Depuis les premières inventions concernant la
transmission de voix à distance, le domaine des
télécommunications connaît une évolution
impressionnante qui a abouti dans les années 90 à l'introduction
de la norme GSM (Global system for mobile).
Ce système de téléphonie mobile,
introduit en Côte d'Ivoire en 1996, a connu un véritable
succès auprès de la population si bien qu'en 2000, l'on assiste
à l'adoption d'un nouveau plan de numérotation à 8
chiffres dont la durée de vie était estimée à 50
ans. À cette époque, le téléphone mobile
constituait encore un luxe pour la majorité des Ivoiriens.
Sept années plus tard, la situation a
considérablement évolué. En effet, on observe aujourd'hui
de forts taux d'accroissement du nombre d'abonnés qui a atteint 73 % en
fin 2006. Ainsi la consommation en numéros s'est brutalement accrue au
point que l'agence de télécommunications de Côte d'Ivoire
(ATCI) prévoit que cette ressource sera insuffisante à court
terme pour satisfaire les besoins des services mobiles.
C'est dans cette optique qu'il nous a été
confié à l'ATCI, la tâche de réfléchir sur le
thème : « Evolution du plan national de
numérotation : conception d'un nouveau plan ».
Dans la première partie, il s'agira de faire un
état des lieux du plan de numérotation actuel.
Dans une seconde partie, après le diagnostic des causes
de cette évolution de façade, nous adressons des recommandations
aux opérateurs pour une meilleure gestion des numéros.
Dans la dernière partie, des plans de numérotation
seront proposés pour assurer la succession du plan actuel.


Chapitre 1 :
Cadre et contexte du stage
1.1. Présentation de l'Agence des
Télécommunications de Côte d'Ivoire
1.1.1. Création
L'Agence des Télécommunications de
Côte d'Ivoire (ATCI) est une société d'État
constituée conformément à l'ordonnance N° 98-441 du
04 Août 1998 qui a modifié l'article 51 de la loi N° 95-526
du 07 Juillet 1995 portant Code des Télécommunications. Cette
société est placée sous la tutelle technique du
Ministère des Télécommunications et des Nouvelles
Technologies de l'Information.
1.1.2. Missions
Les missions de l'ATCI sont :
· Faire appliquer les textes réglementaires en
matière de télécommunications ;
· Définir les principes et d'autoriser la
tarification des services qui sont fournis sous le régime du
monopole ;
· Délivrer les autorisations d'exploitation des
services de télécommunications ;
· Accorder les agréments des équipements
terminaux ;
· Assurer la gestion et le contrôle du spectre de
fréquences radioélectriques ;
· Gérer le plan national de
numérotation ;
· Contribuer à l'exercice de toute autre mission
d'intérêt public que pourrait lui confier le gouvernement pour le
compte de l'État dans le secteur des
télécommunications.
En outre, l'ATCI est chargée de gérer pour le
compte de l'État, certains immeubles des
télécommunications de l'ex-citelcom.
1.1.3. Organisation
ü La Direction Générale
En vue d'assurer la gestion courante et
l'administration de l'ATCI, ainsi que l'exécution des principes
directeurs mentionnés ci-dessus, le Directeur Général est
assisté :
· d'un Secrétariat Général ,
· de Conseillers Techniques ,
· de quatre (4) Départements Autonomes :
§ Le Département Autonome de la
Communication ,
§ Le Département Autonome du Patrimoine et de la
Logistique ,
§ Le Département Autonome de l'Audit et du
Contrôle de Gestion.
· de cinq (5) Directions :
§ La Direction de l'International ,
§ La Direction des Études et de la
Prospective ,
§ La Direction de la Réglementation et des
Affaires Juridiques ,
§ La Direction des Radiocommunications ,
§ La Direction des Affaires Administratives et
Financières.
ü La Direction de L'International
Cette Direction est composée de trois (3)
Sous-Directions :
· La Sous-Direction Afrique,
· La Sous-Direction des Statistiques,
· La Sous-Direction des Activités Hors
Continent.
Elle est chargée de la gestion des relations avec les
organismes internationaux.
ü La Direction des Etudes et de la Prospective
Elle comprend trois (3) Sous-Directions :
· La Sous-Direction des Etudes Economiques et
Tarifaires,
· La Sous-Direction de la Prospective,
· La Sous-Direction de l'Homologation et de la
Normalisation.
Cette Direction est chargée de réfléchir
sur les projets techniques et socio-économiques visant à
développer le secteur des télécommunications.
ü La Direction de la Réglementation et
des Affaires Juridiques
Elle est constituée de trois (3)
Sous-Directions :
· La Sous-Direction des Licences et des
Agréments,
· La Sous-Direction du Suivi et du Contrôle des
Opérateurs,
· La Sous-Direction du Contentieux Juridique.
Cette Direction a pour mission de superviser les
procédures d'attribution de licences, autorisations et agréments
ainsi que d'examiner les plaintes et les différends entre
opérateurs.
ü La Direction des Radiocommunications
Elle est composée de trois Sous-Directions :
· La Sous-Direction de la Gestion du Spectre,
· La Sous-Direction de la Gestion des réseaux,
· La Sous-Direction du Contrôle du Spectre.
Cette Direction a pour mission la gestion du spectre de
fréquences en Côte d'Ivoire.
ü La Direction des Affaires Administratives et
Financières
Elle est constituée de trois (3)
Sous-Directions :
· La Sous-Direction de la Comptabilité et des
Finances,
· La Sous-Direction du Recouvrement et du Contentieux,
· La Sous-Direction des Ressources Humaines.
Cette Direction a pour mission d'assurer la gestion des
finances et du personnel de l'Agence.
ü Organigramme de l'ATCI

1.1.4. La Sous Direction de la prospective
Durant notre stage, nous avons été
accueillis à la direction des études et de la prospective.
Les missions de cette sous-direction direction se
déclinent de la façon suivante :
o Réaliser les études techniques et
socio-économiques nécessaires à l'introduction des
nouvelles technologies et de nouveaux services de
télécommunications ;
o Réaliser des études prospectives afin de
prévoir le développement futur des réseaux et services de
télécommunications et orienter en conséquence la politique
du gouvernement en la matière ;
o Étudier les différents types d'interconnexions
et définir les conditions techniques et opérationnelles
d'interconnexion des différents réseaux, Élaborer les
normes et spécifications techniques applicables aux réseaux,
services et équipements de communications en Côte d'Ivoire et
veiller à leur application ;
o Entretenir des relations avec le secteur de la normalisation
de l'UIT (UIT-T), les organismes régionaux et nationaux de normalisation
du monde entier en vue de disposer d'un catalogue de recommandations techniques
régulièrement mis à jour ;
o Étudier les règles de tarification applicable
aux services monopolistiques et les niveaux de tarifs d'interconnexion ;
o Élaborer des méthodes de mesures de la
qualité de service et définir les moyens de contrôle des
performances des opérateurs conformément à leurs cahiers
des charges ;
o Définir les procédures d'analyses techniques,
économiques et financières des demandes d'autorisation,
d'homologation et d'interconnexions et veiller à leur application ;
o Étudier tout projet de développement des
télécommunications, proposé par le gouvernement et en
particulier fournir les solutions techniques permettant d'améliorer
l'accès aux services de télécommunications dans les zones
rurales.
1.2. Positionnement du sujet
1.2.1. Présentation
En cote d'ivoire, la présence de sept
opérateurs mobiles dont quatre (Orange, MTN, Moov et Koz) en
activité, a contribué à l'amélioration
d'accès au service mobile en favorisant une baisse des tarifs. On
assiste donc à une adhésion massive de la population. Cette
demande de plus en croissante depuis l'année 2004 jusqu'à
aujourd'hui fait des ressources en numéros dont dispose l'ATCI, une
richesse limitée qui doit être dans l'immédiat dans la
mesure du possible gérée de façon efficace. Aussi dans le
contexte de la prospective, il s'impose aussi à la DEP de trouver des
solutions durables à la forte croissance du nombre d'abonnés
mobiles synonyme de la forte consommation par les opérateurs de la
ressource en numéros.
C'est ainsi que l'ATCI, à travers sa direction des
études et de la prospective (DEP), nous a confié le thème
de réflexion intitulé « Evolution du plan national de
numérotation : conception d'un nouveau plan » pour le
compte de notre mémoire de fin d'étude en tant
qu'élève ingénieur en télécommunications.
