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Description Technique et Analyse Stratégique des Indices Boursiers.


par Omar Belahbib
Université Abdelmalek Essâadi TANGER MAROC - Licence
Traductions: Original: fr Source:

Disponible en mode multipage

PLA N

Description Technique et Analyse Stratégique des Indices Boursiers

Chapitre préliminaire : les marchés financiers.

I- Les marchés des valeurs mobilières :

a) Le marché primaire

b) Le marché secondaire

II- Les différentes catégories de titres et leurs caractéristiques :

a) Actions

b) Obligations

c) Les obligations convertibles en actions

d) Les OPCVM 

III- Historiques des principales bourses internationales:

III-1- Les bourses européennes :

a) La Bourse de Francfort 

b) La Bourse Parisienne 

c) La Bourse Luxembourgeoise 

d) La bourse d'Amsterdam 

e) Les bourses des nordiques 

f) La bourse de Londres 

III-2- Les bourses américains :

a) La bourse de New York, NYSE (New York Stock Exchange)

b) La Bourse électronique 

III-3- Les bourses asiatiques:

a) La bourse de Tokyo 

III-4- Les bourses africains :

a) La Bourse de Casablanca 

PREMIÈRE PARTIE : LE MODE DE CALCUL D'UN INDICE BOURSIER

Chapitre 2 : Les indices boursiers :

I- Définition :

II- Les principales caractéristiques d'un bon indice :

II.1 Nombre de valeurs de l'indice:

II.2. Critères de sélection et pondération :

III- Un bon indice mondial :

IV- Les indices internationaux :

IV-1. Les indices les plus célèbres :

IV-2. Les fiches techniques des indices internationaux :

a) le Dow Jones 

b) FICHE D'IDENTITÉ de CAC 40 

c) FICHE D'IDENTITÉ de NIKKEI 225 

d) FICHE D'IDENTITÉ de FT-SE 100 

e) FICHE D'IDENTITÉ de S&P 500 

f) FICHE D'IDENTITÉ DAX 30

g) FICHE D'IDENTITÉ DJ EUROSTOXX 50

Chapitre 3 : Méthode de calcul des indices :

I- La pondération par le Prix

II- La pondération par la méthode Equipondéré :

III- La pondération par la valeur marchande totale (capitalisation boursiers) :

DEUXIÈME PARTIE : LE ROLE ET L'UTILITÉ DE L'INDICE DANS LES MARCHÉS FINANCIERS

Chapitre 4 : La Gestion Indicielle :

I- La gestion indicielle passive :

II- La gestion indicielle tiltée (active) :

III- Avantage de la gestion indicielle :

Chapitre 5 : Le couple Valeur Indice :

I- La méthode de l'indice relatif :

I-1 Définition et application :

A) Exemple 

B) Interprétation

a) Relatif en hausse

b) Relatif à plat

c) Relatif en baisse

I-2 Extension du modèle : « le relatif d'un portefeuille ».

II- La méthode mathématique :

II-1 LE COEFFICIENT BETA (â) :

a) Définition

b) Interprétation

c) Extension du Béta au Portefeuille : « â DU PORTEFEUILLE»

II-2 Le Coefficient de Corrélation (ñ) :

a) Définition

b) signification graphique des trois Cas

Chapitre 6 : les contrats sur les indices boursiers :

I- Achat direct de l'indice :

II- Les contrats à terme sur indices :

a) Intérêt de l'opération sur Future 

b) Définition 

c) Standardisation 

d) Négociabilité 

e) La différence entre le cours du Future et l'Indice 

f) L'Arbitrage

introduction

Un développement économique fort, passe avant tout par une santé financière d'excellence, et une stabilité des agrégats macro-économiques sur une longue période. Ces deux conditions nécessitent une disponibilité de capitaux suffisants, et une allocation optimale entre les différents opérateurs économiques.

Dans les pays développés, l'émergence des marchés de capitaux a favorisé le jeu de l'offre et de la demande, ce qui a permit de passer d'une économie d'endettement qui privilégie l'intermédiation de la banque, à un mode de financement moins coûteux et plus souple à savoir le marché boursier.

Notons que toutes les bourses du monde ont pris depuis longtemps l'habitude de publier des indices, que ce soit le Dow Jones et le NASDAQ pour le New York, le CAC40 pour Paris, le FT-100 pour Londres, etc. Ces indices résument par un seul nombre le comportement d'ensemble d'un marché ou d'un compartiment particulier d'une place, dans la mesure où une hausse où une baisse des cours affecte, en général simultanément, la plupart des actions qui y sont cotées. Ils sont suivis avec attention par les investisseurs, auxquels ils fournissent des références pour mesurer la performance de leurs portefeuilles ou les indications nécessaires à certains types de gestion. De manière plus générale, ils intéressent aussi les économistes, qui trouvent dans le comportement des marchés des informations sur l'état de l'économie d'un pays.

Avec la mondialisation et le système libéral que nous vivons, les indices deviennent une importance primordiale. Non seulement car ils sont publiés par tous les Médias internationaux, mais car ils peuvent influencer sur les décisions politiques, autrement dit que le Dow Jones c'est lui qui a voté pour la seconde Élection présidentielle du Bush en 2004. Une étude été a faite dans les jours avant les élections basé sur les sondages, a bien montré la corrélation presque parfaite entre l'accroissement du Dow Jones et la chance pour que Bush sera élu président à la seconde fois.

Plus aux utilisations traditionnelles des indices, ils convient d'ajouter des développements récents. En effet, au cours de ces dernières années les indices boursiers ont servi de support à la construction de nouveaux instruments tels que les futures et les options, à leur tour, ont favorisé l'apparition de nouvelle techniques de gestion de fonds communs de placement telles que l'assurance de portefeuille et la gestion indicielle.

Cependant, comme nous allons le montrer ci-dessous, les indices, quels que soient leurs modes de construction, ne reflètent qu'imparfaitement les performance d'un marché, donc il est indispensable que l'investisseur sur un indice doit comprendre comment ces indices sont calculés, par exemple un simple observateur remarque que le DAX est plus au moins toujours mieux dans son évolution que les autres indices comme le CAC ou le MASI, mais en faite le DAX est calculé dividendes inclus, ce qui permit au DAX de suivre la progression même si les dividendes distribués. Ce qui n'est pas le cas pour les autres indices (le jour de la distribution des dividendes l'indice chute).

Ce mémoire porte sur les indices boursiers et plus précisément sur leurs rôles au sein des marchés financiers, nous présentons dans le chapitre préliminaire une description des marchés financières et un historique des bourses internationales.

La première partie s'étale sur la sélection des titres de l'indice, la meilleure taille, ainsi qu'elle présente le mode et les méthodes de calcul des indices.

Le deuxième volet du mémoire aborde le rôle de l'indice sur les marchés financiers, d'un point de vue sur les investissements, et la relation co-existé entre les titres de la bourse et l'indice d'une part, et d'autre part le mouvement Brownien entre les titres eux même, et finalement nous présentons les contrats à terme sur l'indice lui-même, notons bien qu'ils existent des pays qui ne donnent pas droit à les fonds étrangères d'acheter une action, mais achetant l'indice lui-même ( achat direct de l'indice).

Chapitre préliminaire : les Marchés financiers

Dans la mesure où certains agents économiques investissent plus qu'ils n'épargnent (et ont donc besoin de recourir à un financement externe) alors que d'autres épargnent plus qu'ils n'investissent (et ont donc une capacité de financement à mettre à disposition de ceux qui en ont besoin) il est nécessaire que s'organise les transfert des uns vers les autres.

Ces transferts s'opèrent par l'intermédiaire de système financier en générale qui comprend à la fois les institutions financières (institutions de crédit monétaires et non monétaire, entreprise d'assurance.) et le marché financier.

