UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP INSTITUT
NATIONAL
DE DAKAR (UCAD)
SUPERIEUR
DE L'EDUCATION
POPULAIRE ET DU SPORT
INSEPS
MÉMOIRE DE MAÎTRISE ES SCIENCES ET
TECHNIQUES DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE ET DU SPORT
LA RELATION ENTRE LES ACTIONS SIGNIFICATIVES D'ATTAQUE
ET LA PERFORMANCE DES EQUIPES A LA COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS 2006 DE
FOOTBALL
THEME

Présenté et soutenu par :
Sous la direction de
M. Mbade MGOM M. Mama SOW
Professeur à l'I.N.S.E.P.S
Année académique 2005 -
2006
![]()
Je dédie ce travail à :
Ø Ma défunte mère :
que le tout puissant, l e clément et le miséricordieux vous
accorde sa grâce et vous accueille dans son auguste paradis.Vous avez pu
me protéger et m'entourer d'un amour sans faille depuis ma naissance
jusqu'à votre extinction ;
Ø Maman ce travail est le votre ;
Ø Mon père qui m'a
éduqué tout en m'inculquant les vertus de DIOM, de NGOOR, de
KERSA. Je ne saurai trouver tous les mots qu'il faut pour vous exprimer toute
l'affection et l'admiration que j'ai envers vous ;
Ø Papa les sacrifices que vous avez consentis à
mon égard resteront gravés à jamais dans ma
mémoire. Que le tout puissant vous accorde longévité et
santé de fer pour le meilleur de toute la famille ;
Ø Tous mes frères et soeurs,
que DIEU nous unisse pour la vie.
Ø Mon frère Ibrahima DIOP,
très tôt arraché de notre affection que la terre de
Khalambasse lui soit légère ;
Ø Tous mes oncles et tantes ;
Ø Mon père Mbaye DIOP et toute
la famille DIOP à khalambasse
Ø Ma marraine Marie DIOP et toute la
famille NDIAYE à NDIAYE - NDIAYE
Ø Siga NDIAYE et son époux
Abdoulaye SEYE et famille : Maty SEYE,
Ndeye SEYE, Idrissa SEYE, Mayé SEYE
Ø Mes voisins de chambre au 71L au
campus universitaire, 2005-2006 : Mamadou DIENG, Diégane
DIOUF, Adama NDIAYE.
Ø Shérif Samsidine AIDARA que
le bon DIEU te bénisse
Ø Lamine NDIAYE, Antoine DIAGNE, Dioumacor
SENGHOR.
Ø Tous mes camarades de promotion et tous les
étudiants de l'INSEPS, que DIEU guide nos pas vers le
chemin de la réussite ;
Ø TIEK, PAPIS, AL BADOU, MOUSSA, MAME COR,
DAMA, MAM WALY, CHEIKHOU, KARAMOKHO, MAMADOU SARR ; MOUSTAPH
Ø Mansour GAYE, Samba Coumba DIOP, Alassane
Dianor MANE ;
Ø Mariama TOURE, Alimatou GUEYE, Maguette FALL,
Daba Rokheya MBODJI, Coumba Ndoffène DIOUF, Mballo
LOUM, Aliou DIOUF
Ø Seynabou PAYE et famille
Ø Awa NDIAYE, Dieynaba, Matou, Doudou,
Dondé, Saly, Seynabou DIOUF, Nabou NDIAYE, Neye Mayé
DIOUF ;
Ø Pathé SANE, Ndongo DIoufF, Adama
Ndiaye, SIRA,
Ø Tous ceux qui oeuvrent pour le développement
du sport en général et du football en particulier ;
Ø Tous ceux qui me connaissent.
![]()
C'est l'occasion pour moi après avoir remercié
ALLAH le tout puissant de m'avoir donné santé pour
l'élaboration de ce document, d'exprimer toute ma gratitude à
tous ceux ou celles qui de près ou de loin, par leur
disponibilité et leur conseil m'ont apporté leur soutien dans ce
travail.
Mes sincères remerciements vont directement à
l'endroit de :
Ø Monsieur MAMA SOW qui a
accepté de diriger ce travail et n'eut été sa rigueur, son
dévouement, son abnégation, ce travail arriverait difficilement
à terme ;
Ø Monsieur BIRANE CISSE THIAM pour sa
disponibilité ;
Ø MARIE DIENE pour ses conseils et son
soutien inconsidérable : en résumé nous vous disons
merci pour tout ;
Ø GREGOIRE DIATTA, ANASTHASIE THIAW, Mme SYLLA,
Mme DRAME, bref tout le personnel administratif et technique en
service de l'INSEPS ;
Ø Seynabou PAYE pour son soutien
incommensurable, que DIEU te paye ta gratitude et ta
générosité ;
Ø Tous les professeurs de l'INSEPS sans aucune
distinction ;
Ø Siga NDIAYE et son époux
Abdoulaye SEYE qui ont été pour moi et restent
toujours un réceptacle d'une grande envergure ;
Ø Ismaila SANE ;
Ø Lamine Ndiaye pour le tirage de ce
document
Ø Tous les amis de Pape qui m'ont aidé dans la
saisie de ce document ;
Ø Shérif Samsidine
AIDARA ;
Ø Diégane DIOUF.
GLOSSAIRE
Ø ASA : Action Significative
d'Attaque ;
Ø E-Appel : Entrée en
appel
Ø E-Dribble : Entrée en
dribble
Ø E-1/2 : Entrée en une
deux
Ø CAM : Cameroun
Ø CIV : Cote d'Ivoire
Ø DCC : Débordement Centre
Court
Ø DCL : Débordement Centre
Long
Ø EGY : Egypte
Ø GUI : Guinée
Ø NIG : Nigéria
Ø RDC : République
Démocratique du Congo
Ø TUN : Tunisie
Ø SEN : Sénégal
SOMMAIRE
RESUME.
INTRODUCTION.
PROBLEMATIQUE.
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE.
I. La Relation attaque défense en football.
1. Caractères généraux.
1-1. La perte du ballon
1-2. L'entrée en possession du ballon.
1-3. Définition et identification des ASA
II. Le déséquilibre de la défense adverse
1. L'attaque placée
2. L'attaque rapide.
3. La contre attaque.
CHAPITRE II : METHODOLOGIE.
I. L'observation
1. La population cible.
2. Les exigences de l'observation.
II. Technique de collecte des données.
1. Les limites de la méthode
CHAPITRE III : PRESENTATION, INTERPRETATIONS ET
DISCUSSIONS DES DONNEES
I. Présentation des données
1. Légendes des tableaux.
2. Interprétations des tableaux
II- Discussions
PERSPECTIVES.
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
RESUME
Le football est passé d'une structure informelle
à l'origine (grand air de jeu, beaucoup de joueurs), à une
organisation beaucoup plus formelle avec la mise en place de normes, de lois et
de règles de fonctionnement qui lui confèrent ses palmes
académiques pour devenir un football moderne.
Dans la pratique de ce football, on retrouve deux structures
principales ou phases : l'attaque et la défense à
l'intérieur desquelles on identifie différentes formes qui
varient en fonction de la physionomie des rencontres.
Dans la phase d'attaque, des actions offensives menées
dans le dernier tiers du terrain se terminant par des tirs ou mettant les
attaquants en position de tir appelées actions significatives d'attaque
ont fait l'objet d'un inventaire qui est loin d'être exhaustif, ont
été définies de façon plus ou moins précise
et nous ont permis de faire des analyses sur leur nombre et leur
efficacité dans la finalité de l'attaque.
L'observation indirecte sur vidéo de la coupe d'Afrique
des nations (CAN 2006) essentiellement axée sur ces actions du premier
tour à la finale à l'aide d'une grille d'observation constitue la
démarche méthodologique utilisée pour le recueil des
données.
Le traitement des données statistiques recueillies nous
révèle qu'il ne suffit pas de s'assurer d'un plus grand nombre
d'ASA pour gagner un match ; mais c'est surtout l'efficacité de ces
actions liée aux tirs au but et aux buts marqués qui
détermine l'issue d'un match, car rappelons le, pour gagner un match il
faut marquer au moins un but de plus que l'adversaire.
Cependant cette hypothèse selon laquelle le nombre
d'ASA réalisé détermine l'issue d'un match peut dans une
certaine mesure être vérifiée dans les matches de poule
d'un championnat et pris comme critère pour départager des
équipes en cas d'égalité.
Dans les processus d'entraînement, un accent particulier
doit être mis sur ces actions afin d'améliorer l'efficacité
des attaquants.
Il serait également d'une importance capitale
d'entreprendre la même étude dans un autre championnat continental
pour faire une comparaison entre les attaquants africains et ceux d'un autre
continent (exemple de la coupe d'Europe) ; mais aussi sur les actions
significatives de défense afin de dégager une
caractéristique générale du football aussi bien en attaque
qu'en défense.
INTRODUCTION
Il semblerait que le football moderne est né dans
l'Angleterre industrielle des 18è siècle. Il a été
inventé par les ouvriers anglais pour une nécessité de
compensation physique.
Taillables et corvéables à merci, ils
étaient obligés de travailler durant 16 heures voir 17 heures.
Cela se traduisait par une utilisation abusive des membres supérieurs
(les bras) et une atrophie des membres inférieurs (les jambes). Pour
obtenir l'équilibre du corps il fallait alors mouvoir les jambes. Ce qui
veut dire qu'il y avait donc un besoin de compensation physique,
d'esthétique etc. C'est ainsi que lors des pauses, on s'adonnait
à ce sport (le football). On peut objecter que quand l'ouvrier dans le
cas concerné, bénéficie d'une pause, il doit penser plus
à reposer le corps qu'à le faire mouvoir pour rechercher un
équilibre hypothétique mais on peut néanmoins retenir la
belle hypothèse d'autant plus que la configuration des stades anglais
renvoyait à une projection d'image d'usine.
Le football existait sous diverses formes en Chine, dans le
continent européen et dans d'autres contrées du monde.
Mais il faut dire qu'on ne peut pas donner son nom à un
enfant dont on n'est pas le père. Ainsi donc le mot football
formé grâce à deux mots anglais
« foot » : pied et « ball » :
ballon, ne pouvait être, qu'une création anglaise.
Pour les anglais eux-mêmes le football a une autre
origine. Il est le jeu d'équipe le plus populaire du monde. Il est
établi que les grecs, les romains, les chinois et les japonais ont tous
pratiqué un jeu primitif du football.
En Angleterre, c'est le jeu d'équipe le plus ancien. On
croit savoir que le premier match de football y a eu lieu au dixième
siècle à Chester, la tête d'un Danois en captivité
servant de ballon. Avec l'introduction des matches inter villages chaque Mardi
gras avant le carême de Paques, le jeu n'avait pas alors de règles
définies.
Dans chaque équipe il y avait des centaines de joueurs
et les buts étaient à plusieurs kilomètres l'un de
l'autre. Il suffisait d'un coup d'envoi donné au hasard pour que les
participants se déchaînent à travers les champs et les
rues, les fleuves et les ruisseaux, tous déterminés à
mettre le ballon dans le but adverse.
C'était un spectacle dangereux et il n'était pas
rare qu'on y trouvait la mort.
La première initiative tendant à codifier le jeu
est venu de l'université de Cambridge où un ensemble de
règles a été mis au point vers 1846. Depuis lors on
assiste à une évolution permanente de la pratique avec l'apport
des différentes recherches effectuées dans ce domaine du sport.
A cet effet, Jean Dufour (1974) précise :
« La recherche est contenue de manière
implicite dans la tâche journalière de tout éducateur
soucieux de progrès. Cet aspect « artisanal » n'est
pas négligeable. C'est à partir de la réalité, de
la pratique journalière et à tous les niveaux que
s'élabore une théorisation qui, à son tour permettra
d'influencer la pratique. Recherche ne sous entend pas forcément
découverte. L'exploration commencée permet cependant à
l'heure actuelle de poser un certain nombre de problèmes et d'apporter
un certain nombre de précisions, d'approfondissement dans divers
domaines du football et d'ouvrir des perspectives nouvelles ».