1.2.2. Cahier de charges
Cette étude a pour but de :
o Faire une projection de la répartition des blocs de
numéros restants entre les différents opérateurs des
télécommunications exerçant en Côte
d'Ivoire ;
o Déterminer la durée de vie restante du plan de
numérotation actuel ;
o Proposer de nouveaux plans de numérotation tout en
mettant en exergue leurs avantages et inconvénients.
Chapitre 2:
Présentation du plan de numérotation
actuel
Le plan national de numérotation se
définit comme étant la ressource constituée par l'ensemble
structuré de numéros permettant notamment d'identifier les points
de terminaison fixes ou mobiles des réseaux et services
téléphoniques, d'acheminer les appels et d'accéder
à des ressources internes aux réseaux.
Le plan national de numérotation ivoirien est un plan
fermé à 8 chiffres représenté de la façon
suivante : AB PQ MC DU, où chaque lettre
représente un chiffre compris entre 0 et 9 (voir annexe A).
Un numéro comporte plusieurs informations :
A : service
AB : opérateur mobile ou zone
géographique (téléphonie fixe)
P : opérateur de la
téléphonie fixe
Q MC DU : Numéros identifiant
l'abonné dans un réseau de téléphonie fixe
PQ MC DU : Numéros identifiant
l'abonné dans un réseau de téléphonie mobile
Tout correspondant étranger devra composer le code pays
(+225 ou 00 225) pour un abonné ivoirien qu'il souhaite joindre
suivi de 8 chiffres AB PQ MCDU du numéro de l'abonné. Le
numéro international est de la forme 225 AB PQ CM DU (format à 11
chiffres).
2.1 Répartition des différents blocs de
numéros
Les critères qui ont conditionné la
répartition des numéros sont :
- Indexation des services (fixe, mobile, services à
valeur ajoutée, numéros d'urgence),
- Indexation des opérateurs ou reconnaissance du lieu
géographique (cas de la téléphonie fixe).
2.1.1 Présentation en fonction des services
La répartition du plan permet de distinguer les
services à partir du premier chiffre. L'attribution s'est faite
conformément au tableau ci-dessous :
Préfixe A
|
Types de service
|
Observations
|
0
|
Téléphonie mobile
|
Sauf le 00 réservé pour l'indicatif
international
|
1
|
Services d'urgence et spéciaux
|
Numéros courts à trois chiffres (1XY) et à
quatre chiffres 15XY pour les sociétés de gardiennage
privé
|
2
|
Téléphonie fixe à Abidjan
|
En cours d'utilisation
|
3
|
Téléphonie fixe à l'intérieur du
pays
|
En cours d'utilisation
|
4
|
Réserves
|
|
5
|
Téléphonie mobile
|
Non entamé
|
6
|
Téléphonie mobile
|
En cours d'utilisation
|
7
|
Téléphonie mobile
|
Non entamé
|
8
|
Services à coûts partagés
|
En cours d'utilisation
|
9
|
Services à valeurs ajoutées
|
En cours d'utilisation
|
Tableau 2.1 :
Répartition des blocs de numéros en fonction du
préfixe A.
2.1.2 Présentation des numéros
géographiques
Les numéros géographiques sont les
numéros attribués à la téléphonie fixe. Pour
ces numéros, le territoire ivoirien est découpé en 2
parties qui distinguent Abidjan et l'intérieur du pays.
ü Les numéros de la zone Abidjan A =
2
La zone d'Abidjan est divisée en 5 zones selon le
tableau suivant :
AB
|
Localités concernées
|
Information
sur l'opérateur (ABP)
|
20
|
PLATEAU
Adjamé / Attiécoubé / Adzopé /
Agboville
|
200 -> Arobase Telecom
202, 203 -> Cote d'ivoire
Telecom
|
21
|
ABIDJAN SUD
Marcory / Vridi /Port-Bouet / Grand Bassam /Bonoua / Aboisso /
Adiaké / Assinie / Ayamé
|
210 -> Arobase Telecom
212, 213, 215, 217 -> Cote
d'ivoire Telecom
|
22
|
COCODY
Bingerville / Akouédo / Angré / Riviéra
|
220 -> Arobase Telecom
224, 225 -> Cote d'ivoire
Telecom
|
23
|
YOPOUGON
Sikensi / N'douci / Dabou /Tiassalé /Grand-Lahou /
Jacqueville / Anyama
|
230 -> Arobase Telecom
234 ,235 -> Cote d'ivoire
Telecom
|
24
|
ABOBO
Alépé
|
240 -> Arobase Telecom
243, 244, 245 -> Cote
d'ivoire Telecom
|
25 à 26
|
Réservés
|
Tableau 2.2 :
Répartition géographique des blocs de numéros dans la
zone
d'Abidjan en Août 2007.
ü Les numéros de la zone
intérieure du pays A = 3
L'intérieur du pays est découpé en 7
zones différenciées par les préfixes
« AB ». Chaque AB est associé à des
départements selon la répartition suivante :
AB
|
Départements concernés
|
Information
sur l'opérateur (ABP)
|
30
|
YAMOUSSOUKRO Toumodi / Dimbokro /
Tiébissou / Oumé / Sinfra / Bouaflé / Zuénoula /
Bongouanou
|
300 -> Arobase Telecom
306 -> Cote d'ivoire Telecom
|
31
|
BOUAKE Katiola / Dabakala / M'bahiakro /
Daoukro / Béoumi / Sakassou / Bongouanou / Bocanda
|
310 -> Arobase Telecom
316, 319 -> Cote d'ivoire
Telecom
|
32
|
DALOA Séguéla / Vavoua / Issia
/ Gagnoa / Lakota Divo / Daloa / Monkono
|
320 -> Arobase Telecom
327 -> Cote d'ivoire Telecom
|
33
|
MAN
Biankouma / Danané / Toulepleu / Guiglo /
Duékoué / Bangolo / Touba /Odiénné
|
330 -> Arobase Telecom
337 -> Cote d'ivoire Telecom
|
34
|
SAN PEDRO
Soubré / Sassandra / Tabou
|
340 -> Arobase Telecom
347 -> Cote d'ivoire Telecom
|
35
|
ABENGOUROU
Tanda / Bondoukou / Bouna / Agniblekro
|
350 -> Arobase Telecom
359 -> Cote d'ivoire Telecom
|
36
|
KORHOGO
Ferkessedougou / Tingrela / Boundiali
|
360 Arobase Telecom
339 -> Cote d'ivoire Telecom
|
37 à 39
|
Réserves
|
Tableau 2.3 :
Répartition géographique des blocs de numéros
pour
l'intérieur du pays en Août 2007.
2.1.3 Présentation des numéros
dédiés à la téléphonie mobile
Les préfixes retenus pour la téléphonie
mobile étaient 0, 5, 6, 7.
Ainsi, la répartition à ce jour est la
suivante :
A
B
|
0
|
4
|
5
|
6
|
7
|
0
|
|
Réservés
|
Réservés
|
ORICEL
|
Réservés
|
1
|
MOOV
|
|
2
|
MOOV
|
|
3
|
MOOV
|
CELCOM
|
4
|
MTN
|
|
5
|
MTN
|
|
6
|
MTN
|
COMMIUM
|
7
|
ORANGE
|
|
8
|
ORANGE
|
|
9
|
ORANGE
|
AIRCOM
|
Tableau 2.4 :
Répartition entre les opérateurs des blocs de numéros
pour la
téléphonie mobile.
2.2 Taux d'utilisation des blocs de numéros
Le plan de numérotation actuel a une capacité
théorique de 100 millions de numéros dont 20 millions
pour la téléphonie fixe et 39 millions
téléphonie mobile).
ü Cas de la téléphonie
fixe
Le niveau d'attribution des numéros dans la
téléphonie fixe est présenté dans le tableau
suivant :
|
Capacité théorique
|
Capacité utilisée
|
Taux d'utilisation
|
A=2
|
10 000 000
|
1 800 000
|
18 %
|
A=3
|
10 000 000
|
1 500 000
|
15 %
|
Totaux
|
20 000 000
|
3 300 000
|
17 %
|
Tableau 2.5 : Utilisation des
numéros pour le téléphone fixe en Août 2007.
Ainsi le taux de remplissage (c'est-à-dire la
proportion des numéros effectivement utilisés) pour la
téléphonie fixe est de 17 %.