Le marché financier constitue donc un circuit de financement spécialisé c'est sa fonction de marché primaire, en dehors de celle-ci, il assure trois autre fonctions:de marché secondaire, de valorisation des actifs financiers et de mutation des structures industrielles.

Ce rôle joué est important dans la mesure où ce marché permit à l'Etat (trésor), aux entreprises publiques et semi-publiques, ainsi qu'aux sociétés privées de trouver des ressources longue nécessaire au financement de leur programme de développement.

I- Les marchés des valeurs mobilières :

Ils forment ce qu'on appelle communément le marché financier, et sont composés de deux compartiments bien distincts mais interdépendants :

-Le marché primaire où sont créées et émises les valeurs mobilières.

-Le marché secondaire ou bourse des valeurs mobilières où sont négociées ces valeurs mobilières.

a) Le marché primaire :

Marché d'émission des valeurs mobilières, le marché primaire met en contrat d'une part les agents économiques disposent d'une épargne et souhaitant la placer et d'autre part les opérateurs qui ont des besoin en financement, et qui créent a ce titre, différentes valeur mobilières .il s'agit: des actions, des obligations, des obligations convertibles en action à l'image des bons de privatisation et des certificats d'investissement.

b) Le marché secondaire :

A la différence de marché primaire où sont créées et émises les valeurs mobilières, la bourse est le lieu où sont négociés ces valeurs.

C'est en effet la perspective qu'ont les investisseurs de pouvoir négociés à tout moment sur le marché, les actions et les obligations qu'ils sont en portefeuille qui rend se marché attrayant. Par ailleurs, en permettant la mobilisation de l'épargne investie en actions ou en obligations, la bourse assure le bon fonctionnement du marché primaire.

La fonction de marché secondaire d'autant mieux assumée que la liquidation est importante, celle-ci se mesure par la capitalisation boursière, le flottant, le volume de transaction et certaines combinaisons de ces trois critères

II- Les différentes catégories de titres et leurs caractéristiques

Jusqu'à une époque récente, les valeurs mobilières étaient représentées par deux catégories de titres qui matérialisent les droits acquis par ceux ayant apporté des capitaux à une collectivité émettrice publique ou privée. Celles-ci se différenciaient selon la nature des droits qu'ils représentaient et, partant, selon leurs caractéristiques économiques :

- Les «valeurs à revenu variable », les «actions » qui confèrent à leurs possesseurs la qualité d'associé dans une société de capitaux ;

- Les «valeurs à revenu fixe », les «obligations » représentatives d'un droit de créance.

Par ailleurs d'autres familles de titres sont apparues ayant pour objet l'amélioration de chacune des fonctions des marchés financiers.

a) Les actions :

L'action se définit comme un titre de participation dans une société de capitaux qui confère à son possesseur la qualité d'associé et, sauf exception, lui donne un droit proportionnel sur la gestion de l'entreprise, sur les bénéfices réalisés et sur l'actif social.

Droit à la gestion, dans la mesure où l'assemblée des actionnaires élit et contrôle l'organe responsable de la gestion de la société, conseil d'administration ou conseil de surveillance qui élit à son tour le directoire. Droit à l'information, dans la mesure où les actionnaires ont droit à la communication des documents indispensables à leur information sur l'activité et les résultats de la société.

Le montant du dividende est donc fonction de l'évolution des résultats de la société et de l'affectation qui leur est donnée. Pour ce motif, l'action est une valeur à revenu variable. Enfin, droit sur l'actif net de la société, c'est à dire sur l'ensemble de son patrimoine, déduction faite de ses dettes.

Au niveau du marché secondaire, la valeur de l'action peut descendre théoriquement à un niveau nul. A l'inverse, rien ne s'oppose à une augmentation continuelle des bénéfices de l'entreprise et par conséquent des dividendes distribués.

En d'autres termes, cette hausse n'est pas plafonnée. Le comportement rationnel d'un investisseur sur le marché boursier consisterait alors à ne pas acheter une action à un prix supérieur à celui correspondant à la valeur actuelle de tous les bénéfices futurs.

Théoriquement exacte, cette thèse est inapplicable en pratique, puisque les bénéfices futurs ne sont pas connus, surtout pour la place casablancaise qui est encore loin d'être efficiente.

De plus, les perspectives des sociétés sont actuellement difficiles à cerner, notamment avec le processus de mondialisation sanctionné par une vague de fusions et acquisitions. Jugé positif, ce phénomène tend à stimuler les achats d'actions, et par effet d'entraînement, dope le cours des bourses, d'où la formation de bulles spéculatives.

Conséquence : les cours des actions tendent peu à peu à dépasser les perspectives réalistes de bénéfices futurs, ce qui se traduit par des PER= (Capitalisation boursière / bénéfice) excessifs.

L'éclatement de cette bulle spéculative conduit alors à un retour des valeurs à des niveaux plus réalistes qui s'accompagne parfois de longues périodes de stagnation ou même d'érosion progressive des cours. C'est ce qu'a vécu justement la bourse de Casablanca depuis septembre 1998 jusqu'à une date récente.

b) Les obligations :

Pour trouver les fonds nécessaires à son développement, une collectivité peut émettre des titres de créance. Appelés «obligations », ces titres donnent à leurs détenteurs la qualité de créancier de l'organisme émetteur qui s'engage à les rembourser à une échéance déterminée et à leur verser un intérêt annuel fixé, d'où le nom de valeurs à revenu fixe.

Les caractéristiques principales de chaque obligation sont décrites dans le «contrat d'émission » qui précise le prix d'émission, l'intérêt ou coupon versé chaque année, le prix de remboursement et ses modalités (les modalités d'amortissement qui détermineront les conditions dans lesquelles les obligations seront remboursées et donc la durée de vie de l'emprunt).

Les diverses caractéristiques ainsi que certaines autres clauses moins importantes permettent de définir le «taux de rendement actuariel » et le coût annuel pour la collectivité émettrice d'une telle opération ainsi que le risque de l'obligation.

Contrairement à une action, l'obligation est représentative d'une dette, cette distinction est primordiale et explique en grande partie du fonctionnement de cette catégorie d'actif financier.

L'investisseur en obligations tient donc le rôle du banquier. Il prête de l'argent à une société ou au Trésor public en contrepartie d'un intérêt. Pour l'émetteur (entreprise, Etat...), la possibilité d'émettre des obligations lui permet de négocier les conditions plus avantageuses que celles exigées par les banques.

Chaque personne peut souscrire des obligations, en contrepartie, elle percevra des coupons (équivalent obligataire des dividendes).

Remarque :

Au Maroc, les émissions d'emprunts obligataires sont réservées a l'Etat, aux entreprises publiques ou semi-publiques autorisées ou garanties par l'Etat et, au niveau des entreprises privées, aux seules sociétés anonymes ayant deux années d'existence et un capital entièrement libéré.

c) les obligations convertibles en actions :

C'est un titre mixte entre les obligations et les actions.

Notons que l'émission d'obligations convertibles en actions implique la renonciation expresse des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription aux actions crées par conversion de ces obligations.

d) Les OPCVM

D-1/ Définition et fonctionnement d'un OPCVM :

Le sigle OPCVM désigne les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières ; c'est tout simplement un portefeuille investi en bourse (Actions, Obligations) dont on peut acheter une petite part.

Autrement dit, que les OPCVM sont des fonds d'investissement qui permettent aux épargnants d'investir collectivement dans différentes valeurs et titres en détenant des actions ou des parts représentatives de l'investissement qu'ils ont réalisé tout en confiant l'acquisition et la gestion globale de ces valeurs à une entité représentée par des professionnels des marchés des capitaux.