(P.7)
L'importance accordée à la recherche pour
l'élaboration de théories en matière de football par des
spécialistes, des experts, des éducateurs est en croissance
exponentielle. Les résultats de la recherche appliqués au
football ont permis aujourd'hui de voir à l'échelle mondiale un
football de haut niveau faisant disparaître d'année en
année le football amateur.
Les techniques d'appréhension des
problèmes que pose le football au niveau de la compétition, de la
formation, de l'entraînement, liées principalement à
l'évolution scientifique, éclaire d'un jour nouveau les
possibilités de progrès et de son utilisation comme discipline
éducative .
En tant que futurs éducateurs et spécialistes du
domaine, nous ne pouvons pas ne pas participer à la réflexion et
à la recherche pour créer une unité avec les
différents paramètres techniques, tactiques, technico-tactiques
etc afin d'obtenir une meilleure conception de la pratique.
Un match de football se traduit par l'opposition de deux
équipes qui disputent âprement la possession du ballon, sa
conservation et la progression dans l'unique but de marquer des buts ;
autrement dit l'objectif primordial du jeu est de marquer des buts.
Pour marquer un but, l'équipe doit être en
possession du ballon disposant ainsi de l'initiative.
Cette phase de possession du ballon appelée l'attaque
ou l'offensive s'oppose à celle de perte du ballon ou défense et
constitue avec elle le moteur de l'évolution tactique du football.
Ainsi on retient cette assertion : « aux
initiatives individuelles et collectives de l'attaque lui donnant
progressivement l'avantage, la défense répond en imaginant des
parades lui assurant momentanément la maîtrise du jeu et
contraignant à leur tour les attaquants à la riposte
indispensable à l'équilibre et à l'intérêt du
jeu » (Justin TEISSIE.1962.P.36)
PROBLEMATIQUE :
Les changements des principales formes d'organisation du jeu,
les tâches individuelles et collectives ont considérablement
évolué dans le football moderne.
La variabilité des actions liées au choix
constant de la manière de trouver des solutions dans les actions
offensives ou défensives est très déterminante pour une
meilleure collaboration entre partenaires.
Ces actions offensives et défensives contenues
successivement dans les phases d'attaque et de défense sont bien
organisées ; et on se défend parce qu'on a perdu la
possession du ballon, mais surtout pour empêcher l'adversaire de marquer
des buts et pour récupérer le ballon.
Par contre l'équipe en possession du ballon dispose de
l'initiative et de la capacité présumée de marquer un but
à travers la combinaison d'actions offensives.
S'agissant de cette phase du jeu qui est l'attaque on se rend
compte aujourd'hui que les équipes deviennent de plus en plus efficaces
dans la production et la création d'actions significatives d'attaque
même si par ailleurs l'objectif du jeu est de marquer des buts.
La problématique s'inscrit dés lors dans
l'optique d'une contribution à l'amélioration des
résultats des recherches déjà effectuées sur ces
aspects de l'attaque.
Des études spécifiques à l'attaque ont
déjà été faites à l'INSEPS et ont
apporté beaucoup d'informations sur ces aspects offensifs :
§ Le mémoire de Sidy
GAYE : « Rapport attaque défense en
football, inventaire et efficacité des actions significatives d'attaque
et de défense » ;
§ Les actions significatives d'attaque sont aussi
évoquées par Cheikh DIONE dans son mémoire dont
l'objet était d'établir une corrélation entre la
fluidité du jeu et l'efficacité en attaque. Il tire les
enseignements suivants ; « la vitesse de jeu, le nombre de
passes et de perte de balle sont des facteurs déterminants et
influencent l'efficacité de l'équipe en attaque. Mais ils ne
vérifient pas de façon méthodique l'existence d'une
corrélation entre ces facteurs déterminants et la capacité
de l'équipe de marquer des buts ».
Ainsi il affirme qu' « il ne suffit pas de dominer
son adversaire pour marquer des buts. Ce qui est important ce sont les actions
significatives que l'équipe mène dans le dernier tiers du
terrain ».
A travers cette affirmation, quelques interrogations peuvent
être soulevées :
Est-ce à dire que l'issue d'un match de football est
déterminée par le nombre d'actions significatives d'attaque
qu'une équipe mène dans le dernier tiers du terrain ?
Cette notion de domination est relative et ne constitue pas
une catégorie homogène.
Dominer l'adversaire ne suffit pas pour marquer des buts et
par conséquent pour gagner un match ; mais dans le
déroulement du match, l'équipe qui totalise le plus d'actions
significatives d'attaque donne toujours la meilleure impression et tous les
pronostics lui sont favorables.
Il s'agit de vérifier l'hypothèse selon laquelle
les équipes les plus aptes à s'assurer un plus grand nombre
d'actions significatives d'attaque sont celles qui parviennent à
franchir toujours les différents paliers d'une compétition :
la compétition choisie étant la Coupe d'Afrique des Nations
2006.
Ce travail est un exemple d'évaluation du rendement des
actions significatives d'attaque, lequel rendement dépend des attitudes,
des aptitudes et de l'efficacité des équipes en attaque ;
exemple qui pourra permettre de faire des rapprochements entre le match et
l'entraînement et pourra être aussi un moyen pour contrôler
l'efficacité des tâches individuelles ou collectives en
attaque.
L'observation du jeu nous servira comme outil de mesure car
« elle est devenue dans le domaine de l'éducation physique et
du sport (EPS), une stratégie efficiente, mais aussi un
procédé scientifique efficace dans la tentative d'accoucher de
toute la vérité ». (Edouard Faye, 1991 P.5)
Par ce procédé dit scientifique, nous essayerons
d'identifier et de définir les Actions Significatives d'Attaque (ASA) en
rapport avec la finalité de l'attaque.
Soucieux d'une cohérence systématique et d'une
démarche objective, notre plan de travail consistera d'abord dans un
premier chapitre à recenser l'ensemble des écrits relatifs
à la relation dialectique attaque-défense en essayant d'expliquer
les caractéristiques essentielles de ces deux phases du jeu à
savoir la perte du ballon et l'entrée en possession du ballon ;
ensuite les procédés de déséquilibre de la
défense adverse autrement dit les différentes formes d'attaque
(attaque placée, attaque rapide, contre attaque).
Dans le deuxième chapitre il s'agira de faire un
exposé sur la méthodologie relative à l'observation en
présentant la population de l'étude, les exigences de la
méthode, la technique utilisée pour la collecte des
données et les limites de la méthode.
Le troisième chapitre quant à lui sera
consacré à la présentation, interprétations et
discussions des données avant de dégager quelques perspectives et
tirer les conclusions nécessaires.
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I. RELATION ATTAQUE DEFENSE EN FOOTBALL
1- CARACTERES GENERAUX
« En matière de sport et de football en
particulier on observe les meilleurs puis on adapte à son niveau des
déterminants sociaux environnementaux.
Les meilleures équipes ont optimisé des
systèmes de jeu, des organisations défensives et des
enchaînements offensifs aboutissant au but ». (Erik Mombaerts,
1991, P.18)
Dans la dynamique évolutive du football, on cherche
toujours à améliorer le rendement des équipes et des
joueurs à travers l' application pratique, l'adaptation des recherches
scientifiques jugées fiables faites dans ce domaine du sport .
Le football qui est un jeu sportif collectif qui met en
opposition deux équipes de onze joueurs, dont l'objectif primordial est
de projeter le ballon du pied ou de la tête ou de n'importe qu'elle
partie du corps sauf les membres supérieurs, se caractérise
essentiellement par l'alternance de deux phases tout au long du
déroulement d'une partie de football : l'attaque et la
défense.
« L'alternance de l'attaque et de la défense
commande le placement des joueurs sur le terrain et le déroulement du
jeu ». (Robert des Sports, 1982.P.27)
Par attaque on entend d'abord la possession du ballon,
autrement dit l'attaque découle de la possession du ballon. Elle jouit
implicitement de l'initiative et donc de la capacité
présumée de marquer un but.
La possession du ballon à elle seule ne suffit pas pour
définir l'attaque ; mais dans cette phase du jeu il faut savoir
conserver le ballon, progresser avec lui de façon organisée et
créative tout en recherchant un équilibre dans ces aspects
offensifs. Ce qui organise la logique de l'attaque c'est le choix d une
manière de pénétrer dans le système défensif
adverse en fonction de sa configuration momentanée.
La défense par définition peut être
conçue comme étant la lutte pour entrer en possession du ballon
afin d'empêcher l'équipe adverse de marquer un but ; mais
aussi comme un ensemble de moyens techniques, tactiques, physiques mis en
oeuvre pour annihiler l'attaque de l adversaire en possession du ballon .
Si par définition l'attaque commence lorsqu'on est en
possession du ballon, la défense par contre démarre dés
que l'équipe perd la balle et se fait sur tout l'espace de jeu
déterminé par le niveau de jeu, le rapport de forces, la
situation présente. La véritable défense cherche à
reconquérir le ballon. Cette reconquête du ballon est la fonction
essentielle de la défense et constitue tout de même un état
d'esprit.
La recherche permanente d'un équilibre dans les aspects
défensifs et offensifs détermine l'organisation et la
créativité du jeu.
« Dans le jeu de football de haute
compétition, la tendance vers l'équilibre entre les deux phases
dynamiques du jeu (l'attaque et la défense) semble dominante. Cette
tendance est liée à l'effort d'organisation du jeu offensif. Dans
la dialectique attaque défense, la domination de l'une sur l'autre
parait possible et c'est ce que l'on observe dans les équipes de haut
niveau. Les bonnes équipes ne jouent pas pour ne pas perdre mais elles
jouent pour gagner » (Erick Mombaerts 1991. P.61).
Cela veut dire que dans la conception moderne du football de
haute compétition il ne s`agit pas seulement de tenter de neutraliser
l'adversaire, mais on doit chercher à lui imposer son propre style de
jeu.
Ainsi comme l'indique Claude Bayer
dans : Enseignement des jeux sportifs
collectifs.1979. p .44.45, les principes
généraux de l'attaque que sont « la conservation du
ballon, la progression des joueurs et du ballon vers le but adverse, l'attaque
du but adverse » s'opposent nécessairement à ceux de la
défense que sont « la récupération du
ballon, empêcher la progression des joueurs et du ballon vers mon propre
but, la protection de mon camp ».
De ce fait, l'attaque conduit donc inévitablement
à la perte du ballon alors que la défense permettra à
l'équipe d'enter en possession du ballon.
1-1. LA PERTE DU BALLON
Elle est inévitable en football, elle est soit
consécutive à la réalisation d'un but et dans ce cas on
parle de perte normale car rappelons là l'objectif du jeu est de
marquer un but et à chaque fois qu'un but est marqué la remise
en jeu du ballon est effectuée par l'équipe qui encaisse le
but ; soit elle est consécutive à un tir sans but
cadré ou pas et dans ce cas on parle de perte plausible.
La perte de balle peut être aussi anormale
c'est-à-dire que le résultat provient de la violation des
règles du jeu (faute de main, sortie de balle en ligne de touche ) ou
d'une fausse manoeuvre ( mauvaise passe, mauvais contrôle). C'est
justement à partir de cette perte de balle que la défense
commence pour la reconquête du ballon. Dès lors des
stratégies de défense sont développées par
l'équipe aussi bien sur l'axe longitudinal ( si l'équipe
adverse attaque en profondeur que sur l'axe transversal lorsque
l'équipe adverse attaque latéralement sur toute
l'étendue que représente le terrain dans le sens de la
largeur. Cette défense est exercée aussi bien par les
attaquants que par les défenseurs.
