANGARE
Université Cocody, Abidjan - Maà®trise 2008
Dans la categorie: Biologie et Médecine
   
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Disponible en mode multipage

    v DEDICACE

    A

    Mes chers parents, qui ont su me donner cette grandeur d'esprit me permettant de toujours persévérer dans le désir d'atteindre un objectif.

    Profonde affection et infinie gratitude.

    A

    Toutes les personnes en général qui ont été contaminées par le virus du VIH/SIDA et en particulier tous les Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables à travers le monde qui souffrent d'une stigmatisation, d'une discrimination ou d'une indigence économique les limitant dans l'accès aux traitements.

    A tous, nous exprimons notre compassion.

    v REMERCIEMENTS

    Nos remerciements vont à l'endroit de tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce travail :

    A Dieu, à qui j'adresse mes remerciements pour sa grâce infinie pour moi et que j'implore pour intervenir dans l'oeuvre de l'amélioration des conditions de vie de l'humanité en générale et des Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables du fait du VIH/SIDA en particulier.

    Au Professeur Alain SISSOKO, Doyen de l'UFR de Criminologie qui durant toute notre formation nous a inculqué cette volonté de réaliser un travail de qualité et d'objectivité.

    A notre cher Maître, le Professeur KOUDOU Opadou, Maître de Conférences en Psychologie qui, outre sa pédagogie nous a suivi et guidé avec précision tout le long de cette étude de recherches. Aussi le gratifions-nous pour son amour du travail, son esprit de sacrifice et son dévouement sans limite.

    Qu'a travers eux, l'ensemble du corps professoral de l'UNIVERSITE DE COCODY trouve ici nos sincères remerciements pour sa contribution combien de fois rentable à notre formation.

    Nous tenons à témoigner notre profonde gratitude aux différents acteurs publics, privés et communautaires intervenant dans le domaine de la prise en charge et de l'accompagnement des OEV à savoir le fonds américains de lutte contre le VIH/SIDA (PEPFAR), le Ministère de la lutte contre le VIH/SIDA, au Ministère d'Etat, le Ministère de la Santé et de la Population, le Ministère de la Femme de la famille et de l'enfant, le Ministère d'Etat, Ministère de la Justice, toutes les ONG (dans leur forme élargie) de lutte contre le VIH/SIDA, qui ont su nous accepter, nous aider et nous faciliter les recherches.

    Nous pensons particulièrement à Monsieur ESSOMBO Joseph, Directeur pays de Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation ; bureau Côte d'Ivoire, au Docteur ANDERSON née KOUA BROU Clémentine, Chef du Programme National de prise en charge des Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables du fait du VIH/SIDA (PN-OEV), à Mme CURTIS Coulibaly C., le Manager par intérim du PN-OEV, à M. ANGAMA Roger, Responsable chargé du suivi et évaluation au PN-OEV, à Mme Rose DOUSSOU, Directrice de l'ONG CHIGATA, à M. BOSSOU Stanislas, et M. GBAGUIDI Augustin Zinsou, respectivement Directeur Exécutif et Directeur des Programmes de l'ONG LE SOUTIEN.

    Il nous serait indigne et ingrat de ne pas remercier notre cher aîné, Dr KONAN Kouamé Jean, Administrateur VIH/SIDA à l'UNICEF non seulement pour son encadrement et son accompagnement tout au long de nos recherches, mais aussi pour sa disponibilité quotidienne qu'il n'a cessé de nous témoignée.

    A notre frère ASSI ALLET Paul Auguste, conseiller Technique OEV à FHI pour ses conseils et encouragements qui nous ont inspiré tout le long de la réalisation de ce travail.

    A vous, chers camarades, amis et collègues pour votre soutien indéfectible de tout genre :

    Et à tous autres connus de Dieu

    Nous réitérons notre reconnaissance !

    v Avant-propos

    Ce travail réalisé dans le cadre d'un mémoire de fin de cycle (maîtrise) en Criminologie a été l'oeuvre d'un travail de recherche sur la problématique de la prise en charge des OEV du fait du VIH/SIDA.

    Cette science multisectorielle qui est la Criminologie, mis à part son aspect préventif et répressif, dans la dénonciation des phénomènes sociaux, a aussi le devoir d'exposer les problèmes qui minent et dérangent la quiétude de la société : telle est le cas de la problématique de la prise en charge des OEV du fait du SIDA dont on ne peut ignorer les méfaits en tant que criminologue.

    En plus de la prévention, il faudrait aider les enfants infectés et affectés à supporter le virus. D'où la nécessité d'une prise en charge clinique et psychosociale. Il serait alors important à travers cette étude de renforcer et d'enrichir les écrits déjà existants sur les difficultés que rencontrent les intervenants sociaux en matière de la prise en charge des OEV.

    (1) Cf : Message à la Nation du Président de l'Afrique du Sud, octobre 98, le point sur le SIDA, décembre 98, ONUSIDA

    Puisse cet ouvrage contribuer à faire sortir de l'ignorance et de l'indifférence, ceux qui continuent de toujours fermer les yeux, « espérant que la vérité n'était pas celle-là »1.

    v Introduction

    Le VIH/SIDA reste préoccupant pour le développement des pays Africains car aujourd'hui considéré comme un véritable problème de développement et de sécurité internationale. Il envahit la frange de la population la plus productive (15-49 ans) 1 de la société et touche la frange la plus vulnérable. Un bon nombre d'enfants âgés de moins de 15 ans «victimes innocentes» est menacé. Parmi les 570 000 personnes vivant avec le virus du SIDA en Côte d'Ivoire, 40 000 seraient des enfants. Les orphelins du SIDA âgés de mois de 15 ans avoisineraient 310 000. Ce nombre pourrait tripler d'ici 20102.

    La mise en place de politique spécifique de prise en charge des orphelins et enfants vulnérables du fait du VIH/SIDA demeure une préoccupation majeure pour les pays comme la Côte d'Ivoire marqués par la pandémie. La prise en charge de cette population d'enfants fragilisée reste un défi à relever ensemble, pour induire chez ces êtres, un bonheur partagé qui rend possible l'espérance d'un monde et d'un avenir meilleur.

    Le présent document est une voie nouvelle d'engagement pour mettre à nu la problématique des OEV.

    Pour y parvenir nous avons articulé notre travail autour de trois composantes majeures.

    Nous nous évertuerons, pour une meilleure étude à présenter la situation des Enfants relativement au VIH/SIDA ainsi que les structures ou associations de l'enquête dans la première partie au plan des généralités. Dans une seconde partie, nous évaluerons la prise en charge des OEV. Enfin la troisième partie consistera à relever les attentes ce qui nous conduira à proposer des solutions possibles

    (1) ONUSIDA, 2005, le point sur l'épidémie du SIDA

    (2) ONUSIDA, 2005, le point sur l'épidémie du SIDA

    v Problématique

    La pandémie du SIDA est devenue, en l'espace d'un quart de siècle, un problème de développement pour la quasi totalité des pays africains. En effet, elle touche la tranche de la population la plus productive et affecte tous les secteurs d'activités socio-économiques.

    Par son ampleur, l'épidémie apparaît comme une véritable menace pour le devenir des populations africaines et particulièrement les enfants qui représentent l'une des franges de la population la plus vulnérable. Sur 13 millions d'enfants rendus orphelins à cause du VIH/SIDA dans le monde, les 2/3 vivent en Afrique1(*). Ces enfants sont confrontés à de nombreux problèmes de santé, de malnutrition, d'accès à l'éducation, d'accès aux soins de santé, d'isolement social, de discrimination et de déni de leurs droits patrimoniaux. Ils sont le plus souvent dans des situations de précarité croissante, obligés de se " débrouiller " pour survivre, de devenir " adultes " trop tôt.

    En Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire est le pays le plus touché par la pandémie du VIH/SIDA : 9,7% d'adultes jeunes (15-49 ans) infectés, 770 000 PVVIH, 46% de tuberculeux infectés par le VIH/SIDA, 36% de femmes libres infectées, 9% des femmes enceintes infectées, 75 000 décès et plus de 300 0002(*) enfants rendus orphelins à cause du SIDA3(*). Les projections indiquent que ce nombre d'enfants rendus orphelins à cause du SIDA pourrait tripler d'ici 20104(*). Dès lors, plusieurs analyses ont été menées afin de mieux comprendre la problématique des "orphelins du SIDA". Ces études ont révélé que ces enfants connaissent des problèmes d'ordre économique et psychosocial particuliers liés d'une part, au traumatisme que cause cette maladie et d'autre part, à l'épuisement des revenus des ménages. Ils sont de plus en plus vulnérables face au VIH/SIDA. La détresse et la dépression, aggravées par les préjugés et l'exclusion sociale, commencent avant le décès des parents.

    Face à cette dimension nouvelle du problème, et dans un pays où 10% des enfants sont orphelins (RGPH98), il convient de s'intéresser aux obstacles et insuffisances rencontrés dans la prise en charge et l'accompagnement des orphelins dans les sociétés ivoiriennes, afin d'accroître le niveau de la réponse nationale.

    Le gouvernement de Côte d'Ivoire, dans le cadre de la mise en place d'une stratégie multisectorielle de lutte contre le SIDA, a fait de la question des orphelins et enfants vulnérables une véritable priorité. C'est dans cet esprit que s'inscrit cette étude dont les résultats permettront de mieux orienter les actions de soutien à apporter à cette population.

    1- Justificatif du choix du sujet

    - Intérêt personnel (notre expérience sur la question)

    L'impact du VIH/SIDA s'inscrit le plus profondément dans la vie des enfants; ce sont leur survie et leur épanouissement qui sont menacés.

    - Pertinence sociale (ce qu'on peut faire avec les résultats de cette étude)

    Ce manuel permettra de mettre un accent sur la problématique des OEV dans les curricula de formation des travailleurs sociaux de l'Institut National de Formation Social (INFS) et attirer l'attention de la société, des politiques, des communautés, des partenaires au développement, des associations humanitaires et de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/SIDA sur le rôle déterminant et capital qu'ils doivent jouer dans la réinsertion des enfants infectés et/ou affectés par le virus dans le tissu social.

    - Pertinence scientifique (quelle est la contribution au plan scientifique de cette étude)

    Cette étude vient répondre aux préoccupations de tous les intervenants en matière de formation sur la problématique des OEV et soutenir la politique de pérennisation des actions du PN-OEV. Il vient par conséquent enrichir davantage la Côte d'Ivoire en matière de documents de référence national.

    2- Définition des notions

    a- NOTIONS EXPLICITES

    ü Enfant 1

    C'est toute personne quelque soit le sexe (fille et/ou garçon) dont l'âge est compris entre 0 et 18 ans. L'âge de 18 ans est généralement accepté comme l'âge de la majorité bien qu'il existe des exceptions juridiques dans tous les pays, par exemple, l'âge légal du mariage, l'âge auquel on peut faire un testament ou donner son consentement pour un traitement médical.

    ü Orphelin 2

    En Côte d'Ivoire, on défini l'orphelin, comme étant tout enfant de moins de 18 ans qui a perdu :

    - ses deux parents : orphelin de plein statut ou orphelin double ou orphelin complet

    - l'un des 2 parents: orphelin de statut partiel soit orphelin maternel ou orphelin paternel

    ü Concept OEV 3

    En général, l'OEV

    - les orphelins du fait du VIH/SIDA (infectés par le VIH ou non),

    - Les enfants non orphelins mais affectés ou rendus vulnérables du fait du VIH/SIDA (c'est-à-dire les enfants dont au moins un parent vit avec le VIH; enfants vivant dans des foyers qui accueillent des orphelins du fait du VIH/SIDA

    Cependant en Côte d'Ivoire, la politique nationale ne prend en compte que les OEV du fait du VIH/SIDA

    ü Enfant infecté1

    La définition actuelle de l'infection VIH de l'enfant, retenue en 1987 et révisée en 1994, par le Centre pour le contrôle des maladies (C.D.C) d'Atlanta tient compte des difficultés du diagnostic chez le nourrisson et de l'évolution de la maladie avec des formes asymptomatiques et symptomatiques. L'infection à VIH s'étend d'enfants apparemment en bonne santé à des enfants diversement atteints; la forme la plus sévère correspond au syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA). En somme, l'enfant infecté est l'enfant vivant avec le VIH

    ü Enfant affecté

    Les enfants affectés par le VIH sont tous les enfants qui subissant l'impact psychosocial de la maladie. Ce terme recouvre :

    - Les orphelins du fait du VIH/SIDA,

    - Les enfants vivant dans les familles ayant à charge des parents malades du SIDA).

    - Les enfants dont les parents sont atteints et qui de ce fait doivent renoncer prématurément à leur enfance :

    o pour assumer la responsabilité de la famille,

    o abandonner l'école,

    o travailler,

    o élever leurs frères et soeurs plus jeunes

    o prendre soins de leurs parents ou d'autres membres de la famille).

    ü Enfant vulnérable

    Selon le dictionnaire Larousse, est vulnérable celui ou celle qui est susceptible d'être atteint par un mal ou un péril qui le ou la menace. Dans le cas d'espèce, ce terme renvoie à la situation d'extrême fragilité des enfants, induite par l'action directe ou indirecte du VIH/SIDA sur leur vie.

    Centre pour le contrôle des maladies (C.D.C) d'Atlanta, 1987

    ü VIH

    V Virus (micro organisme invisible à l'oeil nu)

    I de l'Immunodéficience (baisse voire absence de défense de l'organisme)

    H Humaine (n'affecte que les humains)

    Il existe deux types de VIH : VIH1 et VIH2 qui sont responsables de la maladie appelée SIDA. Ils sont tous les deux présents en Côte d'Ivoire. La co-infection (infection concomitante) par les deux types de virus est possible. Le VIH appartient à la famille des rétrovirus (ARN dans le génome). Ces virus ne peuvent pas se reproduire d'eux- mêmes, l'être humain qu'ils infectent leur sert d'hôte. Le VIH infecte et se reproduit principalement dans certaines cellules du sang qui se caractérisent par la présence de récepteurs CD4 (lymphocytes T4) à leur surface. Une catégorie de globules blancs constituée par les cellules CD4 du sang et qui joue un rôle fondamental dans le système de défense du corps humain, constitue la cible privilégiée du VIH.

    Le virus du SIDA (VIH) est fragile, il survit très mal et très peu longtemps en milieu ambiant, mais dans le sang séché, il peut vivre 3 à 7 jours. Il est détruit par une température supérieure à 60° C pendant 30 minutes, par l'eau de javel de 12° dilué à 1/10ème ou par l'alcool de 6O° C. Le virus est retrouvé au niveau du sang, du sperme, des sécrétions vaginales, du liquide céphalorachidien et dans le lait maternel.

    ü SIDA

    S Syndrome (ensemble de symptômes qui caractérisent une maladie)

    I de l'Immuno (l'immunité est la capacité de l'organisme à se défendre)

    D Déficience (affaiblissement du système immunitaire)

    A Acquise (déficience ni innée, ni héréditaire)

    Le SIDA est une maladie infectieuse causée par le Virus de l'Immunodéficience Humaine. Le SIDA constitue le stade avancé de l'infection à VIH au cours duquel la personne infectée présente des infections opportunistes et un bilan biologique perturbé.

    b- NOTIONS IMPLICITES

    ü Epidémiologie

    Partant du dictionnaire, le petit Larousse compact (98), on pourrait la définir comme une discipline médicale qui étudie les facteurs intervenant dans l'apparition des maladies et des différents phénomènes morbides, ainsi que leur fréquence, leur distribution géographique et socio-économique et, leur évolution. Dans ce contexte-ci, cette discipline s'intéresse aux déterminants de la population à savoir où, quand et pourquoi on est malade afin de prendre des mesures pour lutter contre la maladie.

    Soulignons enfin que l'épidémiologie bien qu'investie dans les infections telles que celle du VIH/SIDA, s'avère comme le dénominateur de toutes les maladies.

    ü Incubation1

    Du point de vue épidémiologique, l'incubation d'une maladie infectieuse est le temps qui s'écoule entre l'époque de la contagion de l'organisme par un agent morbidique et l'apparition des premiers symptômes de la maladie.

    ü Conseil2

    Conseil vient du mot latin « consilium » c'est-à-dire délibération. Pour ce qui est de la prise en charge, il se définit comme un avis dirigé qui devrait produire une prise de décision. Le conseiller travaille donc selon des objectifs et indique ce qu'il convient de faire, ce qui est préférable. Ainsi, cette notion intègre celle du « conselling » qui sous-entend une relation entre deux individus. En clair, le conseil est une activité qui s'exprime par le dialogue.

    ü Communauté

    Elle se définit ici comme une structure organisée dotée des caractéristiques du groupe (identité, valeur communes, etc.) et qui est capable de communiquer efficacement sur des sujets intéressant à la fois l'individu et le groupe dans le cadre d'une responsabilité mutuelle reconnue.

    ü Infections opportunistes

    Ce sont des infections qui sont la cause d'un germe habituellement commensal ou non pathogène mais qui le devient chez un individu dont les défenses immunitaires sont diminuées, tels les infections à VIH.

    Le même terme est attribué exceptionnellement grave par son agression ou sa localisation ; et due à un agent habituellement responsable d'infections bénignes dans la population générale. Dans ce contexte-ci, les infections opportunistes seraient alors causées par des organismes présents dans d'autres membres de la société. Par ailleurs, ces infections s'avèrent plus graves et plus prolongées dans un corps à immunité faible.

    ü Soins thérapeutiques

    (1),(2) : OYA André, 2000, ONG et prise en charge des victimes du SIDA : cas de la ville d'Abidjan

    Au niveau du SIDA cela se caractérise par le diagnostic suivi de conseil et du traitement médical. Selon le « Petit Larousse compact » la thérapie peut être le fait d'introduire dans un organisme une substance médicamenteuse en vue de traiter notamment des maladies (génétique, cancéreuse ou des infections). De même, la thérapie peut impliquer l'ensemble de la cellule familiale et non le ou les seuls de ses membres manifestant un trouble.

    ü Prévalence

    En terme médical, c'est le rapport du nombre de cas d'un trouble morbide à l'effectif total dune population, sans distinction entre les cas nouveaux et les cas anciens à un moment ou pendant une période donnée. Dans le cas du VIH/SIDA, on parle aussi de séroprévalence.

    ü Séropositivité 

    La séropositivité se définit selon le dictionnaire « ROBERT pour tous » comme étant l'état d'une personne qui présente un sérodiagnostic positif, dont le sérum sanguin contient des anticorps spécifiques d'un antigène donné (le virus du SIDA)

    ü Prévention 

    Ensemble de moyens médico-sociaux mis en oeuvre pour empêcher l'apparition, l'aggravation ou l'extension des maladies ou leurs conséquences à long terme.

    ........................................................................

    3- Revue de littérature Où sont les écrits scientifiques ?

    Les enfants, longtemps laissés pour compte dans la lutte contre le sida, manquent aujourd'hui encore de tests de détection et de traitements adaptés, ont souligné nombre de participants à la Conférence internationale sur le sida de Mexico en 2007. Les chiffres fournis pour 2007 par l'Onusida sont sans appel :

    - 2 millions d'enfants sont infectés par le virus (1,6 million en 2001), dont près de 90% vivent en Afrique subsaharienne.

    - 370.000 enfants de moins de 15 ans sont nouvellement infectés (450.000 en 2002), dont 90% par transmission de la mère à l'enfant.

