EPIGRAPHIE
« Là ou l'autorité publique prend
des décisions hâtives parce que dictée par les
impératifs du moment, le chercheur lui, de façon
réfléchie, en étudie les conséquences sur
l'ensemble la société. Il appartiendra donc à cette
autorité publique de tenir compte de ces conséquences
relevées par le chercheur, pour repenser sa décision du
départ, au risque que dans le souci de protéger la
société, c'est pourtant cette société qu'on
tue. »
« MUTHER »
DEDICACE
A toi mon DIEU qui est la source de ma connaissance.
A toi mon père JUSTIN MOPONGO MAZOKO, qui a su nous
élever et supporter mes études universitaires, tant dans le
malheur que dans le bonheur. Un père qui n'a fait que son devoir de
parent envers ses enfants.
A toi ma mère BERTHE SUKADI MAUWA, qui a tant souffert
avec moi pendant la gestation, et chez qui la souffrance ne faisait
qu'accroître après ma naissance.
Que la grâce et la paix du grand créateur vous
soient rendues. Je vous aime tant.
A vous mes frères et soeurs de la famille
MOPONGO : JUSTINE MOPONGO, FANNY MOPONGO, VERO MOPONGO, BRUCE MOPONGO,
FALLONE MOPONGO, BIANCA MOPONGO, KEVIN MOPONGO.
A mes tantes et oncles : OMER SUKADI, ODILE SUKADI,
SABINE SUKADI, OCTAVIE SUKADI, PETRONNELLE SUKADI, CATHY NDOIMBE, PIERRE
MAZOKO, AIMEE, ADELINE, JEANNETTE.
A mes défunts (es) tantes et oncles.
A mes cousins et cousines
A mes amis dont l'assistance morale nous a permis la
réalisation de cette oeuvre GAETTAN FANI LUYEYE DACRUZ (The best), PATOU
KUYUNGISA MAPANDA (le président sans tapis rouge), PATRICK KALENGA
MUKENDI (l'ami bavard), ainsi que tout le membre de l'AJDLAV. Qu'ils trouvent
ici la raison de fierté de leur frère EDDY MOPONGO car je les
aime tant.
Je dédie ce travail, fruit de la
persévérance, de la patience et du labeur.
AVANT PROPOS
C'est une obligation qu'à la fin de tout cycle de
formation, tout finaliste rédige un travail scientifique, fruit de ses
recherches.
Ceci nous permet de rendre grâce à Dieu, le
père de l'univers, à qui nous présentons notre profonde
reconnaissance ; et de dire merci à tous ceux qui d'une
manière ou d'une autre, de près ou de loin ont contribué
à son élaboration.
Nous estimons de façon particulière exprimer nos
sentiments de gratitude à son excellence E.J LUZOLO BAMBI LESSA ministre
de la justice, pour avoir accepter d'assurer la direction de ce travail,
malgré ses occupations, et cela grâce à son savoir faire,
ses observations et suggestions.
Nos remerciements aux autorités académiques de
l'université de kinshasa, en particulier à ceux de la
faculté de droit notamment : le professeur ordinaire MULUMBA
KATCHI, le professeur ordinaire KIENGE KIENGE , l'assistant MABONSO ainsi qu'au
corps professoral, pour leur dévouement à notre formation, pour
leur abnégation et leur compassion à notre égard.
Notre gratitude demeure à l'endroit de monsieur MOPONGO
MAZOKO, SUKADI berthe, pour votre formation élargie, qui a
contribué dans le monde intellectuel, l'avenir de MOPONGO MOLIBENGA
Eddy.
A vous tous qui nous ont témoigné votre
générosité, qui nous ont aidé à devenir ce
que nous sommes ; veuillez tous trouver ici l'expression de notre profonde
gratitude.
INTRODUCTION GENERALE
L'enseignement supérieur et universitaire a ses
traditions et réalités académiques à observer.
Au terme des trois années, jour pour jour, nous avons
suivie une formation de qualité au sein de l'université par
excellence.
Il nous a été instruit de pouvoir produire un
travail de fin de 1° cycle devant sanctionne nos études de graduat,
raison pour la quelle ce modeste travail a été
rédigé.
Il est le fruit de nos efforts personnels et sollicitons votre
indulgence sur les failles et certaines imperfections humaines que vous
constaterez à travers son contenu.
Le progrès des sciences va au-delà ou nous nous
arrêtons.
Que tout lecteur trouve ici l'expression de notre
gratitude.
1.
POSITION DU PROBLEME
La république démocratique du Congo est un Etat
de droit, c'est-à-dire qu'il est une organisation sociale reposant sur
les normes reprouvant la justice privée, il va sans dire que l'Etat ou
l'ensemble de dirigeants établis par un groupe social ont pour
première mission d'épargner les membres de ce groupe du danger
qui résulterait de la justice privée.
Pour accomplir cette mission, l'Etat a élaboré
un ensemble d'institutions judiciaire vouées à l'administration
de la justice entre tous ses membres.
C'est avec mal au coeur, larmes aux yeux que nous assistons
à une déviation des institutions judiciaires commis pour ce
faire. Cela s'avère réel a telle enseigne que le président
de la république Joseph Kabila dans son adresse du 06/12/2007 au
parlement réunis en congrès a souligné que l'arène
judiciaire congolais baigne dans un marasme(A) dont elle doit être sortie
par un redressement conséquent(B) .
A cet effet, nous ne pouvons pas rester indifférent
face à cette crise de confiance en la justice, c'est la raison pour
laquelle nous avons essayé de rechercher la où provient ce
faille, la où cette corruption tire ses racines, car dit-on il faut
battre le mal à la source , si non les même causes produirons
toujours les mêmes effets, et nous avons trouvé l'une des sources
de ce mal qui ronge l'appareil judiciaire congolais dans la loi, dans le
principe opté par la R.D.C pour exercer une action publique.
Alors faut-il aussi savoir que tout principe n'est principe
que s'il souffre d'une exception, c'est autant dire qu'il y a moyen de
contourner les manoeuvres du ministère public (magistrat du parquet),
lorsque celui-ci tente à protéger un délinquant
fortuné, unes de ses connaissances, un membre de sa famille ou veut
s'enrichir illicitement en abusant des prérogatives qui lui sont
reconnues, et qu'après la lecture du travail, le lecteur soit en mesure
de connaître quelles sont les conditions qui dictent la conduite, la
démarche du magistrat du parquet (O.M.P).
Pour ne pas divaguer dans notre travail, nous allons poser de
garde à fou sous forme de question, cela nous permettra dans notre
développement de rester au coeur de notre sujet en répondant ou
en développant ces questions ; donc nous disons :
· Est-il vrai que le magistrat du parquet a la latitude
d'apprécier quand est ce qu'un délinquant peut être
déféré devant les cours et tribunaux ?
· L'officier du ministère public a-t-il saisie
l'esprit du législateur ?
· L'action publique est-elle un apanage du
ministère public ?
· Qu'est-ce qui justifie untel écart entre la
théorie et la pratique ?
· Le législateur doit-il revenir avec une
interprétation authentique de l'article 44 du C.P.P ?
C'est notamment avec ces préoccupations que nous avons
planté le décor dans lequel va se jouer la scène, pour
reprendre l'expression d'un grand juriste.
II)
CADRE DE REFERENCE
Dans un travail scientifique, il est demandé au
chercheur de viser une société donnée, un milieu
déterminé, un temps donnée, une époque
déterminée pour faciliter la tâche de ses enquêtes et
la véracité de son travail, cela étant dans le cadre du
présent travail, nous allons évoluer sous la perspective de la
procédure pénale en se limitant au droit positif de la
république démocratique du Congo depuis l'an 2000 jusqu'à
ce jours.
Cela nous permettra de mieux circonscrire notre sujet, car ne
dit-on pas que « celui qui ne sût jamais se limiter, ne
sût jamais écrire »
III)
MODELE OPERATOIRE
Il sied a vous signaler la manière dont le chercheur va
s'y prendre pour récolter les informations car l'honnêteté
intellectuelle l'oblige, ce qui nous amène à dire que pour notre
recherche nous aurons à consulter les textes juridiques de la
république démocratique du Congo, les traités et accords
relatif à notre sujet, le droit comparé obligeant de voir aussi
ce qui se passe sous d'autres cieux.
Nous aurons à consulter quelques auteurs congolais et
étrangers et nous allons visités les différents parquet de
Kinshasa pour mieux relever les difficultés et les failles sur
terrain.
IV)
PLAN SOMMAIRE
D'emblée nous disons que notre travail comprendra 2
chapitres ; dans le premier chapitre nous allons essayé de mieux
saisir le principe de l'opportunité des poursuites, le ministère
public et son rôle et au deuxième chapitre nous relèverons
les différents problèmes sur terrain et enfin il y aura une
conclusion qui permettra de proposer les remèdes aux maux que nous
allons constaté tout au long de notre aventure, d'apporter les pistes de
solution aux problèmes relevés.
CHAPITRE I : GENERALITES
Avant l'avènement de l'Etat, les hommes vivaient dans
un état de nature ou l'on pouvait se faire justice, cette époque
était donc dominée par la loi du thalion avec le code d'hamourabi
qui prévoyait le principe de : « oeil pour oeil, dent
pour dent. » c'est seulement lorsque les hommes ont
décidé de vivre en société ( contrat social),
qu'ils ont crée le monstre bienfaisant, le leviathan qui n'est autre que
l'ETAT, en le confiant le monopole de rendre justice,
d'assurer la protection de tout le monde vivant dans cette communauté,
notamment de faibles face à la domination de forts, c'est
l'époque de la vengeance dans les limites légales d'où
découle le principe de nul ne peut se rendre justice à
soi-même.
C'est donc à l'Etat qu'incombe la tâche de rendre
justice atravers ses institutions, c'est pour autant que lorsque une infraction
est commise, l'ordre public est troublé, la paix sociale est en
péril, naisse une action publique dont l'exercice est dévolu au
ministère public. Il défère le délinquant devant
les cours et tribunaux pour requérir l'application de la loi. C'est
alors qu'il verra sa conduite dictée selon qu'il s'agit du principe de
la légalité des poursuites ou de l'opportunité des
poursuites.