Ainsi on distingue la défense de zone où
l'élément ballon est privilégié car le
déplacement de l'adversaire est en fonction de la circulation du
ballon ; de la défense homme à homme où le
marquage est stricte et essentiellement centré sur l'individu
qu'il soit en possession du ballon ou non. En dehors de ces deux formes
de défense on peut selon la stratégie de l'équipe
adopter une défense mixte dans laquelle l'accent sera mis aussi
bien sur l'élément ballon que sur l'individu .
Qu'il s'agisse de l'une ou de l'autre de ces formes
d'organisation défensive, la perte du ballon exige un certain
nombre de principes, de facteurs de phases qu' il faut à priori
respecter pour reconquérir le ballon .
En parlant de principes, de facteurs, de phases nous
faisons allusion au Docteur Léon Théodorescu dont la
théorie porte sur les jeux sportifs collectifs en
général, mais applicable au football .
Par les principes on cherche d' abord à
défendre son but afin d'empêcher l'adversaire de marquer en
mettant en place un dispositif de défense bien organisé
avec une occupation rationnelle de tous les compartiments et dans une
parfaite collaboration.
La défense doit être opérationnelle et
adaptée aux spécificités de l' attaque adverse et de
sa propre équipe.
Le principe de l'entre aide qui doit revêtir un
caractère collectif prolongé et permanent est aussi
valorisé indifféremment du système de défense
adopté dans la répartition des tâches individuelles
et dans l'accomplissement de ces tâches, on cherche très
souvent à faire commettre à l'adversaire des fautes par des
actions correctes opportunes et agressives.
L'application simultanée de tous ces principes
dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels le placement des
joueurs pour favoriser l'accomplissement des actions de
défense, l'anticipation en guise de prévision des actions
entreprises tant par les adversaires que par ses propre partenaires.
IL s'agit là de mesures préventives pour
contre carrer les actions adverses et favoriser celles des partenaires.
Entre autres facteurs, il faut préciser que la
circulation ou le déplacement des joueurs, les actions
individuelles et collectives de défense, le rythme sont autant
d'éléments dont il faut tenir compte dans la reconquête du
ballon.
L'ensemble de ces principes et facteurs s'organise à
l'intérieur d'étapes ou de phases à parcourir dans le
déroulement du jeu en phase de défense.
Ces phases ou étapes s'articulent ainsi qu'il
suit :
§ L'équilibre défensif ;
§ L'arrêt de la contre attaque ;
§ Le repli ou la retraite ;
§ L'organisation du dispositif de
défense ;
§ La défense proprement dite ;
La perte de la balle ainsi que les actions de défense
qui en découlent auront pour résultante la
récupération du ballon et par conséquent l'entrée
en sa possession.
1-2. L'entrée en possession du ballon
« Une défense où la
récupération reste privilégiée constitue un
élément favorable au déploiement ultérieur de
l'attaque et la prépare déjà.
Théoriquement l'entrée en possession du ballon
représente le point de départ de l'attaque que ce soit
après une perte de balle de l'adversaire, ou une faute de celui-ci ou un
but marqué par lui ce qui conduit à l'engagement ».
(Claude Bayer, 1979, P.91)
La récupération du ballon qui est un principe
fondamental de la défense et la finalité de toute action
défensive, marque le début de l'attaque : entrée en
possession du ballon signifierait dans une certaine mesure
récupération de celui ci. Elle est donc réalisée
à la suite des actions défensives et concrétisée
par la dépossession de l'adversaire du ballon.
A partir de l'entrée en possession du ballon , il
s'agira de préparer l'attaque par des circulations et combinaisons
tactiques en vue de désorganiser la défense adverse pour
attaquer leur but, en orientant toutes les actions vers celui-ci avec plus ou
moins d'agressivité, maintenir la possession du ballon, autrement dit le
conserver pour éviter tout risque inconsidéré de
certains joueurs qui porteraient préjudice à l'effort collectif
par des actions non conformes à une situation de but. Comme en
défense, l'équipe doit adapter son attaque aux
spécificités de la défense adverse et aux
particularités de son équipe dans le seul but de pouvoir faire
le bon choix offensif face à une quelconque défense.
Selon le système d'attaque adopté par
l'équipe, autant de facteurs interviennent pour rendre efficaces toutes
les initiatives offensives.
Parmi ces facteurs on peut noter :
§ Le placement des joueurs en attaque ;
§ La circulation des joueurs et du ballon ;
§ L'organisation de l'attaque ;
§ Les actions individuelles et collectives ;
§ Le dépassement numérique ;
§ La surprise ;
§ L'anticipation des actions ;
§ L'assurance ;
§ La direction ou la coordination de l'attaque ;
§ Le rythme.
Ces facteurs permettent aussitôt au joueur en possession
du ballon d'avoir plusieurs possibilités de transmission de la balle par
la mise en place d'appuis et de soutiens car la possession du ballon
étant capitale il semble absolument nécessaire de mettre tout en
oeuvre pour éviter de le perdre.
Cette organisation s'accompagne d'une certaine tactique
d'attaque.
Par tactique, il faut entendre, selon les termes de Jean
Dufour dans (Le football moderne, 1976 P.56)
« l'art de combiner l'action des joueurs des différents postes
pour obtenir le maximum d'efficacité au cours d'un match. C'est la mise
en action d'une organisation collective visant à tirer le maximum de
rendement des onze joueurs d'une équipe, en fonction :
§ de leurs qualités individuelles ;
§ de leurs efficiences (ou points forts) mais aussi de
leurs déficiences (ou faiblesse) ;
§ de leur niveau technique d'ensemble ;
§ des caractéristiques de l'adversaire
(caractéristiques collectives et individuelles) ;
§ de l'importance du match à livrer ;
§ de l'état du terrain ;
§ des circonstances atmosphériques (pluie, froid,
chaleur...) ;
§ de l'ambiance du match, du public (favorable ou
hostile) ;
§ de la forme physique des joueurs ;
§ de leur climat moral ;
§ des conditions de déplacement,
etc ».
Dans cette tactique, on distingue l'attaque individuelle et
l'attaque collective.
« L'attaque individuelle est appliquée au
moment de la possession du ballon en cas de manque de possibilités de
jouer avec un partenaire, au combat avec l'adversaire, au moment de
l'application par le joueur du jeu dit : la position du hors jeu ;
afin de tromper la défense totale et quand l'adversaire appliquera le
marquage strict » (Jerzy Wrzos, 1984, P.20).
La tactique d'attaque individuelle renvoie donc aux
initiatives individuelles entreprises par les joueurs à défaut de
pouvoir jouer avec le partenaire, en s'appuyant sur leurs savoirs faire
techniques.
Les feintes, le dribble sans l'adversaire, le tir constituent
les éléments de base de l'attaque individuelle.
A coté de l'attaque individuelle on retrouve l'attaque
collective qui se caractérise par la participation de deux ou plusieurs
joueurs à la fois à l'attaque : c'est dire qu'il existe un
principe de base selon lequel l'attaque collective est constitué
par la recherche de la supériorité numérique sur
l'adversaire et par la création d'une situation favorable pour marquer
un but. Jerzy Wrzos classe les activités de base de l'attaque
collective comme suit :
§ le démarquage ;
§ la passe du ballon ;
§ la réception du ballon.
Par l'attaque individuelle ou collective, toutes les actions
entreprises par l'un des membres de l'équipe, n'a de signification et de
valeur qu'en fonction du rendement collectif.
1-3. DEFINITION ET IDENTIFICATION DES ASA
Les actions significatives d'attaque telles qu'elles sont
définies par Cheikh Dione dans son mémoire de maîtrise es
STAPS sont des actions individuelles ou collectives, des combinaisons tactiques
et des schémas tactiques. Elles ont la spécificité de
conduire toutes à la finalité de l'attaque : tirer au
but.
Le mot significatif veut dire ce qui exprime de manière
manifeste une pensée, une intention (Le petit Larousse 1991) ; il
est aussi ce qui signifie nettement, exprime clairement quelque chose (Le
Robert).
L'intention exprimée étant de marquer un but, on
peut dire que les actions significatives d'attaque constituent l'ensemble des
actions individuelles et collectives qui se déroulent au niveau de la
zone de vérité offensive appelée communément
dernier tiers du terrain ou zone défensive adverse (zone comprise entre
les 30 et 35m du but adverse) et qui généralement se terminent
par un tir au but.
Cependant, force est d'admettre que toutes ces actions
n'aboutissent pas toujours au tir au but, mais constituent néanmoins des
actions révélatrices d'intentions et mettent parfois le joueur en
position de tir ou menacent la défense adverse.
Dans la pluralité des actions significatives d'attaque
qui se produisent au niveau de cette zone, voici celles que nous avons
supposé être les plus fréquentes dans la majorité
des cas :
ü Le dribble : c'est l'action de
conduire le ballon du pied dans un espace occupé rationnellement ou non
par les adversaires tout en évitant ces derniers.
Dans « le Robert des sports », on le
définit comme une action individuelle ou collective par laquelle on
pousse le ballon devant soi, à petits coups de pieds
répétés sans en perdre le contrôle.
Le mot vient de l'anglais dribbling ou to dribble. Il s'agit
donc de progresser avec le ballon ou de faire progresser le ballon en
évitant de se le faire subtiliser par les adversaires.
Un dribble peut être long, court et se
caractériser par des feintes, des demi tours, des blocages, des
accélérations.
ü L'entrée en appel : c'est
l'action par laquelle le joueur sollicite le ballon en s'engageant dans un
espace libre, soit en annonçant de vive voix soit par un simple geste
expressif ou par un déplacement par anticipation.
ü L'entrée en une deux :
Dans un match de football, lorsque deux joueurs parviennent à doubler
une passe entre eux pour se débarrasser d'un ou de plusieurs
adversaires, on parle de une deux.
Il peut arriver que deux joueurs enchaînent une
série de une deux. Il a l'avantage de s'exécuter très
rapidement et d'éviter tout risque de se faire prendre le ballon.
ü Le corner : Le mot
« corner » est un mot d'origine anglaise
qui signifie « coin » et il faut entendre par
là coin du terrain de jeu. Ce mot est vite passé dans le langage
du football où il désigne non seulement le coin du terrain mais
aussi le coup de pied tiré depuis ce coin.
Le corner ou coup de pied de coin est accordé pour
l'équipe attaquante lorsque le ballon sort du terrain de jeu par la
ligne de but de l'équipe défendante et qu'il soit touché
en dernier lieu par un joueur de cette dernière. Il est
exécuté par n'importe quel joueur de l'équipe attquante au
niveau du coin le plus proche du point de sortie du ballon.
Le ballon étant posé à l'intérieur
de la surface de coin, il est interdit aux joueurs de l'équipe
défendante de s'approcher à moins de 9.15m du ballon avant
l'exécution du tir ; néanmoins les attaquants comme les
défenseurs peuvent se placer très prés du but car la
règle du hors jeu n'est appliquée qu'à partir du moment
où un joueur de l'un des deux camps touche le ballon après le
tir.
ü Le débordement centre : Il
s'agit ici d'une action très fréquente dans le
football moderne vu le caractère athlétique des attaquants qui ne
veulent plus perdre du temps dans le dernier tiers du terrain.
On se rend compte qu'il s'agit de deux actions
consécutives, mais compte tenu de l'inexistence d'un temps de latence
entre elles, elles forment une seule et même action.
Le débordement est une action individuelle
effectuée dans la zone latérale au niveau des couloirs
extérieurs gauche ou droit pour prendre l'adversaire de vitesse
où à contre-pied dans le but de prendre en revers la
défense adverse.
Le centre est un coup de pied réalisé lors d'une
attaque devant le but adverse par un ailier ou par n'importe quel joueur sur
l'aile gauche ou droite qui envoie le ballon en avant du but adverse dans
l'espoir qu'il pourra être repris par un partenaire qui tente de
l'expédier dans le but. La combinaison débordement et centre
constitue le débordement centre.