Figure 2.1 : Taux d'occupation
des numéros pour le téléphone fixe en Août
2007.
On constate que la téléphonie fixe dispose
encore d'une grande capacité en numéros.
ü Cas de la téléphonie
mobile
Le niveau d'attribution des numéros pour la
téléphonie mobile est présenté dans le tableau
suivant :
Opérateurs
|
Capacité utilisée
|
Nombre de AB
|
ORANGE
|
4 000 000
|
4 (1 AB en instance)
|
MTN
|
4 000 000
|
4 (1 AB en instance)
|
MOOV
|
3 000 000
|
3
|
COMMIUM
|
1 000 000
|
1
|
ORICEL
|
1 000 000
|
1
|
CELCOM
|
1 000 000
|
1
|
AIRCOM
|
1 000 000
|
1
|
Totaux
|
12 000 000
|
15
|
Tableau 2.6 : État
d'occupation de la Téléphonie mobile en fin Août
2007.
On constate que les numéros dédiés
à la téléphonie mobile font un taux de remplissage de
38%.

Figure 2.2 : Taux
d'occupation des numéros pour le téléphone mobile.
2.3 Evolution des attributions des ressources en
numérotation
Le tableau suivant présente une évolution
comparée de la quantité de blocs de numéros alloués
à la téléphonie mobile et à la
téléphonie fixe.
ANNEE
|
Téléphonie mobile
|
Téléphonie fixe
|
Nombre d'abonnés
|
Nombre de blocs AB
|
Taux d'utilisation
|
Nombre d'abonnés
|
Nombre de blocs ABP
|
Taux d'utilisation
|
1997
|
36 005
|
3
|
8 %
|
152 761
|
33
|
17 %
|
1998
|
91 212
|
3
|
8 %
|
177 831
|
33
|
17 %
|
1999
|
257 134
|
3
|
8 %
|
224 004
|
33
|
17 %
|
2000
|
472 952
|
3
|
8 %
|
263 667
|
33
|
17 %
|
2001
|
728 445
|
3
|
8 %
|
293 568
|
33
|
17 %
|
2002
|
1 027 058
|
3
|
8 %
|
324 839
|
33
|
17 %
|
2003
|
1 280 696
|
3
|
8 %
|
238 000
|
33
|
17 %
|
2004
|
1 674 332
|
5
|
13 %
|
257 932
|
33
|
17 %
|
2005
|
2 349 439
|
5
|
13 %
|
258 515
|
33
|
17 %
|
2006
|
4 065 421
|
7
|
18 %
|
260 000
|
33
|
17 %
|
2007
|
7 000 000 *
|
12
|
31 %
|
|
33
|
17 %
|
* Nombre d'abonnés projetés à la fin
2007
Tableau 2.7 : Taux de
croissance des abonnés de la téléphonie fixe.
Lors du basculement, l'on a affecté d'office tous les
blocs AB régionaux (5 pour Abidjan et 7 pour l'intérieur). Ce qui
explique le nombre élevé de blocs de numéros pour la
téléphonie fixe.
Pour mieux apprécier la variation, observons les
courbes d'évolution des attributions de numéros fixes et mobiles
sur le graphique suivant :

Figure 2.3 : Evolution du
niveau d'attribution des numéros mobiles et fixes.
Le graphique montre que l'attribution des numéros pour
la téléphonie fixe n'a pas évolué depuis le
basculement. Par contre, les numéros pour la téléphonie
mobile sont très sollicités et ont connu une utilisation
très importante ces 3 dernières années.


Chapitre 3 :
Limites du plan actuel et recommandations
Du chapitre précédent, nous retenons que le
nombre d'abonnés mobiles connaît une croissance spectaculaire.
Aujourd'hui, les numéros mobiles sont plus sollicités que
l'ensemble des numéros utilisés par les autres services.
La ressource en numéros pour la
téléphonie mobile comporte 39 millions de numéros et des
analystes prévoient que cette ressource connaîtra une saturation
précoce à court terme.
Pour notre part, nous allons adopter la démarche
suivante :
- Estimer la durée restante de vie du plan
- Recenser les causes de cette évolution fulgurante
Faire des recommandations aux opérateurs pour sauver le
plan
3.1 Prévision sur la durée de vie du plan
de numérotation actuel
D'entrée de jeu, notons qu'il n'est pas aisé
d'avancer des prévisions sur l'évolution du nombre
d'abonnés pour la téléphonie mobile. D'ailleurs toutes les
prévisions ont montré leurs limites, depuis l'introduction de la
téléphonie mobile. Non seulement il n'existe pas de
données suffisamment fiables et diversifiées, mais en plus les
prévisions sont tributaires de comportements sociaux difficilement
modélisables.
Pour preuve, les opérateurs mobiles qui
prévoyaient 9 000 abonnés en 3 ans d'exploitation
d'après une étude d'experts, se sont trompés car la
téléphonie mobile revendiquait 257 000 abonnés
à l'année 2000.
Cela dit, les données utilisées pour nos
projections sont : La population, la disponibilité du réseau et
le niveau moyen de revenu.
3.1.1 Modèle
Nous utilisons une fonction logistique pour modéliser
la diffusion du service mobile. Cette fonction, largement utilisée en
médecine pour analyser les phénomènes de contagions, reste
valable pour la téléphonie mobile car la contagion se traduit
ici, par les externalités du réseau de service mobile où
la croissance du nombre d'abonnés dépend du parc des
abonnés existants.
On peut décrire l'évolution du nombre
d'abonnés comme suit :
Initialement le nombre d'abonnés est petit. Comme le
parc des abonnés cellulaires croit, plus de gens adoptent la
technologie, on se retrouve à une croissance exponentielle du nombre
d'abonnés. Cependant, la croissance baisse considérablement
lorsque le parc des abonnés approche le nombre total d'abonnés
potentiel. Ainsi, la diffusion de la téléphonie mobile suit la
courbe du modèle classique de la courbe en S (voir annexe C).
Soit le nombre total d'abonnés à la téléphonie
mobile et le nombre total d'abonnés potentiels. L'équation e
t :

Où s et sont des paramètres qu'on élucidera dans la suite ; t
indique le temps.
ü Le nombre d'abonnés potentiels

Malgré son caractère très utile, ce n'est
pas tous les individus qui vont adopter le service de téléphonie
mobile. Certaines personnes comme les enfants en général ne
seront pas abonnés. Donc le nombre total d'abonnés potentiels est
défini par une fraction
Erreur ! Source du renvoi
introuvable. de la population couverte ( ) :

ü Le délai d'adoption 
Le paramètre indique le retard dans l'adoption du service mobile. Il donne le niveau
initial de l'adoption.
ü La vitesse de croissance
Le paramètre mesure la vitesse de diffusion. Cette vitesse dépend du pouvoir
d'achat de la population qui se traduit par le PIB par habitant. Ainsi nous
faisons la décomposition suivante :
Où est le PIB par habitant.
Pour l'estimation des coefficients de notre fonction
logistique, nous avons utilisé les donnés du tableau
suivant :
ANNEE
|
Taux de pénétration du mobile
|
Taux de couverture
|
PIB/hab. (euro)
|
1997
|
0,5%
|
9%
|
673
|
1998
|
1%
|
11%
|
684
|
1999
|
2%
|
15%
|
672
|
2000
|
3%
|
19%
|
637
|
2001
|
4%
|
27%
|
613
|
2002
|
6%
|
36%
|
585
|
2003
|
7%
|
36%
|
558
|
2004
|
9%
|
40%
|
551
|
2005
|
12%
|
43%
|
545
|
2006
|
20%
|
55%
|
540
|
Source : INS, ATCI
Tableau 3.1 : Donnés
pour l'estimation de la fonction logistique.
3.1.2 Résultat des estimations
Les résultats de l'estimation de nos coefficients en
utilisant une régression non linéaire (voir annexe E) par la
méthode des moindres carrés sont présentés dans le
tableau :
Coefficients
|
Valeur
|
|
-3,83
|
|
0,16
|
PIB/hab. 
|
0,00015
|
Fraction 
|
2
|
Tableau 3.2 :
Estimation des coefficients.
On peut observer la qualité des approximations à
partir graphe suivant :

Figure 3.1 : Evolution des
abonnés mobiles de 1997 à 2000.
La courbe montre que les estimations sont en phase avec les
observations passées. Ce qui nous autorise à faire une
extrapolation pour l'évolution future du nombre d'abonnés.