Dans ce chapitre, nous aurons d'abord à étudier
le ministère public, l'action publique avant d'aborder le principe de la
légalité ainsi que celui de l'opportunité des
poursuites.
SECTION 1. MINISTERE PUBLIC
A.
Historique Et Définition
On sait que le ministère public est aussi appelé
parquet, car dans l'ancienne France, ses membres se tenaient sur le parquet de
la salle d'audience et non sur l'estrade réservée aux
juges1(*), ou encore
magistrature debout, car ses représentants se lèvent pour
requérir, à l'inverse de la magistrature assise au siège
composé de juges2(*).
Le ministère public existe à la foi en
matière civile et en matière pénale, dans le premier cas,
il agit comme partie principale à la manière d'un plaideur, soit
plus fréquemment comme partie jointe en donnant sous la forme de
conclusions un avis à l'occasion d'un procès. Sa présence
au procès civil s'explique car un tel procès, loin de se borner
à trancher seulement un litige d'intérêt privé, peut
parfois soulever des questions intéressant l'ordre public, par exemple
une question de nationalité, mais il reste incontestable que c'est dans
le procès pénal, où il est toujours partie principale,
comme demandeur à l'action publique qu'il a le rôle le plus
considérable3(*).
Apparu en France vers le XIV siècle, en pleine
procédure accusatoire, le ministère public prend avec la
procédure inquisitoire une importance évidente qu'il conservera.
Cette importance apparaît clairement avec l'étude de l'institution
et des fonctions du ministère public.
B.
Institution Du Ministère Public
Les membres du ministère public sont nommés par
décret du président de la république sur proposition du
garde des sceaux avec avis du conseil supérieur de la magistrature.
Même s'ils dépendent du pouvoir exécutif (nomination,
rémunération), ce sont des magistrats défenseurs de la
société d'où leur recrutement nécessite le
même concours professionnel que les juges4(*).
Selon l'article 2 du code O.C.J sont magistrats debout :
le procureur général de la république (P.G.R) ; les
1° avocats généraux de la république et les avocats
généraux de la république ; les procureurs
généraux et substituts du procureur général
près les cours d'appel et près la cours de sûreté de
l'Etat ; les procureurs de la république ; les 1°
substituts et substituts du procureurs de la république près les
tribunaux de grande instance.
· Le procureur général de la
république dirige le parquet général de la
république près la cour suprême de justice.
· Le procureur général dirige le parquet
général près la cour d'appel.
· Le procureur de la république chapote le parquet
près le tribunal de grande instance.
Le statut de magistrat est fixé par la loi.
C.
Tableau
Structure de la magistrature debout
Tribunal
parquet
Parquet général de la république
Cour suprême de justice
Ø Procureur général de la
république
Ø Premiers avocats généraux de la
République
Ø Avocats généraux de la
république
Parquet général près de la cour d'appel
Cour d'appel
Ø Procureur général près la C.A
Ø Avocats généraux près la C.A
Ø Substituts du procureur général
près la C.A
Tribunal de grande instance
Parquet près le tribunal de grande instance
Ø Procureur de la
république
Ø Premiers substituts du procureur
de la république
Ø Substituts du procureur de la
Tripaix
république
5(*)
D. Caractères Du
Ministère Public
v Le caractère
hiérarchisé : contrairement aux magistrat du
siège le ministère public est hiérarchisé, il
reçoit des injonctions de leur supérieur. Cette
hiérarchisation entraîne d'importantes
conséquences :
Ø 1° les magistrats du parquet sont placés
sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchique et
sous l'autorité du garde des sceaux (ministre de la justice)6(*), c'est à dire que cette
autorité politique peut donner des injonctions à tous les
magistrats du parquet, en utilisant le relais du parquet
général.
Ø 2° l'obligation d'informer leur supérieur
direct c'est autant dire que le procureur général près la
cour d'appel doit tenir le ministre de la justice au courant des affaires
importantes de son ressort afin de solliciter ses instructions. De même,
le procureur de la république doit informer immédiatement le
procureur général des affaires importantes ainsi de suite.
Ø 3° la subordination hiérarchique se
matérialise par toute une gamme de sanction disciplinaire. Un refus
d'obéir à l'ordre de son supérieur expose en effet le
magistrat du parquet à un rappel à l'ordre, à un
déplacement, à la rétrogradation ; voir à la
révocation car les membres du ministère public sont amovibles et
révocables à la différence des juges7(*).
v Le caractère
irrécusable : le ministère public est
irrécusable parce qu'il est partie au procès et constitue
même la partie principale et indispensable alors que les jurés et
magistrats du siège peuvent être récusés8(*).
v Le caractère irresponsable : le
ministère public ou l'officier du ministère public (OMP) est
irresponsable même s'il exerce l'action publique à défaut
(tort), il ne peut jamais être condamné ni aux frais ni a des
dommages intérêts9(*).
v Le caractère
indépendant : l'officier du ministère public est
indépendant vis-à-vis des juridictions de jugement et des
juridictions d'instructions, mais également vis-à-vis de la
partie lésée. aucun d'eux ne peut lui adresser des injonctions ni
l'obliger à engager telle ou telle action10(*).
v Le caractère indivisible : les
membres des parquets d'une juridiction sont interchangeables, car l'acte
accompli par l'un d'eux l'est au nom du parquet tout entier. Les magistrats du
parquet peut donc se remplacer mutuellement tout au long d'une affaire ;
l'un déclenchant les poursuites, un autre prenant la parole au debout de
l'audience, un autre encore la prenant à la fin. Par contre au cours
d'un jugement d'une affaire, un magistrat du siège ne saurait se faire
remplacer par un autre, à peine de nullité de la
procédure. Autre application de l'indivisibilité : un acte
portant mention du procureur de la république peut fort bien avoir
été signé par l'un des ses substituts11(*).
E.
Fonction Du Ministère Public
La mission traditionnelle de l'officier du ministère
public autrement appelé magistrat debout est de lancer et d'exercer
l'action publique, par la quelle, il réclame la condamnation du
délinquant à une peine ou à une mesure de
sûreté. Ainsi le parquet poursuit, mais ne décide pas
lui-même. il est donc partie au procès pénal, non
juge12(*).
La fonction du ministère public, nous amène
à étudier un mot nouveau « l'action
publique » parce que après la maîtrise de ce dernier,
nous puissions comprendre quel est vraiment la fonction du ministère
public.
SECTOIN 2. L'ACTION PUBLIQUE
A.Définition
L'action publique est la naissance d'un exercice au nom de la
société tendant en principe au prononcé d'une peine ou
mesure pénale suite à la violation de la loi pénale, donc
à la commission d'une infraction13(*). Cet exercice est confié au parquet.
Etant le représentant de la société et ne
se trouvant donc pas propriétaire de l'action publique, le
ministère public a sur certains points, moins de pouvoir que la partie
civile. Il ne peut pas se désister, s'il estime que la poursuite a
été engagée à tort, le tribunal reste saisi et doit
statuer, il ne peut pas transiger, sauf en certains cas exceptionnels14(*), enfin, il ne peut pas
acquiescer, c'est-à-dire renoncer à l'exercice des voies de
recours et la jurisprudence française décide qu'il ne peut
invoquer le défaut d'avis à la partie civile de la date de
l'audience à laquelle devrait être examinée la demande de
mise en liberté du prévenu15(*).
a.
L'extinction De L'action Publique
Pour que l'action publique existe, il ne suffit pas qu'elle
ait des sujets. Il faut aussi qu'elle ne soit pas frappée par une cause
d'extinction ou obstacle définitif interdisant à son titulaire de
saisir la juridiction compétente. Sur ce point nous allons dire que
l'inviolabilité parlementaire, les immunités n'éteignent
pas l'action publique, elle ne sont que des obstacles temporaires à son
exercice. Mais dans le cadre de notre présent travail nous allons nous
bornés aux causes qui éteignent l'action publique.
Pour ce faire nous allons analysés la prescription, le
décès( la mort du délinquant), l'amnistie, l'abrogation de
la loi pénale, l'amende transactionnelle, le retrait de la plainte ainsi
que la chose jugée.
1) La prescription : la prescription est
un délai qui varie avec la qualification légale de l'infraction
au bout duquel délai les faits perdent leur caractère
délictueux16(*).
2) La mort du délinquant :
l'action publique s'éteint par la mort du délinquant, car elle ne
peut pas être exercée contre ses héritiers, mais ses
éventuels complices et coauteurs peuvent toujours être
poursuivis17(*).
3) L'amnistie : l'amnistie est une loi
ou décret près par l'autorité compétente qui fait
perdre aux faits leurs caractères délictueux18(*). Autrement dire qu'elle est
considérée comme une intrusion du pouvoir concurremment par le
chef de l'Etat et par le parlement, et ayant pour but d'effacer le fait
punissable, d'arrêter les poursuites et anéantir les condamnations
civiles prononcées au profit de la partie civile (=victime)19(*). Cette mesure est prise sous
forme d'ordonnance loi ou de décret-loi par le chef de l'Etat, ou sous
forme de la loi par le parlement. Elle peut concerner les faits commis par
certaines personnes (loi d'amnistie pour les opposants une certaine
période ou dans un certain lieu sans viser les personnes.
4) l'abrogation de la loi
pénale : lorsqu'une loi enlève à des faits
leur caractère délictueux c'est à dire abroge (qui est un
acte de décès aux poursuites non encore abouti à une
condamnation définitive (rétroactivité in mitius)20(*).
5) La transaction : le ministère
public ne peut en principe transiger avec une personne poursuivie, mais
l'action publique peut s'éteindre par la transaction lorsque la loi le
prévoit expressément21(*), c'est notamment lorsque l'infraction encourt d'une
peine de servitude pénale et ou une peine d'amende (pour plus de
détail cfr infra).