Le débordement centre peut être long (DCL) ou
court (DCC).
ü Le penalty : C'est un mot anglais
qui veut dire pénalité.
Lorsqu'un joueur commet une faute a l'intérieur de la
surface de réparation de son camp, la sanction est prise en l'encontre
de son équipe. Le penalty est exécuté au niveau de la
surface de réparation plus précisément à partir du
point de réparation ou de penalty situé à 11m du but face
au centre de la surface de but.
Un arc de cercle placé à l'extérieur de
la surface de réparation permet aux joueurs des deux camps de se tenir
en dehors de la surface et à au moins 9.15m du ballon posé sur le
point de penalty.
Le gardien quant à lui se tient sur sa propre ligne de
but, mais peut se déplacer latéralement sur celle-ci.
ü La faute : Manquement aux
règles sanctionné par des coups francs directs ou indirects et
des penalties. Un coup franc direct permet de tirer directement au but tandis
que le coup franc indirect nécessite une passe avant que le tir soit
autorisé.
Tous les coups francs sont tirés à l'endroit
où la faute a été commise, sauf si celle-ci a lieu dans la
surface de réparation. Si c'est le cas, les attaquants jouent le coup
franc indirect sur la limite de la surface de réparation,
parallèle à la ligne de but, à l'endroit le plus proche du
point où la faute a été commise. Les défenseurs
peuvent se placer n'importe où dans la surface de réparation
pourvu qu'ils se trouvent à une distance minimum de 9.15m du ballon. En
cas de faute commise sur l'équipe attaquante l'arbitre peut laisser
jouer si l'action profite à cette équipe : c'est la
règle de l'avantage.
Un coup franc direct est accordé pour des infractions
dites graves, telles que les fautes et incorrections intentionnelles. Il existe
9 dont les 6 sont des fautes contre un adversaire, 2 plus sérieuses
également contre un adversaire et la dernière est une faute
technique.
Faire tomber ou essayer de faire tomber un adversaire, sauter
sur un adversaire, tacler par derrière, tenir un adversaire par le
maillot ou par le bras, pousser un adversaire, charger brutalement ou
dangereusement, telles sont les 6 premières fautes.
Les 2 suivantes consistent à donner ou à essayer
de donner un coup de pied à un autre joueur, à frapper ou essayer
de frapper un autre joueur.
Enfin la dernière consiste à porter, envoyer ou
frapper le ballon avec la main ou le bras.
Un coup franc indirect est accordé pour les infractions
suivantes : jeu dangereux ou violent, obstruction, charge du gardien de
but (sauf s'il tient le ballon ou s'il se trouve hors de la surface de
réparation), perte de temps par le gardien de but qui, lorsqu'un joueur
lui envoie délibérément le ballon, fait plus de 4 pas
avec le ballon au pied ou le touche deux fois avant qu'un adversaire l'ait
touché, conduite incorrecte,
II- LE DESEQUILIBRE DE LA DEFENSE ADVERSE
Dans la dynamique de l'attaque, l'équipe attaquante
cherche à se rendre dans la zone défensive de l'adversaire ;
et selon la configuration de cette défense, les actions offensives sont
organisées soit de manière très rapide, soit de
manière lente pour désorganiser la défense et créer
des situations favorables qui pourraient se terminer par un tir et
éventuellement par un but. En principe, l'efficacité du jeu
offensif dans le football moderne dépend en grande partie de la
mobilité, du dynamisme et de la polyvalence des joueurs ; surtout
que actuellement on parle de football total dont la notion de polyvalence
occupe une place centrale avec la participation collective de tous les
joueurs de tous les compartiments aussi bien dans les tâches
défensives qu'offensives.
Ainsi on retiendra cette assertion de Jerzy Wrzos (1984,
P39-40 : « la réussite du jeu offensif parfait exige
de nombreux changements de position qui entre autre rendent possible la
liberté de mouvement des joueurs attaquants en apportant les
éléments de surprises tactiques et en protégeant le fond
valable de l'attaque ».
Le choix du dispositif tactique, des schémas
tactiques, des formes d'attaque est fonction de l'organisation défensive
adoptée par l'adversaire car on se rend compte qu'au fur et à
mesure qu'on s'approche de la zone défensive, l'espace et la
liberté de mouvement diminuent du fait que les actions défensives
de l'adversaire dans cette zone sont plus ou moins organisées.
La logique principale de l'offensive est dés lors le
choix de la manière de pénétrer dans le système
défensif adverse en fonction de sa configuration momentanée avec
une phase de récupération, une phase d'attaque, une phase de
finition et éventuellement un but marqué.
Dans les situations définies tant dans les actions
offensives que dans les actions défensives, des stratégies ou
forme d'attaque sont mises en place pour permettre la liberté de
manoeuvre, la possibilité de réaliser des actions individuelles
ou collectives afin de faciliter la pénétration dans le camp
adverse.
1- L'ATTAQUE PLACEE
C'est une forme d'attaque pendant laquelle les attaquants
attendent les fautes ou les maladresses de l'équipe adverse pour
concrétiser leurs actions offensives.
Cette forme offensive plus ou moins dynamique
caractérisée par une certaine vitesse, est
généralement utilisée lorsque le dispositif
défensif est en veilleuse et reste en bloc compact dans la zone
défensive attendant ainsi l'arrivée de l'offensive pour
récupérer le ballon, le pressing étant presque
inexistant.
Ainsi le jeu de l'équipe attaquante impose des
manoeuvres et préparations faites d'échanges nombreux, de jeu de
passes dans l'intention de décourager ou de promener l'adversaire afin
de le faire sortir de sa réserve.
Les attaquants, dans le souci constant de sauvegarder la
possession du ballon, de progresser sans le perdre sont très patients
monopolisant ainsi la possession du ballon et sont capables de faire le jeu
quand il le faut. Il s'agit d'une approche indirecte avec une bonne circulation
du ballon privilégiant ainsi les relances courtes, remonter
progressivement la balle à partir de la défense. C'est une
attaque collective où les passes, les démarquages, les
changements de position constituent les qualités dominantes par la
recherche de supériorité numérique sur l'adversaire et
pour la création de situations favorables pour marquer des buts. Cette
forme d'attaque privilégie donc la conservation du ballon et non
l'attaque directe du but adverse avec une progression relativement lente. En
même temps que le bloc équipe doit monter, il faut s'assurer de
l'équilibre défensif, de l'occupation rationnelle en profondeur
et en largeur.
Dans cette phase le jeu est essentiellement fait de
coordination, avec la mise en place d'appuis et de soutiens prêts
à intervenir à tout moment en changeant souvent de rythme et en
insistant d'avantage sur le jeu court impliquant ainsi beaucoup de
mobilités, un très grand nombre de passes avec un temps de jeu
assez important.
C'est donc une recherche permanente de solutions offensives
avec une circulation continue du ballon ; les joueurs étant
toujours en mouvements. La mobilité des joueurs en recherche de
solutions dans cette phase du jeu ne doit pas être anarchique, mais doit
être orientée selon les intentions relatives à l'occupation
de l'espace et selon les relations avec les partenaires et adversaires afin de
permettre la création d'espaces libres.
L'organisation de l'équipe attaquante pour la
conservation du ballon pour monter le bloc équipe vers le camp adverse
constitue la situation de base de ce jeu offensif.
L'élément le plus important pour cette
équipe en possession du ballon est de pouvoir créer à
partir d'un ou plusieurs joueurs le déséquilibre collectif.
2- L'ATTAQUE RAPIDE
Elle présente beaucoup de similitudes avec la
contre-attaque, mais la différence se trouve dans la situation de la
défense qui n'est pas en infériorité numérique mais
se trouve en situation de replacement ; l'objectif étant de battre
la défense dans sa phase de réorganisation.
L'attaque rapide qui bénéficie d'une
supériorité de position peut être déclenchée
à partir de toutes les zones du terrain ; mais elle est surtout
efficace lors d'une récupération haute dans le camp adverse.
L'attaque rapide dans l'axe simple est une
caractéristique de cette forme pendant laquelle après une passe
en profondeur, les touches de balle sont limitées ; autrement dit
le nombre de passes qui précèdent n'excède pas
généralement quatre et le nombre de joueurs participant à
l'action est relativement faible et un temps de jeu très minime.
Au cours de l'attaque rapide, la défense se trouve
momentanément dispersée ; ce qui la plonge dans une
situation d'insécurité permettant à l'équipe
attaquante d'avoir une progression directe du ballon, le rapport de force
étant favorable à cette dernière. Cette forme d'attaque se
caractérise par un gain d'espace, de temps, par des appels de balle en
profondeur, par des changements de rythme (une deux, passe et va etc). La
majorité des duels est gagnée par les attaquants capables
d'effectuer de longues courses avec une conduite de balle rapide, des dribbles
en profondeur entre autre.
Toute cette animation offensive dépend du
système de jeu utilisé, mais aussi de l'endroit où le
ballon a été récupéré.
L'attaque rapide effectuée par les cotés
après récupération du ballon sur l'axe se termine le plus
souvent par centre long ou court contrairement à l'attaque dans l'axe au
cours de laquelle pratiquement toutes les passes effectuées le sont en
profondeur.
C'est dire qu'à partir des considérations
technico-tactiques que le dessein de l'attaque rapide est d'assurer les
conditions favorables de préparation et de finalité avant que la
défense adverse ne soit organisée.
Dans la finition, l'animation du dispositif, autrement dit le
déplacement des joueurs se caractérise par la coordination des
courses qui sont parfois croisées pour donner plus d'efficacité
au jeu.
3. LA CONTRE ATTAQUE.
La contre attaque est une riposte déclenchée
contre un adversaire qui a déjà attaqué avec une
exploitation rapide de l'espace de jeu. Elle est une forme d'attaque
caractérisée par « une grande vitesse
d'exécution, un nombre réduit de passes avec soit une
supériorité numérique ou un avantage positionnel soit les
deux. L'effet de surprise est ici déterminant ». (Cours de Mr.
SEYE 3e année : Terminologie des
sports collectifs)
Il s'agit pour l'équipe dont la zone défensive
est précédemment occupée par l'attaque adverse de profiter
de la position du bloc équipe adverse momentanément
défavorable en créant la surprise à partir du milieu du
terrain suite à un pressing de milieu de terrain ; le jeu se fait
essentiellement en profondeur en ligne droite, l'atout majeur étant la
vitesse avec la volonté de réduire le temps de progression.
Lors de cette progression, il est nécessaire d'avoir de
bons techniciens, clairvoyants, courageux, ayant un bon jeu de tête en
cas de progression aérienne.
Très souvent après la récupération
du ballon on adresse une longue passe aux attaquants en sautant le milieu de
terrain, suivie d'une montée rapide du bloc défensif
(arrières et milieux).
De ce fait, selon les relances (courte ou longue) le bloc
défensif doit monter plus ou moins rapidement afin de proposer des
soutiens aux attaquants, des relais ou des dépassements.
A ce niveau, on demande aux joueurs d'accélérer
la transmission du ballon, d'accélérer balle aux pieds dans
l'espace libre, de supprimer les passes ou dribbles inutiles susceptibles de
compromettre ou de ralentir la progression.
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I. L'OBSERVATION
Parmi les recherches et les méthodes d'analyse
scientifique menées sur beaucoup d'aspects en matière de
football, l'observation constitue de nos jours un moyen
privilégié pour la collecte d'informations.
Elle se définit selon les termes de Delandsheere
(1979.P.190) comme : « La constatation attentive des
phénomènes sans volonté de les modifier à l'aide de
moyens d'investigations et d'études appropriées à cette
investigation ».
Pour observer, Erick Mombaerts dira « qu'il est
nécessaire de se placer dans des conditions qui permettent de suivre le
déroulement du match sans se laisser baigner dans le bain affectif de la
rencontre ». Autrement dit pour recueillir le maximum de
données objectives il ne faut pas se laisser absorber par la
rencontre.