3.1.3 Prévision de l'évolution future
Les prévisions sur l'évolution du nombre
d'abonnés sont déduites en extrapolant le modèle. Dans ce
dessein, on suppose donc que le PIB connaîtra une hausse annuelle de 2 %
et l'on distingue 2 scénarii selon des hypothèses définies
comme suit :
Le taux de couverture final de la population en 2025 est soit
de 90 % (hypothèse basse) ou de 100 % (Hypothèse haute).
Les résultats des prévisions du nombre
d'abonnés et du taux de pénétration en parenthèse
sur la période 2007-2018 sont listés dans le tableau
suivant :
ANNEE
|
Nombre d'abonnés
|
Hypothèse basse
|
Hypothèse haute
|
2007
|
5 451 401 (27 %)
|
5 905 684 (29 %)
|
2008
|
7 216 738 (35 %)
|
8 327 006 (40 %)
|
2009
|
9 392 525 (44 %)
|
11 405 209 (53 %)
|
2010
|
12 018 683 (55 %)
|
15 223 665 (69 %)
|
2011
|
15 121 744 (67 %)
|
18 902 180 (83 %)
|
2012
|
18 711 454 (80 %)
|
22 013 476 (94 %)
|
2013
|
22 779 480 (95 %)
|
25 310 533 (105 %)
|
2014
|
25 863 798 (105 %)
|
28 737 554 (116 %)
|
2015
|
29 013 057 (114 %)
|
32 236 729 (127 %)
|
2016
|
32 178 336 (123 %)
|
35 753 707 (136 %)
|
2017
|
35 317 794 (131 %)
|
39 241 993 (145 %)
|
2018
|
38 399 135 (138 %)
|
42 665 706 (153 %)
|
Tableau 3.3 : Prévision
du nombre d'abonnés mobiles de 2007 à 2018.
Le graphe suivant montre l'allure de l'évolution de
nombre d'abonnés qui indique bien l'allure d'une courbe en S.

Figure 3.2 : Evolution
actuelle et future du taux de pénétration.
3.1.4 Analyse des prévisions
Les textes précisent qu'un plan atteint la saturation
pour un service donné lorsque la ressource est utilisée à
70 % de la capacité prévue pour ce service.
Selon nos prévisions, le parc des abonnés
dépassera les 28 millions d'abonnés vers 2014. On peut donc
conclure que la saturation du plan de numérotation actuel arrivera
probablement avant 2014.
Si on tient compte de la venue des 4 nouveaux
opérateurs, la saturation pourrait être précipitée
à l'horizon 2012.
Cependant, s'il est vrai qu'à l'origine la durée
de vie du plan était estimée à 50 ans, comment alors
expliquer les raisons de cette saturation annoncée vers 2014 ?
Au regard de ces raisons, y a-t-il des solutions à
envisager pour y remédier ?
3.2 Causes et solutions de la saturation
précoce
3.2.1 Constatation
De façon intuitive, on pourrait expliquer la croissance
du nombre d'abonnés par la baisse du coût des terminaux
(jusqu'à 12 000 F aujourd'hui) ou encore le jeu de la concurrence qui a
emmené les opérateurs à baisser le coût de la
communication.
L'explication est exacte mais incomplète car on ne
cerne toujours pas comment une population estimée à environ 23
millions d'habitants en 2015 pourrait entraîner la saturation d'un plan
qui offre une capacité de 39 millions de numéros pour les
mobiles. En réalité, il serait imprudent d'assimiler un
abonné à une personne physique car bon nombre d'Ivoiriens ont
aujourd'hui tendance à posséder plusieurs puces.
Pour se convaincre de cette réalité, notre
direction (DEP) a diligenté en juillet 2007 une petite enquête
pour avoir une idée du nombre de puces que possède chaque
abonné. Cette enquête (voir annexe F) sur un échantillon de
360 personnes avait seulement pour but de vérifier l'ampleur du
phénomène d'abonnements multiples (personne ayant plus d'une
puce) chez les clients. Néanmoins, notre échantillon est
représentatif car il prend en compte des personnes de plusieurs classes
socioprofessionnelles (chômeurs, étudiants, élèves,
salariés, hommes de petits métiers).
Les résultats sont présentés dans le
tableau suivant :
Classes socioprofessionnelles
|
Nombre de personnes interrogées
|
Nombre total de puces
|
Moyenne de puces par personne
|
Chômeurs diplômés
|
24
|
65
|
2,71
|
Lycéens
|
31
|
65
|
2,10
|
Hommes de métiers
|
43
|
86
|
2,00
|
Etudiants
|
114
|
256
|
2,25
|
Salariés
|
148
|
389
|
2,63
|
Total
|
360
|
861
|
2,39
|
Tableau 3.4 : Résultats
de l'enquête sur l'abonnement multiple.
La remarque saisissante sur ces résultats est que le
phénomène d'abonnements multiples ne concerne pas que les
pauvres. Du fonctionnaire en passant par les étudiants jusqu'au
blanchisseur, tout le monde y trouve pour son compte. D'ailleurs, les
statistiques révèlent que les personnes au revenu moyen ont la
plus petite moyenne de puces (2 puces). Ce qui nous donne le droit de penser
que la quantité de puces que possède une personne est
positivement corrélée à son pouvoir d'achat.
On comprend dès lors, sans difficulté que le
phénomène d'abonnements multiples constitue la principale menace
pour la survie du plan de numérotation actuel.
Cependant une interrogation subsiste : Quelles sont les
raisons qui poussent les utilisateurs à se procurer plusieurs puces ?
3.2.2 causes des abonnements multiples
ü Raisons personnelles
Certaines personnes, pour des raisons personnelles, ressentent
le besoin de distinguer les appels professionnels des appels privés.
Parmi cette catégorie d'individus, on dénombre les personnes
dites « VIP » qui sont les présidents, les ministres, les
directeurs généraux, les directeurs, les puissants hommes
d'affaires ou toutes autres personnes nanties.
Dans ce cas, l'utilisateur ne détient pas autant
d'abonnements que d'opérateurs, surtout qu'en Côte d'Ivoire, les
réseaux sont interconnectés. Il possède deux ou trois
abonnements, selon le besoin de distinction d'appels. Ces personnes sont en
infime proportion, comparées à la population, et ne sauraient par
conséquent déranger un plan de numérotation comprenant
plusieurs dizaines de millions de numéros.
Donc, la raison principale se trouve ailleurs et certainement
dans ce qui suit.
ü Les raisons liées aux offres
commerciales
Ces raisons concernent les personnes dont le pouvoir d'achat
est modeste ou moyen. On peut citer les gérants de cabines cellulaires,
les élèves, les étudiants, les personnes en quête
d'emplois et les travailleurs. C'est avec cette catégorie de personnes
que le phénomène d'abonnés multiples prend tout son sens
car ces personnes constituent la grande majorité des abonnés, au
point que leur comportement influence de façon significative le plan de
numérotation.
S'il est impossible d'éviter les abonnements multiples
chez les VIP, les stratégies commerciales adoptées par les
opérateurs peuvent rendre inutiles ces agissements chez la grande
majorité de la population.
À cet effet, nous allons présenter tout d'abord
une liste non exhaustive des facteurs commerciaux qui pour notre part sont les
raisons principales des abonnements multiples chez la grande majorité de
la population. Ces raisons sont :
- Tarifs préférentiels pour les
communications intra-réseaux
Tous les opérateurs sur le marché proposent des
offres tarifaires très attrayantes qui sont valables uniquement sur
leurs réseaux (appels intra-réseaux).
D'où Il n'est pas rare de rencontrer des personnes (les
gérants de cabines cellulaires en premier) qui possèdent autant
de cartes SIM qu'il y a d'opérateurs, pour le but de
bénéficier des tarifs préférentiels des
communications intra réseaux.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu en juillet 2007
des tarifs intra réseau par rapport aux tarifs inter-réseaux.
Opérateurs
|
Tarif intra réseau
|
Tarif inter réseau
|
Orange
|
70 F/mn (carte de recharge de 25.000 F utilisable uniquement sur
le réseau Orange en interne)
|
150 F/mn
|
MTN
|
60 F/mn (numéros complices 1F par seconde)
|
170 F/mn
|
Moov
|
75 F/mn (à partir de 50.000 F de recharge)
|
99 F/mn
|
Koz
|
66 F/mn (à partir des recharges de 25.000 F)
|
99 F/mn
|
Tableau 3.5 :
Tarifs intra et extra réseaux en vigueur en Juin
2007.