6) Le retrait de la plainte : le retrait
de la plainte éteint l'action publique si et seulement si les cas ou la
poursuite est subordonnée à une plainte de la victime22(*), tel est le cas de
l'adultère, la grivèlerie (article 468 C.C.C L.1°)
7) La chose jugée : la chose
jugée est une décision définitive rendue par une
juridiction répressive et devenue inattaquable relativement à une
action publique. Elle a comme conséquence l'extinction de l'action
publique23(*).
SECTION 3. LE PRINCIPE EN MATIERE D`EXERCICE DE L'ACTION
PUBLIQUE
Il y a départ le monde 2 grands principes en
matière d'exercice de l'action publique24(*), le principe de la légalité dans la
mise en mouvement des poursuites est admis en Allemagne, en Espagne, en
Grèce, dans un grand nombre de cantons suisse et dans les pays
marxistes, et celui de l'opportunité des poursuites a été
accueilli en Belgique, en Égypte, aux pays bas, au japon, en
Israël et dans les droits germano romaniste.
C'est pour autant que nous allons étudier dans la
sous-section 1 le principe de la légalité des poursuites et dans
la seconde sous section 2. Le principe de l'opportunité des
poursuites.
SOUS SECTION 1. LE PRINCIPE DE LA LEGALITE DES POURSUITES
A.
définition :
Le principe de la légalité des poursuites est un
principe qui impose ou ministère publique de poursuivre toute infraction
parvenue à sa connaissance, quelles qu'en soient la gravité ou
les circonstances, et, l'action publique mise en mouvement, lui interdire
d'enrayer le cours de la justice par un abandon de l'accusation.
Dans ce système, la mise en mouvement et l'exercices de
l'action publique sont retires à libre appréciation des
magistrats du parquet
Ce principe comme celui de l'opportunité de poursuite
comporte les avantages, mais aussi les inconvénients :
v Avantages :
- ce principe est avantageux dans la mesure ou il
écarte l'arbitraire du ministère public dans la mise en mouvement
de l'action publique.
- Ce principe n'autorise pas la souplesse du ministère
public à classe certaines affaires pour peut être favorise les
délinquants haut placés.
- ce principe a certes des inconvénients parce qu'en
contraignant le parquet a poursuivre chaque infraction, même si la faute
commise par le délinquant est sans gravité, ou si la comparution
en justice présente des inconvénients beaucoup plus importants
pour l'ordre public ou pour le délinquant qu'une abstention d'agir
risque d'encombre les causes et tribunaux.
On peut même craindre que l'autorité
chargée de la mise en mouvement des poursuites ne devienne l'instrument
de rancunes et de haines privées.
Ce principe est adopte notamment en Allemagne.
N.B : le principe de la
légalité des poursuites, parce qu'elle exclut toute
possibilité de tri entre les affaires, conduit à un encombrement
des tribunaux et surtout interdit toute individualisation de la
répression au stade de la poursuite. Le classement des certaines
infractions n'est il pas en effet souhaitable tant dans l'intérêt
général que dans celui du délinquant ? Au pardon qui,
sous forme de grâce, intervient après la condamnation, ne faut il
pas ajouter un autre pardon qui, se plaçant avant les poursuites
paralyserait celles-ci sous condition d'une bonne conduite du
délinquant 25(*)?
SOUS SECTION 2 LE PRINCIPE DE L'OPPORTUNITE DES POURSUITES
a.
Définition
Le principe de l'opportunité des poursuites est un
principe qui veut que le parquet (OMP) soit libre dans sa mission de
requérant de l'application de la loi26(*) d'apprécier la pertinence d'une affaire avant
de poursuivre l'inculpé devant les cours et tribunaux.
Ex : la possibilité d'éviter la poursuite
contre un jeune délinquant primaire, il permet une sorte de pardon
discret 27(*); c'est
le cas notamment lorsque l'autorité hiérarchique à
ordonner pour de raison politique, ou sociale que, la répression serait
plus nuisible qu'utile à la société28(*). C'est un principe qui vise
essentiellement à écarter les plaintes fantaisistes29(*).
a) avantage
Ce principe de l'opportunité des poursuites est
avantageux de lors qu'il écarte des plaintes fantaisistes, des
infractions bénignes, il
désencombre les cours et tribunaux. Dans la mesure
où ce principe étudie la quintessence, la pertinence même
de l'affaire, ce principe se joint à un principe général
de droit qui veut que « l'on ne peut pas troubler la quiétude
du juge pour de fait bénin » et son corollaire qui veut que le
magistrat ne soit pas lié à de vétilles.
Ces principes ont pour idée que le juge devrait se
concentrer aux affaires sérieuses qui affectent la société
plutôt que de perdre le temps à des futilités contrairement
à l'esprit du principe qui voudrait que toute personne quelque soit le
fait délictuel qu'il a commis si bénin soit-il soit
déféré devant le juge.
b) Inconvénient
Le principe de l'opportunité des poursuites
entraîne l'arbitraire dans la
répression en favorisant injustement certains coupables30(*). Il a aussi pour danger
« l'inertie du parquet » parce qu'on ne peut pas obliger le
ministère public à agir et parce qu'on ne peut pas empêcher
le ministère d'agir « poursuite
inopportune ».
La subjectivité du parquet est due à la mauvaise
interprétation de ce principe, en effet dans notre société
tout les faits sont bénins de nos jours, le législateur qui
accordait une grande importance à la vie humaine dés sa
conception, voit aujourd'hui toute son oeuvre bafouée par le parquet dit
« organe de la loi » a telle enseigne que l'avortement est
devenu un fait bénin.
Apres avoir eu connaissance du fait délictuel, ce
principe donne au parquet 3 attitudes : déclasser l'affaire sans
suite lorsque le fait décrier ne constitue pas une infraction, de
proposer l'amende transactionnelle si la peine correspondant a cette
incrimination comporte et ou une amende, ainsi la poursuite proprement dit si
tout les éléments constitutifs de l'infraction sont réunis
et que la poursuite ne pose pas préjudice à la
société.
Paragraphe 1. Classement sans suite
Il ne suffit pas qu'il y ait violation de la volonté
populaire qui est la loi (pénale), c'est-à-dire la naissance de
l'action publique, mais il faut aussi que le fait décrier constitue une
infraction c'est-à-dire que tout les éléments constitutifs
de l'infraction soient réunis, car si le dossier est entaché de
l'un des éléments causant l'extinction de l'action publique ou si
le fait a un caractère bénin le parquet peut classer l'affaire
sans suite31(*).
N.B : le classement sans suite
est une mesure administrative, lOMP peut revenir sur sa décision de
classement ; article 139 du règlement intérieur des cours,
tribunaux et parquet, jusqu'à la fin du délai de
prescription32(*) le
parquet indique les raisons juridiques ou l'opportunité qui motivent le
classement sans suite lorsqu'il informe le plaignant ou la victime.
Le classement sans suite peut être susceptible de
recours, tel que dispose l'article 40, alinea3 du C.P.P français en ce
terme « toute personne ayant dénoncé des faits au
procureur de la république peut former un recours auprès du
procureur général contre la décision de classement sans
suite prise à la suite de cette dénonciation »33(*). La base légale du
classement sans suite est les articles 137 et 138 du règlement
intérieur de cours, tribunaux et parquets.
Paragraphe 2. Amende transactionnelle
En établissant cette procédure, le
législateur veut d'abord désencombrer les tribunaux, en suite
éviter aux justiciables des ennuis et des frais hors de proportion avec
la gravité de l'infraction commise, enfin de diminuer les charges
publiques.
Cependant l'article 5 du code pénal congolais
prévoit l'amende comme peine aux infractions, cette sanction
pénale intervient avant qu'un jugement définitif sur le fond ne
soit prononcé, elle peut être proposée soit par l'OPJ, soit
par l'officier du ministère public, les quels estiment en lieu et place
d'une juridiction34(*).
Lorsque l'inculpé a accepté une proposition d'amende
transactionnelle qu'ensuite le magistrat instructeur décide de
poursuivre croyant à un refus d'accepter, alors que le paiement est
effectué dans le délai impartis, les poursuites sont
irrecevables, sauf décision du magistrat degré supérieur
du ministère public (distr.kolwezi, le 12 août 1961, RJC 1964,
n°1, page 22)35(*).
L'amende transactionnelle a pour base légale l'article
9 du C.P.P qui dans son alinéa 1° dispose « pour
toute infraction de sa compétence l'OPJ peut s'il estime qu'a raison des
circonstances la juridiction de jugement se bornerait à prononcer une
amende et éventuellement de la confiscation, inviter l'auteur de
l'infraction de verser au trésor public une somme dont il
détermine le montant sans qu'elle puisse dépasser le maximum de
l'amende encourue augmentée éventuellement des décimaux
légaux ».
Au terme de l'article sous examen dispose que le paiement de
la somme demandée par l'application de l'alinéa 1°
n'implique reconnaissance de culpabilité.
En cas de non paiement, le magistrat instructeur peut
poursuivre l'inculpé sans devoir se référer à
nouveau au chef d'office c'est autant dire lorsqu'un substitut établit
une note dans laquelle il propose un classement par amende transactionnelle, le
procureur de la république qui a marqué accord, l'autorisera, en
cas de non paiement de l'amende, à poursuivre sans lui en
référer à nouveau36(*). Par ailleurs, il n'est indispensable que l'OPJ fasse
comprendre au justiciable qu'il n'est pas obligé de payer l'amende, mais
qu'il risque, dans le cas où il n'accepterait pas de payer d'être
poursuivi devant les tribunaux répressifs où, par contre, il aura
l'occasion d'exposer à nouveau se moyens de défense.
Le magistrat instructeur est tenu d'informer au plaignant de
la suite réservée à la plainte, il avise celui-ci du
classement sans suite, du paiement d'une amende transactionnelle ou de la
décision de poursuite37(*).
N.B :L'amende transactionnelle ne
peut être proposée que pour des infractions dont la sanction
comporte une peine d'amende ou d'une peine de servitude pénale.
L'acceptation de paiement de l'amende transactionnelle n'implique pas
reconnaissance de la culpabilité.