Marcel Dugrand dira que « L'observation est un
processus pédagogique permettant d'établir les
caractéristiques essentielles d'un niveau de jeu
donné ».
L'entraîneur professionnel, le technicien, compte tenu
de l'évolution permanent du jeu, doit approfondir constamment ses
connaissances théoriques et enrichir son répertoire
expérientiel.
Le vécu quotidien, l'expérience de joueur ou
d'entraîneur ne suffisent plus pour appréhender les fondements du
football de haut niveau. Ce sont là des facteurs de progrès
à améliorer en mettant beaucoup de temps à l'observation
des rencontres, du jeu et des joueurs. Cette méthode permet de
recueillir le maximum d'informations sur les éléments à
observer.
1- LA POPULATION CIBLE
Erick Mombaerts classe les éléments à
observer en trois groupes :
Ø Les éléments d'ordre athlétique
(les courses) ;
Ø Les éléments d'ordre technique ;
Ø Les éléments d'ordre tactique.
Ainsi, il décompose les éléments d'ordre
technique et tactique de la façon suivante :
Ø Eléments d'ordre tactique :
§ Dispositif de base ;
§ Positionnement des joueurs par ligne ;
§ Jeu au poste ;
§ Animation ;
§ Placement et déplacement de mise en jeu avec ou
sans ballon.
Ø Eléments d'ordre technique
§ Interventions individuelles ;
§ Passe, contres, dribles, tacles ;
§ Les interceptions ;
Dans le cas de notre étude, l'observation porte sur les
seize (16) équipes qui ont participé à la phase finale de
la coupe d'Afrique des nations 2006 en Egypte : ce sont : la Cote
d'Ivoire, le Caméroun, le Maroc, le Zimbabwé, l'Angola, la
République Démocratique du Congo, l'Egypte, la Libye, la Tunisie,
la Guinée, le Ghana, le Nigéria, l'Afrique du sud, la Zambie, le
Togo et le Sénégal
Les éléments technico-tactiques observés
sont essentiellement les actions significatives d'attaque (voire dans chapitre
I : I-1-3.définition et identification des ASA).
Certaines de ces actions n'aboutissent pas au tir, mais
constituent pour autant des actions significatives d'attaque dans la mesure
où elles permettent aux attaquants de mettre en difficulté la
défense adverse ou d'être en position favorable pour marquer des
buts tout en menaçant le gardien de but dans ses placements et
déplacements.
Les actions que nous aurons à inventorier sont les
actions que nous jugeons être les plus fréquentes, qu'on rencontre
dans la majorité des cas dans cette zone. Ces actions sont
déjà identifiées, définies dans la partie
théorique de ce document ; ce sont :
§ Le drible ;
§ L'entré en appel du ballon (E-appel) ;
§ La faute (de main ou sur l'adversaire) ;
§ Le débordement centre long (DCL) ;
§ Le débordement centre court (DCC) ;
§ L'entré en une deux (E-1 /2) ;
§ Le coup de pied de coin (corner) ;
§ Le coup de pied de réparation (penalty).
2- LES EXIGENCES DE LA METHODE
L'observation exige de la part de celui qui s'y livre un
certain nombre de dispositions théoriques et pratiques pour
éviter de se jeter dans des spéculations subjectives qui auront
d'autres fins différentes des objectifs visés.
Dés lors, tout observateur doit être distinct du
supporter, du spectateur et de tous les autres acteurs intéressés
par la rencontre.
Observer n'est pas seulement regarder et apprécier le
geste effectué, mais c'est surtout être capable de percevoir une
situation, de l'analyser, de donner une solution mentale afin de proposer une
solution motrice pour paraphraser F.Malho dans l'acte tactique en
jeu.
Il s'agit donc à partir des faits observés
d'apporter des tentatives de réponse aux questions soulevées
après une analyse profonde des données collectées pour
sortir de l'empirisme. Pour une lecture objective des situations qui se
déroulent dans le match, l'observateur doit avoir des moyens d'approche
scientifique ; Parlebas dira en substance à ce sujet que l'objet
scientifique n'est pas un donné mais un construit ; les faits ne
parlent jamais ; on les fait parler.
II. LA TECHNIQUE DE COLLECTE DES DONNEES
D'après Erik Mombaerts, la classification des
méthodes d'observation pour la collecte des données peut se faire
de la façon suivante :
ü La méthode simple par mémorisation des
actions ;
ü La méthode graphique par prise d'informations
à l'aide d'un crayon et d'une grille d'observation ;
ü La prise de sons et d'images par les moyens
audiovisuels modernes ;
ü La méthode codée et
mémorisée avec traitement par informatique qui est entrain de se
développer dans le monde du football.
Toutes ces méthodes peuvent être rangées
dans deux formes d'observation :
L'observation directe où l'observateur suit directement
le déroulement de la rencontre sur le terrain et l'observation
indirecte sur vidéo.
Nous avons utilisé dans notre étude la
méthode d'observation indirecte sur vidéo par prise
d'informations à l'aide d'un crayon et d'une grille d'observation. Une
vidéo, un téléviseur avec des cassettes dans lesquelles
l'ensemble des rencontres de la coupe d'Afrique 2006 a été
enregistré du premier tour à la finale.
La grille d'observation a été
élaborée en fonction des éléments
technico-tactiques observés, décrit ci-dessus à l'aide de
signes conventionnels. Pour valider l'outil de mesure, la grille d'observation
a été mise à la disposition de mes camarades de promotion
dans le cadre de travaux dirigés portant sur cette coupe d'Afrique des
nations 2006 et son utilisation ne posait aucune difficulté de
compréhension.
Cette technique de collecte de données est
déjà expérimentée par Dugrand, S.Gaye, C.Dione (cf.
bibliographie) dans leur mémoire et travaux.
Cette méthode à l'avantage de nous permettre de
revenir sur les actions, en les ralentissant ; ce qui serait impossible
avec l'observation directe sur le terrain.
Dans le souci de visionner scrupuleusement tous les matches
sans dérangements et influences susceptibles de biaiser l'étude,
nous avons transformé les cassettes (k7) qui ont été
enregistrées par Mr Sow (dans le cadre de travaux dirigés portant
sur ces matches de la coupe d'Afrique) en compact disque (CD) ; ces
travaux dirigés nous ont été d'un apport
considérable dans le traitement des informations. Ceci nous a permis
d'avoir l'intégralité de toutes les rencontres en compact disque
afin de pouvoir visionner les matches à notre guise.
Ces cassettes (k7) sont sous la responsabilité du
service audiovisuel de l'INSEPS pour les besoins pédagogiques en
matière de football.
Pour plus d'objectivité dans le relevé des
actions significatives d'attaque, nous avons jugé nécessaire
d'observer chaque équipe sur deux matches au premier tour ;
l'observation de deux matches sur trois nous a permis d'avoir une idée
sur la constance ou l'inconstance d'une équipe du point de vue des ASA
c'est-à-dire de ses intentions offensives d'un match à un
autre.
Le choix des rencontres observées relève du
temps normal de jeu, car dans l'enregistrement des cassettes, il y a des
matches dont le début n'a pas été enregistré
III- LES LIMITES DE LA METHODE
Dans toute méthode d'investigation scientifique, on
note une marge d'incertitude pouvant donner naissance à une certaine
subjectivité. Cette marge d'incertitude résulte en
général des conditions dans lesquelles la recherche a
été faite.
Dans notre étude quelques facteurs limitatifs de la
méthode ont pu être notés ; mais ces facteurs
limitatifs sont à priori minorés et n'entravent en rien
l'objectivité de nos résultats.
Ainsi on peut retenir que l'observation exclue toute
neutralité empreinte d'objectivité, et Wallon dira à ce
propos que « il n'y a pas de fait en soi, un fait est
façonné par celui qui le constate ».
Et « il n'y a pas d'observation sans choix, ni
sans une relation implicite ou non et que nous devons prendre conscience que
nous usons d'une table de référence sans le plus souvent le
savoir » (Henry WALLON 1968, p20).
Certaines actions peuvent échapper à notre
vigilance du fait d'un manque de concentration lié à la
durée de l'observation, mais aussi du spectacle qui est source de
plaisir et qui ne peut créer l'indifférence.
Le choix délibéré de l'observateur
à accorder plus d'importance à un match (finale, 1/2 finale) et
moins d'importance à un autre (match peu spectaculaire) peut être
susceptible de biaiser les résultats de l'étude.
Le déplacement rapide des images, la qualité des
films visionnés peuvent empêcher une perception plus nette des
actions en plus des coupures instantanées des images et la production de
zone d'ombre gênant le bon déroulement de l'observation.
A cela s'ajoutent les préoccupations des
caméramans qui montrent parfois les tribunes, les supporters ; la
superposition des actions significatives d'attaque qui pose un problème
de relevé ; l'influence des processus mentaux, psychoaffectifs,
psychosociaux.
Mais toutefois, la maîtrise de la manipulation de la
grille d'observation, la précision des éléments de
l'observation, la disponibilité de l'outil nous permettant d'être
dans de bonnes conditions d'observation, témoignent de la
fiabilité et de l'objectivité plus ou moins recherchées
à travers l'étude.
Il faut aussi préciser qu'au premier tour la Libye et
le Maroc ont été observés chacun sur un match du fait de
l'indisponibilité de leurs autres matches sur cassette transformables en
compacts disques.
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I- PRESENTATION DES
DONNEES
L'observation des différentes rencontres de la coupe
d'Afrique des Nations 2006 axée sur les actions offensives et
particulièrement sur les actions significatives d'attaque en ce qui
concerne leur nombre et leur efficacité dans la finalité de
l'attaque, nous a permis de recueillir beaucoup d'informations régies
selon des processus de complémentarité et d'efficience.
On s'aperçoit que dans ce système de production
qu'est le football de haut niveau, la notion de rendement est capitale.
Les structures de base dynamiques, la répartition des
forces, le fonctionnement des joueurs, la distribution des rôles par
ligne ou par poste, l'évolution des fonctions justifient le changement
continu de la disposition des joueurs.
L'organisation du jeu offensif est basée sur la
création et la recherche de solutions afin de permettre la mise en place
de schémas d'attaque différenciés.
Erick Mombaerts (1991) dira : « tous les
principes organisateurs de l'activité offensive du joueur
n'accèdent à la pleine efficacité dans leur
réalisation que si le joueur se montre capable d'enchaîner
différentes tâches, c'est-à-dire de concentrer son
attention sur le jeu sans relâche. Autrement dit les joueurs sans ballon
enchaînent leurs actions en fonction de la dynamique et de
l'évolution de la situation de jeu et le joueur possesseur du ballon
doit avoir le choix de le transmettre à un maximum de partenaires
prêts à recevoir (en appel, en soutien, en appui) ».
(P.66)
L'interprétation des tableaux d'attaque issus de
l'observation nous édifiera sur l'efficacité et le nombre
d'actions significatives d'attaque réalisé lors de cette coupe
d'Afrique des Nations 2006.
Nos interprétations portent essentiellement sur les
équipes qui ont réussi à franchir les différentes
phases de la compétition afin de suivre leur évolution. Mais on a
pas négligé pour autant les équipes
éliminées dont les tableaux des ASA sont insérés
dans les annexes. Les tableaux des ASA de ces dernières nous ont permis
d'ailleurs dans une large mesure de faire des interprétations
cohérentes et objectives en les
comparant à ceux des équipes qui ont franchi les
différents paliers du championnat.
1. LEGENDES :
Au niveau des tableaux, les actions significatives d'attaque
(ASA) sont les suivantes :
§ les entrées en dribble (E.dribble),
§ les entrées en appel (E.appel),
§ les fautes,
§ les débordements centre long (DCL),
§ les débordements centre court (DCC),
§ les corners,
§ les entrées en une deux (E.1/2),
§ les penaltys.