On remarque que le tarif pour la minute de communication passe
du simple au double lorsque l'appel se fait à destination d'un autre
réseau.
Ce type de promotion est la première cause des
abonnements multiples car le bénéficiaire y trouve une occasion
de ne téléphoner qu'aux meilleurs tarifs. Si rien n'est fait,
chaque individu se retrouvera avec autant de cartes SIM que
d'opérateurs.
La véritable inquiétude réside dans le
fait que ce phénomène est permanent. En effet, chaque personne
intéressée par les avantages des tarifs intra-réseaux
reste en permanence avec les cartes SIM de tous les opérateurs. En
particulier les gérants de cabines cellulaires qui représentent
un nombre important des abonnés sur le territoire national, y compris
aussi les étudiants, les élèves, les chômeurs et
certains travailleurs.
- Offres commerciales liées à de
nouvelles cartes SIM
Les promotions de bonus de crédit et autres faveurs
faites sur de nouvelles cartes SIM, qui a pour seul but de susciter
l'entrée de nouveaux abonnés sur le réseau de
l'opérateur, attirent également les anciens abonnés de ce
réseau ou des réseaux tiers. Ce type de promotion commerciale
participe aussi au gaspillage de numéros.
En guise d'exemples, depuis Juin 2007, MTN a mis en vente des
cartes SIM à 1000 F dont un numéro complice facturé
à 0 F pour les communications internes. Cette promotion a soulevé
une situation où beaucoup d'anciens abonnés ont acheté les
kits pour communiquer gratuitement avec un correspondant fréquemment
appelé.
À l'instar de MTN, Orange propose en juillet 2007, de
nouvelles cartes SIM à 2000 F avec une heure de communication gratuite.
On a pu constater que les points de vente ORANGE était bondés
d'anciens clients désireux de bénéficier de la
gratuité. Ces personnes utilisent le kit acheté comme simple
carte de recharge.
On trouve là, la deuxième cause d'abonnement
multiple. Mais ce phénomène est périodique.
- Gestion des numéros
complices
Pour bénéficier de l'offre concernant les
numéros complices de MTN, dont le nombre est limité à 5,
des individus possèdent 3 cartes SIM de MTN pour pouvoir déclarer
15 numéros complices. Ce comportement est fréquent et concerne
malheureusement une grande partie des clients des opérateurs, surtout
les jeunes, élèves, étudiants et
déscolarisés.
Chez orange, tandis que les premiers abonnés
(préfixe 07) ne bénéficient que de 3 numéros
complices, l'opérateur propose 5 numéros complices aux nouveaux
abonnés (préfixe 08 et 09). On comprend là encore,
pourquoi les anciens abonnés s'intéressent aussi aux nouveaux
Kits.
C'est une raison qui n'est pas aussi importante que les deux
premières, mais qui existe tout de même.
- Promotion sur les billets d'entrée
à des manifestations
Certains opérateurs associent leur image à des
manifestations (des concerts en général) pour pouvoir
écouler une quantité assez importante de Kits. On offre aux
participants un kit en bonus contre l'achat d'un billet d'entrée.
- Gratuité de communications des nouveaux
opérateurs entrants
L'entrée d'un nouvel opérateur sur le
marché avec des formules offrant un grand temps de communication
gratuite, suscite toujours l'achat de nouvelles cartes SIM par un grand nombre
d'anciens abonnés de réseaux existants. D'ailleurs, notre petite
enquête apporte des preuves. Sur 360 personnes interrogées, tous
les 106 abonnés de KOZ ont déjà un abonnement chez ORANGE,
MOOV ou MTN.
En outre, Afin d'optimiser l'utilisation du temps de
communications gratuites, le client peut ne pas se contenter d'une seule carte
SIM du nouvel opérateur. Ainsi, il achète plusieurs cartes SIM
car le prix promotionnel du Kit est en général très
bas.
En Juillet 2006, à son entrée sur le
marché, MOOV lance une promotion sur sa carte SIM payée à
2.500 F et qui donnait droit à 2 mois de communications gratuites sur
son réseau. Cette gratuité a entraîné l'achat d'un
grand nombre de cartes SIM par les anciens abonnés des réseaux
existants.
En juin 2007, KOZ propose 1.000 minutes de communications
gratuites sur son réseau pour une carte SIM payée seulement
à 1.000 F. Ce genre de promotion encourage un seul individu à
posséder plusieurs cartes SIM pour bénéficier du maximum
de temps de communications gratuites. En termes de consommation de
numéros, la promotion d'ouverture du réseau de KOZ est plus
consommatrice en numéros que celle de MOOV. Et nous prévoyons que
l'entrée des trois derniers opérateurs sur le marché sera
encore plus incitatrice donc source d'énormes gaspillages des ressources
en numéros.
Cette cause passagère mérite d'être
citée car elle consomme gratuitement plus de 500 000 numéros qui
restent immobilisés sur une période moyenne de neuf mois avant
d'être réattribués.
En somme, En élucidant l'origine des abonnements
multiples, nous avons par la même occasion levée le voile sur les
raisons qui pourraient mener à une saturation précoce. Nous
allons maintenant faire des propositions de solutions ou des recommandations
qui pourraient sauver le plan de numérotation à huit chiffres.
3.2.3 Recommandations pour sauver le plan de
numérotation actuel
Considérant que la raison principale de la saturation
du plan à huit chiffres est les abonnements multiples par individu, les
présentes recommandations auront pour but d'encourager l'abonnement
unique par personne. Nous proposons alors les recommandations
suivantes :
ü Amoindrir l'effet incitateur des tarifs
intra réseau
Pour qu'une personne se contente d'un seul numéro, il
faut que la notion de tarifs intra réseaux disparaisse ou du moins soit
le plus négligeable possible.
Il faut proposer aux clients un tarif moyen valable quel que
soit le réseau de destination. Sinon la tendance pour de nombreuses
personnes serait d'avoir autant d'abonnements qu'il y a de réseaux pour
bénéficier des tarifs intra réseaux. C'est aujourd'hui la
réaction de la majeure partie des personnes à revenus moyens.
Les opérateurs doivent pratiquer des tarifs qui font fi
des réseaux de destinations. Alors des abonnements ne seront plus faits
pour bénéficier des tarifs internes. Si cette disposition
augmente le coût des communications internes, elle baissera le coût
des communications vers les réseaux tiers. Cette disposition
bénéficiera à tous les opérateurs et surtout
contribuera à une meilleure gestion du plan de numérotation. La
compétition entre les opérateurs portera alors sur la
qualité du réseau et l'innovation dans les offres de services.
Nous encourageons alors l'ATCI, l'organe de régulation
du secteur des télécommunications à intensifier les
négociations avec les opérateurs afin de faire baisser le
coût de l'interconnexion aujourd'hui véritable frein à
l'harmonisation des tarifs intra et inter réseaux.
ü Eviter les promotions commerciales
liées aux cartes SIM
Il faut pratiquer les promotions sur les recharges
plutôt que sur de nouvelles cartes SIM. La promotion sur les cartes SIM
ne fera qu'une substitution de numéros de la part d'un nombre important
de clients, ceux qui n'ont pas de grands intérêts liés
à leur numéro d'appel, en particulier les élèves,
les étudiants et même des travailleurs qui ne sont pas des hommes
d'affaires. Pour ceux qui tiennent à leur numéro, l'achat de la
nouvelle carte SIM, leur permet d'acquérir le crédit du bonus
pour émettre leurs appels. Il s'agit de la catégorie de personnes
citées ci-dessus qui n'ont pas intérêt à se faire
identifier par leur appelé.
Alors, si les promotions sont faites désormais sur les
recharges et non sur les cartes SIM, l'individu anciennement sur le
réseau de l'opérateur n'éprouvera aucun besoin d'acheter
une quelconque carte SIM de son opérateur puisqu'il
bénéficie des offres commerciales en achetant simplement une
carte de recharge.
ü Gérer au mieux les numéros
complices
Il faut trouver la meilleure formule de numéros
complices ou préférés (numéros moins chers à
l'appelant) qui ne donne pas la possibilité à un client de
s'accaparer de plusieurs cartes SIM dans le but d'augmenter son nombre de
numéros complices. Par exemple, on pourrait prendre comme numéro
complice, le numéro le plus appelé le mois
précédent.