    (1) ONUSIDA, 2007

    - 270.000 enfants sont décédés1. Ce qui n'a pas empêché le laboratoire Bristol-Meyers Squibb, au grand dam des associations, d'annoncer en mars qu'il cesserait fin 2008 la commercialisation de gélules d'Efavirenz particulièrement bien adaptées à l'usage pédiatrique, du fait d'un faible volume de prescription. La grande majorité des mères n'ont pas accès aux méthodes très efficaces de prévention de la transmission mère-enfant: sur 100 mères séropositives, 30 à 40 donnent naissance à des enfants infectés, selon les experts. Et sans traitement, "la moitié des enfants nés avec le VIH mourront avant d'atteindre l'âge de deux ans", souligne le Dr Fernando Parreno, pédiatre pour Médecins sans frontières au Zimbabwe. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d'imposer de traiter les bébés le plus tôt possible, et donc de les dépister rapidement. Problème: les tests sont "compliqués et chers", disent les ONG, qui demandent des "tests rapides". Quant aux traitements, les grands laboratoires ont eu du mal à s'y intéresser. "C'est le nord qui paie les recherches, et les pays du nord n'ont pas d'enfants séropositifs", explique Benjamin Coriat, chercheur en économie de la santé. Faute de médicaments adaptés, on coupait en 2 ou 3 les médicaments pour adultes pour les donner aux enfants, comme le rappelle l'ancien ministre français Philippe Douste-Blazy, président d'Unitaid, un groupement spécialisé dans la fourniture de traitements pédiatriques. Les militants du Fonds Clinton offraient dans les campagnes des coupe-pilules pour faciliter l'opération. Aujourd'hui, il existe un sirop sur le marché -très amer- et quelques trithérapies sous forme de pilule unique -qui conviennent seulement à un certain type d'enfants2. De nouvelles formules devraient bientôt être disponibles. Au plan financier, chacun reconnaît qu'Unitaid a joué un rôle non négligeable en faisant qu'en deux ans le nombre d'enfants traités passe de 75.000 à près de 200.000. M. Douste-Blazy a annoncé à Mexico son intention d'en mettre sous traitements 100.000 de plus par an d'ici 2010. En ce qui concerne l'accompagnement, essentiel pour les enfants, les stratégies divergent. Le réseau américain JLICA défend le "transfert de revenu", autrement dit une aide financière directe aux familles, sans passer par les ONG et leurs "consultants". Car, dit Jim Kim, même si les médicaments sont gratuits, "le prix du ticket de bus empêche les plus pauvres des pauvres d'emmener leurs enfants aux centres de santé". "Ils ont réinventé les allocations familiales", grommelle David Goetghebuer, conseiller au programme Enfants-Sida de MSF, qui défend quant à lui un suivi en collaboration avec les communautés locales. Il reste encore, pour les enfants comme pour les adultes, à vaincre la stigmatisation et la discrimination. Dans la revue Llavecitas, réalisée par des enfants touchés par le sida en Amérique centrale, Angelical, une petite fille de 10 ans, confie : "Je ne veux pas dire que je souffre de "ça" parce que les gens vont moins m'aimer"

    Les enfants de moins de 15 ans vivant avec le VIH sont au nombre de 40 000 et 716 seulement sont sous ARV, soit moins de 2% (source : document de Politique Nationale pour la prise en charge des OEV en Côte d'Ivoire). Les OEV du fait du VIH/SIDA sont au nombre de 310 000 (ONUSIDA, 2004)

    Ces différentes préoccupations nous amènent sans détour à formuler les hypothèses suivantes :

    4- Hypothèses

    a- Hypothèse 1 : Les difficultés économiques des OEV constituent un frein à leur prise en charge.

    b- 5 SIDA en Côte d'Ivoire Année 2007, PNLS/MST/TUB

    Hypothèse 2 : La mise en oeuvre de la prise en charge des OEV connaît des obstacles car les structures intervenant dans le domaine sont confrontées à divers problèmes.

    5- Objectifs

    a- Objectif général

    Constituer une base de données sur la problématique de la prise en charge des orphelins et autres enfants rendus vulnérables du fait du VIH/SIDA afin de prévenir ou réduire les risques criminologiques encourus par ceux-ci et la société.

    b- Objectifs spécifiques

    Il s'agira dans le cadre de cette enquête de :

      Situer l'ampleur du problème des OEV

      Evaluer la prise en charge des OEV à tous les niveaux

      Formuler des propositions concrètes pour le développement d'action à court et moyen terme dans le cadre de la prise en charge.

    v Méthodologie

    La méthodologie porte sur le terrain de recherche, la population d'enquête, l'échantillon, les méthodes d'enquête, les méthodes d'analyse des données, l'approche disciplinaire et les difficultés rencontrées.

    1- Terrain d'enquête1

    Notre choix s'est porté sur la ville d'Abidjan comme terrain d'étude. Etant la capitale économique de la Côte d'Ivoire, elle constitue la ville la plus importante du pays. Toutes les couches sociales y sont représentées ; que se soit au sein des grandes institutions et les grands centres d'affaires ou les ONG.

    En cette qualité, la ville s'avère comme le réceptacle des effets du dynamisme socio-économique du pays, symbole de l'abondance et de la modernité. Avec ses dix communes, elle ne pourrait échapper aux mots des grandes villes tels que : le phénomène d'enfants de la rue, de chômage et de la misère. Ceci favorise une certaine sexualité entrant dans le cadre de procédé de suivie pour la majorité, ainsi que pour une compensation d'une crise d'estime de soi.

    En conséquence, on assiste à une propagation de maladies sexuellement transmissives (MST) et du SIDA dont la conséquence semble être le développement du nombre d'orphelins.

    C'est partant de ces aspects qui engorgent la ville, que nous avons jugé qu'Abidjan pourrait en tout point de vues, répondre aux préoccupations de notre étude en tant que cadre physique.

    Cependant, la spécificité de notre sujet, nous a conduit à choisir les communes d'Abobo (zone à forte prévalence), de Yopougon (zone à moyenne prévalence) et de Treichville (zone à faible prévalence) qui du point de vue de la séroprévalence sont les communes les plus touchées à Abidjan. Donc lieux de résidence de nombreux orphelins du VIH/SIDA.

    2- Population

    Cette population se définit comme celle qui doit nous servir de base de sondage dans le cadre du recueil des données sous forme d'enquête sur le terrain. Pour mieux éclairer notre objet d'étude, il nous est fondamental de diversifier nos sources d'informations.

    De prime à bord, nous avons interrogé les orphelins eux-mêmes rangés en trois catégories :

    - les orphelins de plein statut

    - les orphelins de père

    - les orphelins de mère

    Puis le groupe d'accueil composé de pères veufs vivant avec leurs enfants, de mères veuves vivant avec leurs enfants, héritiers ou substituts vivant avec les orphelins de plein statut.

    5 Me BROU Dénis, 95, cours de méthodologie des sciences sociales, 1ère Année Criminologie

    Enfin la dernière barre de sondage est évidemment la population provenant des structures publiques et Organisations Non Gouvernementales intervenant dans la prise en charge des OEV.

    Cependant, l'ensemble de notre population d'enquête étant très vaste et très diversifié, nous avons procédé par échantillonnage pour les besoins de notre enquête.

    3- Echantillonnage*

    L'échantillon, censé contenir toutes les caractéristiques de la population mère, est le véritable outil de travail, de recherche opérationnelle. Il faudra à cet effet user d'une bonne technique de sondage afin d'obtenir un échantillon représentatif. Ainsi, nous avons eu recours à la méthode des quotas pour le choix des éléments de cet échantillon compte tenu d'une part des contraintes logistiques, académiques, statistiques précises dont souffrent nos populations d'enquête et d'une part de l'absence de liste nominative de personnes à interroger en fonction de notre sujet. Toutefois, le quota fixé, nous avons été amenés pour certains échantillons à procéder à la méthode aléatoire afin de choisir les éléments en l'occurrence celui des OEV dans les structures de soins ou de prise en charge.

    Cependant, cette duplicité de sondage n'entache en rien la crédibilité scientifique de notre étude.

    Cette technique aléatoire que nous avons employé pour certaine population d'enquête, obéit au hasard, d'où elle accorde à chacune des unités de ces populations une chance commune non nulle d'appartenir à l'échantillon.

    Ainsi, avons-nous distingué trois groupes cibles :

    - Orphelins du SIDA (plein statut et partiel) : 45 OEV

    o 20 orphelins à Abobo

    o 15 orphelins à Yopougon

    o * Grawitz Madeleine, 1993 Méthode des Sciences sociales, Paris, Dalloz

    10 orphelins à Treichville

    - Groupe d'accueil, 85 personnes ainsi reparties :

    o 35 personnes pour Abobo

    o 30 personnes pour Yopogon

    o 20 personnes pour Treichville

    - Personnel des structures de prise en charge : 40 personnes

    o 17 personnes pour Abobo

    o 13 personnes pour Yopougon

    o 10 personnes pour Treichville

    Le groupe d'accueil est composé des :

    o Pères, Veufs vivant avec leurs enfants

    o Mères, veuves vivant avec leurs enfants

    o Héritiers ou Substituts vivant avec les orphelins de plein statut

    Le groupe du personnel des structures de prise en charge est composé de :

    o Des intervenants sociaux

    o Les responsables des structures de prise en charge

    o Les responsables des services de prise en charge des OEV au sein des structures publiques et privées

    Tableau 1 : REPARTITION DES ECHANTILLONS

    Abobo

    Groupes cibles

    sexe

    Total

    M

    F

    orphelins

    Orphelins vivant avec père biologique

    05

    04

    20

    Orphelins vivant avec mère biologique

    04

    04

    Orphelins de plein statut

    02

    01

    Groupes accueil

    Pères vivants

    10

    -

    35

    Mères vivantes

    -

    12

    Héritiers ou Substituts

    07

    06

    personnel des structures de prise en charge

     

    10

    07

    17

    total

    38

    34

    72

    Yopougon

    Groupes cibles

    sexe

    Total

    M

    F

    orphelins

    Orphelins vivant avec père biologique

    03

    04

    15

    Orphelins vivant avec mère biologique

    04

    02

    Orphelins de plein statut

    01

    02

    Groupes accueil

    Pères vivants

    08

    -

    30

    Mères vivantes

    -

    11

    Héritiers ou Substituts

    06

    05

    personnel des structures de prise en charge

     

    08

    05

    13

    total

    30

    28

    58

    Treichville

    Groupes cibles

    sexe

    Total

    M

    F

    orphelins

    Orphelins vivant avec père biologique

    02

    03

    10

    Orphelins vivant avec mère biologique

    01

    02

    Orphelins de plein statut

    01

    01

    Groupes accueil

    Pères vivants

    05

    -

    20

    Mères vivantes

    -

    07

    Héritiers ou Substituts

    05

    03

    personnel des structures de prise en charge

     

    07

    03

    10

    total

    21

    19

    40

    L'échantillon de 170 personnes na pu être respecté sur le terrain. La question des orphelins du SIDA nous a révélé des difficultés insoupçonnées. Presque personne ne nous désigne les orphelins du SIDA.

    Nous avons pu interroger finalement 14 OEV à Abobo, 11 à Yopougon et seulement 06 à Treichville. Soit 31 OEV au total.

    Au niveau du groupe d'accueil, 37 personnes ont été interrogées à Abobo, 34 à Yopougon et 17 à Treichville soit au total 88 personnes. Quant au personnel des structures de prise en charge, nous n'avons pu interroger que 21 personnes comme suit :

    - 10 à Abobo

    - 6 à Yopougon

    - 5 à Treichville

    4- Méthode et techniques d'enquête

    Il s'agit d'une étude exploratoire et descriptive visant à faire l'état des lieux sur la question de la prise en charge des orphelins en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, la Criminologie, par sa vision psychosociale et juridique des phénomènes ne peut se défaire des méthodes utilisées en sciences sociales. C'est ainsi que nous avons senti le besoin d'usage de celles-ci en vue de mieux cerner notre objet d'étude, et d'en obtenir des résultats fiables à la vérification de nos hypothèses. Nous retiendrons donc pour outil d'investigation : la pré enquête, l'observation, le questionnaire sans oublier la recherche documentaire.

    a- Pré enquête

    La pré enquête demeure a priori, une étape cruciale de la recherche ; car elle nous a permis de prendre contact avec le terrain de l'étude et de tester les instruments d'enquête afin de l'adapter à la réalité pour pouvoir mieux saisir les faits. Elle nous a renseigné sur la pertinence des questions et aussi à juger leur tolérance. Ainsi certaines questions, surtout celles attribuées aux OEV ont été reformulées et d'autre supprimées, parce que jugées obscures ou sans intérêt pour notre étude. Cette pré enquête nous a permis de mieux connaître les différents aspects qui nous favoriseraient à pénétrer dans notre champ d'enquête et à avoir l'accès facile auprès des enquêtés. Au total, trois (05) communes de la ville d'Abidjan ont été parcourus sur une période de sept (07) mois.

    b- Recherche documentaire

    Le premier niveau d'investigation a été celui de la recherche documentaire. Cette technique n'est pas à confondre avec le recours documentaire de l'observation indirecte. C'est une étape très importante qui débute avant toute recherche. Elle a permis de fixer le cadre conceptuel de l'enquête, de circonscrire avec précision le champ de l'enquête. Elle a consisté à identifier et exploiter tous les écrits disponibles traitant de la question de la prise en charge des orphelins en Côte d'Ivoire. Il s'agit de textes juridiques, d'études (rapports, communications, publications scientifiques, etc.), de rapports d'activités, de dépliants, de fascicules d'ateliers et de séminaires, de polycopies de point de presse, de livres, de mémoires et de thèses de fin de cycle.

    c- Observation

    Deux types d'observation ont été retenus à ce niveau :

    - L'observation directe : elle a consisté à porter notre attention sur l'objet d'étude tout en nous comportant en spectateur. A cet effet, nous avons eu à intégrer non seulement les ONG ou association de lutte contre le VIH/SIDA afin de mieux étudier le phénomène dans son cadre évolutif mais du dehors en vue d'atteindre le maximum d'objectivité. Par ailleurs, cette observation, bien que souvent participante est dans sa pratique neutre, aux fins de se garder de toute subjectivité. Aussi avons-nous eu recours dans le même temps au type d'observation non systématisé, employé surtout au niveau de la pré enquête. Cela a permis de préparer notre étude du phénomène.

    L'observation directe est complétée par le type indirect qui rejoint le recours à la documentation, tout au fil de l'étude. Dans l'objectivité de s'enquérir de faits que nous ne serrions pas à mesure d'observer nous-même sur le terrain d'enquête.

    Cette observation nous a servir de pouvoir décrire le phénomène du SIDA et de le présenter dans la réalité tel qu'il est, tel qu'il s'impose à l'observation.

    c- Questionnaire et guide d'entretien

    Trois types de questionnaires ont été administrés à trois catégories de population.

    - Un questionnaire adressé aux OEV eux-mêmes rangés en trois catégories : (les Orphelins de plein statut, les orphelins de père, les Orphelins de mère.

    - Un autre questionnaire adressé aux encadreurs c'est-à-dire aux substituts des parents.

    - Un dernier a été adressé au personnel des structures de prise en charge.

    Le questionnaire adulte comporte six (05) thèmes : l'identification ; le cadre de vie des orphelins ; la connaissance sur les IST et VIH/SIDA ; les attitudes et comportements de la société vis-à-vis des orphelins ; les difficultés et les propositions d'expérience de prise en charge communautaire des orphelins.

    Le questionnaire des orphelins, il a regroupé trois (03) thèmes : l'identification ; les conditions de vie et problèmes rencontrés par les orphelins ; et la connaissance sur le VIH/SIDA.

    Quant au questionnaire adressé aux personnel des ONG et des structures sanitaires de prise en charge, il a comporté plusieurs thèmes dont: l'identification de la structure,  les zones d'intervention, la population cible, les méthodes d'approche des enfants, les types de prise en charge, l'organisation et fonctionnement de la structure dans le cadre de la prise en charge, les perspectives, les difficultés rencontres dans la prise en charges des oev , les suggestions pour une meilleure prise en charge des oev et les propositions d'expérience de prise en charge communautaire des orphelins.

    A cela, il faut ajouter des entretiens individuels ou des interviews pour pallier aux limites des questionnaires d'une part et d'autre part pour nous familiariser avec l'enquêté et obtenir certains détails importants. Ces entretiens et interviews se sont déroulés dans une atmosphère détendue, sympathique, sereine et quelque fois sans tabous.

    5- Méthode d'analyse des données

    Selon la méthode d'étude mise en place, les données recueillies ont subi deux procédures d'analyse : une qualitative, l'autre quantitative.

    a- Analyse quantitative

    Les données recueillies à partir du questionnaire et relatives aux conditions de vie des orphelins, aux attitudes et comportements à l'égard des orphelins, etc. ont été quantifiées pour donner une vue générale de ces questions dans la population enquêtée à travers une description des faits, à travers des estimations ponctuelles et des représentations graphiques. Pour ce faire, après la codification, la saisie, l'apurement des données, une analyse statistique a été faite. Les résultats de cette analyse quantitative ont été rendus en différenciant les orphelins des adultes. Ensuite, une analyse globale a été réalisée (orphelins et adultes).

    b- Analyse qualitative

    Les données qualitatives recueillies à partir du guide d'entretien individuel et approfondi ont été transcrites sur support papier, puis ont fait l'objet d'une analyse thématique de contenu. L'analyse a mis en évidence le contenu des différents thèmes des instruments d'enquêtes utilisés. Les réponses données sur chacun des thèmes ont été recherchées dans tous les entretiens et rangées manuellement dans des catégories. Cela a permis d'expliquer le sens de certains faits individuels et sociaux en rapport avec les orphelins, tels que les conditions de vie des orphelins, le rôle, les attentes et les difficultés rencontrées par les acteurs ou substituts parentaux dans l'accompagnement et la prise en charge des orphelins, les propositions d'expérience de prise en charge communautaire des orphelins, etc.

    6- Approche disciplinaire

    Nous avons choisi d'appréhender ce sujet sous une approche criminologique. Et puisque la criminologie est une science éclectique, nous nous sommes intéressés à deux approches pour élucider notre étude : l'approche juridique, l'approche psychosociologique.

    a- Approche juridique

    La Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant et les autres instruments pertinents relatifs aux droits de l'homme guident toutes les actions visant à soutenir les orphelins et les enfants vulnérables, compte tenu du fait que le développement est la réalisation d'une série de droits inaliénables et universellement applicables.

    Cependant l'application des textes de loi est à revoir. Nombreux sont les enfants orphelins qui sont spoliés de leurs droits, des veuves répudiées et expropriées. Cette situation illégale est en contradiction avec les droits des enfants et la lutte contre toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes.

    b- Approche psychosociologique

    Etant donné qu'on ne choisit pas sa famille, l'être humain qui naît dans une famille est obligé de l'accepter telle qu'elle se présente à lui. La Convention relative aux droits de l'enfant affirme que la responsabilité première de protéger et d'élever l'enfant incombe à la famille, et que les gouvernements sont responsables de protéger, de préserver et de soutenir la relation qui unit l'enfant à sa famille. La Convention spécifie également que c'est à l'État qu'incombe la responsabilité de fournir une protection spéciale à l'enfant privé de son milieu familial. La fragilité psychologique de l'adolescent ne serait-elle pas à l'origine de la non acceptation des pratiques arbitraires au sein des structures d'accueil ?

    La succession des événements au sein de la famille, l'interaction entre l'individu et son entourage, le contact avec ses pairs, tous ces éléments exercent une influence plus ou moins importante sur le comportement de l'adolescent.

    7- Difficultés rencontrées

    Elles sont de tous ordres :

    Il n'y a pas de bonnes ouvres sans difficultés, dira-t-on. En effet, difficultés nous en avons eu de tout genre à l'instar de toute étude de recherche.

    D'abord elles sont liées au plan matériel, du fait d'une contrainte matériel, qui nous a limité quelque fois dans nos recherches. L'insuffisance des moyens financiers a constitué parfois un frein important à la réalisation du mémoire. Cela nous contraint quelque fois à arrêter puis à reprendre. Ce qui a prolongé le temps de nos recherches contrairement à ce que nous avions prévu. Au lieu de trois (03) mois de recherches, nous avons fait prés de six (07) mois d'enquête. Cela est dû à la difficulté de pénétration dans le « monde du SIDA », ainsi qu'à cette difficulté d'arracher les informations à certains éléments de notre échantillon, surtout les OEV. Nous avons été confrontés à une série de difficulté liée à toute cette stigmatisation, cette honte et cette confidentialité qui entoure le VIH/SIDA.

    Ensuite, dans le déroulement des investigations, force est de reconnaître que pour l'ampleur du sujet d'étude, le fait d'être seul à faire subir le questionnaire et à nous faire accorder des interviews à été souvent un handicap.

    Aussi, la méfiance même de certains infectés et d'autres acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA a non seulement ralentit notre intégration dans les ONG ou Associations mais et surtout notre accession aux informations de toutes formes. Les enquêtés, en dépit de l'accueil fort sympathique qu'ils nous ont accordé ont pour certains traîné les pieds pour répondre aux questionnaires. Il a fallu toute la diplomatie des responsables des associations qui ont pesé de tout leur poids afin qu'ils acceptent de se confier et de parler.

    Enfin, les dernières difficultés étaient essentiellement dues à l'indisponibilité et à la réticence de certains responsables (très occupés, souvent en voyage). Accompagnées des attentes longues pour des interviews qui accouchent souvent d'une souris ou parfois annulées pour cause d'imprévues, dues à la grande mobilité des hommes dans ce milieu du VIH/SIDA.

    Pour clore, nous disons que nous avons eu à subir le changement évolutif des données épidémiologiques et de certaines informations liées à la prise en charge, cela est inhérent au dynamisme dont jouit le phénomène du VIH/SIDA.

    1ère PARTIE :

    GENERALITES

    CHAP I : CONTEXTE DU SIDA EN COTE D'IVOIRE :

    I- Données générales sur le VIH/SIDA en Côte d'Ivoire

    Selon l'Enquête des Indicateurs de Santé 2006 de Côte d'Ivoire (EIS-CI), le taux de séroprévalence nationale est de 4,7%, avec 6,4% chez les femmes et 2,9% chez les hommes1. Ainsi, de quatre hommes contaminés pour une femme contaminée au début de l'épidémie, cette tendance s'est inversée avec un homme contaminé pour deux femmes contaminées en 2006 ; ce qui confirme la féminisation du VIH/SIDA en Côte d'Ivoire. La tranche de la population la plus touchée se situe entre 25-49 ans avec un pic à 30-34 ans.

    Le rapport 2006 de l'ONUSIDA, qui fait le point de la pandémie du VIH/SIDA en Côte d'Ivoire, estime à 750 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH et à 450 000 le nombre d'orphelins et enfants sont rendus vulnérables du fait de l'épidémie.