Il existe deux types d'OPCVM, les SICAV et les FCP. Il n'y a pas de différence dans leur mode de fonctionnement seule leur nature juridique est différente.

v Société d'investissement à capital variable (SICAV):

La SICAV est une société anonyme qui a pour objet exclusif la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières et de liquidités dont les actions sont émises et rachetées à tout moment à la demande de tout souscripteur ou actionnaire, à un prix déterminé. Elle est créée sur l'initiative de ses fondateurs.

v Fonds commun de placement (FCP)

Le FCP qui n'a pas la personnalité morale est une copropriété de valeurs mobilières et de liquidités, dont les parts sont émises et rachetées à tout moment à la demande de tout souscripteur, à un prix déterminé.

Il est créé à l'initiative conjointe d'un établissement de gestion et d'un établissement dépositaire.

III- Historiques des principales bourses internationales :

Les principales bourses sont celles de New York (wall-street), Tokyo, Londres, Francfort, Paris, Nord européennes et de Luxembourg.

III-1- Les bourses européennes :

a) La Bourse de Francfort :

La première Bourse des changes fut ouverte à Francfort en 1402. Les premières transactions portaient surtout sur les lettres de change. En 1585 commence le commerce des actions, puis, vers la fin du XVII siècle, celui des obligations. Les banquiers les plus actifs sur ces marchés furent les frères Bethmann et Rothschild. Les premières actions négociées à Francfort furent celles de la Banque nationale d'Autriche, en 1820. En 1879, un nouveau bâtiment fut construit pour abriter la Bourse des changes qui était installée jusque-là dans un bâtiment proche de l'église Saint-Paul. Francfort occupait au XIX siècle une place importante en matière d'arbitrage international et de placement des émissions étrangères, du fait de ses liaisons avec les pays étrangers.

Avant la Première Guerre mondiale, la cote de Francfort comptait déjà 388 obligations et 51 actions étrangères.

Les transactions sur actions furent concentrées sur la Bourse de Berlin, quand Berlin devint la capitale du Reich. Cette Bourse devint la plus importante.

Après la chute du Troisième Reich, la Bourse de Francfort fut la première à fonctionner à nouveau en septembre 1945.

Depuis 1991, le gouvernement fédéral allemand a pris une série de mesures pour renforcer la place boursière allemande et notamment encourager les PME à s'introduire en Bourse.

b) La Bourse Parisienne :

En France, un marché portant sur l'or et les effets de commerce existait dès 1141. Les changeurs, spécialisés dans le négoce des effets de commerce, avaient un monopole pour les opérations de change. Le marché des changes, situé à Paris sur le Pont au Change disparut à la suite d'un incendie en 1621. Les agents de change s'installèrent alors dans la cour du Palais de Justice, puis rue Vivienne. En 1719, la première Bourse fut construite par le financier écossais John Law. En 1724, après l'échec de Law, la Bourse de Paris fait l'objet d'une réglementation royale. Elle s'installe alors rue Quincampoix, puis au Palais Royal. Le palais Brongniart ou palais de la Bourse, commandé Napoléon, fut achevé en 1827.

c) La Bourse Luxembourgeoise :

La Bourse de Luxembourg a été ouverte le 6 mai 1929, l'année du grand krach. Elle a développé certaines spécificités. Dès 1969, ont été cotés les emprunts internationaux. Le développement des euro-obligations dans les années 1980 a entraîné une croissance du marché, car les investisseurs recherchaient un pays favorable aux marchés de capitaux, sans réglementation des changes. En 1981, ont eu lieu les premières cotations d'actions en devises. Plusieurs réformes ont été effectuées au niveau des instances et des structures de la Bourse de Luxembourg.

d) La Bourse d'Amsterdam

A côte de l'Européen Options Exchange (premier marche européen d'options négociables qui a vu son développement freine par la croissance du Liffe et du MATIF), la Bourse d'Amsterdam a connu trois années de reforme sur la cotation, sur les intermédiaires et est devenue un des marches européens les plus efficaces et les plus attractifs pour les capitaux étrangers.

g) Les Bourses des nordiques :

Les marches financières nordiques (Stockholm, Copenhague, Oslo et Helsinki) sont des marches de petite taille, accueillant très peu de titres étrangers. Ce sont des marches concentres autour de quelques très grandes entreprises (Ericsson et Asea en Suède, le secteur maritime au Danemark, le secteur pétrolier â Oslo, Nokia en Finlande) et très sensibles aux politiques économiques.

Les entreprises nord européennes sont très présentes à Paris. Les valeurs suédoises sont représentées par ELECTROLUX, ERICSON à R.M, SEANVERT RING au Second Marche, ainsi que SKE et VOLVO au comptant. Parmi les Norvégiennes cotées à Paris, citons NORSK HYDRO à R.M.

h) La Bourse de Londres :

En Europe, la première place par le nombre de lignes de cotation, la capitalisation boursière et le volume de transaction est Londres qui a assuré en 1990 près de 1 530 milliards de francs de transactions, soit trois fois que Paris.

L'importance du London Stock Exchange est le résultat de l'histoire économique de la Grande-Bretagne. Première puissance industrielle et commerciale a la fin du XIX, elle s'est dotée d'une marche financière capable d'assurer le financement de la croissance des entreprises.

Londres est sans contestation la plus grande place boursière européenne, non seulement pour son marché d'actions, mais aussi par ses marches à terme. Le London International Future Financial Exchange (LIFFE) est le grand rival du MATIF: une concurrence féroce règne entre les deux marches pour obtenir le leadership européen, mais le Liffe profite du fait que Londres est une plus grande place financière que Paris.

Quant aux valeurs britanniques cotées sur le marche français, nous retrouverons entre autres: IMPERIAL CHEMICAL el RM, BRITISH PETROLEUM, CITY INVESTING, MARKS et SPENCER au comptant.

pour en venir à la dimension européenne, Londres est considérée depuis longtemps comme la place principale d'Europe, pas tellement â cause de l'importance du , marche d'actions anglaises, mais plutôt â cause de ses marches des actions internationales des devises, des transactions bancaires internationales, et des émissions d'euro-obligations...

La prééminence de la Cite en Europe continuera probablement, étant donne le rythme lent de la libéralisation dans les autres pays membres de la Communauté européenne. L'avantage dont jouit Londres dans la troisième dimension de la concurrence mondiale avec New York et Tokyo en sera renforce. Londres a l'atout de se trouver sur le méridien de Greenwich - qui passe par le nouveau quartier de Canary Wharf - et ainsi dans le fuseau horaire qui fait le pont entre New York et Tokyo.

III-2- Les bourses américains :

a) La Bourse de New York, NYSE (New York Stock Exchange):

Cette Bourse est née de la signature d'une charte entre différents négociateurs en 1792.Ces personnes se sont mises d'accord pour vendre des portions d'entreprises entre elles et de se faire commissionner pour les transactions qu'elles effectueraient pour le compte d'autres personnes. Ce groupement a pris place au 18 Broad Street, près de Wall Street, dans le quartier financier du sud de Manhattan.

La bourse porte le nom de Wall Street depuis 1863.

Le principal indice de valeurs du New York Stock Exchange est le NYSE composite, mais on lui associe généralement les grands indices nationaux américains :

*Le Dow Jones Industrial Average, ou DJIA, souvent mais improprement appelé Dow Jones, dont 28 des 30 valeurs le composant sont cotées sur le NYSE;

* Standard & Poor's 500, aussi appelé S&P 500 ou SP500.

b) La Bourse électronique :

La bourse électronique que l'on appelle souvent la de NASDAQ, car ce dernier est son indice synthétique.

NASDAQ est le deuxième plus important, en volume traité, marché d'actions des États-Unis, derrière le New York Stock Exchange.