Au terme de l'article 11 alinéa 2 du décret du
06 août 1959, lorsque les officiers du ministère public font
application de l'article 9 du code de procédure pénale, l'action
publique n'est éteint par classement pour amende transactionnelle que
si le magistrat sous l'autorité duquel ils exercent leurs fonctionne
décide pas de la poursuivre.
Paragraphe 3. Les poursuites
Lorsque le ministère public a clôturé
l'instruction pré juridictionnelle, il a le droit d'apprécier
s'il y a opportunité d'exercer les poursuites ou de s'abstenir38(*), comme nous avons vu, il y a
plusieurs causes qui peut amener l'officier du ministère public à
s'abstenir notamment pour insuffisance des charges( classement sans suite, non
lieu), pour peu de gravité de l'infraction étant donné que
le magistrat ne peut pas s'attacher à des vétilles, pour raison
d'Etat, dans le cas où la poursuite causera plus de danger à
l'ordre public qu'une abstention de poursuite, mais le ministère public
ne peut jamais décider de s'abstenir de poursuivre pour des raisons
personnelles, tribales ou partisanes. Il n'a pas ce pouvoir39(*). C'est ainsi que s'il n'y a
pas d'obstacle aux poursuites et que les charges contre le prévenu sont
insuffisantes pour obtenir qu'il soit puni par la juridiction de jugement
compétente. Le magistrat du parquet (O.M.P) transmet le dossier
dûment inventorié ainsi que les objets saisis au tribunal
compétent territorialement, matériellement et ratione personae.
S'il y a lieu. Il conserve le dossier administratif.
Le dossier est transmis au tribunal avec une
« requête », c'est-à-dire , d'une demande de
fixation de la date d'audience40(*) comme le veut l'article 23, alinéa 2 du
décret d'organisation judiciaire n°299/79 du 20 août 1979
portant règlement intérieur des cours, tribunaux et parquets que
cette requête n'est pas un acte d'accusation, ni un acte par lequel le
tribunal est saisi , le tribunal est saisi par la citation à
prévenu ou assignation à prévenu qui consiste ce qu'on a
coutume d'appeler le contrat judiciaire41(*).
N.B : Dés le
dépôt du dossier au greffe de le juridiction compétente,
l'action publique est irrévocablement engagée, la phase
pré juridictionnelle, inquisitoriale et secrète est
terminée, le ministère public est dessaisi, il ne dispose plus
des pouvoir exorbitants. Il devient partie au procès devant engager un
combat loyal avec les autres parties au procès surtout avec le
prévenu car il lui incombe d'apporter les preuves de sa
culpabilité et non au prévenu d'apporter celles de son
innocence42(*).
L'article 23 de la loi sous examen dispose que pour la
matière répressive la cause est mise au rôle dés
réception de la requête aux fins de fixation d'audience et
notification est faite au détenu préventif s'il y en a qu'il
devra désormais s'en référer pour sa détention
à la juridiction saisie.
EXEMPLE D'UNE REQUETE AUX FINS DE FIXACTION D'AUDIENCE
Rep. Dem. Du Congo
.....le........................
Parquet...................
N°.................../RMP
B.P..........................
................ /200...
REQUETE AUX FINS DE FIXACTION
D'AUDIENCE
Transmis copie pour information à :
- monsieur le directeur de la prison...............
A monsieur le président (ou premier président)
du tribunal de..........................(ou de la cour
d'appel de..............................)
Monsieur Le Président
L'officier du
ministère public près le tribunal de ......................( ou
près la cour de .............................) à l'honneur de
vous communiquer, avec les présentes, au fins de fixation
d'audience , le dossier inscrit sous le numéro
R.M.P............................. du registre du ministère public du
parquet de................... Portant les pièces d'instruction de
l'affaire à charge de :
Prévenu
.....................................,
né à ................................, le
..........................., fils de......................(en vie) et de
.....................................(décédée),
village.....................,secteur
..........................................................................,
territoire..............................., district.......................,
province............................,
profession..............................,Etat
civil.............................., résident...............
Actuellement en détention
préventive à la prison de ......................... Ou en
liberté.
Prévention
Avoir à
............................, ville de ce nom, au courant du mois de
février 1999, sans préjudice de la date précise, mais
pendant une période non encore couverte par la prescription,
frauduleusement soustrait une somme d'argent de F.C 100.000 ainsi que divers
objets mobilier : montre, pendule, radiocassette, ventilateur, poste
téléviseur, pour une valeur globale estimée à F.C
500.000 au préjudice de
monsieur.........................................,cela la nuit, dans une maison
habitée. Fait prévues puni par les articles 70,80 et81 du code
pénal congolais, livre II.
Par ces motifs,
Vous plaie, monsieur le président, de
bien vouloir fixer les jours et date aux quels cette affaire pourra être
appelée.
L'officier du ministère public
............................../(signature)
SECTION 4 : LA CITATION DIRECTE
Dans cette section nous allons étudié le pouvoir
que la partie lésée a pour échapper au manoeuvre de
l'officier du ministère public quand celui-ci tente de favoriser un
délinquant pour son appartenance tribale, ethnique et raciale, pour leur
relation amicale et familiale, ou encore que le délinquant veut
s'acheter le service du parquet ou tout simplement lorsque la partie
lésée veut éviter le parquet.
Si le moyen habituel pour saisir une juridiction en
matière pénale est la citation à prévenu
effectué par le ministère public, la citation directe est un acte
par lequel la personne poursuivie est assignée directement devant la
juridiction de jugement par la partie lésée43(*). Se présentant sous
forme d'un exploit d'huissier délivré à la requête
de la partie lésée, la citation directe est admise pour la
nécessité pour la victime d'avoir la capacité d'exercice,
c'est en mettant en mouvement son action civile44(*) dont nous connaissons les conditions d'existence
(capacité, intérêt, lien de causalité etc. cfr prof
LUZOLO, procédure civile), que la partie lésée met
indirectement, mais nécessairement en mouvement l'action publique et
déclenche ainsi la poursuite. L'article 55 du C.P.P décide en
effet que cette action (action publique) peut aussi être mise en
mouvement par la partie lésée, par le biais de l'exercice de
l'action civile. Et surtout par son droit de choisir entre la voie criminelle
et la voie civile.
Lorsque l'action publique a été mise en
mouvement par voie d'action de citation directe, elle entraîne
automatiquement la constitution de partie civile. Selon l'article 57 du code de
procédure pénale la citation doit indiquer à la
requête de qui elle est faite. Elle énonce les noms,
prénoms et demeure du cité, l'objet de la citation, le tribunal
devant lequel la personne citée doit comparaître, le lieu et le
moment de la comparution et la partie lésée qui agi par voie de
citation directe ou qui s'est constitué partie civile après la
saisine de la juridiction de jugement peut se désister à tout
moment jusqu'à la clôture des débats par déclaration
à l'audience au greffe. Dans ce dernier cas, le greffier en avise les
parties intéressées, l'article 70 C.P.P. les articles 58 à
66 du C.P.P expliquent les modalités de signification d'une citation
directe.
Croquis
Parquet « maître de l'action
publique »
Requête aux fins de fixation d'audience
Juridiction de jugement
Plainte, dénonciation, etc.
Voie habituelle
Citation directe (mise en mouvement de
l'action civile)
La
citation directe dans notre sens apparaît comme une sorte de limite au
principe de l'opportunité des poursuites où le magistrat se
trouvant être maître de l'action publique en recevant les plaintes,
les dénonciations vérifie la pertinence de l'affaire avant de
décider de telle affaire à parvenir au juge et de telle autre
affaire à classer, dans le cas de la citation directe, l'action publique
est indirectement lancée par la partie lésée en
réclamation de son action civile sans se référer au
parquet ou insatisfaite à celui-ci.
ATTENTION !
Il
sied de savoir que ce n'est pas tout le monde qui peut être cité
par citation directe devant le juge, tel est le cas des personnes
bénéficiaires de privilège de juridiction ; l'article
54 du C.P.P indique que lorsqu'il y a lieu de poursuivre une personne jouissant
de privilèges de juridiction, la citation ne sera donnée qu'a l
requête du ministère public et l'article 48 de
l'arrêté d'organisation judiciaire n°299/79 du 20/08/1979
portant règlement intérieur des cours , tribunaux et parquets
surenchérit que lorsque le greffier qui reçoit une citation
directe contre l'une de ces personnes doit informer le citant que pareille
citation ne peut être donnée qu'à la requête du
ministère public45(*). Ainsi, il a été déclaré
irrecevable, la citation directe dirigée contre l'une de ces personnes,
de même pour un magistrat militaire.
Aussi
un avocat qui avait agit avec légèreté qui a fondé
l'action reconventionnelle, l'avocat de profession qui avait mis en branle la
procédure de citation directe contre une personne jouissant du
privilège de juridiction46(*).
Section 5. limite à l'exercice de l'action
publique
L'égalité
constitutionnelle de tout le congolais devant la loi et à la protection
des lois devrait aussi impliquer celle devant toute instance judiciaire.
L'officier
du ministère public maître de l'action publique devrait en
principe aussi, toute en tenant compte de ses compétences
matérielles fixées par la loi, arrêter, poursuivre d'une
façon égalitaire.
Mais
à ce principe, existent certaines considérations d'ordre
légal, politique ou administratif qui porte dérogation à
l'exercice normal de l'action du ministère public et limitent
même ses pouvoirs d'appréciation, tel est le cas des
immunités des poursuites47(*).
Il
y a immunité des poursuites lorsqu'une personne ne peut être
arrêtée, poursuivie ou jugée qu'après
accomplissement de certains préalables légaux ou lorsqu'elle est
purement et simplement exclue de l'emprise de la loi48(*), nous distinguons les
immunités légales des immunités administratives.
a) Les
Immunités Légales
Les
immunités légales sont généralement prévues
par la loi au profit des cadres de l'Etat.
Exemple :
ü
le président de la république
ü
les ministres
ü
les députés et les sénateurs
ü
les magistrats de la C.S.J
ü
les magistrats du P.G.R
ü
les magistrats de la cour des comptes
ü
les gouverneurs des provinces etc.
b)
immunités administratives
Les
immunités administratives sont celles édictées en faveur
de certaines personnes par l'autorité administrative ou judiciaire. Ces
immunité édictées en principe en faveur des
autorités religieuses, médecins, avocats ainsi que les agents et
fonctionnaires de l'agence nationale de renseignement (A.N.R) et la direction
générale de migration (D.G.M) etc49(*).
