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Description Technique et Analyse Stratégique des Indices
Boursiers
Chapitre préliminaire : les marchés
financiers.
I- Les marchés des valeurs
mobilières :
a) Le marché primaire
b) Le marché secondaire
II- Les différentes catégories de titres et
leurs caractéristiques :
a) Actions
b) Obligations
c) Les obligations convertibles en actions
d) Les OPCVM
III- Historiques des principales bourses
internationales:
III-1- Les bourses européennes :
a) La Bourse de Francfort
b) La Bourse Parisienne
c) La Bourse Luxembourgeoise
d) La bourse d'Amsterdam
e) Les bourses des nordiques
f) La bourse de Londres
III-2- Les bourses américains :
a) La bourse de New York, NYSE (New York Stock Exchange)
b) La Bourse électronique
III-3- Les bourses asiatiques:
a) La bourse de Tokyo
III-4- Les bourses africains :
a) La Bourse de Casablanca
PREMIÈRE PARTIE : LE MODE DE CALCUL D'UN
INDICE BOURSIER
Chapitre 2 : Les indices boursiers :
I- Définition :
II- Les principales caractéristiques d'un bon
indice :
II.1 Nombre de valeurs de l'indice:
II.2. Critères de sélection et
pondération :
III- Un bon indice mondial :
IV- Les indices internationaux :
IV-1. Les indices les plus célèbres :
IV-2. Les fiches techniques des indices internationaux :
a) le Dow Jones
b) FICHE D'IDENTITÉ de CAC 40
c) FICHE D'IDENTITÉ de NIKKEI 225
d) FICHE D'IDENTITÉ de FT-SE 100
e) FICHE D'IDENTITÉ de S&P 500
f) FICHE D'IDENTITÉ DAX 30
g) FICHE D'IDENTITÉ DJ EUROSTOXX 50
Chapitre 3 : Méthode de calcul des
indices :
I- La pondération par le Prix
II- La pondération par la méthode
Equipondéré :
III- La pondération par la valeur marchande totale
(capitalisation boursiers) :
DEUXIÈME PARTIE : LE ROLE ET
L'UTILITÉ DE L'INDICE DANS LES MARCHÉS
FINANCIERS
Chapitre 4 : La Gestion Indicielle :
I- La gestion indicielle passive :
II- La gestion indicielle tiltée
(active) :
III- Avantage de la gestion indicielle :
Chapitre 5 : Le couple Valeur Indice :
I- La méthode de l'indice
relatif :
I-1 Définition et application :
A) Exemple
B) Interprétation
a) Relatif en hausse
b) Relatif à plat
c) Relatif en baisse
I-2 Extension du modèle : « le relatif d'un
portefeuille ».
II- La méthode
mathématique :
II-1 LE COEFFICIENT BETA (â) :
a) Définition
b) Interprétation
c) Extension du Béta au
Portefeuille : « â DU PORTEFEUILLE»
II-2 Le Coefficient de Corrélation (ñ) :
a) Définition
b) signification graphique des trois Cas
Chapitre 6 : les contrats sur les indices
boursiers :
I- Achat direct de l'indice :
II- Les contrats à terme sur
indices :
a) Intérêt de l'opération sur Future
b) Définition
c) Standardisation
d) Négociabilité
e) La différence entre le cours du Future et
l'Indice
f) L'Arbitrage
introduction
Un développement économique fort, passe avant
tout par une santé financière d'excellence, et une
stabilité des agrégats macro-économiques sur une longue
période. Ces deux conditions nécessitent une disponibilité
de capitaux suffisants, et une allocation optimale entre les différents
opérateurs économiques.
Dans les pays développés, l'émergence des
marchés de capitaux a favorisé le jeu de l'offre et de la
demande, ce qui a permit de passer d'une économie d'endettement qui
privilégie l'intermédiation de la banque, à un mode de
financement moins coûteux et plus souple à savoir le marché
boursier.
Notons que toutes les bourses du monde ont pris depuis
longtemps l'habitude de publier des indices, que ce soit le Dow Jones et le
NASDAQ pour le New York, le CAC40 pour Paris, le FT-100 pour Londres, etc. Ces
indices résument par un seul nombre le comportement d'ensemble d'un
marché ou d'un compartiment particulier d'une place, dans la mesure
où une hausse où une baisse des cours affecte, en
général simultanément, la plupart des actions qui y sont
cotées. Ils sont suivis avec attention par les investisseurs, auxquels
ils fournissent des références pour mesurer la performance de
leurs portefeuilles ou les indications nécessaires à certains
types de gestion. De manière plus générale, ils
intéressent aussi les économistes, qui trouvent dans le
comportement des marchés des informations sur l'état de
l'économie d'un pays.
Avec la mondialisation et le système libéral que
nous vivons, les indices deviennent une importance primordiale. Non seulement
car ils sont publiés par tous les Médias internationaux, mais car
ils peuvent influencer sur les décisions politiques, autrement dit que
le Dow Jones c'est lui qui a voté pour la seconde Élection
présidentielle du Bush en 2004. Une étude été a
faite dans les jours avant les élections basé sur les sondages, a
bien montré la corrélation presque parfaite entre l'accroissement
du Dow Jones et la chance pour que Bush sera élu président
à la seconde fois.
Plus aux utilisations traditionnelles des indices, ils
convient d'ajouter des développements récents. En effet, au cours
de ces dernières années les indices boursiers ont servi de
support à la construction de nouveaux instruments tels que les futures
et les options, à leur tour, ont favorisé l'apparition de
nouvelle techniques de gestion de fonds communs de placement telles que
l'assurance de portefeuille et la gestion indicielle.
Cependant, comme nous allons le montrer ci-dessous, les
indices, quels que soient leurs modes de construction, ne reflètent
qu'imparfaitement les performance d'un marché, donc il est indispensable
que l'investisseur sur un indice doit comprendre comment ces indices sont
calculés, par exemple un simple observateur remarque que le DAX est plus
au moins toujours mieux dans son évolution que les autres indices comme
le CAC ou le MASI, mais en faite le DAX est calculé dividendes inclus,
ce qui permit au DAX de suivre la progression même si les dividendes
distribués. Ce qui n'est pas le cas pour les autres indices (le jour de
la distribution des dividendes l'indice chute).
Ce mémoire porte sur les indices boursiers et plus
précisément sur leurs rôles au sein des marchés
financiers, nous présentons dans le chapitre préliminaire une
description des marchés financières et un historique des bourses
internationales.
La première partie s'étale sur la
sélection des titres de l'indice, la meilleure taille, ainsi qu'elle
présente le mode et les méthodes de calcul des indices.
Le deuxième volet du mémoire aborde le
rôle de l'indice sur les marchés financiers, d'un point de vue sur
les investissements, et la relation co-existé entre les titres de la
bourse et l'indice d'une part, et d'autre part le mouvement Brownien entre les
titres eux même, et finalement nous présentons les contrats
à terme sur l'indice lui-même, notons bien qu'ils existent des
pays qui ne donnent pas droit à les fonds étrangères
d'acheter une action, mais achetant l'indice lui-même ( achat direct de
l'indice).
Chapitre préliminaire : les Marchés
financiers
Dans la mesure où certains agents économiques
investissent plus qu'ils n'épargnent (et ont donc besoin de recourir
à un financement externe) alors que d'autres épargnent plus
qu'ils n'investissent (et ont donc une capacité de financement à
mettre à disposition de ceux qui en ont besoin) il est nécessaire
que s'organise les transfert des uns vers les autres.
Ces transferts s'opèrent par l'intermédiaire de
système financier en générale qui comprend à la
fois les institutions financières (institutions de crédit
monétaires et non monétaire, entreprise d'assurance.) et le
marché financier.
Le marché financier constitue donc un circuit de
financement spécialisé c'est sa fonction de marché
primaire, en dehors de celle-ci, il assure trois autre fonctions:de
marché secondaire, de valorisation des actifs financiers et de mutation
des structures industrielles.
Ce rôle joué est important dans la mesure
où ce marché permit à l'Etat (trésor), aux
entreprises publiques et semi-publiques, ainsi qu'aux sociétés
privées de trouver des ressources longue nécessaire au
financement de leur programme de développement.
I- Les marchés des valeurs
mobilières :
Ils forment ce qu'on appelle communément le
marché financier, et sont composés de deux compartiments bien
distincts mais interdépendants :
-Le marché primaire où sont
créées et émises les valeurs mobilières.
-Le marché secondaire ou bourse des
valeurs mobilières où sont négociées ces
valeurs mobilières.
a) Le marché primaire :
Marché d'émission des valeurs mobilières,
le marché primaire met en contrat d'une part les agents
économiques disposent d'une épargne et souhaitant la placer et
d'autre part les opérateurs qui ont des besoin en financement, et qui
créent a ce titre, différentes valeur mobilières .il
s'agit: des actions, des obligations, des obligations convertibles en action
à l'image des bons de privatisation et des certificats
d'investissement.
b) Le marché secondaire :
A la différence de marché primaire où
sont créées et émises les valeurs mobilières, la
bourse est le lieu où sont négociés ces valeurs.
C'est en effet la perspective qu'ont les investisseurs de
pouvoir négociés à tout moment sur le marché, les
actions et les obligations qu'ils sont en portefeuille qui rend se
marché attrayant. Par ailleurs, en permettant la mobilisation de
l'épargne investie en actions ou en obligations, la bourse assure le bon
fonctionnement du marché primaire.
La fonction de marché secondaire d'autant mieux
assumée que la liquidation est importante, celle-ci se mesure par la
capitalisation boursière, le flottant, le volume de transaction et
certaines combinaisons de ces trois critères
II- Les différentes catégories de titres
et leurs caractéristiques
Jusqu'à une époque récente, les valeurs
mobilières étaient représentées par deux
catégories de titres qui matérialisent les droits acquis par ceux
ayant apporté des capitaux à une collectivité
émettrice publique ou privée. Celles-ci se différenciaient
selon la nature des droits qu'ils représentaient et, partant, selon
leurs caractéristiques économiques :
- Les «valeurs à revenu variable », les
«actions » qui confèrent à leurs possesseurs la
qualité d'associé dans une société de capitaux ;
- Les «valeurs à revenu fixe », les
«obligations » représentatives d'un droit de
créance.
Par ailleurs d'autres familles de titres sont apparues ayant
pour objet l'amélioration de chacune des fonctions des marchés
financiers.
a) Les actions :
L'action se définit comme un titre de participation
dans une société de capitaux qui confère à son
possesseur la qualité d'associé et, sauf exception, lui donne un
droit proportionnel sur la gestion de l'entreprise, sur les
bénéfices réalisés et sur l'actif social.
Droit à la gestion, dans la mesure où
l'assemblée des actionnaires élit et contrôle l'organe
responsable de la gestion de la société, conseil d'administration
ou conseil de surveillance qui élit à son tour le directoire.
Droit à l'information, dans la mesure où les actionnaires ont
droit à la communication des documents indispensables à leur
information sur l'activité et les résultats de la
société.
Le montant du dividende est donc fonction de
l'évolution des résultats de la société et de
l'affectation qui leur est donnée. Pour ce motif, l'action est une
valeur à revenu variable. Enfin, droit sur l'actif net de la
société, c'est à dire sur l'ensemble de son patrimoine,
déduction faite de ses dettes.
Au niveau du marché secondaire, la valeur de l'action
peut descendre théoriquement à un niveau nul. A l'inverse, rien
ne s'oppose à une augmentation continuelle des bénéfices
de l'entreprise et par conséquent des dividendes distribués.
En d'autres termes, cette hausse n'est pas plafonnée.
Le comportement rationnel d'un investisseur sur le marché boursier
consisterait alors à ne pas acheter une action à un prix
supérieur à celui correspondant à la valeur actuelle de
tous les bénéfices futurs.
Théoriquement exacte, cette thèse est
inapplicable en pratique, puisque les bénéfices futurs ne sont
pas connus, surtout pour la place casablancaise qui est encore loin
d'être efficiente.
De plus, les perspectives des sociétés sont
actuellement difficiles à cerner, notamment avec le processus de
mondialisation sanctionné par une vague de fusions et acquisitions.
Jugé positif, ce phénomène tend à stimuler les
achats d'actions, et par effet d'entraînement, dope le cours des bourses,
d'où la formation de bulles spéculatives.
Conséquence : les cours des actions tendent peu
à peu à dépasser les perspectives réalistes de
bénéfices futurs, ce qui se traduit par des PER= (Capitalisation
boursière / bénéfice) excessifs.
L'éclatement de cette bulle spéculative conduit
alors à un retour des valeurs à des niveaux plus réalistes
qui s'accompagne parfois de longues périodes de stagnation ou même
d'érosion progressive des cours. C'est ce qu'a vécu justement la
bourse de Casablanca depuis septembre 1998 jusqu'à une date
récente.
b) Les obligations :
Pour trouver les fonds nécessaires à son
développement, une collectivité peut émettre des titres de
créance. Appelés «obligations », ces titres donnent
à leurs détenteurs la qualité de créancier de
l'organisme émetteur qui s'engage à les rembourser à une
échéance déterminée et à leur verser un
intérêt annuel fixé, d'où le nom de valeurs à
revenu fixe.
Les caractéristiques principales de chaque obligation
sont décrites dans le «contrat d'émission » qui
précise le prix d'émission, l'intérêt ou coupon
versé chaque année, le prix de remboursement et ses
modalités (les modalités d'amortissement qui détermineront
les conditions dans lesquelles les obligations seront remboursées et
donc la durée de vie de l'emprunt).
Les diverses caractéristiques ainsi que certaines
autres clauses moins importantes permettent de définir le «taux de
rendement actuariel » et le coût annuel pour la collectivité
émettrice d'une telle opération ainsi que le risque de
l'obligation.
Contrairement à une action, l'obligation est
représentative d'une dette, cette distinction est primordiale et
explique en grande partie du fonctionnement de cette catégorie d'actif
financier.
L'investisseur en obligations tient donc le rôle du
banquier. Il prête de l'argent à une société ou au
Trésor public en contrepartie d'un intérêt. Pour
l'émetteur (entreprise, Etat...), la possibilité d'émettre
des obligations lui permet de négocier les conditions plus avantageuses
que celles exigées par les banques.
Chaque personne peut souscrire des obligations, en
contrepartie, elle percevra des coupons (équivalent obligataire des
dividendes).
Remarque :
Au Maroc, les émissions d'emprunts obligataires sont
réservées a l'Etat, aux entreprises publiques ou semi-publiques
autorisées ou garanties par l'Etat et, au niveau des entreprises
privées, aux seules sociétés anonymes ayant deux
années d'existence et un capital entièrement
libéré.
c) les obligations convertibles en
actions :
C'est un titre mixte entre les obligations et les actions.
Notons que l'émission d'obligations convertibles en
actions implique la renonciation expresse des actionnaires à leur droit
préférentiel de souscription aux actions crées par
conversion de ces obligations.
d) Les OPCVM
D-1/ Définition et fonctionnement d'un
OPCVM :
Le sigle OPCVM désigne les Organismes de placement
collectif en valeurs mobilières ; c'est tout simplement un portefeuille
investi en bourse (Actions, Obligations) dont on peut acheter une petite
part.
Autrement dit, que les OPCVM sont des fonds d'investissement
qui permettent aux épargnants d'investir collectivement dans
différentes valeurs et titres en détenant des actions ou des
parts représentatives de l'investissement qu'ils ont
réalisé tout en confiant l'acquisition et la gestion globale de
ces valeurs à une entité représentée par des
professionnels des marchés des capitaux.
Il existe deux types d'OPCVM, les SICAV et les FCP. Il n'y a
pas de différence dans leur mode de fonctionnement seule leur nature
juridique est différente.
v Société d'investissement à capital
variable (SICAV):
La SICAV est une société anonyme qui a pour
objet exclusif la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières et de
liquidités dont les actions sont émises et rachetées
à tout moment à la demande de tout souscripteur ou actionnaire,
à un prix déterminé. Elle est créée sur
l'initiative de ses fondateurs.
v Fonds commun de placement (FCP)
Le FCP qui n'a pas la personnalité morale est une
copropriété de valeurs mobilières et de liquidités,
dont les parts sont émises et rachetées à tout moment
à la demande de tout souscripteur, à un prix
déterminé.
Il est créé à l'initiative conjointe d'un
établissement de gestion et d'un établissement
dépositaire.
III- Historiques des principales bourses
internationales :
Les principales bourses sont celles de New York (wall-street),
Tokyo, Londres, Francfort, Paris, Nord européennes et de Luxembourg.
III-1- Les bourses
européennes :
a) La Bourse de Francfort :
La première Bourse des changes fut ouverte à
Francfort en 1402. Les premières transactions portaient surtout sur les
lettres de change. En 1585 commence le commerce des actions, puis, vers la fin
du XVII siècle, celui des obligations. Les banquiers les plus actifs sur
ces marchés furent les frères Bethmann et Rothschild. Les
premières actions négociées à Francfort furent
celles de la Banque nationale d'Autriche, en 1820. En 1879, un nouveau
bâtiment fut construit pour abriter la Bourse des changes qui
était installée jusque-là dans un bâtiment proche de
l'église Saint-Paul. Francfort occupait au XIX siècle une place
importante en matière d'arbitrage international et de placement des
émissions étrangères, du fait de ses liaisons avec les
pays étrangers.
Avant la Première Guerre mondiale, la cote de Francfort
comptait déjà 388 obligations et 51 actions
étrangères.
Les transactions sur actions furent concentrées sur la
Bourse de Berlin, quand Berlin devint la capitale du Reich. Cette Bourse devint
la plus importante.
Après la chute du Troisième Reich, la Bourse de
Francfort fut la première à fonctionner à nouveau en
septembre 1945.
Depuis 1991, le gouvernement fédéral allemand a
pris une série de mesures pour renforcer la place boursière
allemande et notamment encourager les PME à s'introduire en Bourse.
b) La Bourse Parisienne :
En France, un marché portant sur l'or et les effets de
commerce existait dès 1141. Les changeurs, spécialisés
dans le négoce des effets de commerce, avaient un monopole pour les
opérations de change. Le marché des changes, situé
à Paris sur le Pont au Change disparut à la suite d'un incendie
en 1621. Les agents de change s'installèrent alors dans la cour du
Palais de Justice, puis rue Vivienne. En 1719, la première Bourse fut
construite par le financier écossais John Law. En 1724, après
l'échec de Law, la Bourse de Paris fait l'objet d'une
réglementation royale. Elle s'installe alors rue Quincampoix, puis au
Palais Royal. Le palais Brongniart ou palais de la Bourse, commandé
Napoléon, fut achevé en 1827.
c) La Bourse Luxembourgeoise :
La Bourse de Luxembourg a été ouverte le 6 mai
1929, l'année du grand krach. Elle a développé certaines
spécificités. Dès 1969, ont été cotés
les emprunts internationaux. Le développement des euro-obligations dans
les années 1980 a entraîné une croissance du marché,
car les investisseurs recherchaient un pays favorable aux marchés de
capitaux, sans réglementation des changes. En 1981, ont eu lieu les
premières cotations d'actions en devises. Plusieurs réformes ont
été effectuées au niveau des instances et des structures
de la Bourse de Luxembourg.
d) La Bourse d'Amsterdam
A côte de l'Européen Options Exchange (premier
marche européen d'options négociables qui a vu son
développement freine par la croissance du Liffe et du MATIF), la Bourse
d'Amsterdam a connu trois années de reforme sur la cotation, sur les
intermédiaires et est devenue un des marches européens les plus
efficaces et les plus attractifs pour les capitaux étrangers.
g) Les Bourses des nordiques :
Les marches financières nordiques (Stockholm,
Copenhague, Oslo et Helsinki) sont des marches de petite taille, accueillant
très peu de titres étrangers. Ce sont des marches concentres
autour de quelques très grandes entreprises (Ericsson et Asea en
Suède, le secteur maritime au Danemark, le secteur pétrolier
â Oslo, Nokia en Finlande) et très sensibles aux politiques
économiques.
Les entreprises nord européennes sont très
présentes à Paris. Les valeurs suédoises sont
représentées par ELECTROLUX, ERICSON à R.M, SEANVERT RING
au Second Marche, ainsi que SKE et VOLVO au comptant. Parmi les
Norvégiennes cotées à Paris, citons NORSK HYDRO à
R.M.
h) La Bourse de Londres :
En Europe, la première place par le nombre de lignes de
cotation, la capitalisation boursière et le volume de transaction est
Londres qui a assuré en 1990 près de 1 530 milliards de francs de
transactions, soit trois fois que Paris.
L'importance du London Stock Exchange est le résultat
de l'histoire économique de la Grande-Bretagne. Première
puissance industrielle et commerciale a la fin du XIX, elle s'est dotée
d'une marche financière capable d'assurer le financement de la
croissance des entreprises.
Londres est sans contestation la plus grande place
boursière européenne, non seulement pour son marché
d'actions, mais aussi par ses marches à terme. Le London International
Future Financial Exchange (LIFFE) est le grand rival du MATIF: une concurrence
féroce règne entre les deux marches pour obtenir le leadership
européen, mais le Liffe profite du fait que Londres est une plus grande
place financière que Paris.
Quant aux valeurs britanniques cotées sur le marche
français, nous retrouverons entre autres: IMPERIAL CHEMICAL el RM,
BRITISH PETROLEUM, CITY INVESTING, MARKS et SPENCER au comptant.
pour en venir à la dimension européenne, Londres
est considérée depuis longtemps comme la place principale
d'Europe, pas tellement â cause de l'importance du , marche d'actions
anglaises, mais plutôt â cause de ses marches des actions
internationales des devises, des transactions bancaires internationales, et des
émissions d'euro-obligations...
La prééminence de la Cite en Europe continuera
probablement, étant donne le rythme lent de la libéralisation
dans les autres pays membres de la Communauté européenne.
L'avantage dont jouit Londres dans la troisième dimension de la
concurrence mondiale avec New York et Tokyo en sera renforce. Londres a l'atout
de se trouver sur le méridien de Greenwich - qui passe par le nouveau
quartier de Canary Wharf - et ainsi dans le fuseau horaire qui fait le pont
entre New York et Tokyo.
III-2- Les bourses américains :
a) La Bourse de New York, NYSE (New York Stock
Exchange):
Cette Bourse est née de la signature d'une charte
entre différents négociateurs en
1792.Ces personnes se
sont mises d'accord pour vendre des portions d'entreprises entre elles et de se
faire commissionner pour les transactions qu'elles effectueraient pour le
compte d'autres personnes. Ce groupement a pris place au 18
Broad
Street, près de Wall Street, dans le
quartier
financier du sud de
Manhattan.
La bourse porte le nom de Wall Street depuis
1863.
Le principal indice de valeurs du New York Stock Exchange est
le
NYSE
composite, mais on lui associe généralement les
grands indices nationaux américains :
*Le
Dow
Jones Industrial Average, ou DJIA, souvent mais
improprement appelé Dow Jones, dont 28 des 30 valeurs le
composant sont cotées sur le NYSE;
*
Standard & Poor's
500, aussi appelé S&P 500 ou
SP500.
b) La Bourse électronique :
La bourse électronique que l'on appelle souvent la de
NASDAQ, car ce dernier est son indice synthétique.
NASDAQ est le deuxième plus
important, en volume traité,
marché
d'actions des
États-Unis,
derrière le
New York
Stock Exchange.
Durant les années 1900, la révolution
industrielle s'est accompagnée d'un véritable engouement pour les
marchés boursiers. Comme les transactions effectuées au NYSE,
n'étaient plus suffisantes, un marché parallèle hors cote,
c'est-à-dire non régulé, s'est créé.
Sur ce marché, des personnes échangeaient des
titres de gré à gré, c'est-à-dire suivant la loi de
l'offre et de la demande. En fin de la journée, les différentes
cotations de chaque titre étaient consignées sur des"feuilles
roses". Ces dernières étaient ensuite diffusées aux
différents intervenants tôt le matin.
Cependant, à cause du manque de transparence et de
rigueur sur ces échanges, le gouvernement imposait en 1968 une
automatisation des transactions qui annonçait la naissance du
NASDAQ.
Aujourd'hui, le marché du NASDAQ est un
marché boursier représenté par plus de 500
négociants boursiers échangeant les titres de plus de 6 000
sociétés. Chaque négociant dispose d'un système de
terminaux lui permettant de mettre à disposition la valeur des derniers
cours. Pour cela, les systèmes informatiques de ces négociants
sont reliés entre eux. Ces personnes entrent en compétition pour
offrir le meilleur prix d'achat ou de vente aux investisseurs pour une action
donnée.
Pour réguler les opérations
boursières, le NASD (National Association of Securities Dealers) a
été chargé de créer et de faire respecter certaines
lois sur l'échange de titres.
Au cours du temps, le NASDAQ s'est spécialisé
dans le marché de la high-tech et des start-up.
NASDAQ (National Association of Securities Dealers
Automated Quotation system ou système de cotation automatisée de
l'association nationale des négociants boursiers)
III-3- Les bourses asiatiques:
a) La bourse de Tokyo :
Appelée Kabuto-cho, a une capitalisation
boursière supérieure à l'addition de toutes celles des
places européennes.
Tokyo a connu une hausse continue et très rapide depuis
le début des années 1970, mouvement soutenu par les performances
des entreprises nipponnes, par la faiblesse de l'inflation et par
l'excédent commercial japonais. De ce fait, le Kabuto-cho a atteint des
sommets: dans les volumes (en juillet 1986, il s'échangeait en moyenne 1
milliard de titres par jour), dans les PER (entre 30 et 65) mais aussi dans les
capitalisations et la croissance des cours (le krach de 87, moins 20 %, fut
effacé en quelques semaines). Ceci a conduit à une
surévaluation des valeurs, et au début de 1990 les
opérateurs en ont pris conscience en même temps que des scandales
politico-économiques secouaient les milieux financiers, qu'une tension
sur les salaires engendrait un regain d'inflation et que l'excédent
commercial semblait se ralentir. Le premier semestre 1990 fut pour Tokyo un
véritable krach rampant: en avril la Bourse avait perdu près de
35 %, la guerre du Golfe faisant plonger l'indice Nikkei à moins 43 %
à la mi-septembre.
Le Kabuto-cho ne s'est jamais remis de son krach de 1990.
Depuis, l'indice Nikkei joue au yo-yo, tout en restant de 30 à 45 %
inférieur à son plus haut de fin 1989. Cette situation a conduit
les plus grandes maisons de titres nipponnes (l'équivalent de nos
sociétés de Bourse), comme Nomura, Nikko et Daîwa, vers de
très sérieuses difficultés.
En effet, pendant la folle croissance des années 80,
elles s'étaient engagées auprès de leurs plus gros clients
à ne pas leur faire réaliser de pertes! La chute des cours, la
multiplication de scandales financiers, la différence de traitement
entre petits et gros porteurs a empêché le marché de
redémarrer, ce qui a mis les maisons de titres japonaises dans des
situations difficiles. La Bourse japonaise n'a pas supporté la baisse
des cours. Celle-ci a révélé un système financier
corrompu dont l'auto-alimentation l'a déconnecté des autres
places financières internationales. Des projets de réforme sont
en cours, afin de doter l'économie japonaise d'un marché
financier à sa hauteur. Les premiers ont trait à la moralisation
du marché et pourraient conduire le Japon à doter le Kabuto-Cho
d'une sorte de COB.
III-4- Les bourses Africains:
a) la Bourse de Casablanca:
Crée en
1929, sous le nom de
l'Office de Cotation des Valeurs Mobilières, la Bourse de
Casablanca a connu plusieurs réformes, depuis. La première, en
1948, a attribué à la Bourse des valeurs la personnalité
morale. La seconde, en 1967, a permis de la réorganiser juridiquement et
techniquement et de la définir comme un établissement public.
Depuis 1993, la Bourse de Casablanca vit une seconde jeunesse suite à la
promulgation d'un ensemble de textes de lois, portant réforme du
marché financier et création des cadres réglementaire et
technique indispensables à son émergence.
A noter que la première place boursière
était à Tanger non seulement la première au Maroc, mais
aussi la première en Afrique.
Premiere partie : le mode de calcul d'un indice
boursier
Introduction de la 1ère
partie :
Qui n'a pas entendu parler de l'indice des prix ? Un indice
boursier, c'est la même chose: une moyenne, pondérée ou
non, de cours boursiers (chapitre3:Méthode de calcul des
indices).
Tout est possible et tout existe, Depuis de très
«gros» indices jusqu'aux plus simples. Du mondial au régional.
Du pondéré des capitalisations boursières aux moyennes
arithmétiques.
Mais l'essentiel pour un indice, c'est d'être
représentatif.
Nul besoin d'être exhaustif, il est
préférable qu'il soit fidèle à l'évolution
profonde d'un marché.
Ainsi, l'expérience aidant, des règles
apparaissent. Il suffit de quelques valeurs bien sélectionnées et
aux marchés très liquides pour rendre compte de la tendance:
c'est la méthode de la sélection et de l'échantillon
(chapitre2-section2).
Les américains ont le SP 500, très complet, mais
aussi le SP 100, plus sommaire, et le Dow Jones avec ses trente valeurs
industrielles. En France, ils ont le fameux CAC, comprenant environ 250
valeurs. Il existe aussi des indices plus simples, de quarante ou cinquante
valeurs, qui, par leur très étroite corrélation au CAC,
représentent aussi bien le marché que ce dernier.
Au Maroc, nous avons le MASI comprenant 57 valeurs regroupent
tous les sociétés cotées à la bourse de Casablanca,
et nous avons le MADEX, qui est composé des valeurs les plus actives de
la côte, en terme de liquidité mesurée sur le semestre
précédent, il regroupe 36 titres.
Chapitre 2 : les indices boursiers
I. Définition :
Qu'est-ce qu'un indice boursier ?
Un indice boursier est une valeur calculée par
regroupement des titres de plusieurs sociétés, qui sert à
représenter un marché boursier ou un secteur de marché
particulier.
Un indice boursier correspond à une sommation
pondérée des cours de bourse d'un certain nombre de valeurs,
sensées être représentatives d'un marché boursier. A
chacune de ces actions est associé un poids, qui multipliera le cours.
La somme des cours multipliés par leur poids respectif donne la valeur
de l'indice, exprimée en points.
Quand on dit qu'une bourse est en hausse ou en baisse, on se
réfère généralement à son indice le plus
célèbre : le CAC 40 à Paris par exemple.
Certains indices représentent une activité
économique et comprennent des sociétés cotées sur
différentes bourses. Ils sont en général publiés
par des sociétés indépendantes. Cela est
particulièrement vrai à New York, qui dispose de 3 grandes
bourses : NASDAQ, NYSE et American Stock Exchange.
Ainsi le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500
contiennent des sociétés cotées sur différentes
bourses.
Par exemple le DJ contient 30 actions. 28 dans la bourse de
New York (NYSE) et 2 au NASDAQ.
Cela nous ramène à dire que chaque pays (qui
détient un marché boursier) a un indice boursier.
C'est notre cas au Maroc, le MADEX est
l'indice boursier qui donne une image sur l'évolution du marché
boursier marocain.
L'indice nous donne une vision sur l'économie
nationale de chaque pays, procurer une mesure de l'activité
boursière d'un marché, portefeuille passif pour les investisseurs
étranger.
Toujours les titres qui construire l'indice sont des titre
très liquide (c'est l'un des facteurs essential pour rentré dans
l'indice de benchmark).
II. Les principales caractéristiques d'un bon
indice :
II.1 Nombre de valeurs de l'indice:
Le nombre de valeurs d'un indice est l'une de ses
caractéristiques essentielles. La réplication d'un indice avec
trop de valeurs peut être coûteuse car beaucoup de titres doivent
être échangés à chaque fois qu'il y a un changement
d'échantillon et certains de ces titres peuvent être illiquides.
Cela a pour conséquence d'augmenter les coûts de transaction
à la fois directs
(Commissions de négociation et de compensation,
courtages etc.) Et indirects (qui sont mesurés par exemple par la
fourchette des prix acheteurs vendeurs sur la valeur).
A l'inverse, un indice avec trop peu de valeurs expose
l'investisseur à un tracking error élevé entre l'indice et
les titres qui forment l'univers auquel il appartient. Cependant, une des
leçons les plus importantes de la théorie moderne de portefeuille
est qu'un faible niveau de diversification permet de réduire
considérablement le risque d'un portefeuille d'actions. Même si
toutes les valeurs du portefeuille sont sujettes aux fluctuations de
marché (appelé le risque systématique), de nombreuses
études ont montré que le risque qui n'est pas systématique
(le risque diversifier) - résultant d'un évènement
particulier touchant une entreprise, un secteur ou un pays - diminue de
manière considérable lorsque le nombre de titres dans le
portefeuille est proche de 12, et est presque éliminé dès
lors que le portefeuille contient au moins 30 valeurs réparties sur
suffisamment de secteurs différents.
Cela nous ramène a d'un point de vue normatif, nous
savons que s'il est possible d'éliminer le risque propre aux actions
individuelles en constituant un portefeuille diversifie [1]
Tableau 1: Nombre de valeurs différentes et
réduction du risque
|
Nombre de valeurs
différentes
|
Réduction du risque (en%)
|
|
1
|
0
|
|
2
|
35
|
|
3
|
51
|
|
4
|
61
|
|
5
|
74
|
|
10
|
86
|
|
12
|
92
|
|
15
|
97
|
|
20
|
98
|
|
30
|
98.5
|
Source : Pogue et Solnik (1972)
Les variations des indices boursiers ne suivraient aucune loi
autre que celle du hasard [2]
Mais cela ne permet pas de faire négliger les
méthodes scientifiques qui ont une logique et une corrélation
bien définie.
[1]Pour plus d'information : MARKOWITZ
(1959) SHARPE (1970) et HAMZA_JANSSEN (1995)
[2] l'ouvrage de P.H.Cootner(1962) The Random
Chracter of Stock Market Prices. The MIT Press, Cambridge Massachusetts
II.2. Critères de sélection et
pondération :
En principe les valeurs sont choisies pour leur
représentativité (du marché ou de leur secteur).
Sur une même place il existe plusieurs indices. Le plus
large comprend le maximum de valeurs cotées, tous secteurs et tous
compartiments de la cote confondus. Toutefois, d'autres indices plus
particuliers sont calculés: l'indice d'un compartiment de la cote
(second marché en France, ...) ou l'indice d'un secteur (pétrole,
automobile, chimie ...).
Chaque indice a des critères et des choix du mode de
pondération, on va voir touts les différents critères avec
des exemples au troisième chapitre de ce mémoire.
Les titres inclus dans l'indice peuvent être
sélectionnés parmi les valeurs de la bourse ou bien toutes les
valeurs de la bourse.
Pour le cas de sélection le problème qui se pose
c'est qu il y a beaucoup de critères possibles :
· valeur marchande totale
· volume moyen minimal
· santé financière de l'entreprise
· existence
· localisation géographique de siège social
ou des opérations principales.
Il y a aussi la sélection selon le rang, c'est le cas
de Dow Jones Global Titans 50,
Un rang est affecté à chaque entreprise de la
liste de sélection selon les critères suivants :
· Capitalisation flottante
· Ventes / Chiffre d'affaires
· Bénéfice net
Pour chaque entreprise, un rang final est calculé en
pondérant à 60% le rang de capitalisation flottante, à 20%
le rang du chiffre d'affaires, et à 20% le rang du
bénéfice net (dans le cas de Dow Jones Global Titans 50).
III. Un bon indice mondial :
Quand on parle d'un bon indice mondial, on parle de l'indice
qui nous donne l'évolution de l'économie internationale, On
l'appelle aussi, l'indice de blue chips*, Car il contient seulement les titres
de blue chips.
Le but d'un indice comme ce genre avait pour l'objectif de
fournir aux investisseurs un indice rassemblant les plus grandes
sociétés mondiales.
L'indice comprenait les leaders du marché, des
entreprises stables avec une faible volatilité. Ces entreprises (les
« bluest chips ») avaient sur performé le reste du
marché dans les années précédentes.
La cible de l'indice est constituée des plus grandes
entreprises mondiales, le coeur des blue chips mondiales, ce sont des
entreprises très bien établies avec une solide situation
financière et une clientèle mondiale, elles sont bien
connues chez les investisseurs, soit pour leurs réussites
économiques durables, soit pour leurs produits et services
largement utilisés, soit pour les deux.
Les entreprises sélectionnées étaient
celles que les investisseurs prudents voulaient acheter.
On pouvait penser que « si General Electric et Johnson
& Johnson ne performent pas, alors peu importe où se trouve votre
argent car plus rien n'est sûr. »
Mais l'histoire récente a montré que même
ces grandes entreprises n'ont pas été à l'abri des
perturbations financières qui se sont produites après l'explosion
de la bulle spéculative. Une approche plus sophistiquée a donc
été nécessaire pour introduire ces valeurs dans un
portefeuille plus large, en tant que classe d'actif spécifique.
L'indice Dow Jones Global Titans 50 est composé des
plus grandes entreprises mondiales, malgré un assez petit nombre de
sociétés composant son échantillon, il offre une bonne
diversification internationale.
De plus, le Dow Jones Global Titans 50 permet aux
investisseurs de concentrer leurs placements uniquement sur des entreprises
très connues. Il est l'outil idéal pour construire un
portefeuille global. Il devrait être considéré comme une
classe d'actifs spécifique. Les investissements directs dans l'indice
sont faciles : les actions de toutes les entreprises de l'indice sont
très liquides et presque toutes celles qui ne sont pas
américaines peuvent être échangées sur la Bourse de
New York. Les ETF (Exchange-traded funds) mis en place aux Etats-Unis et en
Europe sont un moyen peu coûteux de répliquer les performances de
l'indice.
* blue chips: Terme anglo-américain désignant des
actions de sociétés d'envergure internationale (+50% de leur
bénéfices hors pays de siège social. A l'origine, ce mot
signifie : éclat de diamant.
Les sociétés de l'indice sont
sélectionnées en fonction de leur flottant, de leur chiffre
d'affaires et de leurs bénéfices nets. Au cours des cinq
dernières années, le poids relatif des entreprises
américaines dans l'indice est resté stable, celui des entreprises
britanniques a doublé alors que celui des entreprises des autres pays
européens a diminué. L'Asie est peu représentée.
(Voir tableau 2)
Le chiffre d'affaires des sociétés de l'indice
est réalisé sur l'ensemble de la planète. Si l'on prend en
compte le lieu du siège social des entreprises, alors les Etats-Unis est
surreprésenté dans le Dow Jones Global Titans 50 comparé
à d'autres indices mondiaux plus larges. Mais si on prend en compte la
répartition géographique du chiffre d'affaires, les Etats-Unis ne
sont alors pas plus représentés dans cet indice de blue chips
que dans les indices plus larges.
La répartition sectorielle de l'indice est
particulière : le poids des secteurs de la Santé et de l'Energie
est plus élevé que dans des indices plus larges. Au final, les
évolutions de performances de l'indice sont spécifiques :
jusqu'au milieu des années 2000 il a sur performé d'autres
indices mondiaux, mais il a moins bénéficié de la reprise
globale des marchés en 2003.
Le Dow Jones Global Titans 50 est moins volatil que des
indices nationaux couramment utilisés. Enfin, son ratio de Sharpe, qui
rapporte les rendements aux risques, est comparable à celui de plusieurs
autres indices nationaux ou régionaux.
L'importance des pays
Au cours des cinq dernières années, la
répartition géographique du Dow Jones Global Titans 50 a
été caractérisée par une stabilité du poids
des Etats-Unis, une augmentation remarquable de celui du Royaume-Uni et,
à l'inverse, une diminution de celui de la plupart des autres pays
européens. L'Asie est très peu représentée.
Tableau 2: Evolution de la répartition
géographique du Dow Jones Global Titans 50