Durant les années 1900, la révolution industrielle s'est accompagnée d'un véritable engouement pour les marchés boursiers. Comme les transactions effectuées au NYSE, n'étaient plus suffisantes, un marché parallèle hors cote, c'est-à-dire non régulé, s'est créé.

Sur ce marché, des personnes échangeaient des titres de gré à gré, c'est-à-dire suivant la loi de l'offre et de la demande. En fin de la journée, les différentes cotations de chaque titre étaient consignées sur des"feuilles roses". Ces dernières étaient ensuite diffusées aux différents intervenants tôt le matin.

Cependant, à cause du manque de transparence et de rigueur sur ces échanges, le gouvernement imposait en 1968 une automatisation des transactions qui annonçait la naissance du NASDAQ.

Aujourd'hui, le marché du NASDAQ est un marché boursier représenté par plus de 500 négociants boursiers échangeant les titres de plus de 6 000 sociétés. Chaque négociant dispose d'un système de terminaux lui permettant de mettre à disposition la valeur des derniers cours. Pour cela, les systèmes informatiques de ces négociants sont reliés entre eux. Ces personnes entrent en compétition pour offrir le meilleur prix d'achat ou de vente aux investisseurs pour une action donnée.

Pour réguler les opérations boursières, le NASD (National Association of Securities Dealers) a été chargé de créer et de faire respecter certaines lois sur l'échange de titres.

Au cours du temps, le NASDAQ s'est spécialisé dans le marché de la high-tech et des start-up.

NASDAQ (National Association of Securities Dealers Automated Quotation system ou système de cotation automatisée de l'association nationale des négociants boursiers)

III-3- Les bourses asiatiques:

a) La bourse de Tokyo :

Appelée Kabuto-cho, a une capitalisation boursière supérieure à l'addition de toutes celles des places européennes.

Tokyo a connu une hausse continue et très rapide depuis le début des années 1970, mouvement soutenu par les performances des entreprises nipponnes, par la faiblesse de l'inflation et par l'excédent commercial japonais. De ce fait, le Kabuto-cho a atteint des sommets: dans les volumes (en juillet 1986, il s'échangeait en moyenne 1 milliard de titres par jour), dans les PER (entre 30 et 65) mais aussi dans les capitalisations et la croissance des cours (le krach de 87, moins 20 %, fut effacé en quelques semaines). Ceci a conduit à une surévaluation des valeurs, et au début de 1990 les opérateurs en ont pris conscience en même temps que des scandales politico-économiques secouaient les milieux financiers, qu'une tension sur les salaires engendrait un regain d'inflation et que l'excédent commercial semblait se ralentir. Le premier semestre 1990 fut pour Tokyo un véritable krach rampant: en avril la Bourse avait perdu près de 35 %, la guerre du Golfe faisant plonger l'indice Nikkei à moins 43 % à la mi-septembre.

Le Kabuto-cho ne s'est jamais remis de son krach de 1990. Depuis, l'indice Nikkei joue au yo-yo, tout en restant de 30 à 45 % inférieur à son plus haut de fin 1989. Cette situation a conduit les plus grandes maisons de titres nipponnes (l'équivalent de nos sociétés de Bourse), comme Nomura, Nikko et Daîwa, vers de très sérieuses difficultés.

En effet, pendant la folle croissance des années 80, elles s'étaient engagées auprès de leurs plus gros clients à ne pas leur faire réaliser de pertes! La chute des cours, la multiplication de scandales financiers, la différence de traitement entre petits et gros porteurs a empêché le marché de redémarrer, ce qui a mis les maisons de titres japonaises dans des situations difficiles. La Bourse japonaise n'a pas supporté la baisse des cours. Celle-ci a révélé un système financier corrompu dont l'auto-alimentation l'a déconnecté des autres places financières internationales. Des projets de réforme sont en cours, afin de doter l'économie japonaise d'un marché financier à sa hauteur. Les premiers ont trait à la moralisation du marché et pourraient conduire le Japon à doter le Kabuto-Cho d'une sorte de COB.

III-4- Les bourses Africains:

a) la Bourse de Casablanca:

Crée en 1929, sous le nom de l'Office de Cotation des Valeurs Mobilières, la Bourse de Casablanca a connu plusieurs réformes, depuis. La première, en 1948, a attribué à la Bourse des valeurs la personnalité morale. La seconde, en 1967, a permis de la réorganiser juridiquement et techniquement et de la définir comme un établissement public. Depuis 1993, la Bourse de Casablanca vit une seconde jeunesse suite à la promulgation d'un ensemble de textes de lois, portant réforme du marché financier et création des cadres réglementaire et technique indispensables à son émergence.

A noter que la première place boursière était à Tanger non seulement la première au Maroc, mais aussi la première en Afrique.

Premiere partie : le mode de calcul d'un indice boursier

Introduction de la 1ère partie :

Qui n'a pas entendu parler de l'indice des prix ? Un indice boursier, c'est la même chose: une moyenne, pondérée ou non, de cours boursiers (chapitre3:Méthode de calcul des indices).

Tout est possible et tout existe, Depuis de très «gros» indices jusqu'aux plus simples. Du mondial au régional. Du pondéré des capitalisations boursières aux moyennes arithmétiques.

Mais l'essentiel pour un indice, c'est d'être représentatif.

Nul besoin d'être exhaustif, il est préférable qu'il soit fidèle à l'évolution profonde d'un marché.

Ainsi, l'expérience aidant, des règles apparaissent. Il suffit de quelques valeurs bien sélectionnées et aux marchés très liquides pour rendre compte de la tendance: c'est la méthode de la sélection et de l'échantillon (chapitre2-section2).

Les américains ont le SP 500, très complet, mais aussi le SP 100, plus sommaire, et le Dow Jones avec ses trente valeurs industrielles. En France, ils ont le fameux CAC, comprenant environ 250 valeurs. Il existe aussi des indices plus simples, de quarante ou cinquante valeurs, qui, par leur très étroite corrélation au CAC, représentent aussi bien le marché que ce dernier.

Au Maroc, nous avons le MASI comprenant 57 valeurs regroupent tous les sociétés cotées à la bourse de Casablanca, et nous avons le MADEX, qui est composé des valeurs les plus actives de la côte, en terme de liquidité mesurée sur le semestre précédent, il regroupe 36 titres.

Chapitre 2 : les indices boursiers

I. Définition :

Qu'est-ce qu'un indice boursier ?

Un indice boursier est une valeur calculée par regroupement des titres de plusieurs sociétés, qui sert à représenter un marché boursier ou un secteur de marché particulier.

Un indice boursier correspond à une sommation pondérée des cours de bourse d'un certain nombre de valeurs, sensées être représentatives d'un marché boursier. A chacune de ces actions est associé un poids, qui multipliera le cours. La somme des cours multipliés par leur poids respectif donne la valeur de l'indice, exprimée en points.

Quand on dit qu'une bourse est en hausse ou en baisse, on se réfère généralement à son indice le plus célèbre : le CAC 40 à Paris par exemple.

Certains indices représentent une activité économique et comprennent des sociétés cotées sur différentes bourses. Ils sont en général publiés par des sociétés indépendantes. Cela est particulièrement vrai à New York, qui dispose de 3 grandes bourses : NASDAQ, NYSE et American Stock Exchange. Ainsi le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500 contiennent des sociétés cotées sur différentes bourses.

Par exemple le DJ contient 30 actions. 28 dans la bourse de New York (NYSE) et 2 au NASDAQ.

Cela nous ramène à dire que chaque pays (qui détient un marché boursier) a un indice boursier.

C'est notre cas au Maroc, le MADEX est l'indice boursier qui donne une image sur l'évolution du marché boursier marocain.