Nota
bene :
Les
immunités n'éteignent pas, l'action publique, elle la suspendent
et dans l'entre temps la prescription cependant tout acte régulier de
poursuite ou d'instruction interrompt la prescription.
Exemple :
la constatation de l'infraction
La plainte avec constitution de partie civile50(*).
Section 6 . base légale du principe
Le
principe de l'opportunité des poursuites est admis par le pays de droit
romano germanique, et la république démocratique du Congo
étant une ancienne colonie belge a hérité du droit belge
et du principe de l'opportunité des poursuites, actuellement ce principe
est codifié dans notre arsenal juridique par le code de
procédure pénale dans son article 44 dispose que lorsque le
ministère public décide qu'il n'y a pas
lieu de poursuivre ...............
C'est
cet article qui ouvre une bêche au torrent des agissements abusifs de
ministère public par ce qu'il ne précise pas les motifs devant
pousser au parquet de décider qu'il n'y a pas lieu de
poursuivre51(*).
CHAPITRE II : LES ABUS SUR TERRAIN
Dans
ce deuxième chapitre nous tacherons à la section I° de
relever quelques dossiers classés sans suite abusivement ainsi
qu'à la section II° des dossiers classés pour amande
transactionnelles ne correspondant pas aux exigences légales
auprès des différents parquet de la ville de kinshasa.
En
suite, nous allons procéder à l'examen de chacun de ces dossiers
dans le but de relever les failles juridiques ou légales, ainsi que
l'arbitraire des officiers du ministère public.
N.B :
Vue la délicatesse de la matière a traitée nous ne pouvons
pas identifier les magistrats instructeurs des dossiers relevés dans les
sections qui suivent pour ne pas les exposés à des sanctions
disciplinaires, c'est ainsi que nous nous bornerons à indiquer seulement
le code de parquet ; selon qu'il s'agira de PR021 pour le PGI/GOMBE, de
PR022 pour le PGI/KALAMU, le PR023 pour le PGI/MATETE et enfin de PR024 pour le
PGI/ND'JILI.
SECTION 1. LES DOSSIERS CLASSES SANS SUITE
1.A)
NOTE DE CLASSEMENT SANS SUITE : EXTORSION
RMP.............
/PR022/..........
Cote
Et Paraphe De 1 A 11
I.
IDENTITE DE L'INCULPE
JACQUIE
MUALUKE LEMANDE, congolaise mieux identifiée au dossier
II.
QUALIFICATION LEGALE PREVENTIVE
Extorsion,
art 84 C.P LII
III.RESUME
DES FAITS
en
date du 19 décembre 2007, l'inculpé JACQUIE usant des ses
relations avec les services spéciaux de KIN MAZIERE où elle avait
fait arrêter le nommé NSIMBA, lui a fait signer de force un
document de reconnaissance à son profit d'une somme de 112 dollars
américains, à cette occasion profitant de lui soustraire par
force ses biens meubles notamment : 3 téléphones portables
des marques Nokia v3 d'une valeur de 160 dollars américains, Nokia 630
d'une valeur de 27 dollars américains, 1 sendo d'une valeur de 70
dollars américains de marque 390, 1 pince ampérométrique
d'une valeur de 3000 FC, 3 pinces simple d'une valeur de 3000 FC et 2 tournevis
d'une valeur de 2000fc, et ce sous menaces et torture jusqu'à lui
jeté au cachot des criminels antiparti.
IV.
MOTIVATION DU CLASSEMENT
Les
faits tel que décrits ci haut sont constitutifs de l'infraction
d'extorsion prévu et puni par 84 C.P LII.
Apres
analyse et instruction faites par nous, l'inculpé précité
reconnaît les faits mis à sa charge, elle soutient que le
doléant lui doit à son tour 25 dollars américains et
4000fc, et une poste téléviseur.
Cependant,
tous les effets précités ont été remis à son
propriétaire et s'est désintéressé de
l'affaire.
De
ce qui précède, nous proposons le présent dossiers au
classement sans suite pour inopportunité des poursuites.
Fait
le 28/04/2004
OMP/...........
b)
examen du dossier
Contrairement
au vol, l'extorsion est une infraction qui porte atteinte non seulement
à la propriété privée, mais aussi à la
dignité, à l'honneur et à l'intégrité
physique de personne puisque elle nécessite une certaine
violence.
La
constitution du 18/020/2006 dans ses articles 16 alinéa 2 et 34
alinéa 1 garantisse successivement l'intégrité physique et
la propriété privée.
L'importance
même de la peine encourue par cette infraction (extorsion) montre la
gravité d'un acte où les forts se montrent
particulièrement cruels envers les plus faibles52(*). Et en sus le mobile demeure
inopérant au regard de la culpabilité du
délinquant53(*).
Cependant,
il incombe au magistrat de faire respecté la loi qui est « une
volonté populaire transposée sur un texte de droit » et
de se soumettre aux exigences de la loi dans les conditions qu'elle fixe est
une manière d'écarter l'arbitraire du magistrat, artisan de
l'oeuvre de justice ; il lui appartient de se situer dans le strict cadre
de ses pouvoirs juridictionnels, ce qui est une garantie essentielle pour les
justiciables54(*).
Il
est fort pénible de constater que le magistrat instructeur minimise la
gravité de ce phénomène à telle enseigne qu'il fait
de l'action publique une affaire de partie, or nous avons
démontré que l'action publique est l'apanage de l'Etat dont
l'exercice est dévolu au parquet ; cela étant la
renonciation à l'action civile ou le désistement de la victime ne
peut arrêté, ni suspendre l'action publique.
Selon
la conception de la convention européenne des droit de
l'homme « le principe de bon fonctionnement de la
justice » est présenté comme un droit fondamental
appartenant à toute personne qui souhaite accéder à une
juridiction, souligne à juste titre DOMMINIQUE CAMMARET55(*), ainsi le justiciable est en
droit d'attendre de son magistrat qu'il présente, en sa personne
même, les qualités de probité qui, seules le rendent digne
d'exercer sa mission et son action.
2.a)
note de classement sans suite : avortement
Rmp............/pr023.......
Cote
et paraphe
I.
IDENTITE DES PREVENUS
-
CARINE MVUAMBA
-
RODHAL LUZAYISU
-
MAWANA MBO ; tous congolais mieux identifiés au dossier
II.
QUALIFICATION LEGALE PREVENTIVE
Avortement,
art 165 CP LII
III.
RESUME DES FAITS
il
est reproché aux prequalifiés d'avoir participer à
l'avortement pathologique volontaire de madame CARINE MVUAMBA âgée
de 23 ans engrossée par le nommé RODHAL LUZAYISU.
IV.
MOTIVATION DU CLASSEMENT
Les
faits tel que décrits sont constitutifs de l'infraction d'avortement
prévu et puni par l'article 165 CP LII.
Cependant,
il ressort de l'instruction que la santé de madame CARINE MVUAMBA s'est
fortement détériorée, la famille de madame CARINE MVUAMBA
a préfère que monsieur RODHAL LUZAYISU et MAWANA MBO soient en
liberté pour supporter les soins de madame CARINE MVUAMBA.
De
ce fait, nous ne pouvons pas poursuivre l'action publique mise en mouvement
contre les prequalifiés.
De
ce qui précède, nous proposons le classement sans suite de ce
dossier pour fait bénin.
b)
examen du dossier
Il
y a avortement lorsqu'on provoque illicitement l'interruption de la grossesse
quelque soit l'age du foetus.
L'avortement
est considéré comme un assassinat et puni comme tel. De plus, il
y aura des conséquences graves pour la mère au point de vue
physique comme au point de vue psychologique, enfin il cause un grand tort
à la société.
Pour
ces raisons, la loi puni la femme qui se fait avorter ainsi que ceux qui
provoquent l'avortement56(*).
Les
droits de l'homme, juridiquement parlant commence à la
naissance « les homes naissent libre et
égaux » conformément à l'article 11 de la
constitution. Mais quand est-il avant la naissance ? Les juristes font
bien la distinction entre une chose et une personne, la personne est sujet de
droit et la chose en est l'objet.
Doit-on
considérer l'embryon, comme une chose ? Ainsi, en 1986, le conseil
de l'Europe dans la résolution 1046, disait que « l'embryon et
le foetus doivent bénéficier en toutes circonstances du respect
de la dignité humaine ». Le pacte international relatif aux
droit à la vie est inhérent à la personne humaine, ce
droit doit être protégé par la loi, nul ne peut être
arbitrairement privé de la vie, la constitution du 18/02/2006 a son
article 16, alinéa 2 reconnaît et protége le droit à
la vie.
La
convention européenne de sauvegarde de droit de l'homme tient le
même langage. Pour le droit international, le droit à la vie est
reconnu et garanti à l'enfant dés avant la naissance, aussi le
législateur congolais protége le droit à la vie dés
sa conception.
Le
magistrat debout gardien de la loi doit veiller à ce que une telle
valeur sociale ne soit pas foulé au pieds malheureusement dans un climat
aussi délétère les OMP ont tendance à tout
banaliser a tel point que l'avortement est devenu un fait bénin,et
attendu que les faits ainsi retenus et leurs répétition au fil
des années ont donné de ce magistrat et de l'institution
judiciaire une image dégradée qui ne peut qu'affaiblir la
confiance des justiciables dans la justice qu'ils ont en droit d'exiger de leur
magistrat57(*).
3.A)
NOTE DE CLASSEMENT SANS SUITE : viol avec ruse
RMP.........../PR022/........
I.IDENTITE
DU PREVENU
LUPANGO
NGOY CHADRAC, congolais mieux identifié au dossier
II.QUALIFICATION
LEGALE PREVENTIVE
Viol
avec ruse, art 170et 167 alinéa 2 CP LII
III.RESUME
DES FAITS
en
date du 12/04/2008, le prequalifié a fait venir chez lui à BUMBU,
la demoiselle ESTHER BOTAMBA âgée de 15 ans et l'a gardé
pendant 2 mois, a ce jours la fille se trouve enceinte.