ü Gérer au mieux les formules
d'entrée sur le marché
Il faut éviter les formules d'entrée sur le
marché, consommatrices de numéros, telles que celle de KOZ.
L'opérateur doit avoir pour objectif de capter des clients qui resteront
sur son réseau grâce à une meilleure tarification des
services et un réseau de qualité. Dans la formule de KOZ, le
client qui décidera de rester sur ce réseau, devra tout de
même se débarrasser des autres cartes SIM dont il s'était
approprié uniquement dans le but d'obtenir une grande quantité de
minutes gratuites. Nous préconisons, sans toutefois se mêler des
politiques commerciales des opérateurs entrant sur le marché,
à l'ATCI de définir une ligne de conduite par rapport à
l'entrée sur le marché des nouveaux opérateurs. Car avec
les politiques pratiquées jusque-là, il y a toujours eu une
très grande baisse du nombre d'abonnés déclaré
entre la phase d'entrée et celle d'après ; Entraînant ainsi
un abus d'utilisation des numéros.
Ainsi, en appliquant les recommandations faites, nous pourrons
sauver le plan de numérotation en arrivant à une situation
où l'abonné désignera une personne physique et donc les
taux de pénétration refléteront au mieux
l'évolution de la téléphonie mobile.
Cependant nous devons déjà proposer de nouveaux
plans de numérotation pour une meilleure approche d'un éventuel
changement de plan au cas où surviendrait la saturation.


Chapitre 4
Proposition de nouveaux plans de
numérotation
La mise en oeuvre de tout plan de numérotation est
régie par la recommandation E164 de l'UIT (voir annexe 1).
Les exigences du nouveau plan proposé sont les
suivantes :
· Avoir une durée de vie d'au moins 25 ans,
· Eviter autant que possible les opérations de
dénumérotation en conservant la structure des numéros
actuels,
· Identifier aisément des services de
télécommunications et si possible les opérateurs,
· Faciliter la gestion des blocs de numéros par
l'ATCI,
· Faciliter l'adaptation de la population,
· Harmoniser selon les recommandations de la
CEDEAO/UEMOA.
Créer des réserves de numéros permettant le
développement de nouveaux services.
Cependant, La validation d'un plan de numérotation
dépend largement de la prévision de la demande. Donc l'estimation
du nombre d'abonnés mobile à l'année cible 2050 permettra
de tester si les plans de numérotation proposés répondent
ce critère primordial.
4.1 Estimation des abonnés à la
téléphonie mobile pour 2050
Il s'agit pour nous dans un premier temps de déterminer la
population totale en l'année 2050 puis à l'aide de modèles
que nous définirons, d'extraire le nombre de personnes susceptibles
d'être abonnées en l'année cible 2050.
4.1.1 Détermination de la population en
l'année 2050
Le tableau ci-dessous montre les différents taux
d'accroissement enregistré lors des recensements de 1975, 1988 et
1998.
période
|
1965-1975
|
1975-1988
|
1988-1998
|
Taux d'accroissement annuel (%)
|
4,26
|
3,8
|
3,3
|
Tableau 4.1 : Taux
d'accroissement annuel de la population de 1965 à 1998.
On remarque que le taux d'accroissement a tendance à
baisser de 0,5 % sur chaque décennie. En plus, les plus faibles taux de
croissance en Afrique gravitent autour de 1,5%.
Avec ces deux constats, nous établissons nos
hypothèses selon le tableau suivant :
période
|
1998-2008
|
2008-2018
|
2018-2028
|
2028-2050
|
Taux d'accroissement annuel (%)
|
2,7
|
2,2
|
1,7
|
1,5
|
Tableau 4.2 : Projection des
taux d'accroissement jusqu'en 2050.
D'après le recensement de 1998, la population ivoirienne
est estimée à 15 366 672 habitants. Ainsi la population
ivoirienne est estimée à 48 millions d'habitants en 2050.
4.1.2 Détermination du nombre d'abonnés
mobiles en l'année 2050
D'après le modèle utilisé dans le chapitre
2, la fraction
Erreur ! Source du renvoi
introuvable. de la population susceptible de s'abonner au
téléphone mobile est de 2.
Ainsi si on suppose tout le territoire ivoirien est couvert alors
le nombre d'abonnés mobiles sera estimé à environ 96
millions.
En tenant compte du nombre d'abonnés à
l'année cible (96 millions) et de tous les critères cités
plus haut, nous avons statué sur plusieurs schémas de plan
possible. Il a été finalement retenu deux d'entre eux, dont un
plan à neuf chiffres et un autre à dix chiffres.
4.2 Proposition du plan de numérotation à
neuf chiffres (NPN9)
Le nouveau plan de numérotation à neuf chiffres
sera référencé sous la désignation Z AB PQ
MCDU où chaque lettre représente un chiffre entre 0 et
9.
4.2.1 Structure générale
Ce plan conserve les mêmes préfixes des services et
des opérateurs conformément au plan actuel.
Préfixe Z
|
Types de service ou réseau
|
Observations
|
0
|
00 international
|
|
1
|
Services d'urgence et spéciaux
|
Ces numéros ne changent pas de structure ni de
longueur.
|
2
|
Téléphonie fixe à Abidjan
|
|
3
|
Téléphonie fixe à l'intérieur du
pays
|
|
4
|
Réservés
|
Utilisés pour remplacer le 0
|
5, 6, 7
|
Téléphonie mobile
|
300 millions de numéros suffisant pour 93 millions
d'abonnés
|
8
|
Services à coûts partagés
|
|
9
|
Services à valeurs ajoutées
|
|
Tableau 4.3 :
Répartition globale selon le NPN à neuf chiffres.
4.2.2 Scénario de basculement
Le scénario de basculement de ce plan distingue deux
cas :
- Pour la téléphonie fixe, tout utilisateur
duplique le troisième chiffre de son numéro
(ABPPQMCDU).
Exemple : 23 46 42 17 devient 23
4 46 42 17
Pour la téléphonie mobile, il s'agit de dupliquer
le deuxième chiffre de son numéro (ABBPQCMDU).
Exemple : 07 89 36 36 devient 07 7
89 36 36
4.2.3. Structure détaillée
ü Numéros géographiques
(réseau fixe)
o Zone Abidjan
Numéros
|
Commentaire
|
ZA
|
Localités
|
20
|
PLATEAU
Adjamé / Attiécoubé
|
2000XXXXX Arobase Telecom
2022XXXXX Cote d'ivoire Telecom
2033XXXXX Cote d'ivoire Telecom
|
21
|
KM4
Marcory / Vridi /Port-Bouet / Grand Bassam /Bonoua / Aboisso /
Adiaké / Assinie / Ayamé
|
2100XXXXX Arobase Telecom
2122XXXXX Cote d'ivoire Telecom
2133XXXXX Cote d'ivoire Telecom
|
22
|
COCODY
Bingerville / Akouédo / Angré / Riviéra
|
2200XXXXX Arobase Telecom
2244XXXXX cote d'ivoire Telecom
2255XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
23
|
BANCO
Sikensi / N'douci / Dabou /Tiassalé /Grand-Lahou /
Jacqueville / Anyama
|
2300XXXXX Arobase Telecom
2344XXXXX cote d'ivoire Telecom
2355XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
24
|
ABOBO
Alépé
|
2400XXXXX Arobase Telecom
2433XXXXX cote d'ivoire Telecom
2444XXXXX cote d'ivoire Telecom
2455XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
25 à 26
|
|
Réserves
|
Tableau 4.4 : Numéros
fixes à Abidjan selon le NPN à neuf chiffres.
o Zone intérieure du pays
Numéros
|
Commentaire
|
ZA
|
Localités
|
30
|
YAMOUSSOUKRO Toumodi / Dimbokro /
Tiébissou / Oumé / Sinfra / Bouaflé / Zuénoula /
Bongouanou
|
3000XXXXX Arobase Telecom
3066XXXXX Cote d'ivoire Telecom
|
31
|
BOUAKE Katiola / Dabakala / M'bahiakro /
Daoukro / Béoumi / Sakassou / Bongouanou / Bocanda
|
3100XXXXX Arobase Telecom
3166XXXXX Cote d'ivoire Telecom
|
32
|
DALOA Séguéla / Vavoua / Issia
/ Gagnoa / Lakota Divo / Daloa / Monkono
|
3200XXXXX Arobase Telecom
3277XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
33
|
MAN
Biankouma / Danané / Toulepleu / Guiglo /
Duékoué / Bangolo / Touba /Odiénné
|
3300XXXXX Arobase Telecom
3377XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
34
|
SAN PEDRO
Soubré / Sassandra / Tabou
|
3400XXXXX Arobase Telecom
3477XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
35
|
ABENGOUROU
Tanda / Bondoukou / Bouna / Agniblekro
|
3500XXXXX Arobase Telecom
3599XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
36
|
KORHOGO
Ferkessedougou / Tingrela / Boundiali
|
3600XXXXX Arobase Telecom
3399XXXXX cote d'ivoire Telecom
|
37 à 39
|
|
Réservés
|
Tableau 4.5 : Numéros
fixes à l'Intérieur selon le NPN à neuf chiffres.