L'indice nous donne une vision sur l'économie nationale de chaque pays, procurer une mesure de l'activité boursière d'un marché, portefeuille passif pour les investisseurs étranger.

Toujours les titres qui construire l'indice sont des titre très liquide (c'est l'un des facteurs essential pour rentré dans l'indice de benchmark).

II. Les principales caractéristiques d'un bon indice :

II.1 Nombre de valeurs de l'indice:

Le nombre de valeurs d'un indice est l'une de ses caractéristiques essentielles. La réplication d'un indice avec trop de valeurs peut être coûteuse car beaucoup de titres doivent être échangés à chaque fois qu'il y a un changement d'échantillon et certains de ces titres peuvent être illiquides. Cela a pour conséquence d'augmenter les coûts de transaction à la fois directs

(Commissions de négociation et de compensation, courtages etc.) Et indirects (qui sont mesurés par exemple par la fourchette des prix acheteurs vendeurs sur la valeur).

A l'inverse, un indice avec trop peu de valeurs expose l'investisseur à un tracking error élevé entre l'indice et les titres qui forment l'univers auquel il appartient. Cependant, une des leçons les plus importantes de la théorie moderne de portefeuille est qu'un faible niveau de diversification permet de réduire considérablement le risque d'un portefeuille d'actions. Même si toutes les valeurs du portefeuille sont sujettes aux fluctuations de marché (appelé le risque systématique), de nombreuses études ont montré que le risque qui n'est pas systématique (le risque diversifier) - résultant d'un évènement particulier touchant une entreprise, un secteur ou un pays - diminue de manière considérable lorsque le nombre de titres dans le portefeuille est proche de 12, et est presque éliminé dès lors que le portefeuille contient au moins 30 valeurs réparties sur suffisamment de secteurs différents.

Cela nous ramène a d'un point de vue normatif, nous savons que s'il est possible d'éliminer le risque propre aux actions individuelles en constituant un portefeuille diversifie [1]

Tableau 1: Nombre de valeurs différentes et réduction du risque

Nombre de valeurs différentes

Réduction du risque (en%)

1

0

2

35

3

51

4

61

5

74

10

86

12

92

15

97

20

98

30

98.5

Source : Pogue et Solnik (1972)

Les variations des indices boursiers ne suivraient aucune loi autre que celle du hasard [2]

Mais cela ne permet pas de faire négliger les méthodes scientifiques qui ont une logique et une corrélation bien définie.

[1]Pour plus d'information : MARKOWITZ (1959) SHARPE (1970) et HAMZA_JANSSEN (1995)

[2] l'ouvrage de P.H.Cootner(1962) The Random Chracter of Stock Market Prices. The MIT Press, Cambridge Massachusetts

II.2. Critères de sélection et pondération :

En principe les valeurs sont choisies pour leur représentativité (du marché ou de leur secteur).

Sur une même place il existe plusieurs indices. Le plus large comprend le maximum de valeurs cotées, tous secteurs et tous compartiments de la cote confondus. Toutefois, d'autres indices plus particuliers sont calculés: l'indice d'un compartiment de la cote (second marché en France, ...) ou l'indice d'un secteur (pétrole, automobile, chimie ...).

Chaque indice a des critères et des choix du mode de pondération, on va voir touts les différents critères avec des exemples au troisième chapitre de ce mémoire.

Les titres inclus dans l'indice peuvent être sélectionnés parmi les valeurs de la bourse ou bien toutes les valeurs de la bourse.

Pour le cas de sélection le problème qui se pose c'est qu il y a beaucoup de critères possibles :

· valeur marchande totale

· volume moyen minimal

· santé financière de l'entreprise

· existence

· localisation géographique de siège social ou des opérations principales.

Il y a aussi la sélection selon le rang, c'est le cas de Dow Jones Global Titans 50,

Un rang est affecté à chaque entreprise de la liste de sélection selon les critères suivants :

· Capitalisation flottante

· Ventes / Chiffre d'affaires

· Bénéfice net

Pour chaque entreprise, un rang final est calculé en pondérant à 60% le rang de capitalisation flottante, à 20% le rang du chiffre d'affaires, et à 20% le rang du bénéfice net (dans le cas de Dow Jones Global Titans 50).

III. Un bon indice mondial :

Quand on parle d'un bon indice mondial, on parle de l'indice qui nous donne l'évolution de l'économie internationale, On l'appelle aussi, l'indice de blue chips*, Car il contient seulement les titres de blue chips.

Le but d'un indice comme ce genre avait pour l'objectif de fournir aux investisseurs un indice rassemblant les plus grandes sociétés mondiales.

L'indice comprenait les leaders du marché, des entreprises stables avec une faible volatilité. Ces entreprises (les « bluest chips ») avaient sur performé le reste du marché dans les années précédentes.

La cible de l'indice est constituée des plus grandes entreprises mondiales, le coeur des blue chips mondiales, ce sont des entreprises très bien établies avec une solide situation financière et une clientèle mondiale, elles sont bien connues chez les investisseurs, soit pour leurs réussites économiques durables, soit pour leurs produits et services largement utilisés, soit pour les deux.

Les entreprises sélectionnées étaient celles que les investisseurs prudents voulaient acheter.

On pouvait penser que « si General Electric et Johnson & Johnson ne performent pas, alors peu importe où se trouve votre argent car plus rien n'est sûr. »

Mais l'histoire récente a montré que même ces grandes entreprises n'ont pas été à l'abri des perturbations financières qui se sont produites après l'explosion de la bulle spéculative. Une approche plus sophistiquée a donc été nécessaire pour introduire ces valeurs dans un portefeuille plus large, en tant que classe d'actif spécifique.

L'indice Dow Jones Global Titans 50 est composé des plus grandes entreprises mondiales, malgré un assez petit nombre de sociétés composant son échantillon, il offre une bonne diversification internationale.

De plus, le Dow Jones Global Titans 50 permet aux investisseurs de concentrer leurs placements uniquement sur des entreprises très connues. Il est l'outil idéal pour construire un portefeuille global. Il devrait être considéré comme une classe d'actifs spécifique. Les investissements directs dans l'indice sont faciles : les actions de toutes les entreprises de l'indice sont très liquides et presque toutes celles qui ne sont pas américaines peuvent être échangées sur la Bourse de New York. Les ETF (Exchange-traded funds) mis en place aux Etats-Unis et en Europe sont un moyen peu coûteux de répliquer les performances de l'indice.

* blue chips: Terme anglo-américain désignant des actions de sociétés d'envergure internationale (+50% de leur bénéfices hors pays de siège social. A l'origine, ce mot signifie : éclat de diamant.

Les sociétés de l'indice sont sélectionnées en fonction de leur flottant, de leur chiffre d'affaires et de leurs bénéfices nets. Au cours des cinq dernières années, le poids relatif des entreprises américaines dans l'indice est resté stable, celui des entreprises britanniques a doublé alors que celui des entreprises des autres pays européens a diminué. L'Asie est peu représentée. (Voir tableau 2)

Le chiffre d'affaires des sociétés de l'indice est réalisé sur l'ensemble de la planète. Si l'on prend en compte le lieu du siège social des entreprises, alors les Etats-Unis est surreprésenté dans le Dow Jones Global Titans 50 comparé à d'autres indices mondiaux plus larges. Mais si on prend en compte la répartition géographique du chiffre d'affaires, les Etats-Unis ne sont alors pas plus représentés dans cet indice de blue chips que dans les indices plus larges.

La répartition sectorielle de l'indice est particulière : le poids des secteurs de la Santé et de l'Energie est plus élevé que dans des indices plus larges. Au final, les évolutions de performances de l'indice sont spécifiques : jusqu'au milieu des années 2000 il a sur performé d'autres indices mondiaux, mais il a moins bénéficié de la reprise globale des marchés en 2003.