    La Côte d'Ivoire a institué un Comité National de Lutte contre le SIDA en 1987. Dans cette phase de la lutte, les activités étaient essentiellement axées sur la surveillance épidémiologique, l'information, l'éducation et la communication pour la promotion de l'utilisation des préservatifs. Après l'établissement d'un lien étroit avec la tuberculose, ce Comité est devenu en 1994, le Programme National de Lutte contre le SIDA, les IST et la tuberculose.

    Dans cette nouvelle approche, les aspects de dépistage et de prise en charge des malades pour le diagnostic et le traitement des affections opportunistes seront pris en compte. Face à la menace du VIH Sida qui continue de faire des ravages dans la population, le Président de la République a décidé de la création d'un Ministère spécifiquement en charge des questions du VIH/SIDA en 2001. Avec l'avènement de ce Ministère qui assure la coordination de toutes les interventions de lutte contre le SIDA, plusieurs acteurs issus du secteur privé, de la société civile et des élus locaux agissent de manière concertée pour poursuivre la prévention et assurer la faveur de la prise en charge, du renforcement des capacités, de la recherche et du financement s'opèrent avec le concours des partenaires au développement.

    La prévention porte sur les activités de communication, le conseil et le dépistage volontaire, la transmission mère-enfant, la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, la sécurité transfusionnelle et des injections, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination vis-à-vis des personnes infectées.

    A ce jour, 147 établissements sont dénombrés dans le cadre des activités de prévention de la transmission mère-enfant sur l'ensemble du territoire national. Dans cette même dynamique, 147 établissements offrent des services de conseil et de dépistage volontaire depuis fin décembre 2006.

    Quant à la prise en charge, 103 structures couvrent six volets que sont le traitement, les soins palliatifs, la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables, le soutien nutritionnel des personnes infectées, le soutien socio-économique, le soutien juridique.

    5 Enquête des Indicateurs de Santé 2006 de Côte d'Ivoire (EIS-CI)

    Malgré ces efforts, la lutte contre le VIH/SIDA reste confrontée à des difficultés, au nombre desquelles, l'insuffisante prise en charge thérapeutique avec seulement 36 348 personnes infectées sous traitements ARV sur 78 000 éligibles au traitement1 en fin décembre 2006 selon l'ONUSIDA, la faible pénétration des actions en cours dans le milieu rural, la disproportion entre la cadence du schéma opérationnel et le rythme de progression de la pandémie, la méconnaissance des impacts socio-économiques de la pandémie, et la dégradation des moeurs.

    II- Modes de transmission

    Il existe trois modes de transmission du VIH/SIDA qui sont la voie sexuelle, la voie sanguine et la transmission de la mère à l'enfant.

    II-1- Transmission sexuelle

    La transmission du VIH se fait lors des rapports sexuels non protégés, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, par pénétration vaginale, anale ou buccale. Cette transmission sexuelle se fait par le contact entre les sécrétions sexuelles (ou du sang contaminé par le virus) et les muqueuses rectale, génitale, ou buccale.

    En Afrique, 80 à 85%des infections à VIH se font par voie sexuelle (source : Manuel de formation en counseling VIH/SIDA en Côte d'Ivoire : PNLS).

    II-2- Transmission sanguine

    Le taux de transmission par voie sanguine se situe entre 3 et 5% (Source : « Enquête de séro-surveillance sentinelle auprès des femmes enceintes 2005 » - Ministère de la santé et Rétro-ci). 

    La transmission se fait par l'intermédiaire de :

    · transfusion de sang ou dérivés sanguins infectés par le VIH ;

    · accidents d'exposition au sang ;

    · matériels souillés par du sang infecté (seringues, lame de rasoirs, brosse à dents, aiguilles...), lors d'actes rituels ou coutumiers (circoncision, scarification, tatouage, excision ...)

    II-3- Transmission de la mère à l'enfant

    La transmission de l'infection à VIH de la mère infectée à son enfant peut survenir au cours de la grossesse (5 à 10%), lors de l'accouchement (10 à 20%) et au cours de l'allaitement (10 à 20%). Le VIH1 est le plus répandu en Cote d'Ivoire dans la transmission mère enfant. (Source : « Enquête de séro surveillance sentinelle auprès des femmes enceintes 2002 » - Ministère de la santé et Rétro-CI).

    CHAP II : SITUATION GENERALE DES ENFANTS PAR RAPPORT AU VIH/SIDA

    I- Situation des OEV dans le monde

    La maladie du VIH/SIDA a causé le décès de plus de vingt (20) millions de personnes au cours des deux dernières décennies, et l'on estime à quarante (40) millions le nombre de personnes qui vivent avec cette maladie. La plupart de ces victimes sont des parents dont la disparition a amené les enfants à vivre dans des conditions extrêmement difficiles. L'impact du SIDA sur les enfants est immense et pour cause, le rapport de l'UNICEF (2006) intitulé « Children on the Brink » (enfant au bord du gouffre) estime qu'à l'heure actuelle, 13 millions d'enfants âgés de moins de 15 ans ont perdu l'un ou les deux parents du fait du SIDA1.

    Actuellement 80 % de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne.

    _ plus de 3 millions d'enfants sont contaminés par le virus du SIDA dont moins de 1% des enfants infectés reçoivent un traitement spécifique avec les anti-rétroviraux.

    - Plus de 2000 nouvelles infections pédiatriques proviennent de la transmission mère enfant du VIH/SIDA.

    _ plus de 1 000 décès quotidiens d'enfants de moins de 18 ans sont dus aux conséquences du virus du SIDA (VIH) ;

    D'ici l'an 2010 ce chiffre pourrait atteindre 25 millions, si rien n'est fait.

    II- SITUATION DES ENFANTS EN COTE D'IVOIRE

    La situation des enfants affectés et infectés par la VIH/SIDA en Côte d'Ivoire est très marquée : 40 000 enfants vivent avec le VIH/SIDA.

    310 000 orphelins et enfants rendus vulnérables par le VIH/SIDA.

    La prévalence du VIH/SIDA en consultation prénatale est de 08,25%.

    On note environ 16 200 enfants infectés à la naissance par an selon le PNPECM/PVVIH.

    Il y a à peine 10 % de ces enfants qui bénéficient d'un soutien et d'une assistance. Les enfants représentent seulement 5% des personnes bénéficiaires d'ARV car moins de 2% des demandeurs d'ARV chez les enfants reçoivent effectivement des médicaments.

    Par ailleurs, les communautés, les ONG, OBC, associations caritatives apportent un appui aux substituts familiaux en zone urbaine.

    L'avenir de ces enfants est en jeu, car cette situation s`accompagne, entre autres, de problèmes psychosociaux croissants, de problèmes d`éducation scolaire et de pauvreté grandissante.

    5 UNICEF (2006), Children on the Brink 

    Des études ont montré que le SIDA induit des situations de vulnérabilité à plusieurs niveaux chez ces enfants :

    - vulnérabilité psychoaffective (manque de confiance ; baisse de l'estime de soi ; perte des liens ; deuil ; isolement et marginalisation)

    - vulnérabilité sociale (fragilité des mécanismes de tutorat, accentuation de la mobilité des enfants, dislocation de la cellule familiale, séparation de la fratrie, abandon scolaire, non scolarisation, etc.)

    - vulnérabilité économique (paupérisation des familles, travail précoce, développement des situations de « survie », etc.)

    - vulnérabilité juridique (violation des droits successoraux, violation des Droits des enfants)

    Par ailleurs, quelques cas d'enfants «chefs de familles» ont été observés.

    1 ONUSIDA : Rapport sur l'épidémie mondiale de VIH/SIDA - Décembre 2004

    2 BANQUE MONDIALE :Perceptions et pratiques des communautés ivoiriennes sur le VIH/SIDA et la prise en charge des Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables du fait du VIH/SIDA

    Le nombre croissant des OEV renforce l'intérêt de prêter une attention au bien-être de ces enfants ainsi qu'à leurs familles, à travers un soutien considérable touchant aux secteurs vitaux de la vie en société.

    Cela a suscité un engagement de plus en plus marqué de la part du Gouvernement et des différents acteurs sociaux (Institutions et ONG internationales et nationales, Associations, OBC...) qui a conduit à la nécessité de mettre en place une véritable politique nationale de prise en charge et d'encadrement des OEV. On constate un engagement des partenaires avec un accroissement des ressources financières.

    Dans cette même perspective, l'Etat de Côte-d'Ivoire, par l'intermédiaire du Programme National de prise en charge des Orphelins et Enfants Vulnérables du fait du VIH/SIDA (PN-OEV créé en Avril 2003), a décidé d'élaborer un document d'envergure nationale à l'endroit des intervenants sociaux et de l'Institut National de Formation Sociale (INFS). Ceci, dans le but de diffuser le concept des OEV, de permettre une harmonisation des services à leur endroit pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

    Dans la riposte à l'épidémie, La politique d'accès d'un plus grand nombres de PVVIH au traitement a favorisé la baisse du coût des médicaments Anti-rétroviraux dans les pays à faible et moyens revenus. Malgré toutes ces actions de prévention et de prise en charge, l'épidémie continue, augmentant le nombre d'orphelins potentiels à prendre en charge avec son impact sur le tissu social.

    CHAP III : PRESENTATION DES STRUCTURES ET PRATIQUE DE LA PRISE EN CHARGE DES OEV

    I- Structures communautaires

    I-1- Famille

    En empruntant la définition du sociologue Béninois Albert TINGBE AZALOU, nous pouvons définir la famille comme « un espace social assurant en tant qu'institution, les fonctions de protection économiques, sociale et culturelle à ses membre1.

    C'est dans ce contexte que la famille africaine étend ses prérogatives sur toutes les personnes vivant dans l'espace domestique (la cour ou la concession). C'est les liens de parenté qui s'expriment dans la famille et réduisent à la fois ses charges psychoaffectives et ses implications à la solidarité.

    La prise en charge familiale consiste à mettre en ouvre des activités dans le but d'offrir des services prenant en compte la famille dans un but d'efficacité et d'éthique en tenant compte de la confidentialité. Il s'agit d'identifier les OEV et de rassembler autours d'eux les autres membres infectés de leur « famille ».

    I-2- Communauté

    Autour de la famille s'établit un réseau de relations. L'idéologie de la communauté gouverne les interactions au sein de la société. Une communauté bien organisée est un véritable support pour les familles en détresse. Il s'établit une véritable entraide dans la communauté (comité de développement de quartier, communauté religieuse, comité de développement rural).

    En outre, les enfants sont souvent placés dans des orphelinats (orphelinat de Bingerville. De Grand Basam ...) ou des pouponnières (village SOS d'Abobo) dans lesquels ils bénéficient d'un encadrement éducatif et socio sanitaire, lorsqu'il n'existe pas de recours familial. Les politiques, les religieux, la société civile, leur apportent très régulièrement leurs aides le plus souvent en nature.

    Aussi, des personnes bénévoles, sans véritables moyens créent-elles des foyers de fortune pour secourir ces enfants. Cependant, elles n'ont pas toujours le cadre et les compétences nécessaires. Quoiqu'il en soit, ce sont des solutions alternatives pour secourir les OEV.

    II- Structures étatiques

    La politique sociale du gouvernement dans laquelle s'insère la question des enfants en circonstance difficile concerne tout naturellement les orphelins et ceux du SIDA.

    C'est donc dans un contexte global de dispositions prises par l'Etat en faveur des enfants et des jeunes qu'il faut identifier les structures d'accueil des orphelins du SIDA.

    II-1- MINISTERE DE LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA1

    II-1-a- Justification

    La création d' un ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la lutte contre le SIDA(décret 2001-42 du 24 Janvier 2001) réaffirme la volonté politique :

    - d'élever la lutte contre le SIDA au rang des priorités nationales majeures afin de freiner l'évolution de la pandémie.

    - De maintenir la lutte contre le VIH SIDA dans les éléments fédérateurs de la refondation et inciter tous les secteurs du développement national a prévenir le VIH SIDA.

    II-1-b- Mission

    Contribuer à éliminer l'épidémie du VIH SIDA et favoriser le développement d'initiative de réduction d'impact de la maladie, sur les personnes infectées et affectées ainsi que la société, afin de lutter contre la pauvreté et de parvenir à un développement humain durable en Côte d'Ivoire.

    II-1-c- Rôles

    - planifier, orienter, coordonner, suivre et évaluer les programmes d'intervention de lutte contre le VIH SIDA en prenant en compte la dimension genre.

    - mobiliser les ressources humaines, financières et techniques au profit de tous les secteurs d'interventions sur toute l'étendue du territoire.

    II-2- MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE

    II-2-a- Justification

    Il faut noter qu'avec la disparition du programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) et l'avènement d'un ministère de la santé publique, le ministère de lutte contre le SIDA ne détient plus la propriété exclusive de la lutte contre le SIDA en Côte d'Ivoire. Néanmoins, il reste un partenaire très important et incontournable dans la mesure où le ministère de la santé publique a dans ses prérogatives la gestion des centres hospitaliers avec tout ce que cela comporte comme logistique (lits, matériels, pharmacies etc.). Il est à noter que 70% à 80% des actions de luttes contre le VIH SIDA repose sur le ministère de la santé (prise en charge clinique, hospitalisation, médicaments anti-rétroviraux (ARV) etc.

    (1) décret 2001-42 du 24 Janvier 2001

    II-2-b- Rôle

    Le ministère de la santé publique gère les centres hospitaliers et des projets spécialisés et spécifiques au VIH SIDA tels que l'USAC et le PDSSI.

    L'USAC (Unité de Soins Ambulatoires et Conseils), a été créée en 1990 au sein de la clinique des maladies infectieuses. Elle s'est toujours préoccupée de la prise en charge des patients du VIH SIDA.

    Avec l'appui de la coopération française, l'USAC s'est retrouvée dans de nouveaux locaux inaugurés le 10 décembre 1994 par le professeur Bernard DEBRE, ministre de la coopération d'alors de la république française et le professeur Maurice Guikahué, ministre de la santé publique d'alors de la Côte d'Ivoire. Depuis 1997, l'USAC est devenue un centre de santé urbain spécialisé ayant pour objectif d' assurer des activités de diagnostic, de soins ambulatoires, de promotions et de conseils dans une spécialité médicale qui est l'infection au VIH.

    L'USAC soutient psychologiquement des malades et leur famille, apporte des aides matérielles et financières, améliorent la qualité de vie des patients (visites et démarches à domicile pour rétablir la cohésion familiale et la réinsertion professionnelle).

    II-3- MINISTERE DE LA FAMILLE, DE LA FEMME ET DES AFFAIRES SOCIALES

    La politique générale du Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires sociales en matière de famille et d'affaires sociales, vise à contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des familles en Côte d'Ivoire et à la mise en adéquation de l'offre de prestations sociales dispensée par l'Etat avec les besoins pratiques émanant de la demande de services sociaux des populations dites vulnérables en l'occurrence les enfants, les femmes, les personnes handicapées; les personnes âgées.

      Pour mener à bien sa mission de défense des droits des enfants, le Ministère s'est doté de moyens d'action que sont : le programme protection des enfants et des adolescents (e), le programme national de prise en charge des OEV, les centres sociaux, les centres de protection de la petite enfance, les complexes socio-éducatifs, les centres d'éducation spécialisés, les centres d'action communautaire pour l'enfance, les pouponnières, les orphelinats, les crèches, les garderies d'enfants et les institutions de formation et d'éducation féminine.

    Le Ministère exerce également le contrôle et la tutelle administrative et technique sur les établissements et services dont la mission entre dans le cadre de ses attributions, conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur.

    Il s'agit de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), la Caisse Générale de Retraite des Agents de l'Etat (CGRAE), l'Institut National de Formation Sociale (INFS), l'Ecole Ivoirienne pour les Sourds (ECIS), l'Institut National des Aveugles (INIPA).

    II-3-a- Programmes du ministère

    Ø Programme  protection des enfants et des  adolescent(e)s

    Le Programme protection des enfants et des adolescents a pour objectif principal de contribuer à protéger les enfants en général et les adolescent(e)s en particulier contre toutes les formes d'abus, de violence, d'exploitation et de discrimination. Au cours de la période 2006-2010, le programme consolidera les acquis et les actions entamées sur les années précédentes, notamment dans le domaine de la lutte contre la traite et l'exploitation économique des enfants, la démobilisation et la réinsertion des enfants associés aux groupes armés ; l'enregistrement des naissances tant en zones gouvernementales qu'en zones sous contrôle des FAFN.  Le programme s'assurera par ailleurs que des mesures spéciales de protection spéciales soient mises en place pour faire face aux besoins des enfants et des femmes affectés par la crise.

    Le résultat stratégique du programme est de  Veiller à ce que les enfants bénéficient de leurs droits reconnus, respectés et appliqués et que ceux nécessitant une protection spéciale soient réintégrés dans le système social, familial et communautaire.

    Deux projets interdépendants constituent le programme :

    - Protection et réintégration sociale

    - Protection légale et judiciaire

    Ø Programme national de prise en charge des OEV

    Le Programme National de prise en charge des OEV  à pour objectif général de développer la politique nationale de prise en charge des orphelins et autres enfants rendus vulnérables du fait du VIH / SIDA et de  veiller à sa  mise en oeuvre.

    Objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques  du PN-OEV  sont de :
    - Définir le cadre stratégique d'intervention en faveur des OEV,
    - Coordonner, suivre et évaluer les Programmes destinés aux OEV,
    - Développer une base de données nationales sur les OEV,
    - Organiser le plaidoyer et la mobilisation des ressources au profit des OEV,
    - Promouvoir et organiser la participation de tous les acteurs (pouvoirs publics, société civile, secteur privé, partenaires au développement) aux actions en direction des OEV.

    Le PN-OEV est organisé autour de quatre services :

       - Le service mobilisation / plaidoyer,

       - Le service planification, suivi et évaluation,

       - Le service recherche et formation,

       - Le service administratif et financier

    II-3-b- Unités fonctionnelles du ministère

    Sont rattachés au Cabinet plusieurs services dont la Cellule de Lutte contre le Sida, la Cellule d'Exécution du Programme National de Prise en Charge des Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables du fait du VIH/SIDA, la Cellule d'Exécution du Programme des Enfants et des Adolescents Vulnérables, la Cellule de Coordination du Comité National de Lutte contre les Violences faites aux Femmes et aux Enfants.


    Les Organes Consultatifs en matière de prise en charge des enfants sont les suivants :

    - la Commission Nationale de la Famille et de l'Action Sociale

    - la Commission Nationale de la Sécurité Sociale ;

    - le Comité Interministériel de Coordination en matière d'adaptation et de réadaptation ; 
    - le Comité de Pilotage de l'Assurance Maladie Universelle ;

    - le Comité  National de Lutte contre le Trafic et l'Exploitation des Enfants ;
    - le Comité National de Lutte contre les Violences faites aux Femmes et aux Enfants.


    La Cellule de Lutte contre le SIDA est chargée de :

    - élaborer le Plan Sectoriel du Ministère en matière de Lutte contre le SIDA ;
    - suivre et évaluer les actions menées par le Ministère en matière de Lutte contre le SIDA ;

    - servir de relais entre le Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales et les autres Institutions de Lutte contre le SIDA.
    La Cellule de  Lutte contre le SIDA est dirigée par un Chef de Cellule, point focal du Ministère, nommé par arrêté du Ministre et ayant rang de Sous Directeur d'Administration Centrale.

    Ø Cellule d'Exécution du Programme National de Prise en Charge des Orphelins et autres Enfants Rendus Vulnérables du fait du VIH/SIDA

    Elle est chargée de :

    - mettre en oeuvre le programme en relation avec les ministères et institution concernés;

    - impulser la réflexion multisectorielle sur la problématique des OEV et proposer des stratégies en vue d'une meilleure intégration sociale de cette frange de la population ;
    - proposer des réponses adaptées aux problèmes rencontrés par les OEV ;
    - émettre des avis sur les aspects éthiques et techniques des programmes et projets en faveur des OEV ;

    - proposer des thématiques de recherches sur les OEV.

    Elle est animée par un coordonnateur nommé par arrêté du Ministre et ayant rang de Conseiller Technique de Cabinet Ministériel.

    Ø Cellule d'Exécution du Programme des Enfants et des Adolescents Vulnérables

    Elle a pour tâche de :

    - mettre  en oeuvre le programme en liaison avec les institutions  et structures impliquées.

    - Elle est animée par un coordonnateur nommé par arrêté du Ministre et qui a rang de Conseiller Technique de Cabinet Ministériel ; il est assisté de deux Chefs de Projets, ayant rang de Sous Directeur d'Administration Centrale.

    Ø Cellule de Coordination du Comité National de Lutte contre les Violences faites aux Femmes et aux Enfants 

    Elle est chargée de coordonner la formulation et la  mise en oeuvre des actions d'assistance- conseil, de prévention et de prise en charge intégrée des violences faites aux enfants et des violences basées sur le genre.
    Elle est animée par un responsable de cellule nommé par arrêté du Ministre et qui a rang de Conseiller Technique de Cabinet Ministériel ; Celui-ci est assisté d'un responsable adjoint ayant rang de Sous Directeur d'Administration Centrale.