La diversification internationale permet de réduire le
risque pays. Les indices mondiaux traditionnels sont construits selon une
approche par blocs emboîtés : chaque pays est
représenté par un indice national. Les valeurs des indices
nationaux appartenant à la même région composent les
indices régionaux, et ces derniers constituent l'indice mondial.
Cependant, cette approche ne fonctionne que lorsque les
valeurs «appartiennent » effectivement au pays de leur cotation
principale.
Lorsqu'il s'agit de blue chips mondiales, la
diversification provient généralement, au moins en partie, des
entreprises elles-mêmes dont les ventes, financements et sites
opérationnels sont répartis dans le monde entier.
Les entreprises qui ne sont pas véritablement
mondiales ne peuvent pas être incluses dans le Dow Jones Global Titans 50
car une société n'est pas éligible si elle ne
réalise pas de chiffre d'affaires à l'étranger.
IBM est un exemple particulièrement significatif
d'entreprise diversifiée géographiquement puisque 38% de son
chiffre d'affaires provient d'Europe, 37% d'Amérique et 25% d'Asie.
Certaines entreprises réalisent la plus grande part de
leur chiffre d'affaires en dehors de leur pays d'origine. Par exemple, Intel,
entreprise américaine, réalise 49% de son chiffre d'affaires en
Asie, 23% en Europe et seulement 28% en Amérique. Daimler-Chrysler, issu
d'une fusion entre une entreprise allemande et une entreprise
américaine, est une autre illustration de la nature internationale des
firmes composantes le Dow Jones Global Titans 50.
Ainsi le critère de « flight to
quality » [1] est significatif dans l'indice de
blue ships mondiale. Et dans les indice de blue ships nationale aussi, tel que
le Dow Jones Industrial Average, le FT100, le DAX ou le CAC40.
Le graphe 1, qui compare l'indice Dow Jones Global Titans50
à l'indice Dow Jones World. Ce dernier est un indice
géographiquement et sectoriellement plus large qui comprend 5000 actions
provenant de 34 pays. On peut donc trouver dans cet indice des grandes, des
moyennes et des petites capitalisations (soit des entreprises).
[1] Le Flight to
quality : mouvement des capitaux vers les
titres de qualité, littéralement « fuite
vers la qualité » est un mouvement spéculatif à
la baisse des rendements (c'est-à-dire la hausse des cours) sur les
marchés d'
emprunts
d'État, dont la source est un événement
néfaste aux marchés d'
actions
ou au marché des obligations comportant un
risque de
crédit.