Le Dow Jones Global Titans 50 est moins volatil que des indices nationaux couramment utilisés. Enfin, son ratio de Sharpe, qui rapporte les rendements aux risques, est comparable à celui de plusieurs autres indices nationaux ou régionaux.

L'importance des pays

Au cours des cinq dernières années, la répartition géographique du Dow Jones Global Titans 50 a été caractérisée par une stabilité du poids des Etats-Unis, une augmentation remarquable de celui du Royaume-Uni et, à l'inverse, une diminution de celui de la plupart des autres pays européens. L'Asie est très peu représentée.

Tableau 2: Evolution de la répartition géographique du Dow Jones Global Titans 50

La diversification internationale permet de réduire le risque pays. Les indices mondiaux traditionnels sont construits selon une approche par blocs emboîtés : chaque pays est représenté par un indice national. Les valeurs des indices nationaux appartenant à la même région composent les indices régionaux, et ces derniers constituent l'indice mondial.

Cependant, cette approche ne fonctionne que lorsque les valeurs «appartiennent » effectivement au pays de leur cotation principale.

Lorsqu'il s'agit de blue chips mondiales, la diversification provient généralement, au moins en partie, des entreprises elles-mêmes dont les ventes, financements et sites opérationnels sont répartis dans le monde entier.

Les entreprises qui ne sont pas véritablement mondiales ne peuvent pas être incluses dans le Dow Jones Global Titans 50 car une société n'est pas éligible si elle ne réalise pas de chiffre d'affaires à l'étranger.

IBM est un exemple particulièrement significatif d'entreprise diversifiée géographiquement puisque 38% de son chiffre d'affaires provient d'Europe, 37% d'Amérique et 25% d'Asie.

Certaines entreprises réalisent la plus grande part de leur chiffre d'affaires en dehors de leur pays d'origine. Par exemple, Intel, entreprise américaine, réalise 49% de son chiffre d'affaires en Asie, 23% en Europe et seulement 28% en Amérique. Daimler-Chrysler, issu d'une fusion entre une entreprise allemande et une entreprise américaine, est une autre illustration de la nature internationale des firmes composantes le Dow Jones Global Titans 50.

Ainsi le critère de « flight to quality » [1] est significatif dans l'indice de blue ships mondiale. Et dans les indice de blue ships nationale aussi, tel que le Dow Jones Industrial Average, le FT100, le DAX ou le CAC40.

Le graphe 1, qui compare l'indice Dow Jones Global Titans50 à l'indice Dow Jones World. Ce dernier est un indice géographiquement et sectoriellement plus large qui comprend 5000 actions provenant de 34 pays. On peut donc trouver dans cet indice des grandes, des moyennes et des petites capitalisations (soit des entreprises).

[1] Le Flight to quality : mouvement des capitaux vers les titres de qualité,
littéralement « fuite vers la qualité » est un mouvement spéculatif à la baisse des rendements (c'est-à-dire la hausse des cours) sur les marchés d' emprunts d'État, dont la source est un événement néfaste aux marchés d' actions ou au marché des obligations comportant un risque de crédit.

Le graphique 1 montre que l'indice Dow Jones Global Titans50 a sur performé l'indice Dow Jones World à la fin des années 1990.

Donc acheter des produits financiers dont l'indice Dow Jones Global Titans50 ou dans les fameux indice de blue shipe ou bien acheté des contrats sur ces indices et sous-jacent que dans un indice plus large.

IV. Les indices internationaux :

IV-1. Les indices les plus célèbres :

En théorie, un pays comprend des Bourses régionales et une place centrale, mais en pratique et suite à la globalisation financière, l'activité boursière de chaque pays a de plus en plus tendance à se concentrer sur l'unique place centrale ( New York, Londres, Francfort, Paris, Tokyo, Casablanca ...), même si certains pays maintiennent une autre place pour leur marché à terme, celui des produits dérivés- (c'est le cas pour les USA avec Chicago, pour le Japon avec Osaka, ...) .

Cela va nous ramener à présenter les indices les plus importants de chaque pays :

Indices élaborés en vue de refléter l'évolution des cours des actions des sociétés cotées aux Bourses de différents pays. Ils sont directement comparables entre eux, parce qu'ils ont été construits sur la base d'une méthode statistique et de formules identiques. Voir les pays dans le tableau suivant qui sont au sien de Morgan Stanley Capital International.

MSCI EAFE (Morgan Stanley Capital International, Europe, Australasia and Far East)

À C'est l'indice le plus utilisé comme référence pour les gestionnaires d'actions non nord-américaines.

À Il comprend 21 pays développés

À La pondération des titres se fait selon la valeur marchande.

À Une version du EAFE existe avec une pondération des pays selon leur PIB.

MSCI EM (Morgan Stanley Capital International, Emerging Markets)

À Comprend 27 pays émergents

À La pondération des titres se fait selon la valeur marchande.

Pays dans le MSCI-EAFE

Allemagne

Australie

Autriche

Belgique

Danemark

Finlande

France

Grèce

Hong Kong

Irlande

Italie

Japon

Pays Bas

Nouvelle-Zélande

Norvège

Portugal

Singapour

Espagne

Suède

Suède

Suisse

Royaume-Uni

Pays dans le MSCI-EM

Chine

Inde

Indonésie

Corée

Malaisie

Pakistan

Philippine

Sri Lanka

Taiwan

Thaïlande

Argentine

Brésil

Chili

Colombie

Mexique

Pérou

Venezuela

République Tchèque

Égypte

Israël

Hongrie

Jordanie

Maroc

Pologne

Russie

Afrique du Sud

Turquie

IV-2. Les fiches techniques des indices internationaux :

On va présenté de chaque bourse une fiche technique qui va nous donner une idée sur le nom du principal indice, la date de lancement, la base de départ, plus haut historique, plus bas historique, fréquence de diffusion, méthode de calcul, traitement du dividende et le critère de sélection.

On va présenter des fiches du CAC 40, DAX 30, NIKKEI 225, FT-SE 100, S&P 500 et le DJ EURSTOXX 50

Ainsi on va donner l'évolution graphique de chaque indice depuis 5 ans.

Et les 10 premières capitalisations au 01/01/2006 dans chaque indice.

Seulement nous présentons le Dow Jones dans un paragraphe et non pas dans une fiche, car c'est l'indice le plus important dans monde entier, et il regroupe les trente entreprises qui réalisent le chiffre d'affaire dans tous le monde, alors nous avons pris la décision de ne pas l'encadrer dans une fiche pour qu'on lui donne plus d'importance que les autres indices.

a) le Dow Jones :

Le Dow Jones (plus précisément le Dow Jones Industrial Average ou DJIA) est, sans aucun doute, le mieux connu des indices boursiers.

Il est aussi historiquement le premier qui ait été publié, puisqu'il date de la fin du siècle dernier.

Cet indice est la propriété de Dow Jones & Company, qui publie également The Wall Street Journal. Il est composé en 2006 de 30 compagnies, dont 28 cotées à la Bourse de New York, et 2 cotées au NASDAQ ( Microsoft et Intel)

Le DJIA a été fondé par Monsieur Dow en 1884, mais l'indice a commencé à être publié en 1896. Il comprend trente importantes entreprises cotées, mais les entreprises présentes ont changé avec le temps, seule General Electric est présente depuis les origines de la publication. Pour la petite histoire, la plus puissante des firmes de l'indice à sa création était une entreprise fabriquant des courroies en cuir pour les machines agricoles.

Cependant, malgré sa notoriété, l'indice Dow Jones [1] fournit une information biaisée sur la performance de New York Stock Exchange. Son imperfection tient à deux causes : la taille réduite de l'échantillon qui le constitue et la méthode de calcule utilisée.