    Ø Comité National de Lutte contre les Violences faites aux Femmes et aux Enfants 

    Elle a pour charge de :

    - proposer  une politique de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants,  en relation avec les ministères  et institutions concernés ;

    - promouvoir l'application des textes de loi protégeant les femmes et les enfants ;
    - évaluer l'impact des programmes exécutés.

    Son Secrétariat Technique permanent est assuré par le responsable de la Cellule de coordination des activités du Comité.


    II-3-c- Vision du PN-OEV

    Réduire l'impact social du VIH / SIDA sur les orphelins, enfants affectés et ou infectés.


    II-3-d- Cadre de partenariat

    Durant la période concernée par ce rapport d'activité, le PN-OEV, dans le cadre de sa mission de coordination et de suivi évaluation de toutes les activités en direction des OEV  a travaillé avec les acteurs oeuvrant dans la prise en charge et l'accompagnement des OEV en Côte d'Ivoire.

    Ainsi, ce programme au niveau institutionnel (national) a travaillé en synergie avec les ministères de la lutte contre le SIDA, de la Santé, et de l'Education National. Au niveau des organisations internationales le PN-OEV a mené des actions en collaboration avec les partenaires techniques du PEPFAR que sont :

    - Hope Worldwide

    - Anader,

    - Care international,

    - FHI.

    - Alliance internationale

    D'autres organisations comme  l'UNICEF, le PAM, Le Fonds Mondial, Le UNDP, La Banque Mondiale, L'UNFPA, L'ONUSIDA équipe pays ont été associés  à tous les processus de développement de politique et des directives nationales en faveur des OEV en Côte d'Ivoire. A ces différents acteurs, il faut ajouter les organisations communautaires (ONG, OAC, OBC...) qui ont été activement associés à l'élaboration de tous les documents du programme national OEV.

    II-4- STRUCTURES DU MINISTERE A CHARGE DE L'EDUCATION NATIONALE

    Au niveau du Ministère de l'Education Nationale, il existe une politique de prise en charge des OEV scolarisés. Ce Ministère dispose de directions centrales et de services spécialisés qui oeuvrent pour le bien-être des OEV.

    II-4-a- Directions Centrales

    Les Directions Centrales du Ministère de l'éducation Nationale impliquées dans la prise en charge des OEV scolarisés sont :

    - La Direction de la Mutualité et des OEuvres Sociales en milieu Scolaire (DMOSS)

    - La Direction de l'Extrascolaire (DESAC)

    - La Direction des Ecoles Lycées et Collèges (DELC)

    - Le Service Autonome pour la Promotion de l'Enseignement Privé (SAPEP)

    II-4-b- Services rattachés

    Les Directions et Services rattachés du Ministère de l'Education Nationale impliquées dans la prise en charge des OEV scolarisés sont :

    - La Direction des Cantines Scolaires

    - Les Directions régionales et Départementales

    - Le Programme National de Santé Scolaire et Universitaire (PN-SSU)

    III- ONG OU ASSOCIATIONS DE PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA

    L'ONG : l'Organisation Non Gouvernementale désigne selon le dictionnaire « le petit Larousse compact 98 » tout organisme dont le financement est assuré essentiellement par des dons privés et qui se voue à l'aide humanitaire, sous une ou plusieurs de ces différentes formes, (assistance médicale, technique dans les pays développés, secours en cas de catastrophe ou de guerre etc.).

    Cette définition générale, semble être un peu vaste à certains niveaux pour les formes d'ONG que nous allons à analyser ici. Ces ONG dans toutes leurs diverses formes sont juridiquement fondées sur les dispositions liées aux textes législatifs et réglementaires relatifs aux associations. Et ce, par la loi N° 60-313 du 21 septembre 1960 relatives aux associations. Cette loi définit en son article 1er l'association comme la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d'une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que lucratif. En Côte d'Ivoire, les ONG ou associations dépendent toutes du Ministère de l'intérieur, par ailleurs chaque Ministère gère selon son programme ses ONG.

    Dans le cas du VIH/SIDA c'est évidemment le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales qui coordonne les ONG regroupés au sein d'un collectif : le COSCI (Collectif des ONG de lutte contre le Sida en Côte d'Ivoire) mis sur pied en octobre 1992. Le COSCI est lié au RIP+ (Réseau Africain des Personnes positives) depuis 1995. En considération de tout ce qui précède, il y a lieu de chercher à découvrir les ONG qui ont été l'objet de notre étude.

    III-1- CHIGATA

    Créée en novembre 2001, « CHIGATA » signifie en langue locale ivoirienne « tant qu'il y a la vie ». Située à Yopougon Sideci-Kotibet à la villa n° 179 derrière l'Ecole BAD, elle est une association à but non lucratif, légalement constituée, habilitée à recevoir des dons et legs pour pouvoir mener ses activités. CHIGATA est particulièrement attentive aux problèmes liés à l'amélioration des conditions de vie et de bien-être des Orphelins et Enfants Vulnérables. Ce qui fait d'ailleurs d'elle le leader, la référence dans la prise en charge des OEV en Côte d'Ivoire. Hors d'Abidjan, CHIGATA est également présente sur le terrain de la lutte contre le VIH/SIDA. Elle a à cet effet une antenne dans la ville de San Pedro où elle travaille activement à faire prendre en charge les personnes affectées et/ou affectées par l'épidémie du VIH/SIDA.

    III-1- a- OBJECTIFS

    · Améliorer le bien-être des Orphelins et autres Enfants Vulnérables.

    · Combattre l'isolement vécu par les familles des enfants infectés ou affectés par le VIH/SIDA ;

    · Réduire la stigmatisation et favoriser leur insertion sociale ;

    · Faire la promotion du dépistage volontaire.

    · Renforcer la cohésion de nos communautés autour des enfants infectés et affectés.

    III-1- b- STRATEGIES

    1. Sensibilisation communautaire ;

    2. Soutien psychosocial aux parents et orphelins ;

    3. Soins médicaux et Appui à l'observance des traitements ARV ;

    4. Appui éducatif aux enfants scolarisés, déscolarisés et non scolarisés ;

    5. Appui alimentaire/nutritionnel ;

    6. Rééducation psychomotrice ;

    7. Soutien économique.

    III-1- c- STRUCTURES FONCTIONNELLES DE L'ONG

    Ø Le centre d'accueil et la halte garderie

    Le centre d'accueil existe depuis 2003 et poursuit l'objectif de recruter et de prendre en charge les OEV en difficulté, c'est-à-dire ceux qui ont perdu un ou deux parents et qui, dans leurs familles d'accueil, sont stigmatisés voire discriminés du fait de leur statut sérologique. Sont également accueillis dans le centre, les OEV dont les parents vivent dans des situations de pauvreté très aiguë. La capacité d'hébergement du centre d'accueil est de 7 lits.

    A travers cette structure, l'ONG CHIGATA vise à permettre aux parents ayant des enfants à charge, de vaquer librement à leurs occupations. Ils déposent, le matin, leurs enfants qui sont ainsi pris en charge par les conseillères et les assistantes maternels de CHIGATA, le temps de la journée de travail.

    Ø La cafétéria et le service traiteur

    Elle est un don de Mme Simone GBAGBO, première Dame de Côte d'Ivoire. Cette cafétéria représente la clé de voûte des Activités Génératrices de Revenus menées par CHIGATA dans le but de s'assurer une autonomie financière et économique pouvant lui permettre de conduire à bon port son engagement de prise en charge des OEV.

    Ø Les relais communautaires

    Activité de sensibilisation à travers des causeries d'informations sur le VIH/SIDA, à domicile et sur les lieux de travail ;

    Diffusion de messages de sensibilisation au cours de grands rassemblements et au cours des Événements spéciaux.

    Ø La troupe théâtrale

    Le but global de la compagnie théâtrale CHIGATA est de tirer des enseignements d'une expérience pilote autour du théâtre " pour les jeunes et par les jeunes " comme méthode pour faire passer des informations aux jeunes et entraîner un changement dans leur comportement.

    Evaluer l'impact du théâtre contenant des messages sur les MST/VIH/SIDA sur le comportement sexuel des jeunes;

    Apprécier la capacité d'organisation et de coordination des activités d'éducation préventive sur les MST/VIH/SIDA à travers le théâtre " pour les jeunes et par les jeunes " ;

    Faire passer des messages sur le MST/VIH/SIDA, par la méthode du théâtre " pour les jeunes et par les jeunes ", aux jeunes en leur donnant un outil d'éduquer leurs pairs.

    Ø Le centre de documentation

    Il est institué au sein de la Maison d'accueil CHIGATA, un centre documentaire en miniature dont la vocation est la conservation, la diffusion de l'information et l'animation de la recherche documentaire. Ce Centre de Documentation se propose de répondre aux besoins en matière d'information et de documentation des étudiants et enseignants et de toute autre personne intéressée par les questions liées au VIH/SIDA. Le Centre propose à ces utilisateurs plus de 300 Monographies et ouvrages enfantins destinés aux OEV pensionnaires du centre d'accueil. Il est ouvert à partir de 8h30 du matin jusqu'à 18h sans interruption et se compose d'une bibliothèque et d'une table de lecture.

    III-1- d- LES ACTIVITES DE CHIGATA

    Sur le terrain de la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA en Côte d'Ivoire, l'ONG CHIGATA mène de nombreuses actions et activités.

    Ø La Sensibilisation

    o Causeries d'informations sur le VIH/SIDA, à domicile et sur les lieux de travail ;

    o Diffusion de messages de sensibilisation au cours de grands rassemblements au cours des Événements spéciaux

    o Animation théâtrale de lutte contre la stigmatisation dans les communautés ;

    o Journées porte ouverte sur les activités.

    Ø Le Soutien psychologique aux parents et orphelins

    o Counseling et suivi à domicile des parents et familles d'accueil des OEV ;

    o Rencontres mensuelles avec les parents et tuteurs des OEV (au siège de l'ONG) ;

    o Visites aux domiciles des OEV (soutien psychologique) ;

    o Réunion de groupe de parole des adolescents infectés (au siège de l'ONG) ;

    o Suivi des familles à domicile pour identifier leurs besoins (soutiens scolaire, nutritionnel ou autre) ;

    o Mise en place de permanences quotidiennes pour recevoir les familles : conseils, écoute, aide, orientation vers les structures adéquates ;

    o Centre d'accueil pour enfants en situation difficile ou victimes de stigmatisation.

    Ø L'Appui éducatif

    o Prise en charge scolaire (Paiement des frais d'inscriptions et d'examens, distribution de kits scolaires);

    o Cours d'alphabétisation (Organisation des cours collectifs de mise à niveau pour les OEV) ;

    o Existence d'une bibliothèque (200 ouvrages) pour enfants.

    Ø L'Appui alimentaire et nutritionnel

    o Education nutritionnelle ;

    o Distribution des kits alimentaires aux familles d'accueil des OEV;

    o Service de petit déjeuner aux patients d'un hôpital du jour (à la PMI de Yopougon).

    Ø Les Soins médicaux et l'appui à l'observation des traitements arv

    o Pharmacie communautaire

    o Une infirmerie

    o Administration de soins de premier niveau aux enfants

    o Suivi de l'observance des traitements ARV des enfants infectés

    o Organisation des séances de kinésithérapie pour les enfants atteints de troubles psychomoteurs et respiratoires

    Ø Le Renforcement des capacités

    o Soutien économique

    o Insertion professionnelle (Cafétéria au sein de la PMI de Yopougon).

    III-1-e- LES PERSPECTIVES DE L'ONG

    Formation professionnelle : formation des enfants déscolarisés aux « petits métiers »

    - PEC de 2000 OEV

    - Décentralisation des activités

    - Offrir un cadre plus spacieux aux nombreux enfants en situation difficile du fait du VIH

    III-2- ACONDA VS - CI

    III-2-a- Historique

    ACONDA-VS-CI a acquis des compétences en matière de prise en charge de personnes vivant avec le VIH au terme de projets de recherche menés depuis 1995 à travers le Programme PAC-CI: Projets Cotrimo-ci, (ANRS 059)1996-1998 - Cotrame (ANRS 1203) 1999-2001- Enfant (ANRS 1244/1278) 2000-2004 et Ditrame PLUS.

    Afin de pérenniser ces acquis, ACONDA-VS-CI s'est constituée le 26 Janvier 2002 en association de professionnels de santé (arrêté N°405 / MEMID /DGAT/ DAG /SDVAC du 15/03/02) et a mis en place le CePReF à Yopougon: Centre de Santé Urbain Spécialisé (arrêté ministériel N°0074 du 30/09/03) bénéficiant d'une concession de service public.

    ACONDA-VS-CI a ainsi opté pour une prise en charge de proximité dans les communes de Yopougon et d'Abobo en développant des activités de prise en charge globale des PVVIH.

    En partenariat avec le MEMSP et le MLS depuis septembre 2003, ACONDA-VS-CI-VS-CI a mis en place des programmes pour la promotion de l'offre de soins de personnes infectées par le VIH/SIDA ceci pour contribuer aux efforts du Ministère de la santé et répondre au souci du Programme national de prise en charge des PVVIH (PNPEC) de vulgariser la prise en charge des PVVIH. ACONDA-VS-CI bénéficie du Soutien technique de l'ISPED (Université de Bordeaux 2- France).

    L'ensemble de ces activités bénéficie du soutien financier de plusieurs partenaires dont le PEPFAR (Initiative du Président des USA pour la lutte contre le VIH/SIDA), l'initiative GIP-ESTHER (France), ESC-SIDACTION, Columbia Université, Fondation Glaxo Smith Kline.

    La quasi-totalité des activités de ACONDA sont menées par le biais de Centres de Prise en Charge, de Recherche et de Formation (CePReF).

    En effet, ACONDA-VS-CI a développé une expérience d'offre de soin spécifique pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH) dans son centre de suivi du CePReF, structure de soins ambulatoire dédiée à la formation et à la prise en charge des personnes infectées par le VIH/SIDA (PVVIH) située au sein de la Formation Sanitaire Urbaine de Yopougon Attié. Il a été officiellement reconnu comme Centre de Santé Urbain Spécialisé (CSUS) par arrêté numéro 0074/MEMSP/CAB du 30 Septembre 2003 et bénéficie d'une concession du service publique par convention avec le Ministère d'Etat, Ministère de la Santé Publique et de la Population; un modèle de soin a été ainsi développé pour une PEC globale et intégrée des PVVIH (Dépistage - PEC clinique des enfants et des adultes - PEC psychosociale des enfants et des adultes - Mobilisation communautaire). Ce centre bénéficie des acquis d'une expérience de huit années de recherche clinique menée dans le cadre du Programme PACCI.

    III-2-b- Objectif Général

    Développer la prise en charge des enfants infectés par le VIH sur 5 sites de la commune d'Abobo.

    Nombre de personnes concernées par le projet : 300 enfants infectés par le VIH dont 181 déjà en suivi et 119 nouveaux à recruter.

    Mettre en place un soutien psychologique des patients du Programme d'extension de l'accès aux soins des personnes vivant avec le VIH dans ACONDA.

    Apporter un soutien méthodologique aux équipes de cliniciens des sites ACONDA-VS-CI.

    Améliorer l'observance au traitement ainsi que la qualité de vie et le confort de vie des patients suivis sur les sites ACONDA

    Améliorer la prise en charge des patients en proposant une offre de soins centrée sur la « famille »


    III-2-c- Objectifs Spécifiques:

    Ø Identifier et mettre en place des instruments de diagnostic de la détresse et de l'angoisse chez les personnes vivant avec le VIH;

    Ø Développer la méthode permettant au personnel soignant de mettre en place une prise en charge psychologique à minima sur les sites;

    Ø Organiser un réseau de référence et de contre référence entre les sites et les consultations spécialisées;

    Ø Former le personnel soignant aux instruments et à la méthode de prise en charge psychologique à minima sur les sites.

    Ø Organiser et coordonner la formation du personnel des sites.

    Ø Organiser les soins.

    Ø Proposer le conseil et dépistage volontaire sur les sites du PEASA

    Ø Apporter un soutien psychosocial et nutritionnel aux patients infectés

    Ø Réduire la stigmatisation envers les PVVIH aussi bien en milieu hospitalier que dans la communauté

    Ø Améliorer les connaissances des personnes suivies sur le VIH/SIDA et sa prise en charge

    Ø Reconstituer les «  familles »

    Ø Organiser la prise en charge du patient au sein de la « famille »

    Ø Permettre aux autres membres infectés de la « famille » de bénéficier de cette prise en charge

    Ø Améliorer l'adhésion et l'observance du traitement

    III-2-d- Buts


    · Développer de nouveaux concepts de prise en charge (PEC)
         
    · Mettre en oeuvre les résultats de la recherche sur le VIH/SIDA
         
    · Contribuer à l'organisation de l'offre de soins aux PVVIH
         
    · Participer à la formation des personnels médicaux et paramédicaux
         
    · Mobiliser les ressources

    Aussi, d'autres buts sont poursuivis à travers le CePReF tels que :

         
    ·  Assurer la prise en charge des adultes et des enfants infectés par le VIH/SIDA,
         
    ·  Assurer la formation des personnels de santé à la prise en charge des adultes et enfants infectés par le VIH/SIDA,

         
    ·  Développer des activités de recherche opérationnelle sur le VIH/SIDA.

    Son organisation est axée autour de trois unités:

         
    · 
    L'unité de prise en charge des Adultes vivant avec le VIH: le CePReF Adulte
         
    ·  L'unité de prise en charge des enfants vivant avec le VIH: le CePReF Enfant
         
    ·  L'unité de formation des professionnels de la santé.

    En plus des activités connexes et hors site, ACONDA mène à travers le CePReF plusieurs activités de prise en charge.

    III-3- ONG ASAPSU

    III-3-a- HISTORIQUE DE LONG

    L'ASAPSU (Association de Soutien à l'autopromotion Sanitaire et Urbaine) est une ONG (Organisation non gouvernementale) nationale, crée en Mai 1989. Elle est enregistrée au journal officiel de la République de côte d'ivoire sous le N°34 du 18 août 1994. L'ASAPSU est une organisation non gouvernementale à but non lucratif et à caractère apolitique.

    III-3-b- BUTS

    L'ASAPSU a pour but de contribuer à l'amélioration des conditions socio sanitaires des populations défavorisées

    III-3-c- OBJECTIFS

    Ø Participer au développement par la promotion de la santé en privilégiant l'autopromotion des communautés urbaines et périurbaines.

    Ø Soutenir toute activité entreprise par les communautés urbaines et périurbaines en vue de leur propre développement dans le domaine de la santé et du social.

    III-3-d- STRUCTURE ORGANISATIONNELLE DE L'ONG

    Ø Une assemblée Générale

    Ø Un conseil d'Administration

    Ø Un bureau Exécutif

    Ø Les 4 projets d'exécutions

    o LE PROJET SANTE

    Pour l'ASAPSU, à travers ce projet, il s'agit de permettre aux populations les plus défavorisées de prendre en charge leurs problèmes de santé dans les communauté, et d'avoir accès à des soins de qualité et à des médicaments à moindre coûts. il se compose de quatre (4) sous projets essentiels

    ü Volet Santé Préventif

    (5 comités de santé composent le volet préventif). Les services offerts à ce niveau sont les suivants: sensibilisation / animation des communautés

    - Formation permanentes des animatrices

    - Promotion de l'allaitement maternel

    - Hygiène et Assainissement

    - Suivi des vendeuses en milieu scolaire

    - Sensibilisation sur le sel iodé

    - Contrôle des carnets de vaccination

    - Orientation des femmes enceintes et des malades vers les structures de santé

    ü Volet Santé Curatif

    Ce volet est composé de cinq (5) centres de santé qui offrent les services suivants :

    - Consultations médicales et paramédicales

    - Consultations prénatales

    - Soins infirmiers

    - Examens de labo (premiers examens)

    - Hospitalisation de jour

    - Vaccination, pesée

    - Conseil et démonstration nutritionnelle

    - Vente de médicaments

    ü Volet PVVIH

    Ce volet est intégré dans les autres prestations offertes à la population. L'ASAPSU se propose à travers ce projet d'aider les personnes vivant avec le VIH et leur famille à bien vivre leur situation. Les services offerts à ce niveau sont les suivants:

    - PTME

    - Visite à domicile

    - Accompagnement

    - Prise en charge psychosociale

    - Prise en charge nutritionnelle

    - Prise en charge médicale

    - Prise en charge spirituelle

    ü Volet OEV

    Le nombre d'orphelins et d'enfants rendus vulnérables du fait du SIDA est de plus en plus important en Côte d'Ivoire. A travers ce projet, l'ASAPSU entend aider cette cible à s'épanouir davantage malgré leurs difficultés.