Le graphique 1 montre que l'indice Dow Jones Global Titans50 a
sur performé l'indice Dow Jones World à la fin des années
1990.
Donc acheter des produits financiers dont l'indice Dow Jones
Global Titans50 ou dans les fameux indice de blue shipe ou bien acheté
des contrats sur ces indices et sous-jacent que dans un indice plus large.
IV. Les indices internationaux :
IV-1. Les indices les plus
célèbres :
En théorie, un pays comprend des Bourses
régionales et une place centrale, mais en pratique et suite à la
globalisation financière, l'activité boursière de chaque
pays a de plus en plus tendance à se concentrer sur l'unique place
centrale ( New York, Londres, Francfort, Paris, Tokyo, Casablanca ...),
même si certains pays maintiennent une autre place pour leur
marché à terme, celui des produits dérivés- (c'est
le cas pour les USA avec Chicago, pour le Japon avec Osaka, ...) .
Cela va nous ramener à présenter les indices les
plus importants de chaque pays :
|
Pays
|
Indices
|
|
Allemagne
|
DAX,
Xetra
DAX
|
|
Australie
|
All
Ordinaries
|
|
Autriche
|
ATX
|
|
Belgique
|
BEL20
|
|
Brésil
|
Bovespa
|
|
Canada
|
S&P/TSX
moyenne capitalisation,
S&P/TSX
petite capitalisation
|
|
Chili
|
IPSA,
IGPA
|
|
Danemark
|
KBX
|
|
Espagne
|
Madrid
SE,
Ibex 35,
Latibex
|
|
États-Unis
|
Dow Jones
Industrial Average,
Nasdaq,
Nasdaq-100,
S&P 500
|
|
France
|
CAC 40,
CAC Next 20,
CAC Mid 100
|
|
Hong Kong
|
Hang Seng
|
|
Italie
|
MIB
30,
MIBTel
|
|
Japon
|
Nikkei 225,
Topix
|
|
Maroc
|
MASI,
MADEX
|
|
Pays-Bas
|
AEX
|
|
Pologne
|
WIG,
WIG
20
|
|
Royaume-Uni
|
FTSE
100
|
|
Suède
|
Affarsvarlden
Gen
|
|
Suisse
|
Swiss Market
Index (SMI)
|
Indices élaborés en vue de refléter
l'évolution des cours des actions des sociétés
cotées aux Bourses de différents pays. Ils sont directement
comparables entre eux, parce qu'ils ont été construits sur la
base d'une méthode statistique et de formules identiques. Voir les pays
dans le tableau suivant qui sont au sien de Morgan Stanley Capital
International.
|
MSCI EAFE (Morgan Stanley Capital International, Europe,
Australasia and Far East)
À C'est l'indice le plus utilisé comme
référence pour les gestionnaires d'actions non
nord-américaines.
À Il comprend 21 pays développés
À La pondération des titres se fait selon la
valeur marchande.
À Une version du EAFE existe avec une pondération
des pays selon leur PIB.
|
MSCI EM (Morgan Stanley Capital International, Emerging
Markets)
À Comprend 27 pays émergents
À La pondération des titres se fait selon la
valeur marchande.
|
|
Pays dans le MSCI-EAFE
Allemagne
Australie
Autriche
Belgique
Danemark
Finlande
France
Grèce
Hong Kong
Irlande
Italie
Japon
Pays Bas
Nouvelle-Zélande
Norvège
Portugal
Singapour
Espagne
Suède
Suède
Suisse
Royaume-Uni
|
Pays dans le MSCI-EM
Chine
Inde
Indonésie
Corée
Malaisie
Pakistan
Philippine
Sri Lanka
Taiwan
Thaïlande
Argentine
Brésil
Chili
Colombie
Mexique
Pérou
Venezuela
République Tchèque
Égypte
Israël
Hongrie
Jordanie
Maroc
Pologne
Russie
Afrique du Sud
Turquie
|
IV-2. Les fiches techniques des indices
internationaux :
On va présenté de chaque bourse une fiche
technique qui va nous donner une idée sur le nom du principal indice,
la date de lancement, la base de départ, plus haut historique, plus bas
historique, fréquence de diffusion, méthode de calcul,
traitement du dividende et le critère de sélection.
On va présenter des fiches du CAC 40, DAX 30, NIKKEI
225, FT-SE 100, S&P 500 et le DJ EURSTOXX 50
Ainsi on va donner l'évolution graphique de chaque
indice depuis 5 ans.
Et les 10 premières capitalisations au 01/01/2006 dans
chaque indice.
Seulement nous présentons le Dow Jones dans un
paragraphe et non pas dans une fiche, car c'est l'indice le plus important dans
monde entier, et il regroupe les trente entreprises qui réalisent le
chiffre d'affaire dans tous le monde, alors nous avons pris la décision
de ne pas l'encadrer dans une fiche pour qu'on lui donne plus d'importance que
les autres indices.
a) le Dow Jones :
Le Dow Jones (plus
précisément le Dow Jones Industrial Average ou DJIA) est, sans
aucun doute, le mieux connu des indices boursiers.
Il est aussi historiquement le premier qui ait été
publié, puisqu'il date de la fin du siècle dernier.
Cet indice est la propriété de Dow Jones &
Company, qui publie également
The Wall
Street Journal. Il est composé en 2006 de 30 compagnies,
dont 28 cotées à la
Bourse de New
York, et 2 cotées au
NASDAQ (
Microsoft et
Intel)
Le DJIA a été fondé par Monsieur Dow en
1884, mais l'indice a commencé à être publié en
1896. Il comprend trente
importantes
entreprises
cotées, mais les entreprises présentes ont changé avec le
temps, seule General Electric est présente depuis les origines de la
publication. Pour la petite histoire, la plus puissante des firmes de l'indice
à sa création était une entreprise fabriquant des
courroies en cuir pour les machines agricoles.
Cependant, malgré sa notoriété, l'indice Dow
Jones [1] fournit une information biaisée sur la
performance de New York Stock Exchange. Son imperfection tient à deux
causes : la taille réduite de l'échantillon qui le constitue
et la méthode de calcule utilisée.
L'indice Dow Jones ne comprend, en effet que trente titres
émanant tous les sociétés industrielles parmi les plus
importantes des Etat Unis[2] qui ne peuvent former un
échantillon représentatif de l'ensemble de la place.
Début 2006, les trente entreprises entrant dans la
composition du Dow Jones Industrial Average sont :
|
3M
Alcoa
Altria Group
American Express
American International
AT&T
Boeing
Caterpillar Inc.
Citigroup
Coca-Cola Co
|
DuPont
Exxon Mobil Corp.
General Electric
General Motors
Hewlett-Packard
Home Depot
Honeywell International
Intel Corp.
International Business Machines
Johnson & Johnson Corp
|
JPMorgan Chase &Co.
McDonald's Corporation
Merck & Co. Inc.
Microsoft Corporation
Pfizer Inc.
Procter & Gamble
United Technologies
Verizon
Wal-Mart Stores Inc.
Walt Disney Company
|
[1] crée en 1884 par Charles H. Dow, l'un
des fondateurs du Wall Street journal, il représente à
m'époque la moyennes des cours des douze plus importantes entreprises
industrielles.
[2] celles qu'on a pris l'habitude d'appeler
les « blue chips »
b) FICHE D'IDENTITÉ de CAC 40
|
Nom :
|
CAC 40
|
|
Définition
|
Cotation Assistée en Continu (système
électronique de transaction)
|
|
Place de cotation
|
Paris
|
|
Date de lancement
|
15 juin 1988
|
|
Base de départ
|
1 000 points le 31 décembre 1987
|
|
Plus haut historique
|
6 922,33 (en clôture) le 4 septembre
2000
|
|
Plus bas historique
|
893,32 (en clôture) le 29 janvier
1988
|
|
Fréquence de diffusion
|
Toutes les 30 secondes
|
|
Horaire de cotation
|
Entre 9 heures et 17 heures 30
|
|
Méthode de calcul
|
Indice pondéré par les capitalisations
boursières
|
|
Traitement du dividende
|
Indice calculé hors dividendes
|
|
Institution responsable
|
Conseil scientifique composé de 9
membres
|
|
Critères de sélection
|
Parmi les 100 premières sociétés les
plus actives, selon la capitalisation boursière, la liquidité et
le secteur économique. Les titres étrangers, cotés
à Paris, peuvent figurer dans l'indice.
|
|
Les autres indices
|
SBF 80, SBF120, SBF 250, Midcac, Second Marché,
Nouveau Marché
|
Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006
Total SA, Sanofi-Aventis, BNP Paribas, Societe Generale, Axa SA,
France Telecom, Suez SA, Vivendi Univers, Carrefour SA, Groupe Danone
PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