La répartition des numéros dédiés
à la téléphonie fixe ne va pas véritablement
changer. Il s'agira de répéter simplement le troisième
chiffre après celui-ci.
ü Téléphonie mobile
La répartition des numéros réservés
à la téléphonie mobile ne change pas aussi. Nous
conservons les mêmes blocs de numéros réservés
à chaque opérateur. On a la même répartition
présentée lors de la présentation générale
du plan à huit chiffres.
Numéros
|
Quantité
|
ZA
|
BPQCMDU
|
41, 42, 43, 51, 52, 53
|
MOOV
|
60 millions
|
44, 45, 46, 54, 55, 56
|
MTN
|
60 millions
|
47, 48, 49, 57, 58, 59
|
ORANGE
|
60 millions
|
66, 65, 64
|
COMMIUM
|
30 millions
|
69, 68, 67
|
AIRCOM
|
30 millions
|
63, 63, 61
|
CELCOM
|
30 millions
|
60, 70, 71
|
ORICELL
|
30 millions
|
72 à 79
|
Réserves
|
8 millions de numéros
|
Tableau 4.6 : Numéros
mobiles selon le NPN à neuf chiffres.
ü Services spéciaux et
d'urgences
Le nouveau plan à 9 chiffres ne modifie pas les
numéros spéciaux ou d'urgence car ces numéros doivent
être court pour permettre à la population de les mémoriser
facilement.
Numéros
|
Commentaires
|
110 / 111
|
Police
|
180 / 185
|
Sapeur Pompier
|
147
|
CECOS
|
187
|
État-major
|
120
|
Renseignements CIT
|
188
|
CNDDR
|
178 / 179
|
CIE
|
175
|
SODECI
|
15BP
|
Sociétés privées de gardiennage
|
Tableau 4.7 : Numéraux
d'urgences selon le NPN à neuf chiffres.
ü Services à valeur ajoutée
La structure des numéros utilisés dans ces types de
services ne change pas. Ils commenceront par le préfixe
Z=8 pour les services de libre appel et à coûts
partagés et par Z=9 pour les services à revenus
partagés.
Ils ont la forme 8ABPQMCDU et
9ABPQMCDU.
ü Les Services futurs inconnus
Les numéros réservés à ces services
sont selon le plan actuel sont les numéros commençant par A=4.
Dans le plan à neuf chiffres, ce préfixe est conservé.
3.2.4 Avantages et Inconvénients du plan
ü Les avantages du plan
Le plus gros avantage du plan à 9 chiffres proposé
reste l'invariance des indicatifs. Ce qui posera moins de problèmes
techniques quant aux tables de routage. À cela, il conviendrait ajouter
les avantages qui suivent :
· La continuité avec le plan actuel est
assurée
· Gestion simple pour l'ATCI
ü Les inconvénients du plan
· Le plan ne tient pas compte des recommandations de la
CEDEAO/UMOA
· L'opérateur possède des blocs de 1 million
de numéros dans plusieurs ZA à l'ouverture du plan.
Nous avons présenté le plan de numérotation
à neuf chiffres avec ses avantages et ses inconvénients. Il en
ressort que ce plan assura la continuité du plan actuel. Cependant, les
inconvénients subsistent et ne sont pas négligeables.
C'est pour essayer de combler ces lacunes que nous proposons un
autre plan de numérotation à 10 chiffres.
4.3 Proposition de plan de numérotation à
dix chiffres (NPN10)
La structure générale d'un plan à dix
chiffres prend XZABPQMCDU, où chaque lettre
représente un chiffre entre 0 et 9.
La structure du plan est assez simple. Les deux premiers seront
entièrement consacrés à aux préfixes et les huit
autres chiffres pour les abonnés aux différents services.
4.3.1 Structure générale
Nous comptons toujours les mêmes services. Le plan à
dix chiffres se présente comme suit :
Préfixe x
|
Types de service ou réseau
|
Observations
|
0
|
00 International.
|
Le reste est réservé
|
1
|
Services spéciaux et urgences
|
|
2
|
Téléphonie fixe à Abidjan
|
|
3
|
Téléphonie fixe à l'intérieur
|
|
4
|
Services futurs inconnus
|
|
5, 6, 7
|
Téléphonie mobile
|
En cours d'utilisation
|
8
|
Services de libre appel et à coûts
partagés
|
|
9
|
Services à revenus partagés
|
|
Tableau 4.8 :
Répartition globale selon le NPN à dix
chiffres.
4.3.2 Scénario de basculement
Le scénario de basculement pour tous les types de services
consiste à faire précéder les anciens numéros d'un
préfixe XZ. Ces préfixes ont été définis
dans la présentation détaillée des différents types
de services.
ü Les numéros géographiques
(Réseau fixe)
Pour la téléphonie fixe, on conservera les
indicatifs actuels. Donc il d'agira de répéter le préfixe
AB devant celui-ci.
Exemple : 21 24 52 50 devient
21 21 24 52 50
33 70 62 72 devient 33
33 70 62 72
ü Les numéros non géographiques
(Réseau mobile)
Opérateurs
|
Anciens numéros
|
Nouveaux numéros
|
MOOV
|
AB XXX XXX
|
01 AB XXX XXX
|
CELCOM
|
AB XXX XXX
|
03 AB XXX XXX
|
ORICELL
|
AB XXX XXX
|
04 AB XXX XXX
|
MTN
|
AB XXX XXX
|
05 AB XXX XXX
|
COMMIUM
|
AB XXX XXX
|
06 AB XXX XXX
|
ORANGE
|
AB XXX XXX
|
07 AB XXX XXX
|
AIRCOM
|
AB XXX XXX
|
09 AB XXX XXX
|
Tableau 4.9 :
Téléphonie fixe : Basculement selon le NPN à dix
chiffres.
ü Les numéros des services à valeur
ajoutée
Pour obtenir les nouveaux numéros pour les services
à valeur ajoutée on fait précéder les anciens
numéros du préfixe 80 pour les services à coûts
partagés et 90 pour les services à revenus
partagés :
A
|
Type de services
|
Anciens numéros
|
Nouveaux numéros
|
8
|
Service de libre appel et à coût partagé.
|
8X XXX XXX
|
80 8X XXX XXX
|
9
|
Service à revenus partagés.
|
9X XXX XXX
|
90 9X XXX XXX
|
Tableau 4.10 : SVA :
Basculement selon le NPN à dix chiffres.
4.3.3 Structure détaillée
ü Téléphonie fixe
Dans le cas de la téléphonie fixe, il n'y aura pas
de changement véritable. Il s'agit simplement de masquer les
numéros actuels par indicatif AB de la localité selon le plan
à 8 chiffres.
On a alors la même répartition
détaillée que celle du plan actuel à huit chiffres.
ü Téléphonie mobile
Pour la téléphonie fixe, on ouvre le préfixe
6 pour tous les opérateurs selon le tableau suivant :
Numéros
|
Commentaire
|
XZ
|
ABPQCMDU
|
01
|
MOOV
|
ABPQCMDU existant
|
03
|
CELCOM
|
09
|
AIRCOM
|
04
|
ORICELL
|
05
|
MTN
|
06
|
COMMIUM
|
07
|
ORANGE
|
02, 09
|
Réserves
|
Tableau 4.11 : Numéros
mobiles selon le NPN à dix chiffres.
ü Services d'urgences et
spéciaux
Les numéros des services d'urgences et spéciaux ne
changent pas comme dans tous les plans de numérotation proposés
jusque-là.
ü Services à valeurs
ajoutées
Les numéros prévus pour ce type de services auront
les structures suivantes :
· 80ABPQMCDU pour les services à
coûts partagés.