Interrogé,
le prévenu reconnaît avoir eu de rapport sexuel à plusieurs
reprises avec la victime pour avoir vécu concubins depuis un certain
temps.
IV.
MOTIVATION DU CLASSEMENT
Les
faits tel que décrits ci haut sont constitutifs de l'infraction
précitée.
Cependant,
vu le liens qui unissent le prévenu à la famille de la victime et
partageant la même foi (témoin de jehovah), et sont de la
même tribu et du même village, et compte tenu de l'état de
grossesse dans laquelle se trouve leur fille, les parents de la victime ont
préféré que le prévenu soit en liberté pour
entretenir leur fille.
De
ce fait, nous ne pouvons pas poursuivre l'action publique mise en mouvement
contre le prequalifié.
De
ce qui précède, nous proposons le classement sans suite de ce
dossier pour inopportunité des poursuites.
Fait
à kin, le 18/oct./2008
L'OMP/...........
b)
examen du dossier
Le
classement sans suite pour inopportunité des poursuites amène l'
OMP de s'abstenir de porter plus loin l'affaire si l'intérêt
général ne lui impose pas d'agir.
L'expérience
prouve, en effet qu'une affaire se modifie parfois de façon
considérable entre l'ouverture des poursuites et le jugement qui sera
rendu ; tel dossier se gonfle d'éléments nouveaux qui
traduisent progressivement la gravité réelle de l'affaire ;
dans tel autre,l'infraction commise prend des dimensions sensiblement
modestes.
Il
sied de rappeler que l'action publique n'appartient pas au M.P, mais
plutôt à l'Etat, c'est seulement son exercice qui est
dévolu au parquet c'est pou autant qu'ils ont le pouvoir public.
Cependant l'OMP ne peut jamais s'abstenir de poursuivre suivant des
inclinations personnelles, tribales ou partisanes58(*).
En
plus, la loi n° 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant
le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais estime
que face à la nécessité de prévenir et de
réprimer sévèrement les infractions se rapportant aux
violences sexuelles, car les victimes de ces infractions ont été
atteintes dans leur dignité, dans leur intégrité physique
et morale, mais aussi dans leur vie. Ainsi de tels actes ne peuvent pas rester
impunis à l'avenir.
Encore,
il n'appartient pas à la famille de la victime de transiger l'action
publique, car c'est la société toute entière qui se trouve
atteinte dans les valeurs dont elle entendait assurer l'existence et la
sauvegarde.
Il
en résulte un conflit entre l'individu qui a violé la
règle et la société qui en est victime, la réaction
de la société va cependant consister à frapper l'auteur de
la violation d'une sanction, sanction d'autant plus rigoureuse que la
règle transgressée était importante pour le groupe.
Le
magistrat,qui représente la loi doit s'en montrer digne, en effet la
justice est avant tout considéré comme « une
dette » à l'égard de la société des
justiciables, « que le magistrat accepte définitivement
de partager lors de sa prestation de serment et dont il devient le
garant » explique DOMMINIQUE CAMMARET59(*).
Ainsi,
ce sera d'abord l'institution judiciaire et plus largement encore l'image de la
justice qui sera au coeur des préoccupations des magistrats.
4.A)
Note De Classement Sans Suite : Assassinat
Rmp........./pro24........
I.IDENTITE
DU PREVENU
MBALA
LUVUEZO IBRAHIM, mieux identifié au dossier
II.QUALIFICATION
LEGALE PREVENTIVE
Assassinat,
art 43 et 44 CP LII
III.RESUME
DES FAITS
Il
est reproché au prequalifié d'avoir en date du 14/09/2006,
brûler sa femme à l'aide de l'essence dans un
hôtel « planète J.L » à BOMA dans
la province de bas congo.
IV.
MOTIVATION DE CLASSSEMENT
Les
faits supra décrits sont constitutifs de l'infraction
précitée.
Cependant,
il ressort de l'instruction que le prévenu après une mise en
liberté provisoire pour raison de soin a fuit en angola.
De
ce fait, nous ne pouvons pas poursuivre l'action publique mise en mouvement
contre le prévenu.
De
ce qui précède, nous proposons le classement sans suite de ce
dossier pour impossibilité matérielle d'atteindre le
prévenu.
Fait
à kin.le 27/nov./2008
L'OMP/...........
b)
examen du dossier
sans
préjudice de l'article 17 de la constitution du 18/02/2006 alinéa
1 qui garantie la liberté individuelle ainsi que la présomption
d'innocence, la même constitution dispose dans son article 16 que la
personne humaine est sacrée et que l'Etat a l'obligation de la respecter
et de la protéger.
Cependant,
vu la sacralité de la vie humaine lorsque une telle valeur sociale est
bafouée, cela nécessite une certaine délicatesse dans
l'instruction d'une telle affaire qui consiste pour le ministère public
la mise en oeuvre de moyens préventifs destinés pour l'avenir
à empêcher ou du moins à réduire le
développement du phénomène.
Il
est inconcevable que le suspect d'un tel acte soit mise en liberté
quelque soit les raison, à moins qu'il s'est acheté les faveurs
du magistrat instructeur ; le prof LUZOLO a affirmé que ce principe
est devenu le moyen utilisé pour sauver des amis, des membres de
famille, ou des personnes jouissant des appuis politiques ou financiers. C'est
une source de revenu pour beaucoup de magistrats instructeurs qui n'ont pas de
conscience professionnelle60(*).
C'est
ainsi il est recommandé au magistrat de faire preuve d'honneur, de
délicatesse, de dignité, de réserve, de loyauté et
de compétence professionnelle. Il doit en tout respecter les devoirs de
son état ainsi que le secret professionnel. A cela s'ajoutent les
devoirs d'impartialité et de légalité61(*), c'est ainsi qu'a
été affirmé le principe selon lequel « il
incombe a tout magistrat d'observer une réserve rigoureuse et
d'éviter tout comportement de nature à entraîner le risque
que son impartialité puisse être mise en doute et que puisse
être, de ce fait, atteinte l'autorité de l'institution
judiciaire » (C.S.M français, 02/07/1992).
L'homme
étant détenteur d'un libre arbitre c'est-à-dire un
être responsable de ses actes et par conséquent de ses
infractions, c'est qui veut dire que celui qui a commis une infraction doit
être condamné à une peine au sens de châtiment,
étant donné que la peine dans une perspective individuelle a des
fonctions d'expiation, d'amendement, de reclassement et dans une perspective
sociale des fonctions d'intimidations et de prévention.
Nota
bene
Nous
avons démontré dans le premier chapitre que le classement sans
suite est une mesure administrative soumis au contrôle
hiérarchique et dont le procureur de la république peut revenir
à tout moment pour ordonner les poursuites, mais il faut noter aussi que
l'inconscience de certains magistrats va jusqu'à falsifier la
vérité dés la phase de l'instruction préparatoire
en dressant des P.V dans un sens orientés vers le classement,sans
compter que le magistrat refuse tout simplement de transmettre certains
dossiers au contrôle hiérarchique et il faudra alors toute la
vigilance de la hiérarchie pour découvrir lors des instructions
ces dossiers classés de manière
irrégulière62(*).
SECTION II : DOSSIER CLASSE POUR AMENDE
TRANSACTIONELLE
1.a)
note de classement
Rmp............../pr022/........
I.IDENTITE
DE L'INCULPE
Monsieur
NGOMA KILALA congolais, mieux identifié au dossier
II.QUALIFICATION
LEGALE PREVENTIVE
Viol
III.
RESUME DES FAITS
Il
est reproché au prévenu pasteur NGOMA KILALA d'avoir en date du
12/novembre/2007 dans la commune de BUMBU d'avoir passé de rapport
sexuel avec la demoiselle LAURA BIYOYA âgée de 16 (mineur), fille
de monsieur BIYOYA CHRISTOPHE.
Devant
l'OPJ, le prévenu NGOMA KILALA a accepté de réparer le
préjudice causé sur la jeune LAURA BIYOYA et a payé une
amende lui proposée par l'officier de police judiciaire.
IV
MOTIVATION DE CLASSEMENT
Il
ressort du dossier que les parties ont trouvé un arrangement à
l'amiable devant l'officier de police judiciaire en ce que l'inculpé a
accepté de réparer le préjudice causé.
Par
ailleurs, il a payé l'amende transactionnelle lui proposée, ainsi
il y a lieu que nous proposions le classement du dossier par
entérinement de l'amende payée devant l'officier de police
judiciaire.
Fait
à kin le 02/04/2008
OMP/.............
ACTE
DE RECONNAISSANCE
Je
soussigné NGOMA KILALA m'engage par le présent acte à
prendre en charge les soins médicaux de mademoiselle LAURA BIYOYA fille
de monsieur BIYOYA CHRISTOPHE dans le souci de réparer le
préjudice causé par ma faute afin de régler à
l'amiable l'incident ainsi survenu.
J'ai
dressé la présente pour servir ce que de droit.
Fait
à kin le 12/11/2007
Pour
Accord Par
Monsieur
Monsieur
BIYOYA BAKOLO NGOMA KILALA
CHRISTOPHE
ACTE
DE RECONNAISSANCE DE RETRAIT
Je
soussigné, monsieur BIYOYA BAKOLO,père de la demoiselle BIYOYA
LAURA, reconnais avoir retiré ce jours des mains de monsieur NGOMA
KILALA le frais d'indemnité nécessaire de l'incident survenu en
date du 12/ novembre/ 2007 causé par le pasteur susnommé.
Fait
à kin le 18/04/2008
BIYOYA
BAKOLO
B)
Examen Du Dossier
Compte
tenu de l'importance de la conciliation comme l'un des modes de
règlement des conflits les moins coûteux, les moins long et ayant
l'avantage d'impliquer directement la participation active des parties
litigeantes elles-mêmes dans la réalisation de l'accord qu'elles
acceptent d'exécuter de bonne foi63(*).