    Les services offerts à ce niveau sont les suivants:

    - Activités récréatives

    - Visites à domicile

    - Soutient et suivi scolaire

    - Ecoute / Conseil

    - Groupe de soutien

    - Sortie organisée

    o LE PROJET HUMANITAIRE ET DE DECENTRALISATION

    Aux lendemains de la crise armée de 2002 en Côte d'ivoire, l'ASAPSU s'est engagée à assurer la prise en charge socio sanitaire des personnes déplacées et les populations d'accueil de l'intérieur du pays, assurant ainsi, une extension de ses activités au delà de la zone d'Abidjan. Aujourd'hui, l'ASAPSU, en dehors d'Abidjan, est présente dans plusieurs régions :

    - Région des LACS (Yamoussokro - Didiévi - Tiébissou),

    - Région su Bafing

    - Région du MOYEN CAVALLY (Duekoué - Bangolo - Guiglo - Toulepleu)

    - Région du HAUT SASSANDRA (Bonoufla - Vavoua)

     Les services offerts au titre de ce volet, sont les suivants :

    - Consultations médicales et prénatales

    - Sensibilisation sur les IST/VIH/SIDA chez les professionnelles du sexes et leurs clients

    - Réalisation d'ouvrage d'eau potable et de latrines (hygiène et assainissement)

    - Formation des messagères de la paix

    - Campagnes de vaccination

    - Suivi nutritionnel

    - Education sanitaire

    - Conseil et démonstration nutritionnelle

    - IEC / CCC

    - Prise en charge des PVVIH

    - Consultation médicale

    III-4- ONG LE SOUTIEN

    L'organisation non gouvernementale LE SOUTIEN, structure humanitaire de développement engagée dans la lutte contre le VIH/SIDA et d'appui aux personnes vivant avec le SIDA (PVVIH) a vu le jour le 14 Avril 2003 à Abidjan en Côte-d'Ivoire.

    Elle est composée de bénévoles, de commerçants, d'artisans, d'ouvriers, d'intellectuels de tous ordres et d'étudiants.

    Son siège social est situé à Cocody 7ème Tranche et a des antennes dans la commune de Yopougon et dans le Département de Danané à l'Ouest de la Côte d'Ivoire.

    L'ONG LE SOUTIEN a en projet l'ouverture de d'autres antennes à travers toutes les villes, communes, villages et campagnes de toute la Cote d'Ivoire.

    Les moyens logistiques, matériels et surtout financiers proviennent des cotisations des membres et de certaines activités génératrices de revenus (AGR) et des bailleurs. Mais elle est réceptive à toutes les contributions, aides et appuis sous différentes formes. L'une des missions premières de l'ONG le Soutien est de se mettre au service de tout le peuple Ivoirien avec ses activités de sensibilisation et son soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA et les orphelins du SIDA.

    III-4-a- Les actions de l'ONG

    L'ONG LE SOUTIEN mène plusieurs actions en faveur des OEV. En tenant compte des besoins des enfants et de leur famille des appuis nutritionnel, vestimentaire, psychologique, médical, scolaire sont offerts.

    Aux enfants déscolarisés ou non scolarisés en âge d'exercer un métier, l'ONG LE SOUTIEN leur offre la chance de suivre une formation professionnelle.
    Aux parents ou tuteurs des OEV, l'opportunité est donnée, à travers l'octroie de financement, de mettre en oeuvre une Activité Génératrice de Revenu (AGR).
    Les deux dernières actions citées répondent au besoin de renforcer les capacités financière et professionnelle des familles afin de les aider à sortir du statut d'éternel assisté pour subvenir elles mêmes a leurs besoins.
    Chaque semaine les enfants sont visités au sein de leur famille par les animateurs conseils de l'ONG basés à Yopougon et Danané.

    Des groupes de soutien sont organisés en faveur des enfants pour les distraire, les orienter dans leur vie communautaire en les amenant à trouver eux-mêmes une réponse à leurs interrogations. Ainsi, ils échappent un temps soit peu à la pesanteur du VIH/SIDA, aux difficultés familiales et sociales pour retrouver une enfance que les difficultés de la vie ont tendance à étouffer.

    Prévention

    Séance de sensibilisation

    Les activités du programme prévention sont les suivantes :

    · L'information et la formation en matière de prévention VIH et en généralités sur le VIH / SIDA,

    · La sensibilisation de masse, de groupe et interpersonnelle sur des thèmes variés ayant un lien étroit avec le VIH SIDA aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain.

    · L'éducation  corps à corps et  la mobilisation vers les structures de prise en charge des personnes vivant avec le VIH

    · La sensibilisation de la communauté à fréquenter les centres de conseil et dépistage volontaire

    · La formation  et  le renforcement  des capacités des intervenants de l'ONG

    · La prise en charge des PVVIH, à travers des visites et des soins à domicile

    · L'analyse des besoins en partenariats utiles pour la mise en oeuvre des activités de l'ONG

    · La collecte et l'analyse des données

    L'ONG LE SOUTIEN a procédé à la distribution de kits scolaires à ses enfants vulnérables dans les locaux de son antenne de Yopougon le samedi 19 janvier 2008.

    IV- ORGANISATIONS INTERNATIONALES

    Le VIH/SIDA continue de provoquer un large courant de solidarité international. Cette coalition se traduit sur le terrain par l'intervention d'organisations internationales ou de partenaires au développement qui accompagnent les politiques mises en place par les gouvernements. En Côte d'Ivoire, les organisations internationales aident l'Etat et les ONG locales à soutenir les OEV en leur offrant des moyens financiers, matériels et techniques.

    IV- 1- LE PEPFAR

    L'appui du PEPFAR qui peut être technique ou financier, cible tous les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA. Pour que cet appui soit le plus efficace possible, le PEPFAR utilise des mécanismes de financement variés et compétitifs de préférence, mais souples pour favoriser l'implication de tous:

    - Accords de coopération avec les Ministères et autres organismes publics (appui aux programmes nationaux, renforcement des capacités du secteur public)

    - Accords de coopération avec les ONG internationales (assistance technique)

    - Accords de coopération avec les ONG internationales pour le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des ONG et réseaux d'ONG locales y compris celles des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

    IV- 1- a- Plan d'urgence de lutte contre le VIH/SIDA


    · Un engagement sans précédent: Le PEPFAR est la plus vaste campagne internationale de santé publique jamais mise en oeuvre contre une seule épidémie.


    · D'une durée de 6 ans (2004-2009), ce qui traduit l'engagement du gouvernement américain qui a compris qu'il avait non seulement les moyens mais aussi le devoir de faire quelque chose pour alléger l'impact du VIH/SIDA sur les populations.


    · 15 milliards de dollars (9000 milliards CFA) dont 10 milliards de dollars correspondant à un accroissement de l'aide des USA dans la lutte contre le VIH.

    Plan d'urgence de lutte contre le VIH/SIDA.


    · Dont de 1 milliard de dollars (600 milliards) alloué au Fond Mondial.


    · Cibles: Priorité aux 15 pays a prévalence élevée puis 75 pays au total.


    · Champ d'action: les appuis de tout genre dans la lutte contre le VIH/SIDA y compris la première initiative pour la PTME.

    IV- 1- b- OBJECTIFS PRINCIPAUX

    - Réponse globale du VIH aux pays les plus affectés

    - Traiter 2 millions de personnes infectées par le VIH d'ici 2010

    - Prévenir 7 million nouvelles infections (60% nouvelles infections)

    - Prendre en charge 10 millions de personnes infectées par le VIH et orphelins du SIDA

    IV- 1- c- OBJECTIFS NATIONAUX DU PEPFAR

    Assister le gouvernement et les partenaires nationaux à:

    - Traiter 77.000 personnes infectées par le VIH/SIDA en 2009.

    - Prévenir environ 265.000 infections d'ici 2010 soit 60% des nouvelles infections.

    - Prendre en charge 385.000 OEV du fait du VIH/SIDA et personnes infectées et affectées par la pandémie.

    IV- 1- d- PRINCIPAUX DOMAINES D'APPUI EN COTE D'IVOIRE

    Ø Prévention

    o PTME

    o Incitation à l'Abstinence et à la Fidélité (AB)

    o Autres Préventions

    o Sécurité transfusionnelle

    o Sécurité des injections

    Ø Traitement

    o Traitement des PVVIH avec ou sans ARV

    o Soins Palliatifs

    o Prise en charge

    Ø Conseil et Dépistage volontaire (CDV)

    Ø Prise en charge des OEV du fait du VIH/SIDA

    o Information Stratégique

    - Surveillance

    - Suivi et Evaluation

    - Information et système de gestion de l'information

    o Coordination, politiques et systèmes

    - Renforcement du partenariat secteur public, secteur privé

    - Appui aux organisations à base communautaire et confessionnelles

    - Appui à la coordination nationale des activités du VIH/SIDA

    - Développement des capacités humaines

    - Appui à l'approvisionnement et à la gestion des médicaments

    - Renforcement du réseau national des laboratoires

    IV- 1- e- STRATEGIES GLOBALES

    Ø Accélérer la disponibilité de services de qualité à partir des acquis

    Ø Impliquer de nouveaux acteurs et renforcer les capacités locales pour une réponse efficace, élargie et durable.

    Ø Encourager un leadership audacieux et promouvoir un environnement politique favorable à la lutte contre le VIH/SIDA afin d'alléger son impact

    Ø Promouvoir un système d'information stratégique qui permet d'actualiser les connaissances et promouvoir les meilleures pratiques.

    IV- 1- f- COORDINATION

    Tous les appuis des USA pour le VIH/SIDA sont coordonnés au niveau de PEPFAR y compris le Département d'État des Affaires Étrangères, le Département de la Défense, etc.

    L'ambassadeur Randall Tobias est le premier Coordinateur américain pour le SIDA dans le monde. Il rend compte au Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères.

    Dans chaque pays, l'ambassadeur américain a la responsabilité de coordonner les efforts de toutes les agences. En Côte d'Ivoire, il établit un comité technique local et un comité central du gouvernement américain pour coordonner toutes les actions de lutte contre le VIH/SIDA. Il s s'engage à promouvoir et à coordonner la stratégie national avec tous les acteurs y compris les autres partenaires au développement.

    IV- 1- g- PROCESSUS DE PPLANIFICATION DU PEPFAR

    L'ambassade des USA et les autres agences développent le plan opérationnel annuel PEPFAR. Ils mettent en place un organe consultatif avec le gouvernement hôte, les partenaires au développement, les ONG majeurs et autres acteurs clés en tenant compte de la stratégie nationale de lutte contre le VIH/SIDA.

    Un plan opérationnel complémentaire basé sur le système plans/ressources existants tels que Fond Mondial, MAP, autres partenaires bilatéraux, etc. est élaboré en accord avec tous les donateurs.

    IV- 1- h- PARTENAIRES DU PEPFAR

    Ø Secteur public:

    o MEMSP (PNPEC, DIPE, CNTS, DFR, etc.)

    o MLS (DPPSE, DMS)

    o MFAS (PN-OEV)

    o MEN (DMOSS)

    Ø partenaire direct

    o FHI

    o HIV/AIDS Alliance

    o CARE International

    o ANADER

    o PSI

    o Hope Worldwide

    o Measure Evaluation - JSI

    o APHL

    o MSH/RPM+

    o INTERNEWS

    o JHPIEGO/CCP/JHU

    o EGPAF

    o Etc.

    Ø Partenaires Secondaires

    o RIP+, CARITAS,

    o ACONDA, Fondation Djigui,

    o ITM, Approsam

    o Chigata, Amepouh,

    o Mairies, Conseils généraux, AIBEF

    o ONG/OBC/FBO

    o Etc.

    IV-2- UNICEF

    IV-2-a- Vue d'ensemble

    L'épidémie actuelle de VIH et l'impact qu'elle a sur les enfants restent au coeur de l'action menée par l'UNICEF dans le monde, et sont l'une des principales priorités du Plan stratégique à moyen terme de 2006-2009. En octobre 2005, l'UNICEF, l'ONUSIDA et d'autres partenaires ont lancé Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA1 pour attirer l'attention du monde sur Les enfants, la face cachée du SIDA2. Les objectifs de cette campagne s'alignent sur les priorités organisationnelles de l'UNICEF et les Objectifs du Millénaires pour le développement (OMD), en particulier, l'OMD 6 : enrayer et inverser la propagation du VIH/SIDA d'ici à 2015. La publication, Children and AIDS: Second Stocktaking Report3, est un bilan des progrès réalisés au nom des enfants affectés par le VIH/SIDA.

    L'UNICEF cherche à faire une différence dans la vie des enfants affectés par le VIH/SIDA dans quatre domaines prioritaires appelés les « Quatre P » :

    Ces impératifs sont les suivants :

    § Prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant

    § Procurer des traitements pédiatriques

    § Prévenir l'infection chez les adolescents et les jeunes

    § (1) UNICEF : www.unitedforchildren.org

    (2) www.unicef.org/publications/index_29157.html

    (3) www.unicef.org/publications/index. 38048.html

    Protéger et soutenir les enfants affectés par le VIH/SIDA

    IV-2-b- les priorités de l'UNICEF

    Pour aider les enfants et les femmes vulnérables, l'UNICEF distribue des nécessaires sanitaires d'urgence, des colis de médicaments essentiels, des colis d'éducation, du matériel de loisirs, des couvertures, des nattes de couchage, des moustiquaires, des vêtements d'enfants, des livres d'enfants, des seaux et des verres en plastique. Ces articles sont distribués dans les centres d'enfants, les centres de santé et les hôpitaux, en fonction des priorités.
    Parmi les activités menées actuellement ou planifiées par l'UNICEF figurent :

    §  En matière d'éducation, le bureau de pays plaide en faveur du droit à l'éducation auprès de toutes les parties au conflit. Les activités entreprises consistent notamment à distribuer des fournitures scolaires et du matériel de loisirs, à construire des salles de classe temporaires destinées aux populations déplacées et aux communautés d'accueil où les personnes déplacées ont trouvé refuge et à former des enseignants à dispenser un soutien psychosocial et une éducation à la paix.

    § Parmi les activités entreprises dans le domaine de la santé figurent la distribution de vitamine A, la vaccination et l'apport de médicaments essentiels ainsi que de fournitures cliniques de base et de matériel nécessaire à la chaîne du froid, l'objectif étant de renforcer les capacités des centres de santé existants. Les vaccinations visent à protéger la population contre la rougeole, la fièvre jaune et d'autres maladies que des vaccins permettent d'éviter. Le bureau de pays apporte également son soutien à des activités d'information, d'éducation et de communication (IEC) entreprises auprès de toutes les populations concernées et relatives à l'hygiène, à la santé et à la nutrition. En outre, des moustiquaires destinées aux enfants et aux femmes enceintes sont distribuées afin de lutter contre le paludisme. Des programmes d'appui dans le domaine de la surveillance nutritionnelle et de la nutrition ciblée se poursuivent également. Pour éviter les risques de malnutrition, l'UNICEF distribue aux enfants de moins de cinq ans des biscuits protéiniques. Des activités de sensibilisation et de prévention du VIH/SIDA et de prévention des infections sexuellement transmissibles sont également organisées.

    § Les activités menées en matière d'eau, d'environnement et d'assainissement consistent entre autres à fournir de l'eau potable et des installations sanitaires de base aux populations déplacées, aux réfugiés libériens du sud-ouest du pays, et aux communautés d'accueil. L'UNICEF accorde également la priorité à la distribution de trousses de maternité, à la mise en place d'infrastructures d'approvisionnement en eau et d'assainissement et à l'adoption de meilleures mesures d'hygiène.

    § Les mesures de protection consistent à identifier et à recenser les enfants non accompagnés (les enfants déplacés qui ont été séparés de leur famille). Il s'agit avant tout d'éviter les séparations et de réunir les enfants et leur famille. En outre, des efforts sont entrepris afin de mettre en évidence les violations des droits des enfants et des femmes, de suivre l'évolution de la situation et d'y remédier. Des campagnes de mobilisation sont également menées à la fois auprès des autorités gouvernementales et des groupes rebelles afin que les enfants ne soient pas recrutés pour participer au conflit armé et que le personnel humanitaire puisse accéder en sécurité et sans aucune restriction aux régions contrôlées par les forces gouvernementales ou par les troupes rebelles. Enfin, l'UNICEF veille également à ce que les femmes et les enfants qui en ont besoin aient accès à des services psychosociaux adéquats.

    IV-2-c- Autres domaines d'intervention de l'UNICEF

    L'UNICEF mène aussi des activités dans d'autres domaines, notamment en venant en aide aux enfants affectés par le SIDA dans des situations d'urgence qui poussent les gens à fuir, qui perturbent les services d'éducation, détruisent les systèmes de communication et les établissements de soins, détournent l'attention du VIH/SIDA et enclenchent souvent des cycles ascendants de violence sexuelle. Parmi les autres contributions de l'UNICEF, on peut aussi citer le travail collectif entrepris au nom des enfants dans le domaine des communications, de la mobilisation des ressources, de la sensibilisation, de la création de partenariats et de gestion des fournitures.

    IV-3- BICE

    IV-3-a- Présentation du BICE

    Le Bureau International Catholique de l'Enfance (BICE) créé en 1948, est une organisation au service des enfants. C'est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) d'assistance et de bienfaisance internationale de droit français reconnue.

    Présente sur 4 continents, elle a des projets dans 30 pays.

    Elle a un respect inconditionnel de l'enfant, de sa famille, sa communauté, sa culture et sa religion.

    Elle veille à la promotion de la dignité et des droits de l'enfant face à toutes formes d'atteintes : exclusion, exploitation, violence...

    Elle assure la défense et le soutien des enfants les plus vulnérables : enfants dans la rue, en prison, victimes de la guerre, enfants abusés, exploités sexuellement et par le travail, enfants handicapés

    Elle participe à la concertation internationale avec les ONG et les réseaux pluridisciplinaires (médecins, pédagogues, psychologues, juristes...)

    L'ONG a un statut consultatif auprès de l'UNICEF et du Conseil Economique et Social des Nations Unies, un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe, des relations opérationnelles avec l'UNESCO.

    IV-3-b- Les programmes du BICE

     Les programmes du BICE sont développés selon 4 axes principaux :


    · promotion des droits de l'enfant,


    · accompagnement des enfants particulièrement vulnérables,


    · prévention et intervention face aux différentes formes d'exploitation,

    (1) www.unicef.org/aids/index_fight.html


    · alternatives et réhabilitation pour les enfants privés de liberté.

     Tous les projets suscitent la participation active des enfants, de leurs familles et de leurs communautés. Dans ses projets, le BICE veille particulièrement à l'exercice et au renforcement des capacités de résilience de chacun.

    Les projets du BICE sur le terrain comprennent également des actions de sensibilisation et d'information des enfants, des familles et des travailleurs sociaux comme d'autres acteurs : autorités judiciaires, police, médias et relais d'opinion.

    IV-4-ALLIANCE - CI

    Dans le cadre de son partenariat avec l'USAID, l'Alliance Internationale contre le VIH/SIDA a mis en place un programme d'appui aux communautés, en vue de renforcer la réponse ivoirienne au VIH/SIDA. La mise en oeuvre de ce programme est effective depuis le mois d'avril 2005. 

    Selon son modèle d'intervention, qui est basé sur le renforcement des capacités nationales, l'Alliance Internationale contre le VIH/SIDA intervient dans les pays à travers une organisation nationale indépendante, que l'on appelle Organisation de Liaison, et qui est son partenaire privilégié dans le pays où elle intervient. De ce fait, l'organisation de liaison, qui est une organisation non gouvernementale nationale, fait partie de la Grande Famille de l'Alliance avec laquelle elle partage Missions, Visions et Valeurs.

    Dans le cas de la Côte d'Ivoire, vu l'urgence requise par le bailleur de fonds, l'Alliance Internationale contre le VIH/SIDA a expérimenté une autre approche d'intervention pour aboutir à la mise en place de l'organisation de liaison. En effet, compte tenu de la période relativement courte pour une mise en oeuvre rapide des activités du programme, l'Alliance Internationale contre le VIH/SIDA a procédé à la mise en place d'un Bureau Pays, en lieu et place de l'identification et le renforcement d'une organisation déjà existante. A terme, Le Bureau Pays de l'Alliance Internationale contre le VIH/SIDA devait être transformé en une organisation nationale indépendante, fonctionnant selon la législation ivoirienne.

    IV-4-a- MISSIONS

    La mission d'Alliance Côte d'Ivoire est d'apporter un soutien aux communautés, de façon à ce qu'elles puissent jouer un rôle intégral et efficace pour réduire l'expansion et l'impact du VIH/Sida en Côte d'Ivoire.

    IV-4-b- VISIONS ET VALEURS

    Relever le défi que constitue le SIDA pour le développement et pour l'humanité toute entière : Le VIH/SIDA, s'est imposé comme une entrave au développement des pays tout en compromettant sérieusement les indicateurs de développement. L'impact négatif de la pandémie sur tous les secteurs d'activité n'est plus à démontrer.

    Ø Faire la différence :

    Il s'agira pour Alliance Côte d'Ivoire de concentrer ses efforts et ses ressources là où il pourra apporter une réponse significative aux effets dévastateurs du VIH /SIDA. Cela requiert un soutien ciblé aux populations vulnérables, une parfaite implication de toutes les personnes vivant avec le VIH/SIDA, une lutte constante contre le stigmate et la discrimination ainsi qu'un engagement en faveur de la jeune fille et de la femme.