Pour chacune de ces actions nous avons relevé un nombre
total d'actions (essais) ; celles ayant abouti à un tir au but (les
tirs cadrés, les tirs non cadrés et éventuellement les
buts marqués) et celles qui ont débouché sur d'autres
situations (sortie de balle en ligne de but, hors jeu, sortie de balle en ligne
de touche etc).
Dans la colonne des totaux, les essais pour chaque type
d'action sont cumulés horizontalement de même que ceux ayant
conduit aux tirs au but, aux tirs cadrés, aux tirs non cadrés,
aux buts marqués et à d'autres finalités. Ce qui fait que
nous avons globalement toutes les actions significatives d'attaque pour chaque
équipe.
2. INTERPRETATTION DES TABLEAUX :
TABLEAUX DES ASA AU PREMIER
TOUR :
TABLEAU N°1 :
SENEGAL
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
27.5
|
47.5
|
6.5
|
5
|
10.5
|
8.5
|
4
|
0
|
109.5
|
TIRS AU
BUT
|
4.5
|
3.5
|
4
|
1
|
2.5
|
1
|
1.5
|
0
|
17.5
|
TIRS CADRES
|
1.5
|
2.5
|
0.5
|
0
|
2
|
0
|
0.5
|
0
|
6.5
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
1
|
3.5
|
1
|
0.5
|
1
|
1
|
0
|
11
|
BUTS MARQUES
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
1.5
|
AUTRES FINALITES
|
23
|
44
|
2.5
|
4
|
8
|
7.5
|
3
|
0
|
92
|
Les actions offensives de cette équipe se
déroulent dans la vivacité : passes rapides, tendues et
parfois longues.
Avec un dispositif de départ 4-4-2 elle se retrouve
parfois avec un 4-3-3 au cours du jeu ; et ceci en cas de possession du
ballon avec un milieu de terrain qui vient apporter du soutien aux
attaquants.
L'animation offensive est souvent interrompue avant la surface
de réparation adverse. Les actions sont marquées par une grande
mobilité avec une sollicitation du coté droit surtout pour les
débordements centre de F.Coly à destination de Diouf,
Henry et Diomansy ; ce dernier a beaucoup participé aux
actions offensives avec ses infiltrations en profondeur offrant à cet
effet plusieurs possibilités au porteur du ballon et servant de lien
entre l'attaque et le milieu de terrain.
Avec cette animation offensive l'équipe a
réalisé une moyenne de 109.5 essais toutes actions
confondues ; ce qui correspond à :
- 17.5tirs au but en moyenne par match soit 15.98 % de
l'ensemble des essais ;
- une moyenne de 6.5 tirs cadrés soit 37.14 % des tirs
au but ;
- une moyenne de 1.5 buts marqués par match.
On se rend compte en même temps que 84.02 % des essais
soit 92 essais en valeur absolue n'ont pas aboutit au tir, ce qui se justifie
peut être par la faiblesse de cette équipe à conserver le
ballon dans le dernier tiers du terrain.
Sur toutes les actions, le Sénégal a
réalisé au moins 1tir au but, mais les dribbles et les appels de
balle occupent la place la plus importante du point de vue nombre.
REMARQUE :
La qualification du Sénégal semble être le
résultat de la différence de goal-average avec le Ghana ;
chacune des équipes ayant une victoire et deux défaites, la
différence se situe au niveau du nombre de buts inscrits et du nombre de
buts encaissés : le Sénégal ayant marqué 3buts
sur l'ensemble de ses matches et encaissé 3buts a un goal-average de +0
alors que le Ghana en a inscrit 2 et encaissé 4 ce qui lui a valu -2.
Si on devait départager les deux équipes avec
comme critère le nombre d'actions significatives d'attaque
réalisé, le Sénégal allait même se qualifier
en lieu et place du Ghana car ayant réalisé 109.5 ASA contre 83
ASA pour le Ghana. C'est dire que la qualification du Sénégal en
quart de finale n'est pas si hasardeuse que d'aucuns le pensent.
TABLEAU N°2:NIGERIA
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
21
|
28.5
|
7
|
5
|
14.5
|
7
|
4
|
0
|
87
|
TIRS AU
BUT
|
4
|
3
|
4.5
|
0
|
4.5
|
1.5
|
1
|
0
|
18.5
|
TIRS CADRES
|
1.5
|
0.5
|
2.5
|
0
|
1
|
1
|
0.5
|
0
|
7
|
TIRS NON CADRES
|
2.5
|
2.5
|
2
|
0
|
3.5
|
0.5
|
0.5
|
0
|
11.5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
1.5
|
AUTRES FINALITES
|
17
|
25.5
|
2.5
|
5
|
10
|
5.5
|
3
|
0
|
68.5
|
L'essentielle du jeu ou dispositif de départ
utilisé est le 4-4-2. Cependant on peut noter deux variantes dans le
déroulement du jeu à savoir le 4-2-4 et le 4-5-1. Pour la plupart
des ballons récupérés au niveau de sa zone
défensive le Nigéria procède par une attaque placée
(lente) qui donne l'impression d'un jeu nonchalant. Ce faux rythme est une
stratégie visant à endormir l'adversaire et à
l'empêcher d'emballer le match : le match Sénégal #
Nigéria est la plus parfaite illustration où pendant presque 80
minutes de jeu, l'équipe a procédé de la sorte avant de
s'appuyer sur les ailiers de débordement en locurence Utaka et Nsofor ou
sur les attaquants de pointe Martins et Agahoa.
Beaucoup d'appels de balle sont réalisés par les
attaquants et les milieux de terrain qui décrochent soit pour
libérer des espaces soit pour embarquer les adversaires vers de fausses
pistes.
L'accélération des actions offensives se fait le
plus souvent au voisinage de la surface de réparation,
précédée par un grand nombre de passes. Ce qui nous permet
de parler d'une certaine perfection technique permettant des échanges
fréquents de passes par les joueurs de la ligne médiane, le plus
souvent avec des partenaires proches.
L'observation de deux matches sur trois nous a permis de
recueillir pour cette équipe, une moyenne de 87ASA par match.
Du point de vue de l'efficacité absolue liée au
nombre de tirs au but, cette équipe a réalisé au moins
18.5tirs au but par match dont 7tirs cadrés avec une moyenne de 1.5buts
marqués par match ; ce qui veut dire que cette équipe a au
moins marqué 1but par match malgré le nombre important de tirs
non cadrés (62.16% des tirs soit 11.5 en valeur absolue).
On note également beaucoup de dribbles, d'appels de
balle et de débordements centre court. La plupart des buts
marqués le sont sur balle arrêtée à la suite de
combinaisons tactiques et à partir de débordements centre court.
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
25.5
|
42.5
|
1
|
2
|
7
|
3.5
|
4.5
|
0
|
86
|
TIRS AU
BUT
|
4.5
|
1.5
|
0.5
|
0
|
1
|
0
|
1
|
0
|
8.5
|
TIRS CADRES
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
1.5
|
TIRS NON CADRES
|
4
|
1
|
0.5
|
0
|
1
|
0
|
0.5
|
0
|
7
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
21
|
41
|
0.5
|
2
|
6
|
3.5
|
3.5
|
0
|
77.5
|
TABLEAU N°3 : REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE
DU CONGO
Le dispositif de base choisi par l'entraîneur Claude
Leroy est le 4-4-2 qui au cours du jeu varie en 4-3-3quand l'équipe est
en possession du ballon ou 4-5-1 lorsqu'elle perd le ballon surtout au niveau
de la zone adverse, car les deux attaquants qui soutiennent Lualua se replient
pour permettre un équilibre défensif en gonflant le milieu de
terrain.
Cette équipe est composée de joueurs de petite
taille privilégiant la contre attaque et le jeu court.
La caractéristique principale des actions offensives
est la vitesse d'exécution compte tenu de la rapidité et de la
vivacité des joueurs. Lualua parfait leader, ne limitait pas ses actions
exclusivement à la commande du jeu offensif mais participait en
même temps à l'organisation du milieu de terrain. La permutation
des joueurs était de rigueur. C'était la situation sur le terrain
qui décidait du choix de la conception du jeu, et qui dictait en un
moment donné celui qui devait construire l'action et qui devait la
terminer. Pour pouvoir réaliser une telle manière de jouer, il
est nécessaire d'avoir de grandes qualités techniques et une
préparation physique parfaite. C'est une équipe dont la
présence n'est pas constante à la CAN qui est le rendez-vous par
excellence de l'élite du football Africain, mais qui a eu la chance de
se qualifier en quart de finale au détriment du Togo et de l'Angola.
Deux équipes qui n'ont pas fait leur preuve malgré leur
qualification en coupe du monde 2006.
Sur le plan des statistiques, on a noté globalement une
moyenne de 86ASA dont 8.5 tirs au but par match avec un faible pourcentage de
tirs cadrés17.65% des tirs au but contre 82.35% de tirs non
cadrés dont une moyenne de 0 but marqué sur l'ensemble des
matches observés.
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
26.5
|
37
|
6
|
7.5
|
23.5
|
2
|
7.5
|
0
|
110
|
TIRS AU
BUT
|
6.5
|
4.5
|
3.5
|
2
|
3.5
|
0.5
|
2
|
0
|
22.5
|
TIRS CADRES
|
2.5
|
2
|
0
|
1
|
1
|
0
|
1
|
0
|
7.5
|
TIRS NON CADRES
|
4
|
2.5
|
3.5
|
1
|
2.5
|
0.5
|
1
|
0
|
15
|
BUTS MARQUES
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
1.5
|
AUTRES FINALITES
|
20
|
32.5
|
2.5
|
5.5
|
20
|
1.5
|
5.5
|
0
|
87.5
|
TABLEAU N°4 : COTE
D'IVOIRE
Les actions offensives de cette équipe de la Cote
d'Ivoire ont l'appui d'une technique parfaite, d'une grande vitesse de course
et d'une volonté énorme au combat.
Avec un dispositif de départ de 4-4-2, c'est une
équipe qui procède le plus souvent par de longues passes à
partir de ses bases arrières privilégiant ainsi l'attaque rapide.
Les longues passes exécutées vers l'avant visent
la vitesse de course de Drogba ou de Koné Arouna ; ce qui fait que
très souvent ces attaquants réalisent l'attaque individuelle sous
forme de dribble à vitesse élevée avec des appels de
balle en profondeur.
De ce fait on a noté pour la Cote d'ivoire une moyenne
de 110 ASA par match dont 22.5 tirs au but ; 33.33% des tirs au but sont
cadrés avec une moyenne de 1.5 but marqués par match en terme
d'efficacité pratique, mais également on note beaucoup d'actions
à autres finalités soit 79.54% des essais, ce qui n'est pas sans
intérêt mais témoigne plutôt des nombreuses
initiatives prises par les attaquants mais aussi et surtout de l'augmentation
de l'activité des joueurs participant aux actions défensives
adverses effectuant le marquage des joueurs du champs de jeu.
Les arrières latéraux sont très actifs
dans les actions offensives et possèdent des aptitudes techniques qui
leur permettent de réaliser aussi bien le jeu long au moment de la
contre attaque que le jeu court pour la conservation du ballon.
En outre l'analyse a montré que c'est dans la zone
médiane que se fait la préparation essentielle de l'action
offensive ainsi que le choix de la manière de la mener et de la
terminer.
TABLEAU N°5 : EGYPTE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
14
|
33
|
3.5
|
3.5
|
9
|
3.5
|
6.5
|
0
|
73
|
TIRS AU
BUT
|
5
|
2
|
3
|
0.5
|
1
|
0.5
|
2
|
0
|
14
|
TIRS CADRES
|
3
|
1.5
|
1
|
0
|
0.5
|
0.5
|
0.5
|
0
|
7
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
0.5
|
2
|
0.5
|
0.5
|
0
|
1.5
|
0
|
7
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0.5
|
0.5
|
0
|
1.5
|
AUTRES FINALITES
|
9
|
31
|
0.5
|
3
|
8
|
3
|
4.5
|
0
|
59
|
Comme la plupart des équipes, l'Egypte joue avec un
dispositif de 4-4-2 qui au cours du jeu se mue en 4-3-3 lorsque l'équipe
est en possession du ballon et en 5-3-2 en cas de sa perte.