c) FICHE D'IDENTITÉ de NIKKEI 225
|
Nom :
|
Nikkei 225
|
|
Définition
|
Nihon Keizai Shimbun, quotidien économique
japonais
|
|
Place de cotation
|
Tokyo
|
|
Date de lancement
|
16 mai 1949
|
|
Base de départ
|
Pas de base de départ recalculé car
l'indice est une moyenne de cours
|
|
Plus haut historique
|
38 915,87 le 29 décembre 1989
|
|
Plus bas historique
|
85 le 6 juillet 1950
|
|
Fréquence de diffusion
|
Toutes les minutes
|
|
Horaire de cotation
|
Entre 9h00 et 15h00 (heure japonaise) avec une
interruption de séance entre 11h00 et 12h30
|
|
Méthode de calcul
|
Indice pondéré par les prix
|
|
Traitement du dividende
|
Indice calculé hors dividendes
|
|
Institution responsable
|
Nihon Keisai Shimbun
|
|
Critères de sélection
|
Capitalisation boursière et le chiffre d'affaire
réalisé
|
|
Les autres indices
|
Nikkei 300, Topix 100
|
Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006
ADVANTEST, Fast Retailing, FANUC, KYOCERA, Tokyo Electron, TDK,
CANON, Shin-Etsu Chem, KDDI, Honda Motor
PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