    Ø Promouvoir la participation, des acteurs locaux :

    Les stratégies les plus efficaces contre le SIDA sont celles qui sont à la fois construites sur un leadership local, l'engagement et la responsabilisation des acteurs locaux. Les organisations non gouvernementales et les organisations à bases communautaires locales sont les mieux outillées pour faciliter la réponse communautaire et faire le lien entre, d'une part les besoins et les capacités des démunis et d'autre part, les efforts en matière de santé et de développement à une plus grande échelle.

    Ø Travailler en partenariat :

    Aucune organisation n'est en mesure de répondre seule à l'épidémie du SIDA. La pandémie exige une mobilisation et une collaboration au niveau communautaire, national et international ; c'est pourquoi Alliance Côte d'Ivoire entend travailler en partenariat avec les gouvernements, la société civile et les entreprises privées qui ont tous, un rôle vital à jouer.

    Ø Autodétermination et bonne gouvernance :

    Toute organisation non gouvernementale (ONG) a le droit de déterminer de manière indépendante ses priorités et ses politiques. Toute ONG a également la responsabilité de veiller à la transparence, à la bonne et efficace gestion des ressources que lui ont procurées les contribuables et les personnes privées.

    Dans ses programmes comme dans son soutien aux groupes communautaires, Alliance Côte d'Ivoire s'engage à renforcer les capacités et à agir de manière efficace et conforme à l'éthique. Ainsi, elle s'engage à éviter les conflits d'intérêts ainsi qu'à rester neutre et juste en matière de prise de décision.

    IV-4-c- OBJECTIFS

    Alliance Côte d'Ivoire a pour objet de soutenir les communautés dans leurs actions de lutte contre le SIDA. Le programme poursuit trois objectifs immédiats qui sont :

    - Apporter une contribution significative à la prévention, aux soins et soutien des personnes vivant avec le VIH/Sida ainsi que les personnes affectées (dont les enfants) ;

    - Promouvoir la pérennisation des actions et l'accroissement des efforts de la communauté contre le sida, en renforçant les capacités des organisations à base communautaire (OBC), des organisations confessionnelles (OC) et des organisations non gouvernementales (ONG)

    - Influencer et améliorer les politiques et programmes de lutte contre le VIH/Sida des partenaires du secteur gouvernemental et non gouvernemental, notamment les organisations internationales (agences du système des Nations - Unies, ONG, ou autres) et des donateurs en mettant l'accent sur le rôle et la participation des communautés.

    IV-4-d- STRATEGIES DE LUTTE

    - Renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile et des OBC, ONG OBF

    - Octroi de subventions

    - Suivi et évaluation

    - Mise en synergie des services

    - Plaidoyer pour influencer les politiques en matière de lutte contre le VIH SIDA

    IV-4-e- DOMAINE D'APPUI

    Ø Prévention

    - Abstinence et Fidélité (AB)

    - Prévention auprès des populations Hautement Vulnérables (PHV)

    - Conseil et Dépistage Volontaire (CDV)

    - Mobilisation communautaire autour de la PTME

    Ø Prise en charge

    - Soins palliatifs: Éducation au traitement, Soins et soutien PVVIH,

    - Soin et Soutien PVVIH/TB

    - Conseil et Dépistage Volontaire (CDV)

    Ø Renforcement des systèmes

    - Renforcement des capacités

    - Gestion financière

    - Suivi et évaluation

    Ø Réduction de l'impact du VIH/SIDA

    - Prise en charge des OEV

    - Soutien aux AGR

    Ø Mobilisation communautaire

    - Prévention de la Transmission Mère-Enfant

    - Service ARV

    - Centre de Dépistage Volontaire

    2ème PARTIE :

    EVALUATION DES ACTIONS DE PRISE EN CHARGE DES OEV

    CHAP 1 : REALISATIONS

    I- LES RESULTATS DES ACTIVITES DE CHIGATA

    Ø La Mobilisation communautaire

    o 9299 personnes touchées

    o 15 enfants participent aux activités théâtrales

    o 7 pièces théâtrales réalisées

    Ø Le Soutien psychologique

    o 837 OEV visités

    o 150 OEV hébergés (permanence et transit)

    Ø L'Appui éducatif

    o 300 OEV ont bénéficié de scolarisation (Cours collectifs de renforcement, Distribution de Kits scolaires)

    Ø Les Soins et soutiens médicaux

    o 50 enfants ont bénéficié des séances de Kinésithérapie

    o 300 enfants reçus en consultation pour les Infections Opportunistes

    o 250 OEV ont bénéficié de l'éducation aux traitements ARV et ATB

    Ø L'Appui nutritionnel ou alimentaire

    o 25 350 petits déjeuners ont été servis à plus de 3000 patients

    o 1022 kits alimentaires ont été distribués à plus de 300 familles d'OEV

    Ø Le Soutien économique

    o 28 personnes ont reçu des financements pour AGR

    o 4 personnes employées par la cafétéria

    II- BILAN DES ACTIVITES REALISEES PAR LE SOUTIEN

    Ø Activités fonds propre

    o 2004 :

    Campagne de sensibilisation, conférences, mobilisation au test de dépistage volontaire, formation, éducation, projection de film à travers toutes les communes d'Abidjan et dans les villes suivantes, BOUAKE, YAMOUSSOUKRO, NOE.

    Au cours l'année 2007, 113.241 personnes sont mobilisées au test de dépistage.
    Pour les activités de prise en charge (nutritionnelle ou alimentaire, médicale, psychosociale, économique, vestimentaire et économique) 75 PVVIH et 150 OEV  du fait du VIH / SIDA ont été soutenues.

    o 2005 :

    Campagne de sensibilisation et de mobilisation au test de dépistage dans toutes les villes de Côte-d'Ivoire dont les principales sont : ABIDJAN AGBOVILLE ABOISSO TOUMANGUIE  ABENGOUROU  BOUAKE  BONDOUKOU TANDA BELEOULE  DANANE KORHOGO YAMOUSSOUKRO plus de   800 000   personnes sont sensibilisées pour le compte de l'année 2005.

    150 PVVIH et 250 OEV  du fait du VIH / SIDA ont été pris en charge tant au plan nutritionnel ou alimentaire, médical, psychosocial et, économique.

    o 2006 :

    Installation d'une Antenne de l'ONG LE SOUTIEN à Danané dans la région ouest de la Côte-d'Ivoire.

    Activités de sensibilisation à Abidjan et dans 170 villages du département de Danané où des comités de lutte contre le Sida ont été installés.

    ACTIVITES DE PRISE EN CHARGE (nutritionnelle ou alimentaire, médicale, psychosociale, économique, vestimentaire et économique) 150 PVVIH et 397 OEV  du fait du VIH / SIDA dont 200 sont scolarisés.

    Ø Activités réalisées avec partenaires

    o Avec le FONDS MONDIAL :

    Campagne de sensibilisation dans 16 marchés de la commune de Yopougon. Et renforcement de la prise en charge de 250 OEV de la commune de Yopougon.

    o Avec l'UNICEF :

    5 familles d'accueil des OEV sur 24 que nous avons visité ont bénéficié d'activités génératrices de revenus.

    o Avec le Programme Nationale des OEV du Ministère de la Famille et des Affaires Sociales :

    Formation et prise en charge de 50 enfants  (frais d'examen, fournitures scolaires)

    CHAP 2: LES OBSTACLES A LA PEC DES OEV

    Au vu de l'enquête sur le terrain, nous avons pu constater dans les faits la pratique de la prise en charge des OEV réalisée par les structures intervenant dans le domaine du VIH/SIDA. Ainsi, de commun accord ils nous disent : « beaucoup a été fait mais des insuffisances demeurent ». Ces manques représentent des limites que ces structures rencontrent dans leurs actions. Lesquelles limites proviennent de certaines difficultés de diverses natures. En ce sens, les propos de l'Assistante de Direction de l'ONG CHIGATA nous éclairent : « les ONG connaissent des problèmes qui sont des obstacles à la bonne mise en oeuvre des actions de prise en charge des OEV. On peut distinguer les problèmes qui se posent au sein de l'ONG même et ceux qui minent le milieu dans lequel évoluent les ONG ». On pourrait à cet égard énumérer deux niveaux de facteurs à savoir les facteurs intrinsèques c'est-à-dire ceux qui sont propres aux difficultés internes de la structure et les facteurs extrinsèques liés aux difficultés hors de la structure mais qui influence la pratique de la prise en charge.

    I- Obstacles liés à des facteurs intrinsèques

    A l'analyse des difficultés propres à la structure et entravant la prise en charge au niveau des structure, on relève dans un premier temps des problèmes liés aux ressources humaines. A ce niveau deux difficultés se signalent :

    Il est bon de notifier d'abord une insuffisance de personnel oeuvrant dans la prise en charge. A cela, s'ajoute le manque véritable d'engagement de ce peu de personnes dans leur majorité : « On sent un laisser-aller de la part de certains acteurs dans l'accomplissement de leurs tâches » soutient l'un des responsables de la prise en charge des OEV à l'UNICEF. Un autre membre du personnel du PN-OEV explique cette démotivation par les problèmes personnels que vivent les membres au sein de leurs familles.

    Par ailleurs, d'autres ayant les compétences requises ne font pas preuve d'un dévouement dans le travail bien que le dévouement est la condition sine qua none pour y adhérer.

    Cependant, un responsable à ACONDA-VS soutient : « je pourrai dire que la carence en personnel et le manque d'engagement remarqués souvent au niveau des ONG sont dus à l'absence d'une certaine rémunération qui n'est pas le but principal d'une Organisation Non Gouvernementale, surtout sous la forme d'une Association de PPVHI/SIDA ». Dans le cadre des associations, ces problèmes subsistent à cause d'un refus des personnes infectées de s'afficher dans leur majorité. Ce refus pourrait résulter d'une vision stigmatisante à l'égard du SIDA, renforçant le problème de la confidentialité partagée. Toutefois, comme le dit une intervenante à CePReF enfant « si les infectés avaient cet espoir d'être soignés correctement et de mieux se sentir par une PEC complète, ils feraient fi de ces effets de stigmatisation pour mieux s'engager dans ce combat » .

    Nous retiendrons alors dans un premier temps les facteurs liés aux moyens matériels. Ces moyens précaires dont sont dotés les ONG pour leur fonctionnement sont comme semblent-il une unité de mesure du degré d'engagement complet de certains individus « volontaires ». Ainsi, nous l'explique un membre influent de LUMIERE ACTION « l'insuffisance de moyens est le noeud de plusieurs maux et de rupture de certaines de nos activités. Dans le même sens un assistante sociale s'explique en ces termes : je ne peux pas assurer correctement les visites à domicile dont ont besoin certains patients car je manque de moyens de déplacement commode pour cette tâche ». Dans ce facteur de moyens rentre en ligne de compte la logistique. A ce niveau les ONG souffrent d'une médiocrité logistique et cela ne peut que les limiter dans la faisabilité des certains de leurs projets.

    Au niveau des finances, ASAPSU à travers on responsable de la cellule OEV nous avance « les moyens financiers posent en termes de difficultés une anicroche pour les ONG, qui sont définies comme des structures à but non lucratif, liés au bénévolat, volontariat. Par conséquent, certains membres qui auparavant étaient sans activité, souhaiteraient avoir avec l'ONG, le minimum vital par une certaine rémunération. Malheureusement, ils se retrouvent à vide avec leurs problèmes ». Dans ce cas d'espèce, le désir de travailler pourrait souffrir d'une démission voilée, faute de contrainte d'ordre matériels que subissent les ONG et qui par conséquent font souffrir certains membres actifs à faible moyens de vie. Aussi, le pécule dont se procure les ONG dans leur majorité est lié aux cotisations (faibles) des membres. Partant cette somme ajoutée à quelques subventions se voient très vite épuisées par la forte demande de soutien social venant des PPVIH/SIDA pour amortir le coût des soins des maladies opportunistes ou certains besoins familiaux.

    Sur ce problème financier un membre de RUBAN ROUGE réagit : » le mal réside au niveau du déplacement d'objectif de la lutte contre le VIH/SIDA qui se trouvent freiner par l'argent ». A un autre d'ajouter que, je cite : « il y'a un problème au niveau de certains acteurs qui viennent dans l'intention de s'enrichir ». En outre, les problèmes de personnes, les intérêts égoïstes et égocentriques et les suspicions ont fait voler en éclat des associations.

    Les accusations, les rumeurs, les suspicions ont constitué le lot quotidien de certaines structures. A chaque passage de flambeau d'une équipe à une autre l'on a assisté à des accusations sous le manteau.

    C'est le cas du Rassemblement des Patients de la clinique du CASM devenu `'Club des Amis''. Ainsi, lorsque BOUA BI Drigoné, l'ex Président de l'association devait remplacer N'GORAN Hubert à la tête de la structure, ce dernier a été accusé d'avoir gardé des sous par devers lui. N'GORAN Hubert a créé sa propre association : GAP+PV. Lorsque BOUA BI Drigoné devrait être remplacé par Désiré N'DA à la tête de ce Rassemblement des Patients, des rumeurs ont révélé des malversations. BOUA BI Drigoné, frustré crée sa structure « Virus Village ». Désiré N'DA qui présidait désormais aux rênes de l'association fut, lorsque son mandat tirait à sa fin, accusé de malversation. Ce dernier alla créer à son tour son ONG « Action Santé Plus ».

    Comme on le voit les circonstances dans lesquelles se crée les ONG ainsi que les accusations qui s'en suivent laissent entrevoir une question de sous. Ce chapelet d'obstacles confirme bien notre troisième hypothèse opérationnelle.

    Outre ces facteurs ou causes explicatives des difficultés propres aux ONG, il semble selon une personne vivant avec le virus exerçant à RETROCI que : « des membres d'ONG particulièrement des personnes vivant avec le VIH qui ont cette opportunité de siéger à certaines instances défendant la cause des infectés à VIH, s'offrent plutôt en vedette en cherchant à satisfaire leurs désirs égoïstes ».

    Ainsi, comme l'affirme de même le chargé du volet OEV de CePReF enfant, « nous souffrons non seulement des conséquences de l'ignorance et des actes de la communauté, mais aussi de ceux des concernés même ». a ces obstacles, nous sommes d'avis avec certains membres d'ONG qui soutiennent que certains responsables jouissent d'une puissance ex-cathedra, dans la réalisation de certaines actions. Sans leur accord rien ne peut se faire ou se décider. Cela crée une atmosphère très lourde qui pousse certains membres à démissionner par exaspération de la situation.

    Nous pouvons aussi ajouter au titre des blocages que le secret extrême nourrit autour du SIDA est, dans bien des cas le problème auquel se heurtent les ONG dans leurs programmes de prise en charge et même de prévention.

    Ainsi se présentent les points clés des facteurs afférents aux difficultés liées à l'organisation et au fonctionnelle des ONG.

    Cependant, certaines difficultés pourraient avoir pour origine des causes non propres aux ONG mais les influençant plus ou moins.

    II- Obstacles liés à des facteurs extrinsèques

    Ces facteurs se situent d'une part au niveau de la population. A ce niveau, on distingue deux formes d'attitude qui sont l'ignorance et le déni. Ces attitudes ont pour source (lointaine) le spectre de mort que les autorités sanitaires ont attribué au SIDA dans les premières campagnes de sensibilisation en Côte d'Ivoire. En effet, ce caractère de non-acceptation du VIH, de déni demeure un problème majeur dans la prévention et la prise en charge du SIDA puisque les infectés ont grand besoin de l'apport et de la tolérance de la communauté ; particulièrement de la famille (des malades). Cette attitude présage non seulement la non-reconnaissance du risque d'infection, mais aussi l'indifférence et la nonchalance de la famille, lorsqu'elle serait appelée à apporter soutien et soins à un de leurs infectés. Cela pourrait s'expliquer à travers ces propos d'un de nos enquêtés de Treichville : « Mon ami, je te dis que je ne veux même pas entendre parler de ce mot là ». Ces genres de pensées empêchent toute collaboration franche entre cet élément clé de la prise en charge et les acteurs engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA.

    Toutefois, bien qu'aucun pays n'ait été immunisé contre le VIH, certaines communautés et même des gouvernements ont perdu initialement un temps précieux avant d'admettre la réalité d'une maladie à laquelle s'attache une terrible stigmatisation sociale. C'est dans ce même sens que le Directeur du Programme Mondial l'OMS de lutte contre le SIDA, disait : « le laxisme au sujet de l'infection à VIH est particulièrement dangereux ; parce que cette infection reste très longtemps invisible ». Ce caractère invisible, asymptomatique est aussi objet d'ignorance au sein de la population qui est sous informée ou qui refuse l'information, préférant restée dans son ignorance. Partant de ce comportement, la communauté réalisant l'existence de l'infection à VIH, semble (pour une partie) considérer que le sujet infecté se reconnaît à travers certains symptômes : « Moi, je pense que la personne qui a le virus est connu parce qu'elle est maigre, elle fait la diarrhée et ont dit souvent qu'elle a des plaies », nous entretenait ainsi un jeune garçon de 14 ans. Une jeune fille en classe de 5ème résidant à Yopougon complète ainsi : « Je pense qu'une personne forte qui n'a aucune tâche ou un signe d'amaigrissement brusque, on peut dire qu'elle n'a pas le virus du SIDA ». L'ignorance ou le refus de la réalité est le noeud dans la problématique de l'atténuation de problèmes psycho socio-économiques que vit la personne infectée et, que les ONG essaient tant bien que mal de solutionner.

    D'autre part nous avons les difficultés provenant de la lésion des droits que subissent les PPVIH, du point de vue social et professionnel. Force est de reconnaître qu'à ce niveau il existe au sein du système de santé une nonchalance voire une faiblesse de l'autorité législative, quant à adopter une loi aux fins de protéger les droits sociaux et les acquis des malades du VIH/SIDA qui sont objet de discrimination dans leur milieu social et professionnel. Cependant ces obstacles à la bonne marche de la prise en charge seraient liés à une faiblesse du système de politique pragmatique de tous les aspects de la prise en charge, intégrées à une bonne sensibilisation en Côte d'ivoire, singulièrement à Abidjan selon les acteurs de cette activité et les membres des ONG en particulier ceux des associations de PPVIH.

    Il nous faudrait aussi reconnaître dans cette analyse, l'existence des difficultés au point de vue matériel. C'est en ce sens que les structures étatiques sont critiquées pour leur engagement semble-t-il inégal à l'égard des ONG ; car certaines se sentent lésées par rapport à d'autres au niveau de l'apport matériel provenant de ces structures gouvernementales telles le PNLS qui semble donner plus de faveur à des ONG est critiqué à travers des propos d'une personne vivant avec le VIH, membre clé d'une ONG : « les structures étatiques doivent accorder les mêmes chances à toutes les ONG dans leurs aides et dans leurs relations.

    Car, la force d'une ONG doit résider dans sa neutralité idéologique, le changement et la créativité, mais lorsqu'elle arrive à être trop dépendante idéologiquement et matériellement surtout de certaines structures étatiques, cela lie obligatoirement ses activités à ces structures ».

    Certaines personnes séropositives ne manquent de formuler des griefs contre leur ministère de tutelle. A les entendre parler, on a comme l'impression qu'elles en ont gros sur le coeur et un ras-le-bol.

    En fait que reprochent-elles au ministère de lutte contre le SIDA ?

    Elles e sent marginalisées et laissées pour compte. Pour les personnes séropositives, ce sont elles les principaux acteurs avec lesquels le ministère devrait collaborer sans faux fuyant au lieu de les ignorer. Selon l'une d'elles sous le couvert de l'anonymat : « des responsables du ministère ne sont que dans les bureaux payer à ne rien faire. De plus, ils n'ont pas le temps nécessaire à nous consacrer. Ils occupent des postes en dehors du ministère. Or le traitement du SIDA a besoin de disponibilité ». L'une d'elle ajoute encore : « ils sont toujours `'chauds'' pour aller à des conférences ou assister à des réunions en dehors du pays. Nous ne disposons pas d'assez de places dans les voyages or c'est grâce à nous qu'ils ont l'occasion de voyager. Ces gens se font de l'argent sur nos dos. Ils nous utilisent pour gagner de l'argent ».

    Côté ministère, on reconnaît certes que souvent les moyens financiers conséquents tardent à être débloqués. Cela leur rend la tâche ardue. Cependant, On fustige le comportement des personnes séropositives qui dit-on manquent non seulement de patience mais aussi de patiences envers elles-mêmes. Aussi, il est reproché à certaines ONG une léthargie et un immobilisme dans l'accomplissement de leurs tâches. Selon un Responsable du RIP+, beaucoup d'ONG n'existent que de nom. Elles ne s'acquittent pas de leurs cotisations, n'ont pas de siège et ne participent aux réunions que lorsqu'elles entendent des bruts de subventions et d'agent. En clair, soutient-il toujours, seuls quelques ONG s'engagent effectivement sur le terrain de la lutte contre le VIH/SIDA.

    Ces dernières analyses semblent confirmer aussi partiellement notre troisième hypothèse opérationnelle, liée à des obstacles d'ordre matériel et humain.

    Voilà autant de facteurs internes qu'externes aux Organisations Non Gouvernementale `'anti-sida'' bloquant plus ou moins la prise en charge complète dans sa pratique. Ce faisant, il serait indéniable que nous ne nous penchons pas sur les conséquences que cela pourrait générer.