En
république démocratique du Congo, la proposition de paiement
d'amende transactionnelle n'est possible que si l'infraction est assortie d'une
peine d'amende ou d'une peine de servitude pénale et d'une peine
d'amende.
En
effet, l'article 9 de la loi n°06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et
complétant le décret du 06/août 1959 portant code de
procédure pénale congolais, stipule que pour toute infraction de
sa compétence, officier de la police judiciaire peut s'il estime
qu'à raison de circonstances la juridiction de jugement se bornerait
à prononcer une amende et éventuellement la confiscation,inviter
l'auteur de l'infraction à verser au trésor public une somme dont
il détermine le montant sans qu »elle puisse dépasser
le maximum de l'amende encourue augmenté éventuellement des
décimes légaux, or dans le cas d'espèce le montant de la
dite amende n'est même pas repris dans le dossier, éventuellement
parce que le pouvoir de l'officier de police judiciaire de déterminer de
façon discrétionnaire le montant de dommage
intérêt64(*)
conduirais aussi aux abus.
Dans
cet ordre d'idée ce principe de l'amende transactionnelle amène
un officier de police judiciaire donc un non juriste, à se substituer
à une juridiction sur le plan même de l'appréciation de la
gravité de l'infraction et de la fixation des dommages
intérêts. Comment un officier de police judiciaire peut il sans
formation juridique complète se compter comme un tribunal, notamment
pour appliquer les règles de la responsabilité civile pour fixer
les dommages intérêts65(*).
Les
restrictions apportée à l'article 11 de la loi sous examen dans
alinéa 1 et 2 stipulant que les officier du ministère public(OMP)
peuvent exercer eux-mêmes toute les attributions des OPJ et lorsqu'ils
font application de l'article , l'action publique n'est éteint que si le
magistrat sous l'autorité duquel ils exercent leur fonction ne
décide pas de la poursuivre, c'est autant dire que les OMP ont le
pouvoir d'appréciation, des corrections des actes des OPJ étant
donné que les OMP sont censé connaître le droit, ils ne
sont pas lié aux décisions prisent par les OPJ, mais en
dépit ça l'OMP du dossier sous examen a entériné un
acte illégal de l'OPJ instructeur et pourtant, il est sans ignoré
que quelques innovations viennent d'être introduites dans le code
pénal en vue de renforcer la répression des infractions relatives
aux violences sexuelles. De plus en plus fréquente dans notre
société.
Pour
atteindre cet objectif, certaines dispositions du code de procédure
pénale ont été modifiées et
complétées en vue d'assurer la célérité dans
la répression, de sauvegarder la dignité de la victime et de
garantir à celle-ci une assistance judiciaire. Bien plus, toujours dans
le souci de renforcer la répression, la possibilité de paiement
d'une amende transactionnelle prévue pour faire éteindre l'action
publique a été supprimée en matière de violences
sexuelles en privilégiant la peine de servitude pénale66(*).
Attention !
La
transaction, stipule l'article 583 du code civil congolais est un contrat par
lequel les partie terminent une contestation née ou préviennent
une contestation à naître. Par conséquent la transaction
doit satisfaire aux conditions de validité du contrat.
Ce
contrat doit être rédigé par écrit.
Il
sied de noter que par application de l'alinéa 1° le paiement de la
somme demandée n'implique pas reconnaissance de culpabilité,
l'inculpé peut toujours se rétracter et demander que sa cause
soit entendue pour vider l'affaire au fond, ceux-ci veut dire que l'actuelle
amende transactionnelle n'établit pas l'équilibre social rompu
autant qu'elle ne présente pas de garantie ni pour la victime, ni encore
moins pour le délinquant par son caractère illégal.
En
sus elle ne résout pas le problème épineux de la surcharge
des juridictions et parquet67(*).
Somme
toute nous disons que l'OMP a classé ce dossier pour paiement d'amende
transactionnelle en violation de l'article 9 bis de la loi n° 06/019 du 20
juillet modifiant et complétant le décret du 06 août 1959
portant code de procédure pénale congolais.
N.B :l'amende
transactionnelle éteint l'action publique après l'approbation du
ministère public ; alors certains magistrats versés dans la
malversations font disparaître ou dissimile le dossier classé pour
paiement d'amende transactionnelle dans le bus d'éviter de s'exposer aux
poursuites disciplinaires qui peuvent intervenir lors des inspections
judiciaires. leur inconscience est allé jusqu'à changer
l'entête de dossier, traité au fond comme dossier à classer
pour amende transactionnelle, mais avec la forme de dossier classé sans
suite afin de se cacher derrière cette décision administrative en
insinuant revenir au dossier au moment ou d'éléments nouveaux
viendrons éclairé sa religion, car ils savent qu'il est rare voir
difficile pour le procureur général, chef de l'action publique de
revenir sur un dossier classé sans suite, mais en réalité
ils ont pris une décision juridique qui a mis fin à l'action
publique.
Il
nous a été difficile d'accéder aux dossiers classé
pour amende transactionnelle utiles pour notre travail, car jugé
délicats pour ne pas compromettre les carrières des certains
magistrat, de ce fait , nous remercions la personne qui nous a aidé
d'avoir au moins un dossier enfin d'illustrer les pratiques abusives des OMP
dans le souci d'y remédier
CONCLUSION GENERALE
Apres
brossage de la matière sous examen, il serait erroné de penser
que le principe de l'opportunité dans la mise en mouvement des
poursuites est absolument mauvais. Cette vue superficielle des choses se
dissipe quand on examine les mécaniques procéduraux par les quels
s'expriment ce principe.
On
découvre, au parquet des démarches intellectuelles qui s'imposent
toujours au ministère public, le parquet doit d'abord examiner la
réalité des faits délictueux commis et, au besoin,
ordonner une enquête préliminaire dont les résultats lui
permettront de connaître plus exactement les circonstances, l'ampleur et
la gravité de ces faits. Mais cela ne suffit pas, il importe en seconde
lieu de qualifier les faits venus à la connaissance du parquet
(c'est-à-dire vérifier si une disposition pénale leur est
applicable et laquelle), et de rechercher si l'action publique est recevable,
en d'autres termes s'il n'existe pas d'obstacles procéduraux au
déclenchement des poursuites(présence d'une cause d'extinction de
l'action publique, tels que la prescription, la chose jugée, le
décès du coupable, l'amnistie, ou nécessité d'une
plainte, d'un avis ou d'une autorisation préalable).
C'est
seulement lorsqu'il est parvenu à ce moment des recherches et de son
étude du dossier, que le procureur ayant vérifié
l'existence de toutes les exigences juridique pour une mise en oeuvre de la
répression qu'il peut poursuivre
étant donné que la loi lui laisse le soin d'apprécier
l'utilité concrète de la répression et
l'intérêt de la société à voir punie
l'infraction commise : c'est sur ce point fondamental que s'introduit des
abus insoutenable en droit congolais.
Alors,
il sied de noter que pris sous sa forme pure ; aucun des ces 2
systèmes n'est pleinement satisfaisant. Appliqué sans nuances, le
principe de la légalité dans la mise en mouvement des poursuites
risque d'encombrer les tribunaux en contraignant le parquet à poursuivre
chaque infraction, de son cote sous le couvert du système de
l'opportunité des poursuites s'introduit un intolérable
arbitraire, puisque dit-on le ministère public classera peut-être
certains affaires à des injonctions du gouvernement, ou pour favoriser
certains coupables haut placés.
C'est
dans ce souci que le sénateur français BERNARD PLASAIT a
demandé au ministre de la justice française en 2000, la
suppression du principe de l'opportunité des poursuites à cause
de classement que les victimes jugent abusifs, mais le ministre de la justice
français a répondu qu'il est nullement question d'abroger le
système en vigueur, mais en revanche, le texte gouvernemental instituait
un recours contre les classements en l'occurrence ouvert aux tiers
intéressés. Ce dispositif induirait de facto une évolution
vers un système d'opportunité des
poursuites « tempéré », en faisant
apparaître un contre pouvoir supplémentaire, opposable dans
certaines hypothèses au pouvoir de classement accordé par la loi
aux procureurs de la république68(*).
En
effet, pour palier a ces inconvénients, pour réduire les abus
véhiculés par ce système, il serait important de mixer ces
2 systèmes, le système de l'opportunité des poursuites et
celui de la légalité des poursuites enfin d'obtenir un
système métis qui pourra imposer au ministère public de
poursuivre les infractions d'une certaines gravité et en même
temps laisser le pouvoir d'appréciation au ministère public de
poursuivre les infractions de moindre gravité.
La
loi n°06/019 du 20 juillet 2006 sur les violences sexuelles modifiant et
complétant le décret du 06 août 1959 pourtant code de
procédure pénale doit nous servir d'exemple d'école, car
elle apporte une restriction au pouvoir d'appréciation de
ministère public de mettre fin à l'action publique par la
transaction en stupilant dans son art 9 bis que « l'amende
transactionnelle prévue à l'art 9 ci-dessous ne s'applique pas
aux infractions de violences sexuelles ».
Cependant,
il sera bénéfique que le législateur congolais puisse
revoir l'art 44 CPP dans ce sens, c'est seulement par l'institutionnalisation
d'un système tempéré (hybride) qu'on pourra éviter
l'arbitraire introduit par le principe de l'opportunité des poursuites
et éviter le désengorgement des tribunaux et empêcher la
survenance de lacune dans la répression pénale du système
de la légalité des poursuites.
Mais
toute cette organisation aussi meilleure soit-elle, n'a de valeur que si son
fonctionnement est assuré de façon adéquate par un
personnel qualifié, c'est-à-dire un personnel scientifiquement et
techniquement formé. Le personnel judiciaire en place, essentiellement
les magistrats ne peuvent être maintenus en poste ou recrutés que
si les conditions sont objectivement respectées. Cette reforme
n'acquiert d'estime que si ce personnel qualifié est
libéré de l'emprise de la corruption, du tribalisme et d'autres
anti-valeurs.