d) FICHE D'IDENTITÉ de FT-SE 100
|
Nom :
|
FT-SE 100
|
|
Définition
|
Financial Times - Stock Exchange 100 Share
Index
|
|
Place de cotation
|
Londres
|
|
Date de lancement
|
31 décembre 1983
|
|
Base de départ
|
1 000 points le 31 décembre 1983
|
|
Plus haut historique
|
6 930,20 (en clôture) le 31 décembre
1999
|
|
Plus bas historique
|
978,70 (en clôture) le 12 janvier
1984
|
|
Fréquence de diffusion
|
Toutes les 15 secondes
|
|
Horaire de cotation
|
Entre 8h00 et 16h30 (heure anglaise)
|
|
Méthode de calcul
|
Indice pondéré par les capitalisations
boursières
|
|
Traitement du dividende
|
Indice calculé hors dividendes
|
|
Institution responsable
|
FT-SE et la Faculty and Institut of Actuaries
|
|
Critères de sélection
|
Capitalisation boursière, le volume de transaction
et le chiffre d'affaire réalisé. Seules les
sociétés résidentes et domiciliées au Royaume-Uni
sont éligibles.
|
|
Les autres indices
|
FT-SE Mid 250, FT-SE Actuaries 350, FT-SE Small Cap et
toute une gamme d'indices sectoriels.
|
Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006
BP, HSBC, GlaxoSmithKline, Vodafone Group, Royal Dutch Shel,
Royal Bk of Scot, Royal Dutch Shel, Astra Zeneca, Barclays, HBOS
PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