    En clair, la prise en charge des Orphelins et autres Enfants Vulnérables du fait du VIH/SIDA demeure confrontée à diverses difficultés. On énumère à cet égard deux niveaux de facteurs à savoir les facteurs propres aux difficultés internes des structures et ceux liés aux difficultés hors des structures mais qui influencent la pratique de la prise en charge. Ainsi, l'inexistence de modules standardisés pour la formation des travailleurs sociaux et de tous les acteurs qui interviennent en faveur des OEV en Côte d'Ivoire, ne permet pas une bonne prise en charge.

    Cette insuffisance dans la prise en charge des OEV ne favorise pas la résolution des problèmes rencontrés par ceux-ci. Ces difficultés sont en général d'ordre économique, scolaire ou d'apprentissage, médical, alimentaire et nutritionnel, psychosocial et juridique.

    II-1-a- Problèmes scolaires ou en apprentissage

    Les ménages affectés par le VIH/SIDA supportent difficilement les frais de scolarités et accessoires. Les enfants sont donc moins assidus à l'école ou sur leur lieu de formation ; parfois même, n'y vont plus du tout. Cela a pour corollaires des résultats catastrophiques et le renvoi des OEV.

    II-1-b- Problèmes alimentaires et nutritionnels

    Les OEV sont confrontés à des problèmes de sous alimentation et de malnutrition parce qu'ils n'ont pas une alimentation suffisante et équilibrée (lipides, protéines, glucides, vitamines). 80% des orphelins interrogés affirment prendre en moyenne deux repas par jour.

    La malnutrition des enfants a pour conséquences les maladies que sont le marasme, le kwashiorkor...

    II-1-c- Problèmes économiques

    Les maladies et les décès liés au VIH/SIDA augmentent les dépenses des familles et réduisent leurs revenus, épuisant par conséquent leurs ressources économiques. L'amenuisement des ressources a des effets négatifs sur les enfants. Il affecte leur nutrition, leurs conditions de vie, leur éducation et les autres opportunités d'avenir.

    Pour un ménage déjà pauvre, la survenue du SIDA peut entraîner une pauvreté extrême.

    La situation économique ambiante surtout la cherté actuelle de la vie influence les habitudes des ménages en terme de redistribution des revenus : (Repas familial, soins, éducation, loisirs, transport, assistance à autrui...)

    II-1-d- Problèmes sanitaires

    Les enfants qui ont besoin d'un traitement médical n'ont pas toujours accès aux services médicaux et ceci pour diverses raisons dont l'insuffisance des revenus du foyer. La vulnérabilité aux maladies s'accroît et pour ceux qui sont déjà infectés, c'est la porte ouverte à toutes sortes d'infections opportunistes telles que la tuberculose, la pneumonie, les diarrhées, les infections respiratoires...

    II-1-e- Problèmes psychosociaux

    Les problèmes sociaux auxquels les OEV sont confrontés sont nombreux et multiformes. Certains aspects portant sur l'alimentation, l'éducation, la santé ont été abordés dans d'autres chapitres. Cependant, il convient d'insister sur la stigmatisation et la discrimination.

    · La stigmatisation

    La stigmatisation est un processus par lequel l'on porte un jugement généralement négatif sur une personne ou sur un groupe de personnes en raison des attributs qu'elles possèdent et qui les différencient des autres. Cette stigmatisation peut être visible ou subtile.

    La stigmatisation associée au VIH/SIDA s'appuie sur des pensées négatives déjà implantées et les renforce. On entend dire par exemple, que les PIAVIH ont mérité ce qui leur arrive car elles ont fait quelque chose de mal. Ces « méfaits » sont liées à la sexualité ou à des activités immorales et désapprouvées par la société (Exemple : la consommation de drogues injectables). De même, les hommes qui sont infectés sont considérés par l'entourage comme des homosexuels, bisexuels ou clients de prostituées.

    Les femmes quant à elles sont taxées d'être de moeurs légères.

    La famille et la communauté perpétuent souvent la stigmatisation par ignorance et parce qu'il est aisé de blâmer ceux qui ont été touchés les premiers ainsi que leurs progénitures (OEV). La stigmatisation est dangereuse car elle peut entraîner des sentiments de honte, de culpabilité et d'isolement chez les PIAVIH et leurs enfants. Elle peut les amener à poser certains actes ou à en oublier. Ce qui les met en danger et les empêche de bénéficier de services ou de droits.

    Il existe deux formes de stigmatisation :

    - La stigmatisation interne qui est l'action de l'individu sur lui-même ;

    - La stigmatisation externe qui est l'action du groupe social sur l'individu.

    · La discrimination

    La discrimination est l'action d'isoler et de traiter différemment certains individus ou un groupe entier par rapport aux autres. En d'autres termes, la discrimination est une façon de manifester la stigmatisation. Elle est également le processus par lequel une personne ou un groupe de personnes sont traitée de façon inégale et injuste en raison de leur appartenance réelle ou perçue à un groupe particulier. La discrimination des personnes stigmatisées peut se manifester dans les lois, à travers la politique et les relations sociales.

    La discrimination se produit lorsqu'on fait une distinction entre des personnes. Elle provoque des inégalités et des injustices à l'égard d'un groupe de personnes parce qu'elles appartiennent ou parce qu'elles sont considérées comme appartenant à un groupe particulier. Elle se manifeste par des attitudes de rejet des PVVIH et de leurs familles. La violation de leurs droits accroît l'impact négatif de l'épidémie. Au niveau des OEV par exemple, elle provoque des angoisses et des souffrances inutiles qui entraînent un mauvais état de santé, des échecs dans les domaines scolaires et d'apprentissage.

    En définitive, la stigmatisation et la discrimination liées au VIH/SIDA sont caractérisées par le rejet, l'hostilité, l'isolement et la violation des droits comme par exemple le droit aux soins de santé, à l'éducation et à l'emploi. Par conséquent, elles accroissent l'impact de l'épidémie du VIH/SIDA sur les enfants. Parfois, les enfants sont témoins de diffamation et d'insultes. Le groupe social estime que leur famille fait la honte de la communauté.

    Ces effets psychosociaux sur les enfants peuvent créer un grand stress caractérisé par l'anxiété, la dépression, l'état de manque, les problèmes de concentration, les sentiments d'échec, de culpabilité, de découragement, d'apathie, de désorientation...

    II-1-f- Problèmes juridiques

    Les problèmes juridiques rencontrés par les OEV du fait du VIH/SIDA sont de plusieurs ordres. On peut cependant en identifier quatre principaux :

    - la non déclaration des naissances

    - la stigmatisation et la discrimination liées au VIH/SIDA

    - le non accès ou l'accès difficile aux services sociaux de base

    - la violation des droits successoraux

    II-2- Impact des maladies liées au VIH/SIDA sur le ménage et la famille élargie

    L'épidémie du VIH/SIDA laisse dans son sillage un nombre élevé d'orphelins. Le problème des orphelins du SIDA est un problème qui éprouve de nombreux pays dans le monde.

    Les ménages et familles élargies qui ont des parents atteints de maladies liées au SIDA ont souvent de sérieuses contraintes tant sur le plan économique que social. Ces contraintes incluent un déclin de leurs ressources financières, la malnutrition et le rachitisme, la perte des systèmes de valeur, l'arrêt de l'éducation, la délinquance et le crime. En plus, ils doivent faire face aux stigmates associés à cette maladie.

    Dans les zonez où nous avons réalisé notre étude, deux ménages sur cinq vivent avec un malade du SIDA.

    Au plan social, dans les communes gravement touchées comme Abobo, l'épidémie est en train de déformer les profils démographiques. Il frappe sans distinction de nombreux secteurs de la société dont ceux de la production. Les OEV sont rencontrés dans toutes les couches sociales. L'incidence qui en découle est qu'à l'heure actuelle, des milliers de personnes sont exposées au risque de famine.

    3ème PARTIE :

    ATTENTES ET PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES OEV

    CHAP. I : ATTENTES

    Les attentes ont été exprimées au profit des orphelins, des familles d'accueil et de la communauté. Ces attentes sont en rapport avec l'éducation, la santé, l'économie, la nutrition, le social et les aspects juridiques de la vie des orphelins

    I- Attentes au profit des orphelins

    · Nutrition ;

    · Sensibilisation ;

    · Scolarisation/Fournitures scolaires;

    · Soins de santé gratuits ;

    · Habillement/Tenue vestimentaire ;

    · Protection sociale et juridique des orphelins ;

    · Activités Génératrices de Revenus ;

    · Insertion socioprofessionnelle ;

    · Bourses d'études (cursus secondaire et supérieur).

    II - Attentes au profit de la famille d'accueil

    · Prise en charge de la famille ;

    · Aide directe et assistance aux familles d'accueil ;

    · Recherche de famille d'accueil ;

    · Assistance technique agricole ;

    · Sensibilisation sur le VIH/SIDA aux orphelins et adultes ;

    · Equipements agricoles ;

    · Crédits agricoles ;

    · Matériels de travail (couture) ;

    · Prévention et gestion de l'environnement ;

    III - Attente au profit de la communauté

    · Création de centres d'accueil ;

    · Création de coopératives ;

    · Création d'ONG ;

    · Comité de suivi ;

    · Renforcement de capacité des COGES pour intégrer le volet prise en charge d'orphelins scolarisés ;

    · Diversification des sources de revenu ;

    · Marchés pour la commercialisation des cultures périssables ;

    CHAP. II : PROPOSITIONS

    A la lumière de ce qui précède, des axes prioritaires peuvent être explorés pour la mise en oeuvre d'actions susceptibles d'améliorer les conditions de vie des orphelins et autres enfants rendus vulnérables du fait du VIH/SIDA.

    Dans un premier temps, il s'agit d'organiser des campagnes de sensibilisation afin d'améliorer le niveau de connaissance des populations en terme de mode de transmission, de mesures de prévention, de traitement des IST/VIH/SIDA/TUBERCULOSE et surtout de prise en charge des orphelins.

    Ces campagnes devront avoir pour méthode la Communication pour le Changement de Comportement (CCC).

    Ensuite, il faut attirer l'attention des populations sur les droits de l'enfant de façon générale et en particulier les droits de l'orphelin et de la veuve. Ceci par la vulgarisation des textes juridiques y afférant.

    Enfin, il est important de favoriser la prise en charge communautaire des orphelins par la mise en place de la gestion et le suivi de structures locales en vue d'assurer les besoins fondamentaux des orphelins en besoins nutritionnels et vestimentaires, besoins sanitaires, besoins scolaires.

    Certaines mesures doivent êtres prises particulièrement pour ce qui concerne :

    I- La prise en charge nutritionnelle

    A la lumière des problèmes de nourriture que rencontrent les orphelins, des propositions ont été faites notamment :

    - le renforcement des cantines scolaires pour ceux qui vont à l'école,

    - l'apport de nourriture aux parents et substituts qui vivent dans une extrême pauvreté

    - l'appui aux veuves pour le financement de micro-projets générateurs de revenu.

    II- La prise en charge médicale

    Il est souvent difficile pour une veuve par exemple d'assurer les soins curatifs de ses enfants encore moins les soins prophylactiques. Un agent de santé comme ses pairs, formule ses propositions en ces termes : « Je propose qu'il nous offre des médicaments, qu'on puisse alimenter le centre de santé qui est là. On a des orphelins, s'ils sont malades, on peut les traiter. »

    L'un des souhaits des veuves est que le gouvernement apporte des médicaments et des vivres dans les familles.

    Pour ce qui concerne la prise en charge médicale des orphelins du Sida (infectés), les acteurs attendent que leur statut sérologique soit connu et qu'ils bénéficient de soins gratuits ; l'Etat doit au besoin les regrouper dans des centres pour éviter qu'ils ne soient rejetés dans la communauté surtout qu'ils auront besoin de soins quotidiens que les parents ne pourront pas supporter; il faut mener des actions pour vaincre la peur de ceux qui ne connaissent pas bien le SIDA.

    III - La prise en charge scolaire

    Après le cycle primaire, il se pose plus de problèmes de moyens financiers pour la scolarisation des orphelins. Il serait donc intéressant de leur trouver une prise en charge pour pouvoir poursuivre leurs études. Tel est le souhait de cette veuve : « Que les enfants soient pris en charge dans des centres pour que l'école ou le métier qu'ils vont faire soit bien fait. Si mes enfants étaient ailleurs, je pense qu'ils allaient continuer loin l'école ». Pour d'autres, il vaut mieux améliorer le nombre des collèges dans les communes.

    Pour les enfants qui ont dépassé l'âge scolaire, nous proposons qu'on les forme à l'exercice d'un métier.

    Pour pérenniser les activités génératrices de revenus, une formation en gestion simplifiée de microprojets est indispensable. L'intervenant sociale devra s'adresser aux structures compétentes en la matière pour assurer la formation et le suivi des bénéficiaires.

    IV- Prise en charge psychosociale

    IV-1- Pour l'intervenant social

    L'intervenant social doit faire des visites à domicile et des enquêtes sociales pour apporter une réponse aux problèmes économiques des OEV. Une étude de faisabilité doit être conduite avant la réalisation d'une AGR. L'intervenant social devra connaître ses limites et solliciter les personnes et structures ressources compétentes afin de conduire les analyses de situation, les enquêtes sociales, les études de faisabilité, le montage des projets, etc.

    IV-1-a- Conduite face au choc

    L'intervenant social/ conseiller doit apporter à l'enfant un soutien pratique et affectif, maintenir une communication régulière et réelle.

    IV-1-b- Conduite face à l'angoisse

    L'intervenant social/conseiller s'attachera à rétablir les capacités à penser et à prendre des décisions du sujet, en répétant sans cesse l'information et en référant au besoin son client au psychologue.

    IV-1-c- Conduite face à la colère

    L'intervenant social/ conseiller gère cette colère (qui également peut s'adresser à lui) en affrontant le cas échéant, l'enfant. Il aide aussi la famille et les amis, ainsi que le personnel soignant, à comprendre que cette colère, bien que déplacée, est un moyen de faire face à une situation difficile.

    IV-1-d- Conduite face à la peur

    L'intervenant social/ conseiller doit découvrir les causes :

    - si elles sont dues aux rumeurs ou à une fausse information, le conseiller doit rassurer

    - si elles sont fondées, le conseiller devra aider l'enfant à s'assumer, Une réassurance réaliste permet à l'OEV d'envisager qu'il peut être submergé par des sentiments de solitude, d'épuisement, de faiblesse et de disfonctionnement de l'organisme. Le conseiller ne doit pas tromper l'enfant par un optimisme injustifié ou lui cacher le diagnostic.

    IV-1-e- Conduite face au déni

    Si l'enfant refuse toute assistance médicale ou psychologique, et persévère dans une conduite à risque, l'intervenant social/ conseiller a besoin de le dissuader et de faire ressortir les conséquences d'une telle attitude.

    IV-1-f- Conduite face à l'isolement

    L'intervenant social/ conseiller doit respecter ce besoin d'isolement ponctuel, tout en poursuivant une relation de prise en charge autant que faire se peut. Il en recherchera les causes et encouragera un changement d'attitude.

    IV-1-g- Conduite face à la perte ou à la dépossession

    Lorsqu'ils ont perdu quelqu'un qu'ils aimaient, les enfants ont besoins d'informations simples et adaptées à leur âge sur ce qui s'est passé. Ils ont besoin d'être écoutés par quelqu'un préparé à répondre plusieurs fois à la même question. Et le besoin le plus important, c'est celui d'être rassuré que l'on s'occupe d'eux et qu'ils sont aimés. L'intervenant social/ conseiller doit donc rester à l'écoute de l'enfant et de sa famille pour un soutien psychosocial.

    IV-1-h- Conduite face à la dépression

    L'intervenant social/ conseiller doit rester à l'écoute de l'enfant et des personnes qui s'en occupent, pour un soutien psychologique. Il doit évaluer avec l'entourage de l'enfant les risques qu'il encourt, et aider à mettre en place une protection adéquate.

    IV-1-i- Conduite face à la dépendance ou à la perte d'autonomie

    L'intervenant social/ conseiller doit s'efforcer au maximum de susciter un sentiment d'autonomie et de contrôle chez l'enfant. Par ailleurs, le conseiller s'assurera que les proches de l'enfant et la communauté le soutiennent en vue de son épanouissement.

    IV-1-j- Conduite face à la culpabilisation

    L'intervenant social/ conseiller doit être à l'écoute de l'enfant et le laisser exprimer ses sentiments. Le rétablissement et le maintien de l'estime de soi doivent être une priorité, faute de quoi l'enfant se sentira peu enclin à changer de comportement (accepter les traitements et les décisions).

    IV-1-k- Conduite face à l'acceptation positive

    L'intervenant social/conseiller encouragera l'enfant à la restructuration des relations sociales, à l'établissement des perspectives motivantes et constructives ; de même, il l'aidera à élaborer des plans d'actions et à aborder positivement les problèmes juridiques et familiaux.

    IV-1-l- Conduite à tenir face aux problèmes sociaux

    L'intervenant social/ conseiller doit :

    - partager les informations sur la stigmatisation et sur la discrimination vécues par les enfants.

    - Promouvoir la prise de conscience de la communauté sur les droits de l'enfant, les lois anti-discriminatoires basées sur les vertus culturelles traditionnelles et religieuses ;

    - Travailler avec les anciens et les chefs de la communauté afin de s'assurer que les enfants participent aux activités communautaires, aux rites de passage et aux cérémonies traditionnelles ;

    - Encourager les responsables communautaires et religieux à promouvoir l'accueil, les soins, la protection des enfants infectés et affectés ;

    - Etablir un programme communautaire de visites à domicile pour fournir aux substituts parentaux et aux enfants, un soutien moral et un contact social réguliers ;

    - Mobiliser les guides religieux, les encourager à soutenir les OEV et empêcher leur stigmatisation et leur discrimination.

    CONCLUSION GENERALE

    Au terme de cette étude relative à la `'PROBLEMATIQUE DE LA PRISE EN CHARGE DES ORPHELINS ET AUTRES ENFANTS RENDUS VULNERABLES DU FAIT DU VIH/SIDA A ABIDJAN'', trois faits majeurs se dégagent :

    - le faible taux des OEV pris en charge : A peine 10 % des enfants bénéficient d'un soutien et d'une assistance et moins de 2% des demandeurs d'ARV chez les enfants reçoivent effectivement des médicaments.

    - les conditions de vie précaire des orphelins et des substituts parentaux : Le VIH/SIDA agit sur tous les secteurs d'activité des hommes. La majorité des personnes touchées sont des parents qui abandonnent malgré eux, leurs progénitures dans des conditions de vie souvent difficiles. Ces enfants sont souvent confrontés à des problèmes d'ordre scolaire ou d'apprentissage, économique, alimentaire et nutritionnel, sanitaire, psychologique et juridique.

    - les limites des structures d'intégrations des OEV : Les structures intervenant dans le domaine de la prise en charge sont confrontées à divers problèmes tant intrinsèques que extrinsèques qui limitent les actions de prise en charge.

    Nous pouvons dire que nos hypothèses ont été en partie confirmées à tel enseigne que la Côte d'Ivoire, consciente de l'importance que représentent les enfants pour l'avenir, a décidé de les soutenir.

    Le VIH/SIDA, maladie jusqu'à présent incurable, constitue aujourd'hui un problème de développement auquel la Côte d'Ivoire doit faire face.

    La prévention reste encore le seul moyen susceptible de réduire le phénomène.

    Afin de mieux cerner le phénomène, le concept OEV (orphelins et enfants vulnérables) est utilisé pour désigner tous les enfants qui sont directement et indirectement touchés par la pandémie. Le soutien à apporter aux OEV a pour objectif de répondre aux difficultés rencontrées par ces enfants.

    La connaissance et la compréhension des affections courantes liées au VIH/SIDA chez l'OEV permettent d'assurer les premiers soins et de le référer aux structures spécialisées. L'accompagnement de l'OEV et de son entourage, à travers des visites à domicile, est essentiel pour assurer un bon suivi de son état de santé.

    En somme, face aux difficultés sanitaires, alimentaires et nutritionnelles, scolaires et d'apprentissage, économiques, juridiques et psychosociales, l'intervenant social doit apporter des solutions adaptées pour un meilleur soutien des OEV, en tenant compte des mesures préventives. Il doit, lorsque ses compétences sont limitées, référer l'OEV. Toutes les initiatives sont à saluer et méritent d'être soutenues et pérennisées par tous les partenaires et acteurs impliqués dans la lutte contre la SIDA y compris la population. Ce sont tous ces efforts conjugués qui permettront à la côte d'Ivoire d'être à l'image de l'Ouganda (exemple en Afrique) qui en 20 ans de lutte a pu ramener le taux de prévalence du SIDA de 37% à 6% et ce grâce à des politiques et des stratégies efficientes.

    Par ailleurs, pour un renforcement de la lutte nationale contre le VIH/SIDA, il serait plausible de réaliser une étude similaire à la présente, en zone ex-assiégée où il y a de fortes chances de rencontrer des enfants orphelins chefs de ménages du fait de la guerre.

    BIBLIOGRAPHIE

     

    1. MARIE France ADRIEN (2000), « Orphelins et SIDA en Côte d'Ivoire : Analyse de situation et Propositions d'action ». ATELIERS DE REFLXION : Orphelins du SIDA, mieux connaître pour mieux agir, p.23.