La
condition d'une saine moralité s'impose également, s'agissant de
la corruption (arbitraire) et du tribalisme, le devoir de l'Etat consiste
à mettre en place un mécanisme de lutte collectif contre les
fléaux à coté des efforts de correction personnelle de
chaque agent. De toutes les façons on ne corrompt que celui qui
l'accepte.
Valoriser
le pouvoir judiciaire c'est aussi garantir une situation sociale décente
à ce personnel et lui offrir les moyen de travail adéquats.
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGE
Ø
CORRINE RENAULT BRANKINSKY : procédure pénale,
mémentos LMD 6°ed.Gualino éditeur à jour des lois
PERBEN II et SARKOZY.
Ø
GUY CANIVET: déontologie des magistrates.
Ø
JEAN PRADEL : procedure pénale ,ed. cujas
10°ed.2000-2001
Ø
JEAN LARGUIER: procedure pénale, dalloz 18°edition.
Ø
KATUALA KABA-KASHALA: code pénal zaïrois
annoté.
Ø
LIKULIA BOLONGO: droit penal special.
Ø
MATTHIEU NKONGOLO TSHIENGU: droit judiciaire congolais, édition
du service de documentation et d'étude du ministère de la justice
et garde de sceaux, kin2003.
Ø
MATADI NENGA GAMANDA : la question du pouvoir judiciaire, ed.
droit et idées nouvelles.
Ø
RAPHAEL KAMIDI OFIT : système judiciaire congolais
organisation et compétence, ed.fito
REVUE
Ø
QUIRINI S.J : droit de citoyens zaïrois.
Ø
QUIRINI S.J : comment fonctionne la justice en rdc.
ed.cepas.
Ø
Système classique : point de vue sur la peine
développé et défendu par montesquieu.
TEXTE
JURIDIQUE
Ø
constitution du 18/02/2006
Ø
Code pénal
Ø
Code procédure pénale
Ø
Code OCJ
Ø
Le règlement intérieur de cours, tribunaux et parquet
Ø
Loi du 20 juillet 2006
NOTES
POLYCOPIEES
Ø
LUZOLO BAMBI LESSA : procédure pénale
TABLE
DE MATIERE
DEDICACE
- 2 -
AVANT PROPOS
- 3 -
INTRODUCTION GENERALE
- 4 -
1. POSITION DU PROBLEME
- 4 -
II) CADRE DE REFERENCE
- 6 -
III) MODELE OPERATOIRE
- 6 -
IV) PLAN SOMMAIRE
- 6 -
CHAPITRE I : GENERALITES
- 7 -
SECTION 1. MINISTERE PUBLIC
- 7 -
A. Historique Et Définition
- 7 -
B. Institution Du Ministère Public
- 8 -
C. Tableau
- 9 -
D. Caractères Du Ministère Public
- 10 -
E. Fonction Du Ministère Public
- 11 -
SECTOIN 2. L'ACTION PUBLIQUE
- 11 -
A.Définition
- 11 -
a. L'extinction De L'action Publique
- 12 -
SECTION 3. LE PRINCIPE EN MATIERE D`EXERCICE DE
L'ACTION PUBLIQUE
- 13 -
SOUS SECTION 1. LE PRINCIPE DE LA LEGALITE DES
POURSUITES
- 14 -
A. définition :
- 14 -
SOUS SECTION 2 LE PRINCIPE DE L'OPPORTUNITE DES
POURSUITES
- 15 -
a. Définition
- 15 -
Paragraphe 1. Classement sans suite
- 16 -
Paragraphe 2. Amende transactionnelle
- 17 -
Paragraphe 3. Les poursuites
- 19 -
SECTION 4 : LA CITATION DIRECTE
- 21 -
Section 5. limite à l'exercice de l'action
publique
- 23 -
a) Les Immunités Légales
- 24 -
b) immunités administratives
- 24 -
Section 6 . base légale du principe
- 25 -
CHAPITRE II :
LES ABUS SUR TERRAIN
- 26 -
SECTION 1. LES DOSSIERS CLASSES SANS SUITE
- 26 -
1.A) NOTE DE CLASSEMENT SANS SUITE :
EXTORSION
- 26 -
2.a) note de classement sans suite :
avortement
- 28 -
3.A) NOTE DE CLASSEMENT SANS SUITE : viol avec
ruse
- 30 -
SECTION II : DOSSIER CLASSE POUR AMENDE
TRANSACTIONELLE
- 34 -
1.a) note de classement
- 34 -
B) Examen Du Dossier
- 36 -
CONCLUSION GENERALE
- 39 -
BIBLIOGRAPHIE
- 42 -
* 1 CORRINE RENAULT BRANHINSKY,
procédure pénale, 6°ed.gualino éditeur,
momento LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY p.57.
* 2 JEAN PRADEL, procedure
penale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p.124
* 3 JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p.124
* 4 CORRINE RENAULT BRANHINSKY,
procédure pénale, 6°ed.gualino éditeur,
momento LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY p.57.
* 5 QUIRINI S.J. : comment
fonctionne la justice en RDC ?ed.cepas, p.15
* 6 JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p.99
* 7 JEAN PRADEL:op.cit,p.129
* 8 CORRINE RENAULT BRANHINSKY,
procédure pénale, 6°ed.gualino éditeur,
momento LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY p.58.
* 9 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY :op.cit,p.58
* 10 JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p131
* 11 JEAN
PRADEL:op.cit,p.131
* 12 JEAN
PRADEL:op.cit,p.131
* 13 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY, procédure pénale, 6°ed.gualino
éditeur, momento LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY p.84
* 14 JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p.132
* 15 JEAN
PRADEL:op.cit,p.132
* 16 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY, procédure pénale, 6°ed.gualino
éditeur, momento LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY p.77
* 17 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY :op.cit,p.79
* 18CORRINE RENAULT
BRANHINSKY :op.cit,p.79
* 19 MATTHIEU NKONGOLO,
droit judiciaire congolais, p.240
* 20 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY, procédure pénale, 6°ed.gualino
éditeur, momento LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY p.79
* 21 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY : op.cit, p.79
* 22 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY : op.cit, p.79
* 23 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY : op.cit, p.79
* 24 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.44
* 25JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p.185
* 26 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY, procédure pénale, 6°ed.gualino
éditeur, momentos LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY
p.57
* 27 JEAN LARGUIER,
procedure pénale, ed.18°edition dalloz,momentos,p.94
* 28PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes manuscrites, année académique 2007-2008,p.44
* 29 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY, procédure pénale, 6°ed.gualino
éditeur, momentos LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY
p.63
* 30 JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,11°edition,2002-2003,p.485
* 31 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.44
* 32 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY, procédure pénale, 6°ed.gualino
éditeur, momentos LMD à jour des lois PERBEN II et SARKOZY
p.63
* 33 CORRINE RENAULT
BRANHINSKY : op.cit, p.63
* 34 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.50
* 35 KATUALA KABA KASHALA,
code pénal zaïrois annoté, p.8
* 36 Art.141 de
règlement intérieur de cours,tribunaux et parquet
* 37 Art.158 du
règlement intérieur de cours, tribunaux et parquet
* 38 Me MATHIEU NKONGOLO
TSHILENGU, droit judiciaire congolais,ed.du service de documentation et
d'étude du ministère de la justice et garde de sceaux kin.2003,
p.64
* 39 Dr QUIRINI S.J, comment
fonctionne la justice en RDC, ed.cepas, p.36
* 40 Dr QUIRINI S.J,
op.cite.p.36
* 41 Dr QUIRINI S.J, comment
fonctionne la justice en RDC, ed.cepas, p.66
* 42 Me MATHIEU NKONGOLO
TSHILENGU, droit judiciaire congolais,ed.du service de documentation et
d'étude du ministère de la justice et garde de sceaux kin.2003,
p.66
* 43 JEAN PRADEL : procedure
pénale, ed.cujas,10°edition,2000-2004,p.489
* 44 JEAN PRADEL:
op.cit. p.508
* 45 MUZAMA MBONDO,
procédure des poursuites et répression, ed.R.J.J,
Lubumbashi 2004,p.35
* 46 MUZAMA MBONDO,
op.cit, p.35
* 47 MUZAMA MBONDO,
op.cit, p.31
* 48 MUZAMA MBONDO,
op.cit, p.37
* 49 MUZAMA MBONDO,
procédure des poursuites et répression, ed.R.J.J,
Lubumbashi 2004, p.41
* 50 JEAN LARGUIER,
procedure pénale, ed.18°edition dalloz,momentos,p.103
* 51 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.48
* 52 PIERRE DE QUIRINI,
droit de citoyen congolais, ed.cepas, p.57
* 53 LIKULIA BOLONGO, droit
penal special,p.446
* 54 CANIVET GUY,
déontologie de magistrat, p.81
* 55 CANIVET GUY :
déontologie de magistrat, p.81
* 56 PIERRE QUIRINI, le
droit de citoyen zaïrois, p.17
* 57 CANIVET GUY :
déontologie de magistrat, p.75
* 58 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.48
* 59 CANIVET GUY :
déontologie de magistrat, p.74 et 75
* 60 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.49
* 61 CANIVET GUY :
déontologie de magistrat, p.74 et 75
* 62 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.49
* 63 MATADI NENGA, question
du pouvoir judiciaire en RDC, contribution à une théorie de
reforme, ed. droit et idées nouvelles,p.322
* 64 MATADI NENGA, question
du pouvoir judiciaire en RDC, contribution à une théorie de
reforme, ed. droit et idées nouvelles,p.324
* 65 PROF : LUZOLO BAMBI
LESSA, procédure pénale,2°graduat droit/B,UNIKIN,
notes polycopiées, année académique
2007-2008,p.50
* 66 Exposé des motifs
de loi n°06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le
décret du 06 août 1959 portant code procédure pénale
congolais
* 67 MATADI NENGA, question
du pouvoir judiciaire en RDC, contribution à une théorie de
reforme, ed. droit et idées nouvelles,p.323
* 68 Réponse du ministre
de la justice, publié au J.O sénat français du
26/10/2000,p.3708
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