e) FICHE D'IDENTITÉ de S&P
500 :
|
Nom :
|
S & P 500 Index
|
|
Définition
|
Standard & Poor's 500 Index
|
|
Place de cotation
|
New York
|
|
Date de lancement
|
4 mars 1957
|
|
Base de départ
|
|
|
Plus haut historique
|
1 527,45 (en clôture) le 24 mars 2000
|
|
Plus bas historique
|
38,98 (en clôture) le 19 décembre
1957
|
|
Fréquence de diffusion
|
Toutes les 10 secondes
|
|
Horaire de cotation
|
Entre 9h30 et 16h00
|
|
Méthode de calcul
|
Indice pondéré par les capitalisations
boursières
|
|
Traitement du dividende
|
Indice calculé hors dividendes
|
|
Institution responsable
|
Standard & Poor's index Comittee composé de
sept membres
|
|
Critères de sélection
|
Le comité choisit 500 valeurs parmi les plus
importantes sociétés américaines, représentant 75%
environ de la capitalisation boursière du New York Stock Exchange. La
capitalisation boursière d'un titre éligible au S & P 500
doit être supérieure à 3 milliards de dollars et la
moitié des titres doivent être en circulation. Le comité de
sélection veille à respecter une pondération proche de
celle de l'ensemble du marché.
|
|
Les autres indices
|
Dow Jones, Nasdaq Composite, S & P 100
|
PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