Dans le dispositif d'attaque, les joueurs sont très
mobiles avec des milieux de terrain qui apportent un soutien permanent aux
attaquants et servent d'appui aux défenseurs assurant en même
temps la transmission du ballon.
Elle utilise beaucoup la contre attaque avec de longues passes
au niveau de l'axe du but adverse avec une montée permanente des
arrières droit et gauche (Abdel Wahab, Barakat) en zone d'attaque. Ceci
pour apporter la supériorité numérique et offrir plusieurs
possibilités afin de déséquilibrer la défense
adverse et permettre aux attaquants de se mettre en bonne position pour
recevoir les centres. Le jeu est basé sur une collaboration
réciproque parfaite et sur la permutation permanente des joueurs. Cela
exerce une influence sur les changements de la disposition de l'équipe
à des moments différents des matches.
On note également des infiltrations organisées
et rapides des joueurs vers l'avant. A partir du dispositif 4-4-2 les joueurs
passent très souvent en 4-3-3.
On note globalement pour l'Egypte une moyenne de 73 ASA par
match. Elle constitue à cet effet parmis les équipes
qualifiées en quart de finale celle qui a réalisé le plus
petit nombre d'ASA. Sur le plan de l'efficacité liée au nombre de
tirs au but l'Egypte a une moyenne de 14 tirs au but par match dont 7 tirs
cadrés et 7 tirs non cadrés avec une moyenne de 1.5 buts
marqués par match.
REMARQUE :
Il existe cependant des équipes qui ont
réalisé beaucoup plus d'ASA que l'Egypte mais se trouvent
être éliminées dés le premier tour : c'est la
Zambie 79.5 ASA par match, le Ghana 83 ASA par match, l'Angola 77.5 ASA du fait
d'une moindre efficacité.
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
20
|
53
|
7
|
3
|
12.5
|
10.5
|
5.5
|
0
|
111.5
|
TIRS AU
BUT
|
4
|
4
|
4.5
|
0
|
4.5
|
3
|
0
|
0
|
20
|
TIRS CADRES
|
2
|
1.5
|
2.5
|
0
|
2.5
|
1.5
|
0
|
0
|
10
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
2.5
|
2
|
0
|
2
|
1.5
|
0
|
0
|
10
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0.5
|
0.5
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
2
|
AUTRES FINALITES
|
16
|
49
|
2.5
|
3
|
8
|
7.5
|
5.5
|
0
|
91.5
|
TABLEAU N°6 :
CAMEROUN
L'animation offensive du Cameroun est
caractérisée par de courtes passes à partir de son tiers
défensif.
Avec un dispositif de départ de 4-4-2,
l'évolution du jeu Camerounais se fait généralement
à partir de la gauche dans la zone défensive jusqu'au tiers
médian où s'opèrent des renversements en direction du
coté droit pour solliciter Geremi qui est à l'origine de la
majeur partie des centres.
Dans les initiatives offensives, une fonction importante est
jouée par Samuel Eto et Geremi ; les actions offensives les plus
efficaces semblent être celles où participent ces deux joueurs car
constituant les pièces maîtresses du dispositif d'attaque.
L'évolution des phases constantes du jeu nous montre
qu'il y a 111.5 ASA réalisées alors que la moyenne des tirs au
but s'élève à 20 tirs par match soit 10 tirs cadrés
et 10 tirs non cadrés avec une moyenne de 2 buts marqués par
match. On a noté également une moyenne de 1 but marqué par
match par débordement centre court, 0.5 but sur appel de balle et 0.5
but marqué sur balle arrêtée, ce qui atteste de
l'efficacité des attaquants Camerounais.
Le Cameroun, faisant partie des favoris du championnat a
réussi par ses prouesses à franchir le premier tour en terminant
premier de son groupe
TABLEAU N°7 : TUNISIE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
23.5
|
42.5
|
1.5
|
4.5
|
11.5
|
4.5
|
3
|
0
|
91
|
TIRS AU
BUT
|
5.5
|
3.5
|
1.5
|
0.5
|
3
|
1.5
|
0
|
0
|
15.5
|
TIRS CADRES
|
3
|
2
|
0.5
|
0
|
1.5
|
1
|
0
|
0
|
8
|
TIRS NON CADRES
|
2.5
|
1.5
|
1
|
0.5
|
1.5
|
0.5
|
0
|
0
|
7.5
|
BUTS MARQUES
|
0.5
|
1
|
0
|
0
|
1.5
|
0
|
0
|
0
|
3
|
AUTRES FINALITES
|
18
|
39
|
0
|
4
|
8..5
|
3
|
3
|
0
|
75.5
|
Le dispositif caractéristique (4-4-2) avec comme
variante 4-3-3 a suscité beaucoup d'intérêts dans son
animation avec la rapidité de Santos qui est un élément
décisif dans la construction des actions offensives.
Lors de la relance effectuée la plupart du temps sur le
flanc droit par Trabelsi, les milieux défensifs et offensifs prennent le
relais pour ensuite faire des passes aux excentrés.
L'attaque se prépare d'une manière très
organisée avec les relances sur le coté gauche mais surtout sur
le coté droit et se termine en général par des
débordements centre et des infiltrations (appel de balle).
Dans cette animation offensive l'équipe alterne deux
formes d'attaque : l'attaque placée et l'attaque rapide se
terminant toujours par des passes en profondeur.
En examinant toutes les informations recueillies, on a
noté que l'équipe Tunisienne a réalisé 91 essais
avec une moyenne de 15.5 tirs au but soit 17.03%des essais dont 8 tirs
cadrés par match soit 51.61%des tirs.
En d'autre terme, plus de la moitié des tirs au but
sont cadrés avec une moyenne de 3 buts marqués par match
dépassant alors toutes les autres équipes.
Mais on se rend compte que 82.97%des essais n'ont pas abouti
à un tir. Néanmoins, force est d'admettre que c'est une
équipe dont l'efficacité sur le plan offensif n'est plus à
démontrer compte tenu de la moyenne des buts marqués et des
résultats de ses matches.
Elle use beaucoup des appels de balle (46.70% des actions et
33.33%des buts marqués) et des dribbles (25.82% des actions) et s'appuie
beaucoup plus sur les réalisations collectives que sur les actions
individuelles.
TABLEAU N°8 :
GUINEE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
23
|
41.5
|
5.5
|
5.5
|
13
|
2
|
2.5
|
0.5
|
93.5
|
TIRS AU
BUT
|
4
|
4
|
3.5
|
0.5
|
4
|
0.5
|
0
|
0.5
|
17
|
TIRS CADRES
|
1
|
0.5
|
1
|
0.5
|
2
|
0
|
0
|
0
|
5.5
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
3.5
|
2.5
|
0
|
2
|
0.5
|
0
|
0
|
11.5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1.5
|
0
|
0
|
0.5
|
2
|
AUTRES FINALITES
|
19
|
37.5
|
2
|
5
|
9
|
1.5
|
2.5
|
0
|
76.5
|
L'équipe de la Guinée a privilégié
un dispositif de 4-4-2 et s'appuie sur le collectif,sur la collaboration
parfaite entre joueurs,sur une adroite mise en jeu du ballon sur une surface
restreinte et sur une sollicitation excessive des joueurs dominants :
Feindouno et Mansaré.
Les milieux de terrain jouent le plus souvent sur les
cotés en élaborant un jeu en largeur ou en triangle.
Dans l'animation offensive elle prépare l'attaque
depuis la défense (attaque placée) avec beaucoup de passes. Les
ailiers de débordement ont beaucoup apporté dans les actions
offensives surtout avec les attaques rapides qui sont amorcées le plus
souvent par Feindouno ou Mansaré.
On a noté une moyenne de 93.5 ASA par match dont 17
tirs au but soit 18.18% des actions ; 5.5 tirs cadrés soit
32.35%des tirs ; 11.5 tirs non cadrés soit 67.65% des tirs avec une
moyenne de 2 buts marqués par match ce qui nous permet de parler d'une
certaine adresse des joueurs malgré un nombre relativement faible de
tirs cadrés.
A l'instar des autres équipes, la Guinée utilise
beaucoup plus les dribbles et les appels de balle dans le dernier tiers du
terrain pour finaliser ses attaque.
TABLEAU RECAPITULATIF DES ASA AU
PREMIER TOUR
ASA
EQUIPES
|
ESSAIS
|
TIRS AU BUT
|
TIRS CADRES
|
TIRS NON CADRES
|
BUTS MARQUES
|
AUTRES FINALITES
|
SENEGAL
|
109.5
|
17.5
|
6.5
|
11
|
1.5
|
92
|
NIGERIA
|
87
|
18.5
|
7
|
11.5
|
1.5
|
68.5
|
ZIMBABWE
|
64
|
10
|
4
|
6
|
1
|
54
|
GHANA
|
83
|
13.5
|
6
|
7.5
|
0
|
69.5
|
TUNISIE
|
91
|
15.5
|
8
|
7.5
|
3
|
75.5
|
AF.SUD
|
71
|
14
|
3.5
|
10.5
|
0
|
57
|
ZAMBIE
|
79.5
|
13
|
5
|
8
|
0
|
66.5
|
GUINEE
|
93.5
|
17
|
5.5
|
11.5
|
2
|
76.5
|
CAMEROUN
|
111.5
|
20
|
10
|
10
|
2
|
91.5
|
RDC
|
86
|
8.5
|
1.5
|
7
|
0
|
77.5
|
TOGO
|
72
|
8.5
|
5
|
3.5
|
0
|
63.5
|
ANGOLA
|
77.5
|
17.5
|
4.5
|
13
|
0.5
|
60
|
EGYPTE
|
73
|
14
|
7
|
7
|
1.5
|
59
|
MAROC
|
70
|
13
|
5
|
8
|
0
|
57
|
COTE D'IVOIRE
|
110
|
22.5
|
7.5
|
15
|
1.5
|
87.5
|
LIBYE
|
72
|
8
|
1
|
7
|
0.5
|
64
|
TOTAL
|
1350.5
|
231
|
87
|
144
|
15
|
1119.5
|
Suite à l'observation et aux analyses faites sur les
données statistiques au premier tour, on a relevé en moyenne
1350.5 ASA dont 15 buts marqués, avec1119.5 actions à autres
finalités.
Toutes les équipes qualifiées en quart de finale
ont au moins réalisé 84.47ASA : cette valeur
représente la moyenne résultant du rapport du total de toutes les
actions et du nombre total d'équipes ayant pris part au premier tour.
Mais parmi les équipes qualifiées on a
noté la présence de l'Egypte qui pourtant n'a
réalisé que 73 ASA ; néanmoins on a constaté
que sur le plan de l'efficacité pratique de ses actions, elle a en
moyenne marqué 1.5 buts par match.
Sur le classement des équipes ayant
réalisé le plus grand nombre d'ASA, l'ordre s'établit
ainsi qu'il suit : le Cameroun est premier avec une moyenne de 111.5 ASA
par match, 2 buts marqués, suivi de la Cote d'ivoire 110 ASA, 1.5 buts
marqués par match, le Sénégal qui arrive en
troisième position avec une moyenne de 109.5 ASA, 1.5 buts
marqués, le Nigéria 87 ASA, 1.5 buts par match, la
République Démocratique du Congo 86 ASA 0 but marqué et
enfin l'Egypte qui arrive en dernier position avec 73 ASA et 1.5 buts
marqués par match.