· 90ABPQMCDU pour les services à
revenus partagés.
ü Services futurs inconnus
Ces services disposent d'une réserve très
importante. Il s'agit des blocs de numéros commençant par les
préfixes 0,4, 5, 7.
4.3.4 Avantages et inconvénients du plan à
dix chiffres
ü Avantages
Le plan à dix chiffres résout définitivement
le problème d'identification du type de service et de
l'opérateur. En plus de cela, elle offre une très grande
réserve de numéros pour les services existants comme pour
d'éventuels services futurs. D'autres avantages viennent se
greffer :
· Identification très aisée du service et de
l'opérateur
· Flexibilité du plan par à la mise en oeuvre
de nouveaux services
· Facilités techniques pour la mise en oeuvre
ü Inconvénients
· Problème de surdimensionnement de la
capacité du plan
· Les numéros ont une longueur trop importante (10
chiffres)
On note que le plan de numérotation à 10 chiffres
offre assez d'avantages. Cependant son inconvénient majeur reste la
longueur des numéros qui pourrait causer des désagréments
à la population analphabète.
Ainsi après cette présentation
détaillée des 2 nouveaux plans de numérotation, nous
allons procéder à une étude comparative pour mieux les
évaluer.
3.4 Comparaison des deux plans de
numérotation
Le principe de la comparaison est d'affecter à chaque
plan, une note comprise en 0 et 2 selon que le critère est très
bien vérifié (la note vaut 2), vérifié
partiellement (la note vaut 1) ou pas du tout (la note vaut 0).
Les différents critères retenus pour la comparaison
sont les suivant :
ü Identification des services
ü Identification des opérateurs
ü Facilité de la mise en oeuvre du scénario de
basculement
ü Gestion aisée du plan de numérotation
ü Continuité avec l'ancien plan de
numérotation
ü Durée de vie
ü Avis des opérateurs
ü Avis de la population
ü Avis du régulateur
ü Transparence et cohérence
ü Respect des recommandations de la CEDEAO
ü Evolution du plan
ü Réserves
ü Homogénéité du plan
ü Longueur du numéro
Les résultats se trouvent dans le tableau
ci-dessous :
Critères
|
Plan à 9 chiffres
|
Plan à 10 chiffres
|
Commentaire
|
Identification des services
|
1
|
1
|
Le premier chiffre identifie le service
|
Identification des opérateurs
|
1
|
1
|
Les 2 premiers chiffres identifient les opérateurs
|
Longueur du numéro
|
1
|
0
|
|
Facilité de basculement
|
1
|
1
|
Les tables de routage sont conservées
|
Gestion adéquate
|
0
|
1
|
|
Continuité
|
1
|
1
|
|
Durée de vie
|
0
|
1
|
9 milliards pour le NPN10 contre 900 millions pour le NPN8
|
Avis de régulateur
|
1
|
1
|
|
Transparence et cohérence
|
0
|
1
|
|
Respect des normes CEDEAO
|
0
|
0
|
|
Evolution du plan
|
0
|
1
|
|
Réserves
|
1
|
1
|
|
Homogénéité du plan
|
0
|
1
|
|
Total
|
7
|
11
|
|
Tableau 4.12 : Comparaison des
deux plans de numérotation selon les critères.
Le tableau 4.12 révèle que le plan à 10
chiffres satisfait plus aux critères que le plan à 9 chiffres. Ce
plan apparaît donc comme une solution définitive au
problème de numérotation. C'est d'ailleurs la voie
empruntée par certains pays dont la France.
Après la présentation des plans de
numérotation proposés, nous avons mené une comparaison des
deux plans sur laquelle l'ATCI s'appuiera certainement pour choisir un plan de
numérotation. Notre étude théorique est donc
achevée.
Il s'agit maintenant de présenter brièvement les
apports techniques et financiers à mettre en oeuvre pour la bonne marche
du programme de basculement.
3.5 De la conception a la mise en oeuvre du nouveau
plan de numérotation
Ce chapitre traite de façon brève et sommaire les
actions à mettre en oeuvre par l'ATCI et les opérateurs de
télécommunications plus particulièrement ceux de la
téléphonie mobile. Il s'appuie sur le rapport du basculement en
l'année 2000. Ces actions se divisent en trois groupes :
· Actions techniques
· Actions de planification chronologique du projet
· Action de financement du programme
3.5.1 Apports techniques
En sachant que les préfixes sont conservés dans le
cas de la téléphonie fixe, on évite ainsi une mise
à jour des tables de routage.
3.5.2 Programme de communication
Pour assurer un faible taux d'échec après le
basculement, un vaste programme de communication devra être mis en place
afin d'informer les populations au plan national comme au niveau international.
Les outils utilisés seront les pancartes publicitaires, les espaces
télévisés et radiophoniques, les journaux nationaux comme
internationaux, les agences de voyages et les organisations internationales
comme l'UIT. Ce programme est assuré en général par des
cabinets de communications.
3.5.3 Apports financiers
La réalisation et la réussite de tout nouveau plan
de numérotation nécessitent des moyens financiers. En effet, elle
exige assez de disponibilité et de travail de la part des gestionnaires
du plan et d'autres personnes compétentes en la matière. Aussi,
les techniciens et ingénieurs des opérateurs en place devront-ils
s'impliquer dans ce programme. Le travail de conception et les heures
supplémentaires devront être rémunérées.
Les programmes nationaux et internationaux de communication sont
aussi tant de charges à couvrir.
La totalité de ces charges pourraient se résumer
comme suit :
Charges
|
Auteurs
|
Coûts (F CFA)
|
conception
|
Ingénieurs
|
70 000 000
|
Mise en oeuvre
|
Techniciens
|
30 000 000
|
Communications locales
|
Cabinet de communication, journaux, radios,
télévisions locales
|
300 000 000
|
Communications internationales
|
Journaux internationaux, vols, organismes internationaux
|
200 000 000
|
|
Totaux
|
600 000 000
|
Tableau 4.13 : Bilan
financier du programme de basculement.
3.5.4 Chronogramme
Tout projet de nouveau plan de numérotation devra
être déclaré par l'autorité de régulation aux
opérateurs et à l'UIT deux à trois ans avant la date
d'entrée en vigueur du nouveau plan. Parallèlement aux programmes
de communications, les travaux de conception, des tests d'essai de basculement
doivent aussi être planifiés conséquemment vu la
complexité et l'envergure des opérations. Aussi des
réunions préparatoires et de bilan devront être
organisés régulièrement afin de toujours corriger les
éventuelles insuffisances des stratégies préalablement
adoptées.
Nous présentons ce chronogramme en supposant que la
saturation est prévue pour la fin de l'année
X :
Période
|
Année X-3.
|
Année X-2.
|
Année X-1.
|
Année X.
|
ACTIONS
|
- Prise de contact : ATCI et Opérateurs
- Exposition de la situation de saturation
|
- Réunions préparatoires
- Planification des solutions
|
- Campagne d'Informations
- Tests de basculement
|
- Campagne d'Informations
- Basculement effectif
- Campagne d'Informations
|
Tableau 4.14 : Chronogramme du
programme de basculement.

L'objet de notre étude était d'estimer la
durée de vie restante du plan de numérotation actuel et de
proposer un nouveau plan de numérotation.
Durant notre stage à l'ATCI, nous avons
étudié en détail le plan national de numérotation
ivoirien. Ainsi au terme de notre travail, on retient que le plan de
numérotation prévu à l'origine pour 50 ans, est fortement
menacé. En effet avec le rythme actuel d'évolution du nombre
d'abonnés mobiles et le phénomène d'abonnements multiples,
la saturation du plan de numérotation pourrait intervenir d'ici 2014.
Pour prévenir cette situation, nous avons dressé
une liste de recommandations visant à inhiber l'ampleur du
phénomène d'abonnements multiples.
Par ailleurs, en marge des recommandations, notre étude
propose deux plans de numérotations, l'un à neuf chiffres et
l'autre à dix chiffres pour assurer la succession du plan actuel.
À cet effet, nous exhortons l'ATCI à réaliser un appel
à commentaire sur ces plans pour prendre les avis des différents
acteurs du secteur de la téléphonie.
Enfin, nous disons qu'il serait intéressant de mener
une autre étude visant à déterminer un modèle de
diffusion de la téléphonie mobile en Côte d'Ivoire pour
vérifier nos résultats.

|