f) FICHE D'IDENTITÉ DAX 30 :
|
Nom :
|
DAX 30
|
|
Définition
|
Deutscher Aktien Index
|
|
Place de cotation
|
Francfort
|
|
Date de lancement
|
2 janvier 1989
|
|
Base de départ
|
1 000 points le 31 décembre 1987
|
|
Plus haut historique
|
8 064,97 (en clôture) le 7 mars 2000
|
|
Plus bas historique
|
931,18 (en clôture) le 28 janvier
1988
|
|
Fréquence de diffusion
|
Toutes les 15 secondes
|
|
Horaire de cotation
|
Entre 9 heures et 17h30
|
|
Méthode de calcul
|
Indice pondéré par les capitalisations
boursières
|
|
Traitement du dividende
|
Indice calculé dividendes inclus
|
|
Institution responsable
|
Deutsche Börse AG (Sociéte des bourses
allemandes)
|
|
Critères de sélection
|
Capitalisation boursière, le volume de transaction
et le chiffre d'affaire réalisé.
|
|
Les autres indices
|
Dax 100, FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitugng), Indices
sectoriels, Indice du nouveau marché.
|
Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006
E.ON AG, Siemens
AG, Allianz AG, Deutsche Bank, DaimlerChrysler,
Deutsche Telekom, BASF AG, SAP AG,
RWE AG St, Bayer
AG
PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