L'indice Dow Jones ne comprend, en effet que trente titres émanant tous les sociétés industrielles parmi les plus importantes des Etat Unis[2] qui ne peuvent former un échantillon représentatif de l'ensemble de la place.

Début 2006, les trente entreprises entrant dans la composition du Dow Jones Industrial Average sont :

3M

Alcoa

Altria Group

American Express

American International

AT&T

Boeing

Caterpillar Inc.

Citigroup

Coca-Cola Co

DuPont

Exxon Mobil Corp.

General Electric

General Motors

Hewlett-Packard

Home Depot

Honeywell International

Intel Corp.

International Business Machines

Johnson & Johnson Corp

JPMorgan Chase &Co.

McDonald's Corporation

Merck & Co. Inc.

Microsoft Corporation

Pfizer Inc.

Procter & Gamble

United Technologies

Verizon

Wal-Mart Stores Inc.

Walt Disney Company

[1] crée en 1884 par Charles H. Dow, l'un des fondateurs du Wall Street journal, il représente à m'époque la moyennes des cours des douze plus importantes entreprises industrielles.

[2] celles qu'on a pris l'habitude d'appeler les « blue chips »

b) FICHE D'IDENTITÉ de CAC 40

Nom :

CAC 40

Définition

Cotation Assistée en Continu (système électronique de transaction)

Place de cotation

Paris

Date de lancement

15 juin 1988

Base de départ

1 000 points le 31 décembre 1987

Plus haut historique

6 922,33 (en clôture) le 4 septembre 2000

Plus bas historique

893,32 (en clôture) le 29 janvier 1988

Fréquence de diffusion

Toutes les 30 secondes

Horaire de cotation

Entre 9 heures et 17 heures 30

Méthode de calcul

Indice pondéré par les capitalisations boursières

Traitement du dividende

Indice calculé hors dividendes

Institution responsable

Conseil scientifique composé de 9 membres

Critères de sélection

Parmi les 100 premières sociétés les plus actives, selon la capitalisation boursière, la liquidité et le secteur économique. Les titres étrangers, cotés à Paris, peuvent figurer dans l'indice.

Les autres indices

SBF 80, SBF120, SBF 250, Midcac, Second Marché, Nouveau Marché

Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006

Total SA, Sanofi-Aventis, BNP Paribas, Societe Generale, Axa SA, France Telecom, Suez SA, Vivendi Univers, Carrefour SA, Groupe Danone

PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

c) FICHE D'IDENTITÉ de NIKKEI 225

Nom :

Nikkei 225

Définition

Nihon Keizai Shimbun, quotidien économique japonais

Place de cotation

Tokyo

Date de lancement

16 mai 1949

Base de départ

Pas de base de départ recalculé car l'indice est une moyenne de cours

Plus haut historique

38 915,87 le 29 décembre 1989

Plus bas historique

85 le 6 juillet 1950

Fréquence de diffusion

Toutes les minutes

Horaire de cotation

Entre 9h00 et 15h00 (heure japonaise) avec une interruption de séance entre 11h00 et 12h30

Méthode de calcul

Indice pondéré par les prix

Traitement du dividende

Indice calculé hors dividendes

Institution responsable

Nihon Keisai Shimbun

Critères de sélection

Capitalisation boursière et le chiffre d'affaire réalisé

Les autres indices

Nikkei 300, Topix 100

Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006

ADVANTEST, Fast Retailing, FANUC, KYOCERA, Tokyo Electron, TDK, CANON, Shin-Etsu Chem, KDDI, Honda Motor

PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

d) FICHE D'IDENTITÉ de FT-SE 100

Nom :

FT-SE 100

Définition

Financial Times - Stock Exchange 100 Share Index

Place de cotation

Londres

Date de lancement

31 décembre 1983

Base de départ

1 000 points le 31 décembre 1983

Plus haut historique

6 930,20 (en clôture) le 31 décembre 1999

Plus bas historique

978,70 (en clôture) le 12 janvier 1984

Fréquence de diffusion

Toutes les 15 secondes

Horaire de cotation

Entre 8h00 et 16h30 (heure anglaise)

Méthode de calcul

Indice pondéré par les capitalisations boursières

Traitement du dividende

Indice calculé hors dividendes

Institution responsable

FT-SE et la Faculty and Institut of Actuaries

Critères de sélection

Capitalisation boursière, le volume de transaction et le chiffre d'affaire réalisé. Seules les sociétés résidentes et domiciliées au Royaume-Uni sont éligibles.

Les autres indices

FT-SE Mid 250, FT-SE Actuaries 350, FT-SE Small Cap et toute une gamme d'indices sectoriels.

Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006

BP, HSBC, GlaxoSmithKline, Vodafone Group, Royal Dutch Shel, Royal Bk of Scot, Royal Dutch Shel, Astra Zeneca, Barclays, HBOS

PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

e) FICHE D'IDENTITÉ de S&P 500 :

Nom :

S & P 500 Index

Définition

Standard & Poor's 500 Index

Place de cotation

New York

Date de lancement

4 mars 1957

Base de départ

 

Plus haut historique

1 527,45 (en clôture) le 24 mars 2000

Plus bas historique

38,98 (en clôture) le 19 décembre 1957

Fréquence de diffusion

Toutes les 10 secondes

Horaire de cotation

Entre 9h30 et 16h00

Méthode de calcul

Indice pondéré par les capitalisations boursières

Traitement du dividende

Indice calculé hors dividendes

Institution responsable

Standard & Poor's index Comittee composé de sept membres

Critères de sélection

Le comité choisit 500 valeurs parmi les plus importantes sociétés américaines, représentant 75% environ de la capitalisation boursière du New York Stock Exchange. La capitalisation boursière d'un titre éligible au S & P 500 doit être supérieure à 3 milliards de dollars et la moitié des titres doivent être en circulation. Le comité de sélection veille à respecter une pondération proche de celle de l'ensemble du marché.

Les autres indices

Dow Jones, Nasdaq Composite, S & P 100

PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

f) FICHE D'IDENTITÉ DAX 30 :

Nom :

DAX 30

Définition

Deutscher Aktien Index

Place de cotation

Francfort

Date de lancement

2 janvier 1989

Base de départ

1 000 points le 31 décembre 1987

Plus haut historique

8 064,97 (en clôture) le 7 mars 2000

Plus bas historique

931,18 (en clôture) le 28 janvier 1988

Fréquence de diffusion

Toutes les 15 secondes

Horaire de cotation

Entre 9 heures et 17h30

Méthode de calcul

Indice pondéré par les capitalisations boursières

Traitement du dividende

Indice calculé dividendes inclus

Institution responsable

Deutsche Börse AG (Sociéte des bourses allemandes)

Critères de sélection

Capitalisation boursière, le volume de transaction et le chiffre d'affaire réalisé.

Les autres indices

Dax 100, FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitugng), Indices sectoriels, Indice du nouveau marché.

Les 10 premières capitalisations au 01/01/2006

E.ON AG, Siemens AG, Allianz AG, Deutsche Bank, DaimlerChrysler, Deutsche Telekom, BASF AG, SAP AG, RWE AG St, Bayer AG

PERFORMANCES DEPUIS 5 ANS (au 01/01/2006)

g) FICHE D'IDENTITÉ DJ EUROSTOXX 50 :

Nom :

DJ Euro Stoxx 50

Définition

Dow Jones Euro Stoxx (Association de l'"index provider" américain et des places boursières de Francfort et Zurich)

Place de cotation

Zone euro

Date de lancement

26 février 1998

Base de départ

1 000 points le 31 décembre 1991

Plus haut historique

5 464,43 (en clôture) le 6 mars 2000

Plus bas historique

920,65 (en clôture) le 5 octobre 1992

Fréquence de diffusion

Toutes les 15 secondes

Horaire de cotation

Entre 9 heures et 17h30

Méthode de calcul

Indice pondéré par les capitalisations boursières

Traitement du dividende

Indice calculé hors dividendes

Institution responsable

Le Conseil consultatif (composé de neuf membres)

Critères de sélection

50 valeurs appartenant à l'un des 13 pays membres de la zone euro sélectionnés sur la capitalisation boursière, le volume de transaction et le secteur d'activité. L'indice s'efforce de respecter une pondération par pays et par secteur d'activité reflétant au maximum la structure économique de la zone euro.