     

    2. MEMAIN-YENOU H., COULIBALY-TRAORE D. et al. (1998), « Orphelins du Sida : une approche quantitative et qualitative du problème en Côte d'Ivoire. Abidjan, IRD - GIDISCI.

     

    3. MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (RCI) (1996), Plan national de développement sanitaire 1996 - 2005 : Programmes et Financement pour la période 1996 - 1998. Tome II, Abidjan.

     

    4. MLS/MSP/RETROCI (2000-2001), Surveillance du VIH/SIDA et de la syphilis en Côte d'Ivoire. Rapport d'activités.

     

    5. ONUSIDA Protocole pour l'identification de la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH. Collection Meilleures Pratiques de l'ONUSIDA / OUTILS FONDAMENTAUX.

     

    6. PNLS / MST / TUB (2000), Rapport de séminaire sur les stratégies d'assistance aux orphelins et autres enfants affectés par le VIH/SIDA. ATELIERS DE REFLEXION : Orphelins du SIDA, mieux connaître pour mieux agir). Alger, pp.14

     

    7. UNICEF (2002), Impact socio-économique à long terme du VIH/SIDA sur les enfants et les politiques de réponse. Le cas de la Côte d'Ivoire.

     

    8. UNICEF, ENFANTS AFFECTES PAR LE VIH/SIDA : Droits et Réponses dans le monde en développement

     

    9. UNICEF/ONUSIDA (2001), Les orphelins du sida : Réponse de la ligne de front en Afrique de l'Est et en Afrique Australe.

     

    10. UNICEF (2004) : Les générations orphelines d'Afrique.

     

    11. Analyse de la situation des Orphelins et autres Enfants Vulnérables du fait VIH/SIDA en Côte d'Ivoire dans les communes de : Abengourou, Abobo, Bondoukou, San Pedro, Yamoussoukro, Yopougon, ).Mai 2005

     

    12. Document de politique nationale pour la Prise en charge des orphelins et autres enfants vulnérables du fait du VIH/SIDA en Côte d'Ivoire 30 p

     

    13. PN-OEV : Directives Nationales de Services à offrir aux OEV, p.28 Nov 2006

     

    14. PN-OEV : Plan de Suivi et Evaluation du plan d'Action National OEV, p.60 Nov.2005

     

    15. UNICEF : Formation en conseil et dépistage volontaire du VIH/SIDA - Guide du participant. Manuel de référence

     

    16. Prévention de la transmission mère enfant du VIH (PTME) - Manuel de référence - 2005, Ministère d'Etat, Ministère de la santé et de la population

     

    17. Adolescence et crise : la quête d'identité, Paris édition Flammarion, 1972

     

    18. Cadre pour la protection, les soins et les soutiens aux orphelins et enfants vulnérables vivant dans un monde avec la VIH et SIDA 48 p

     

    19. Convention des Nations Unis relative au droit de l'enfant. Février 1991

     

    20. Document de Normes et Directives Nationales du Conseil et Dépistage Volontaire du VIH en Côte d'Ivoire, Abidjan, nov. 2002, Ministère de la Solidarité, de la Santé et de la Sécurité Sociale

     

    21. Enfants affectés par le VIH/SIDA. Droits et Réponses dans le monde en développement. Editions Banque Mondiale. Décembre 2005 148 Pages

     

    22. Manuel de procédures techniques pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH en Côte d'Ivoire, 105 p. Ministère d'Etat, Ministère de la santé et de la population

     

    23. Rapport conjoint UNICEF ONU SIDA/USAID. Décembre 2006

    ADRESSES ELECTRONIQUES

    1- http://info.worldbank.org/etools/docs/library/210670/toolkitfr/howknow/categiries.htm

    2- http://www.sida-info-service.org/informer/vih/ist.php4

    3- http://fr.wikipedia.org/wiki/sida

    4- http://www.lecrips.net/webidf/questions_ados/savoir.htm

    5- http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaginite_%C3%AO_trichomonas_vaginalis

    6- http://fr.wikipedia.org/wiki/Herp%C3%A8s_g%C3%A9nital

    7- http://fr.wikipedia.org/wiki/Chancre_mou

    8- http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/gonococcie-2128.html

    9- http://fr.wikipedia.org/wiki/Syphilis

    10- http://perso.orange.fr/marc.oberle/declaration-droits-enfant.html

    11- http://www.droitsenfant.com/convenf.htm

    12- http://www.globenet.org/enfant/droits.htmlhttp///dejagrand.infobebes.com/htm

    13- http://www.ccisd.org/fra/index2k.htm

    14- http://www.agoonami.tg/textes/communautaire.htm

    15- http://www.refer.sn/rds/IMG/pdf

    16- http://www.ipsnews.net/fr/print.asp

    17- http://www.aids.ch/f/hivpositiv/belastung.php

    18- http://osi.bouake.free.fr

    19- http://www.icad-cisd.com/content/pub_printerfriendly.cfm

    19- http://www.OVCtoolkit@worldbank.org

    ANNEXES

    ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE D'ENQUETE SOCIALE

    SYSTEME BENEFICIAIRE (Noms et prénoms) :

    Adresse :

    Secours Financier Secours Médical

    Secours Alimentaire Secours scolaire

    Résumé du Cas

    · Enquête Sociale

    Fiche N° d'ordre :

    Identification (Etat civil) :

    Nom et Prénoms :

    Age :

    Sexe :

    Domicile :

    Fonction :

    Adresse :

    Contact Téléphonique :

    Fratrie (Composition de la Famille)

    Nom et Prénoms

    Date de Naissance

    Profession

    Fratrie

    Domicile

    Etat de Santé

    Observation

    1

     
     
     
     
     
     
     

    2

     
     
     
     
     
     
     

    3

     
     
     
     
     
     
     

    4

     
     
     
     
     
     
     

    5

     
     
     
     
     
     
     

    6

     
     
     
     
     
     
     

    · Charges de la famille

    Charges Fixes :

    Ressources :

    Loyer : Revenus du chef de famille :

    Electricité : Revenus de la mère :

    Téléphone : Autres Ressources :

    Budget d'alimentation :

    Eau :

    Autres Charges :

    Médicales :

    Scolaires :

    Autres :

    · Moyenne économique = (Ressources - Dépenses) X 30 jours/Nombre de personnes /

    Analyse du cas :

    CONCLUSION

    L'enquêteur

    * *

    ANNEXE 2 : Lettre Administrative de demande de secours

    République de Côte d'Ivoire

    Union - Discipline -Travail

    Structure demandeur

    Date...............

    Adresse

    A Monsieur (Madame)..........

    Objet : Lettre Administrative de demande de secours

    Monsieur (Madame)

    L'intervenant social

    ANNEXE 3 : TABLEAU DES ESTIMATIONS DE L'UNICEF

    INDICATEURS DE BASE

    Taux de mortalité des moins de 5 ans, 1990

    15,3%

    Taux de mortalité des moins de 5 ans, 2006

    12,7%

    Taux de mortalité infantile (moins d'un an), 1990

    10,5%

    Taux de mortalité infantile (moins d'un an), 2006

    9,0%

    Taux de mortalité néonatale, 2000

    6,5%

    Population totale (milliers), 2006

    18914

    Nombre annuel de naissances (milliers), 2006

    684

    Nombre annuel de décès des moins de 5 ans (milliers), 2006

    87

    Espérance de vie à la naissance (années), 2006

    48

    NUTRITION

    % de nouveau-nés présentant une insuffisance pondérale à la naissance 1999-2006

    17

    % d'enfants nourris au sein (2000-2006), exclusivement (<6 mois)

    4

    % d'enfants nourris au sein (2000-2006), plus aliments de sevrage (6-9 mois)

    54

    % d'enfants nourris au sein (2000-2006), encore allaités (20-23 mois)

    37

    % d'enfants de moins de 5 ans (2000-2006) souffrant d'insuffisance pondérale, modérée et grave

    20

    % d'enfants de moins de 5 ans (2000-2006) souffrant d'insuffisance pondérale, grave

    4

    % d'enfants de moins de 5 ans (2000-2006) souffrant d'émaciation, modérée et grave

    7

    % d'enfants de moins de 5 ans (2000-2006) souffrant de retard de croissance, grave

    34

    % de ménages consommant du sel iodé, 2000-2006

    84

    SANTE

    % de la population utilisant des sources d'eau potable améliorées, 2004, totale

    84

    % de la population utilisant des sources d'eau potable améliorées, 2004, urbaine

    97

    % de la population utilisant des sources d'eau potable améliorées, 2004, rurale

    74

    % de la population ayant accès à des installations d'assainissement adéquates, 2004, totale

    37

    % de la population ayant accès à des installations d'assainissement adéquates, 2004, urbaine

    46

    % de la population ayant accès à des installations d'assainissement adéquates, 2004, rurale

    29

    % de vaccins PEV réguliers financés par l'Etat, 2006, totale

    28

    Vaccination 2006, Enfants d'un an vaccinés contre :TB. Vaccins correspondants, BCG

    77%

    Vaccination 2006, Enfants d'un an vaccinés contre : DTC.Vaccins correspondants, DPT1ß

    85%

    Vaccination 2006, Enfants d'un an vaccinés contre : DTC. Vaccins correspondants, DPT3ß

    77%

    Vaccination 2006, Enfants d'un an vaccinés contre : polio. Vaccins correspondants, polio3

    76%

    Vaccination 2006, Enfants d'un an vaccinés contre : rougeole. Vaccins correspondants, rougeole

    73%

    Vaccination 2006, Enfants d'un an vaccinés contre : HepB. Vaccins correspondants, HepB3

    77%

    % de moins de 5 ans présumés atteints d'une pneumonie et ayant consulté un agent de santé qualifié#177;, 2000-2006

    35

    % d'enfants de moins de 5 ans présumés atteints d'une pneumonie et recevant des antibiotiques#177;, 2000-2006

    19

    % de moins de 5 ans souffrant de diarrhée et bénéficiant d'une réhydratation orale et d'une alimentation en continu, 2000-2006

    45

    Paludisme 2003-2006, % de moins de 5 ans qui dorment sous une moustiquaire

    17

    Paludisme 2003-2006, % de moins de 5 ans qui dorment sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide

    6

    Paludisme 2003-2006*, % de moins de 5 ans atteints de fièvre et recevant des médicaments antipaludiques

    36

    VIH/SIDA

    Estimation du taux de prévalence du VIH chez les adultes (15-49 ans), fin 2005

    7.1%

    Nombre estimé de personnes (tous les âges) vivant avec le VIH, 2005 (en milliers),

    750

    Transmission de la mère à l'enfant: Nombre estimatif de femmes (âgées de plus de 15 ans) vivant avec le VIH, 2005 (milliers)

    400

    Transmission de la mère à l'enfant: Taux de prévalence du VIH chez les femmes enceintes jeunes (15-24 ans) dans la capitale, année 2002

    5,2%

    Infections pédiatriques: Nombre estimatif d'enfants (âgés de 0 à 14 ans) vivant avec le VIH, 2005 (milliers)

    74

    Prévention chez les jeunes, Taux de prévalence du VIH chez les jeunes (15-24 ans), 2005, Hommes

    0.3%

    Prévention chez les jeunes, Taux de prévalence du VIH chez les jeunes (15-24 ans), 2005, Femmes

    2.4%

    Prévention chez les jeunes, Connaissance d'ensemble du VIH, 2000-2006, Hommes

    28%

    Prévention chez les jeunes, Connaissance d'ensemble du VIH, 2000-2006, Femmes

    18%

    Prévention chez les jeunes, Utilisation d'un préservatif lors des derniers rapports sexuels à risques, 2000-2006, Hommes

    53%

    Prévention chez les jeunes, Utilisation d'un préservatif lors des derniers rapports sexuels à risques, 2000-2006, Femmes

    39%

    Orphelins, Enfants (0-17 ans). orphelins à cause du SIDA, 2005, estimation (milliers)

    450

    Orphelins, Enfants (0-17 ans). orphelins, toutes causes confondues, 2005, estimation (milliers)

    1400

    Orphelins, Taux de fréquentation scolaire des orphelins, 2000-2006

    12,1%

    EDUCATION

    Taux d'instruction de la jeunesse (15-24 ans), 2000-2006 , Hommes

    7,1%

    Taux d'instruction de la jeunesse (15-24 ans), 2000-2006 , Femmes

    5,2%

    % de l'utilisation du téléphone

    14

    % de l'utilisation de l'Internet

    1

    Taux de scolarisation dans le primaire 2000-2006, net, Hommes

    62%

    Taux de scolarisation dans le primaire 2000-2006, net, Femmes

    50%

    Taux net de fréquentation dans le primaire (2000-2006*), net, Hommes

    66%

    Taux net de fréquentation dans le primaire (2000-2006*), net, Femmes

    57%

    % d'enfants entrés en première année atteignant la cinquième 2000-2006, Données admin.

    88

    % d'enfants entrés en première année atteignant la cinquième 2000-2006, Données de l'enquête

    92

    Taux de scolarisation dans le secondaire 2000-2006, net, Hommes

    26%

    Taux de scolarisation dans le secondaire 2000-2006, net, Femmes

    15%

    Taux de fréquentation dans le secondaire (2000-2006), net, Hommes

    32%

    Taux de fréquentation dans le secondaire (2000-2006*), net, Femmes

    22%

    INDICATEURS DEMOGRAPHIQUES

    Population (milliers), 2006, moins de 18 ans

    9179

    Population (milliers), 2006, moins de 5 ans

    2849

    Taux annuel d'accroissement démographique (%), 1970-1990

    4.4

    Taux annuel d'accroissement démographique (%), 1990-2006

    2.5

    Taux brut de mortalité, 1970

    18%

    Taux brut de mortalité, 1990

    13%

    Taux brut de mortalité, 2006

    16%

    Taux brut de natalité, 1970

    51%

    Taux brut de natalité, 1990

    45%

    Taux brut de natalité, 2006

    36%

    Espérance de vie, 1970 (année)

    49

    Espérance de vie, 1990 (année)

    54

    Espérance de vie, 2006 (année)

    48

    Indice synthétique de fécondité, 2006

    4.6

    % de la population urbanisée, 2006

    45

    Taux annuel moyen d'accroissement de la population urbaine (%), 1970-1990

    6.1

    Taux annuel moyen d'accroissement de la population urbaine (%), 1990-2006

    3.3

    INDICATEURS ÉCONOMIQUES

    Taux annuel moyen de croissance du PIB (%), 1970-1990

    -1.9

    Taux annuel moyen de croissance du PIB (%), 1990-2006

    -0.5

    Taux annuel moyen d'inflation (%), 1990-2006

    6

    % de la population ayant moins de 1 dollar EU par jour, 1995-2005*

    15

    % des dépenses du gouvernement central affecté aux secteurs : (1994-2005), Santé

    4

    % des dépenses du gouvernement central affecté aux secteurs : (1994-2005), Education

    21

    % des dépenses du gouvernement central affecté aux secteurs : (1994-2005*), Défense

    4

    Service de la dette en % des exportations de biens et de services, 1990

    26

    Service de la dette en % des exportations de biens et de services, 2005

    4

    FEMMES

    Taux d'utilisation des contraceptifs (%), 2000-2006

    13

    Taux de couverture pour les soins prénatals (%), 2000-2006

    85

    Accouchements assistés par du personnel soignant qualifié (%), 2000-2006

    57

    Accouchements en institutions (%), 2000-2006

    54

    PROTECTION DES ENFANTS

    Travail des enfants (5-14 ans) 1999-2006, total

    3,5%

    Travail des enfants (5-14 ans) 1999-2006, Garçons

    3,6%

    Travail des enfants (5-14 ans) 1999-2006, Filles

    3,4%

    Mariage d'enfants 1987-2006, total

    3,5%

    Mariage d'enfants 1987-2006, En milieu urbain

    2,7%

    Mariage d'enfants 1987-2006, En milieu rural

    4,3%

    Enregistrement des naissances 1999-2006?, total

    55%

    Enregistrement des naissances 1999-2006?, En milieu urbain

    79%

    Enregistrement des naissances 1999-2006?, En milieu rural

    41%

    Mutilations génitales féminines/excision 1997-2006, (15-49 ans) , total

    36%

    Mutilations génitales féminines/excision 1997-2006, (15-49 ans) , En milieu urbain

    34%

    Mutilations génitales féminines/excision 1997-2006, (15-49 ans) , En milieu rural

    39%

    ANNEXE 4 : TABLEAU DES INDICATEURS DE CONDITIONS DE VIE DES ORPHELINS PENDANT LA PERIODE DE L'ETUDE

    Indicateurs des conditions de vie

    Oui

    Non

    Vit avec les frères et soeurs

    30.17%

    69.83%

    Acquisition de fournitures scolaires après 3 et 6 mois ou jamais

    32.07%

    67.93%

    Economiquement dépendants

    58.73%

    41.27%

    Mangent mieux avant que maintenant

    62.70%

    37.30%

    Mieux habillés avant que maintenant

    56.90%

    43.10%

    Accès à l'eau potable

    86.30%

    13.70%

    Accès à l'électricité

    86.20%

    13.80%

    Mieux soigné avant que maintenant

    53,17%

    46,83%

    TABLEAU 3: Lien de parenté avec le substitut

    Lien de parenté

    Effectif

    Pourcentage

    Oncle/tante

    15

    33,33

    Cousin/cousine

    09

    20,00

    Neveu/nièce

    04

    08,88

    Grands-parents

    03

    06,66

    Parent survivant

    09

    20,00

    Frères/soeurs

    03

    06,66

    Aucun

    02

    04,44

    SIGLES ET ABREVIATIONS

    AC

    Anticorps

    AEBPS:

    Enfants ayant besoin de protection spéciale

    AEPS:

    Enfants affectés par le SIDA

    AES:

    Adolescents affectés par le SIDA

    AES

    Accident d'exposition au sang

    Ag P24

    Antigènes P24

    AGR

    Activités Génératrices de Revenus

    ANADER

    Agence Nationale d'Appui au Développement Rural

    ARV

    Anti rétroviraux

    CD4

    Lymphocyte T4

    CDC

    Center for Diseases Control and Prevention

    CHU

    Centre hospitalier universitaire

    CHR 

    Centre Hospitalier Régional

    CI

    Côte d'Ivoire

    CIE 

    Compagnie Ivoirienne d'Electricité

    COGES  

    Comité de Gestion Scolaire

    DDEN 

    Direction Départementale de l'Education Nationale

    DELC

    Direction des Ecoles Lycées et Collèges

    DESAC 

    Direction de l'Extrascolaire

    DMOSS

    Direction de la Mutualité et des OEuvres Sociales en milieu Scolaire

    DREN 

    Direction Régional de l'Education Nationale

    DR SANTE 

    Direction Régionale de la santé

    ECD 

    Enfants dans des circonstances difficiles

    ECED

    Enfants dans des circonstances extrêmement difficiles

    EED

    Enfants en détresses

    EFS 

    Enfants de familles séparées

    IEP

    Inspection de l'Enseignement Primaire

    EIS-CI 2006

    Enquête sur les Indicateurs du SIDA en Côte d'Ivoire

    INFS

    Institut National de Formation Sociale

    I NS

    Institut National de Statistiques

    IST

    Infection sexuellement transmissible

    OAC 

    Organisation à Assises communautaire

    OBC

    Organisation à Bases communautaire

    OBF

    Organisation Basée sur la Foi

    OC

    Organisation confessionnelle

    OEV

    Orphelins et autres enfants vulnérables du fait du VIH SIDA

    OMS

    Organisation Mondiale de la Santé

    ONG

    Organisation non gouvernementale

    ONUSIDA

    Programme Commun des Nations Unies de Lutte contre le SIDA

    PAM

    Programme Alimentaire Mondiale

    PCR

    Polymérase Chain Reaction

    PNN

    Programme National de Nutrition

    PN-OEV

    Programme National de Prise en charge des Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables du fait du VIH/SIDA

    PNPEC

    Programme national de prise en charge du VIH/ SIDA

    PNPECM/PVVIH

    Programme National de Prise En Charge, Médicale des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA

    PTME

    Prévention de la Transmission de la Mère à l'Enfant

    PVVIH

    Personnes vivant avec le VIH/SIDA

    RETRO-CI

    Projet de recherche et d'intervention sur le VIH/SIDA

    SAPEP 

    Service autonome de la Promotion de l'Enseignement

    SIDA

    Syndrome Immuno Déficience Acquise

    SODECI

    Société de Distribution d'Eau en CI

    SODEFOR

    Société de Développement de la Forêt

    SSSU 

    Service de Santé Scolaire et Universitaire

    UNICEF

    Fonds des Nations Unies pour l'enfance

    USAID:

    United States Agency for international development

    VIH

    Virus d'Immuno Déficience Humaine

    * 1 ONUSIDA - UNICEF Année 2006

    * 2 SIDA en Côte d'Ivoire Année 2007, PNLS/MST/TUB

    * 3 SIDA en Côte d'Ivoire Année 2007, PNLS/MST/TUB

    * 4 Orphelins du SIDA, une approche du problème, juillet 2006, GISDIS