g) FICHE D'IDENTITÉ DJ EUROSTOXX
50 :
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Nom :
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DJ Euro Stoxx 50
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Définition
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Dow Jones Euro Stoxx (Association de l'"index provider"
américain et des places boursières de Francfort et
Zurich)
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Place de cotation
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Zone euro
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Date de lancement
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26 février 1998
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Base de départ
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1 000 points le 31 décembre 1991
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Plus haut historique
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5 464,43 (en clôture) le 6 mars 2000
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Plus bas historique
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920,65 (en clôture) le 5 octobre
1992
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Fréquence de diffusion
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Toutes les 15 secondes
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Horaire de cotation
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Entre 9 heures et 17h30
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Méthode de calcul
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Indice pondéré par les capitalisations
boursières
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Traitement du dividende
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Indice calculé hors dividendes
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Institution responsable
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Le Conseil consultatif (composé de neuf
membres)
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Critères de sélection
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50 valeurs appartenant à l'un des 13 pays membres
de la zone euro sélectionnés sur la capitalisation
boursière, le volume de transaction et le secteur d'activité.
L'indice s'efforce de respecter une pondération par pays et par secteur
d'activité reflétant au maximum la structure économique de
la zone euro.
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Les autres indices
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DJ Euro Stoxx, indice large de la zone euro compsé
d'environ 300 valeurs, le DJ Stoxx et le DJ Stoxx 50, indices large et
restreint de valeurs appartenant à l'un des 17 pays d'Europe
occidentale, des indices sectoriels.
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REPARTITION GEOGRAPHIQUE AU 01/01/2006
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France
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34,00 %
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Allemagne
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23,82 %
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Espagne
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13,12 %
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Hollande
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12,46 %
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Italie
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11,98 %
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Finlande
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3,72 %
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Irlande
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0,91 %
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Les 10 premières capitalisations
au01/01/2006
Total SA, Sanofi-Aventis, BSCH, Nokia Oyj, ENI, E, ON,
Siemens AG, UniCredito Ital, ING Groep NV, BNP Paribas.
Chapitre 3 : Méthode de calcul des
indices
L'indice a pour objet de mesurer l'activité
boursière « prix moyen du capital sur le marché
secondaire par exemple ».
Pour cet objectif, il faut être représentatif du
marché (représentativité d'un portefeuille
approprié).
Ainsi on a vu dans le chapitre3 (fiche technique de chaque
indice) que chaque indice se calcule en moyen chaque 20 secondes, pour cette
cause il faut la simplicité de calcul avec la facilité de
gestion.
Le calcul se fait soit par la moyenne arithmétique soit
par la moyenne géométrique, mais la première moyenne est
la plus utilisable. Voir (fiche technique de chaque indice)
Le problème qui existe, ce sont les choix possibles pour
les poids des titres (Prix - Equipondéré - Valeur marchande),
chaque méthode est utilisable avec sans doute des inconvénients
et soucis.
On va donner des exemples pour chacun des 3 principes du choix du
poids, pour sentir la différence entre la vraie évolution du
marché et la valeur d'indice calculable.
On va crée un exemple, soit un marché construit de
2 action, A et B.
Et que le prix de chaque action se change chaque mois.
|
A
|
B
|
|
01 janvier
|
12
|
40
|
|
01 février
|
13
|
45
|
|
01-mars
|
14
|
24
|
|
01-avr
|
13
|
21
|
Et que le titre B a fractionné deux pour un durant le
mois de février. Pour une raison au une autre (augmentation du capital
ou distribution des actions supplémentaires a les actionnaires).
I- La Pondération par le Prix :
Le poids de chaque valeur est fonction de sa valeur
absolue : son Prix.
Plus une action a un ours élevé et plus on
importance dans l'indice sera grande.
On l'appel aussi l'indice average.
L'indice où moyenne (average) est
calculé de la façon suivante :

Où n est le nombre de titres, Pi,t est le prix
du titre i au temps t et Dt est le diviseur au temps t.
La moyenne au début janvier est donnée par
:

Il s'agit d'une simple moyenne arithmétique. Cela
correspond au prix moyen d'un titre en bourse à ce moment là.
Le Dow Jones est calculé de cette façon. C'est
pourquoi ont dit le Dow Jones Industrial Average

La moyenne au début février est donnée
par :
Le prix moyen des titres a monté durant la
période ce qui est reflété par la hausse de la moyenne.
Cette façon de calculer un indice ressemble
à former un portefeuille en achetant un titre de chaque entreprise dans
l'échantillon.
Au mois de mars un problème se pose : le titre B a
fractionné. Si on calcule la moyenne comme le mois
précédent, le résultat sera :

Ce résultat indiquerait une baisse de marché
alors que le marché a augmenté.
Solutions possibles:
1 Multipliez le prix du titre B à partir de ce
moment
2 Ajuster le diviseur Dt à partir de ce moment
?La deuxième a été retenue par les
gens de Dow Jones puisque cela évite de garder en mémoire tous
les fractionnements historiques.
Deux résultats ont été
calculé : 26 pour la première période et 29 pour la
deuxième.
Comment aurions-nous pu obtenir 29 à la deuxième
période si le fractionnement avait déjà été
effectué ?


Ce nouveau diviseur sera utilisé jusqu'au prochain
changement.

La moyenne au début de mars est donnée par
Avec la solution de multiplier le prix par deux, la moyenne
aurait été de


La moyenne au début d'avril est donnée par :
|
Moyenne
|
|
01-janv
|
26
|
|
01-févr
|
29
|
|
01-mars
|
31,04
|
|
01-avril
|
27,78
|
Si on prend la base est de 100 point au 01 janvier, l'indice va
évoluer de la manière suivante indice de février
égale :
100 (base) + 100*(29-26)/2
Donc on aura l'indice présenté comme
suite :
|
Moyenne
|
Base= 100 au 01-Janvier
|
|
01- Janvier
|
26
|
100.00
|
|
01 - février
|
29
|
111.54
|
|
01 - Mars
|
31.04
|
119.38
|
|
01 - Avril
|
27.78
|
106.85
|
Ce genre d'indice est obtenu par le simple calcul de la
moyenne arithmétique des cours. Ce qui implique que les actions qui ont
une faible valeur unitaire pèsent moins dans l'indice que celles qui au
contraire ont une forte valeur unitaire et qu'aucun compte n'est tenu des
capitalisations ou des volumes de transactions de ces actions.
En contrepartie, l'avantage de cet indice, qui explique sans
doute son succès, réside dans la facilité de son calcul
et de son interprétation, ce qui était le but recherché en
1884.
L'intérêt du Diviseur « Dt »
est qu'elle réside dans les possibilités d'ajustement qu'elle
présente. En effet, la valeur d'un indice ne doit pas être
affectée par des opérations sur le capital qui provoqueraient des
variations de cours.
Remarque important a ne pas
raté :
?Le Dow Jones Industrial Average est calculé de
cette façon.
?Il comprend 30 titres de grandes sociétés
américaines
?Lors du remplacement d'un titre, le diviseur est
ajusté comme lors d'un fractionnement.
?Le diviseur a tendance à diminuer dans le temps,
mais parfois il augmente lorsque le prix du titre qui arrive est plus
élevé que celui du titre qui quitte.
?Le premier indice DJ a été publié le
3 juillet 1884, il comprenait 11 titres dont 9 sociétés de chemin
de fer.
?Un indice ne contenant que des sociétés
industrielles est apparu en 1896.
?Le DJIA dans sa version 30 titres a vu le jour le
1er octobre 1928. Le diviseur était alors de 16,67.
?Le diviseur actuel (22 sept 05) est de 0,12560864
II - la pondération par la méthode
Equipondéré :
Chaque valeur a un poids strictement identique.
À Un indice équipondéré formé
de n titres donnera un poids de 1/n à chacun des titres.
À Ce type d'indice suppose un rééquilibrage
des titres à chaque période de calcul.
Un indice équipondéré est similaire à
former un portefeuille en investissant 1DH dans chaque titre
La valeur de l'indice au temps t est donné par :

Où Indicet-1 est la valeur de l'indice à la
période précédente;
n est le nombre de titres dans l'indice;
et ri,t est le rendement du titre i durant la
période t
|
A
|
B
|
|
01 janv.
|
12
|
40
|
|
01 févr.
|
13
|
45
|
|
01mars
|
14
|
24
|
|
01-avr
|
13
|
21
|
1-Le titre B a fractionné deux pour un durant le mois de
février.
Les rendements sont donnés par :
En appliquant la formule nous avons que :

Le niveau de l'indice à la première période
(t=0) est déterminé arbitrairement (100 ici)

L'indice de mars est donné par

Celui d'avril est donné par

En résume :< |