Les autres indices

DJ Euro Stoxx, indice large de la zone euro compsé d'environ 300 valeurs, le DJ Stoxx et le DJ Stoxx 50, indices large et restreint de valeurs appartenant à l'un des 17 pays d'Europe occidentale, des indices sectoriels.

REPARTITION GEOGRAPHIQUE AU 01/01/2006

France

34,00 %

Allemagne

23,82 %

Espagne

13,12 %

Hollande

12,46 %

Italie

11,98 %

Finlande

3,72 %

Irlande

0,91 %

Les 10 premières capitalisations au01/01/2006

Total SA, Sanofi-Aventis, BSCH, Nokia Oyj, ENI, E, ON, Siemens AG, UniCredito Ital, ING Groep NV, BNP Paribas.

Chapitre 3 : Méthode de calcul des indices

L'indice a pour objet de mesurer l'activité boursière « prix moyen du capital sur le marché secondaire par exemple ».

Pour cet objectif, il faut être représentatif du marché (représentativité d'un portefeuille approprié).

Ainsi on a vu dans le chapitre3 (fiche technique de chaque indice) que chaque indice se calcule en moyen chaque 20 secondes, pour cette cause il faut la simplicité de calcul avec la facilité de gestion.

Le calcul se fait soit par la moyenne arithmétique soit par la moyenne géométrique, mais la première moyenne est la plus utilisable. Voir (fiche technique de chaque indice)

Le problème qui existe, ce sont les choix possibles pour les poids des titres (Prix - Equipondéré - Valeur marchande), chaque méthode est utilisable avec sans doute des inconvénients et soucis.

On va donner des exemples pour chacun des 3 principes du choix du poids, pour sentir la différence entre la vraie évolution du marché et la valeur d'indice calculable.

On va crée un exemple, soit un marché construit de 2 action, A et B.

Et que le prix de chaque action se change chaque mois.

 

A

B

01 janvier

12

40

01 février

13

45

01-mars

14

24

01-avr

13

21

Et que le titre B a fractionné deux pour un durant le mois de février. Pour une raison au une autre (augmentation du capital ou distribution des actions supplémentaires a les actionnaires).

I- La Pondération par le Prix :

Le poids de chaque valeur est fonction de sa valeur absolue : son Prix.

Plus une action a un ours élevé et plus on importance dans l'indice sera grande.

On l'appel aussi l'indice average.

L'indice où moyenne (average) est calculé de la façon suivante :

Où n est le nombre de titres, Pi,t est le prix du titre i au temps t et Dt est le diviseur au temps t.

La moyenne au début janvier est donnée par :

Il s'agit d'une simple moyenne arithmétique. Cela correspond au prix moyen d'un titre en bourse à ce moment là.

Le Dow Jones est calculé de cette façon. C'est pourquoi ont dit le Dow Jones Industrial Average

La moyenne au début février est donnée par :

Le prix moyen des titres a monté durant la période ce qui est reflété par la hausse de la moyenne.

Cette façon de calculer un indice ressemble à former un portefeuille en achetant un titre de chaque entreprise dans l'échantillon.

Au mois de mars un problème se pose : le titre B a fractionné. Si on calcule la moyenne comme le mois précédent, le résultat sera :

Ce résultat indiquerait une baisse de marché alors que le marché a augmenté.

Solutions possibles:

1 Multipliez le prix du titre B à partir de ce moment

2 Ajuster le diviseur Dt à partir de ce moment

?La deuxième a été retenue par les gens de Dow Jones puisque cela évite de garder en mémoire tous les fractionnements historiques.

Deux résultats ont été calculé : 26 pour la première période et 29 pour la deuxième.

Comment aurions-nous pu obtenir 29 à la deuxième période si le fractionnement avait déjà été effectué ?

Ce nouveau diviseur sera utilisé jusqu'au prochain changement.

La moyenne au début de mars est donnée par

Avec la solution de multiplier le prix par deux, la moyenne aurait été de

La moyenne au début d'avril est donnée par :

 

Moyenne

01-janv

26

01-févr

29

01-mars

31,04

01-avril

27,78

Si on prend la base est de 100 point au 01 janvier, l'indice va évoluer de la manière suivante indice de février égale :

100 (base) + 100*(29-26)/2

Donc on aura l'indice présenté comme suite :

 

Moyenne

Base= 100 au 01-Janvier

01- Janvier

26

100.00

01 - février

29

111.54

01 - Mars

31.04

119.38

01 - Avril

27.78

106.85

Ce genre d'indice est obtenu par le simple calcul de la moyenne arithmétique des cours. Ce qui implique que les actions qui ont une faible valeur unitaire pèsent moins dans l'indice que celles qui au contraire ont une forte valeur unitaire et qu'aucun compte n'est tenu des capitalisations ou des volumes de transactions de ces actions.

En contrepartie, l'avantage de cet indice, qui explique sans doute son succès, réside dans la facilité de son calcul et de son interprétation, ce qui était le but recherché en 1884.

L'intérêt du Diviseur « Dt » est qu'elle réside dans les possibilités d'ajustement qu'elle présente. En effet, la valeur d'un indice ne doit pas être affectée par des opérations sur le capital qui provoqueraient des variations de cours.

Remarque important a ne pas raté :

?Le Dow Jones Industrial Average est calculé de cette façon.

?Il comprend 30 titres de grandes sociétés américaines

?Lors du remplacement d'un titre, le diviseur est ajusté comme lors d'un fractionnement.

?Le diviseur a tendance à diminuer dans le temps, mais parfois il augmente lorsque le prix du titre qui arrive est plus élevé que celui du titre qui quitte.

?Le premier indice DJ a été publié le 3 juillet 1884, il comprenait 11 titres dont 9 sociétés de chemin de fer.

?Un indice ne contenant que des sociétés industrielles est apparu en 1896.

?Le DJIA dans sa version 30 titres a vu le jour le 1er octobre 1928. Le diviseur était alors de 16,67.

?Le diviseur actuel (22 sept 05) est de 0,12560864

II - la pondération par la méthode Equipondéré :

Chaque valeur a un poids strictement identique.

À Un indice équipondéré formé de n titres donnera un poids de 1/n à chacun des titres.

À Ce type d'indice suppose un rééquilibrage des titres à chaque période de calcul.

Un indice équipondéré est similaire à former un portefeuille en investissant 1DH dans chaque titre

La valeur de l'indice au temps t est donné par :

Où Indicet-1 est la valeur de l'indice à la période précédente;

n est le nombre de titres dans l'indice;

et ri,t est le rendement du titre i durant la période t

 

A

B

01 janv.

12

40

01 févr.

13

45

01mars

14

24

01-avr

13

21

1-Le titre B a fractionné deux pour un durant le mois de février.

Les rendements sont donnés par :

 

A

B

Février

 
 

Mars

 
 

Avril

 
 

En appliquant la formule nous avons que :

Le niveau de l'indice à la première période (t=0) est déterminé arbitrairement (100 ici)

L'indice de mars est donné par

Celui d'avril est donné par

En résume :<