Lors de ce premier tour c'est l'équipe de la Cote
d'Ivoire qui a totalisé le plus grand nombre de tirs au but (22.5) soit
20.45% des essais et le plus grand nombre de tirs cadrés (15) soit
66.67% des tirs. Mais en même temps elle a enregistré le plus
d'actions à autres finalités (87.5) soit 79.55% des essais. La
plus faible équipe du point de vue des ASA est le Maroc en
égalité avec l'Afrique du sud 71 ASA pour chacune avec une
moyenne de o but marqué par match.
Cette égalité entre ces deux équipes se
perçoit aussi au niveau des actions à autres finalités (57
pour chaque équipe) et une moyenne de 14 tirs au but par match.
L'équipe de la Tunisie s'est montrée la plus
efficace car ayant réalisé une moyenne de 3 buts par match.
Ces résultats nous montrent qu'entre les équipes
qu'on peut supposer être les meilleurs du championnat, il y a des
différences importantes en ce qui concerne le nombre et la
précision des tirs, la manière et l'endroit de leur
exécution. Les actions les plus efficaces sont surtout les
débordements centre court, mais on se rend compte que les attaquants
usent beaucoup plus des appels de balle et des dribbles qui dans la
majorité des cas ne réussissent pas.
En étudiant toutes les informations recueillies, on
s'aperçoit que notre hypothèse est à 87.5%
vérifiée lors du premier tour car sur les huit équipes
qualifiées en quart de finale c'est seulement une équipe en
locurence l'Egypte qui s'est qualifiée en réalisant moins d'ASA
que d'autres éliminées au premier tour. Ce pourcentage est le
résultat du rapport du nombre d'équipes qualifiées avec un
plus grand nombre d'ASA et le nombre total d'équipes
qualifiées.
TABLEAUX DES ASA EN QUART DE
FINALE :
TABLEAU N° 1: COTE D'IVOIRE :
match : CIV # CAM
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
23
|
41
|
5
|
7
|
4
|
1
|
7
|
0
|
88
|
TIRS AU
BUT
|
7
|
0
|
3
|
1
|
0
|
0
|
2
|
0
|
13
|
TIRS CADRES
|
2
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
5
|
TIRS NON CADRES
|
5
|
0
|
1
|
1
|
0
|
0
|
1
|
0
|
8
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
16
|
41
|
2
|
6
|
4
|
1
|
5
|
0
|
75
|
A travers ce tableau on se rend compte que l'équipe de
la Cote d'Ivoire a régressé du point de vue des ASA entre le
premier tour et le second tour.
Lors de ce quart de finale contre le Cameroun, la Cote
d'Ivoire a réalisé 67 ASA dont 20 tirs au but, 4 tirs
cadrés soit 20% des tirs, 16 tirs non cadrés soit 80% des tirs et
1 but marqué. Cela pourrait s'expliquer par le fait que en un moment
donné du match les joueurs ont privilégié le jeu
défensif pour conserver le score afin d'éviter de perdre la
rencontre sur le terrain ; rappelons que ce quart de finale s'est
joué sur 120 minutes après la marque d'1 but partout et que la
victoire a été remportée par la Cote d'Ivoire après
la série des tirs au but. On a constaté que le Cameroun
(équipe vaincue) a réalisé plus d'ASA que la Cote
d'Ivoire : 94 ASA dont 13 tirs au but, 7 tirs cadrés soit 53.84%
des tirs, 6 tirs non cadrés soit 46.15% des tirs et 1 but
marqué.
C'est dire que la série des tirs au but ne peut
constituer un critère pour juger de l'efficacité où non
d'une équipe.
Au regard de ces observations, on remarque que parmi les
équipes qualifiées en demi finale, c'est seulement
l'équipe de la Cote d'Ivoire qui a régressé du point de vu
nombre d'ASA réalisé.
TABLEAU N°2: SENEGAL:
match: SEN # GU
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
36
|
48
|
5
|
5
|
11
|
0
|
6
|
0
|
111
|
TIRS AU
BUT
|
5
|
3
|
4
|
0
|
5
|
0
|
1
|
0
|
18
|
TIRS CADRES
|
2
|
1
|
0
|
0
|
3
|
0
|
0
|
0
|
6
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
2
|
4
|
0
|
2
|
0
|
1
|
0
|
12
|
BUTS MARQUES
|
0
|
1
|
0
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
3
|
AUTRES FINALITES
|
31
|
45
|
1
|
5
|
6
|
0
|
5
|
0
|
93
|
L'équipe du Sénégal, avec 111 ASA arrive
en deuxième position parmi les équipes qualifiées en demi
finale en réalisant 18 tirs au but dont 6 tirs cadrés soit 33.33%
des tirs, 12 tirs non cadrés soit 66.67% des tirs dont 3 buts. Elle
dépasse ainsi son adversaire qui a réalisé 83 ASA dont 11
tirs au but, 3 tirs cadrés, 8 tirs non cadrés et 2 buts
marqués. Mais on remarqué que malgré l'augmentation de ses
ASA (109.5 au premier tour contre 111 au second tour) cette équipe a
réalisé moins d'ASA que la RDC qui en a réalisé 112
et se trouve être éliminé en quart de finale.
TABLEAU
N°3 :NIGERIA : match : NIG #
TUN
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
33
|
82
|
1
|
21
|
20
|
0
|
5
|
0
|
162
|
TIRS AU BUT
|
6
|
9
|
0
|
4
|
3
|
0
|
1
|
0
|
23
|
TIRS CADRES
|
1
|
7
|
0
|
2
|
1
|
0
|
0
|
0
|
11
|
TIRS NON CADRES
|
5
|
2
|
0
|
2
|
2
|
0
|
1
|
0
|
12
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
27
|
73
|
1
|
17
|
17
|
0
|
4
|
0
|
139
|
Dans cette deuxième phase de la compétition
l'équipe du Nigéria a réalisé 162 ASA dont 23 tirs
au but, 11 tirs cadrés soit 47.83% des tirs, 12 tirs non cadrés
soit 52.17% des tirs et 1 but marqué. Si on compare ses résultats
du second tour à ceux du premier tour, c'est une équipe qui a
progressé du point de vue du nombre d'ASA (87 au premier tour contre 162
au second tour).
Mais il faut préciser que ce quart de finale a
été joué sur 120 minutes compte tenu de
l'égalité de but (1 but partout) après 90 minutes de
jeu ; ce qui fait que le match a été gagné
après la série des tirs au but suite aux prolongations (30
minutes) : ce qui a joué un rôle très important sur
l'augmentation de ces ASA. Si nous poursuivons l'analyse et considérons
l'efficacité de ces actions liée aux tirs au but on constate que
l'équipe du Nigéria a une efficacité absolue beaucoup plus
élevée au second tour qu'au premier tour.
Mais il faut dire aussi que l'équipe de la Tunisie qui
a perdu cette rencontre n'a pas pour autant démérité
d'autant plus que la série des tirs est une épreuve qui
relève du hasard. Cette équipe a aussi progressé du point
de vue des ASA (passant de 91 ASA au premier tour à110 ASA en quart de
finale), mais elle a été beaucoup plus efficace au premier tour
avec une moyenne de 15.5 tirs au but et 3 buts marqués par match qu'au
deuxième tour où elle a réalisé 12 tirs au but dont
1 but marqué.
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
23
|
42
|
3
|
1
|
10
|
5
|
6
|
1
|
91
|
TIRS AU BUT
|
4
|
7
|
3
|
0
|
4
|
1
|
2
|
1
|
22
|
TIRS CADRES
|
2
|
2
|
1
|
0
|
3
|
1
|
0
|
1
|
10
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
5
|
2
|
0
|
1
|
0
|
2
|
0
|
12
|
BUTS MARQUES
|
1
|
1
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
4
|
AUTRES FINALITES
|
19
|
35
|
0
|
1
|
6
|
4
|
4
|
0
|
69
|
TABLEAU N°4: EGYPTE: match: EGY #
RDC
La lecture du tableau des ASA de l'équipe d'Egypte en
quart de finale nous révèle que cette équipe est la
troisième du classement parmi les équipes qualifiées en
demi finale. Elle a réalisé 91 ASA, dont 22 tirs au but soit
24.17% des essais, 10 tirs cadrés soit 45.45% des tirs, 12 tirs non
cadrés et 4 buts marqués.
Mais on constate que son adversaire (la RDC) a
réalisé beaucoup plus d'ASA (112) mais avec moins de tirs au but
(16) soit 14.28% des essais dont 6 tirs cadrés et 10 tirs non
cadrés.De même les équipes du Cameroun, de la RDC et de la
Tunisie ont dépassé cette équipe d'Egypte en
réalisant successivement 94 ASA, 112 ASA et 110ASA. Mais la principale
remarque est que l'Egypte a évolué en passant de 73 ASA au
premier tour dont 14 tirs au but, 7 tirs cadrés et 7 tirs non
cadrés avec une moyenne de 1.5 buts marqué par match.
TABLEAU RECAPITULATIF DES ASA EN
QUART DE FINALE
ASA
Equipes
|
ESSAIS
|
TIRS AU BUT
|
TIRS CADRES
|
TIRS NON CADRES
|
BUTS MARQUES
|
AUTRES FINALITES
|
SENEGAL
|
111
|
18
|
6
|
12
|
3
|
93
|
NIGERIA
|
162
|
23
|
11
|
12
|
1
|
139
|
GUINEE
|
83
|
11
|
3
|
8
|
2
|
72
|
RDC
|
112
|
16
|
6
|
10
|
1
|
96
|
EGYPTE
|
91
|
22
|
10
|
12
|
4
|
69
|
COTE D'IVOIRE
|
67
|
20
|
4
|
16
|
1
|
47
|
TUNISIE
|
110
|
12
|
6
|
6
|
1
|
98
|
CAMEROUN
|
94
|
13
|
7
|
6
|
1
|
81
|
TOTAL
|
830
|
135
|
63
|
72
|
14
|
695
|

ESSAIS
TIRS NON CADRES
TIRS AU BUT BUTS MARQUES
TIRS CADRES AUTRES
FINALITES
La tendance qui a prévalu au premier tour est
différente des résultats obtenus lors du deuxième
tour.
Les équipes qui ont franchie cette
2ème phase de la compétition n'ont pas toutes
été les meilleures du point de vue du nombre d'ASA
réalisé même si par ailleurs l'équipe qui a
mené le plus grand d'ASA se trouve être parmi les équipes
qualifiées.
Lors de ce quart de finale, les équipes ont
réalisé un total de 830 ASA dont 135 tirs au but, 63 tirs
cadrés soit 46.67%, 72 tirs non cadrés soit 53.33% des tirs et 14
buts marqués. On n'a remarqué aussi que chaque équipe a au
moins marqué 1 but.
TABLEAUX DES ASA EN DEMI
FINALE :
TABLEAU N°1: EGYPTE:
match: EGY # SEN
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
9
|
35
|
3
|
4
|
13
|
3
|
3
|
1
|
71
|
TIRS AU
BUT
|
2
|
2
|
2
|
2
|
4
|
1
|
2
|
1
|
16
|
TIRS CADRES
|
0
|
0
|
2
|
0
|
1
|
0
|
0
|
1
|
4
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
2
|
0
|
2
|
3
|
1
|
1
|
0
|
11
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
1
|
2
|
AUTRES FINALITES
|
7
|
33
|
1
|
2
|
9
|
2
|
1
|
0
|
55
|
On note pour l'équipe d'Egypte à travers ce
tableau moins d'ASA comparé au premier tour et au deuxième tour.
Ainsi on a 71 ASA dont 16 tirs au but, 4 tirs cadrés soit 25% des tirs,
11 tirs non cadrés soit 75% des tirs et 2 buts marqués.
Cette demi finale est une rencontre relativement
équilibrée dans la mesure où chaque formation a
réalisé 71 ASA, 16 tirs au but, mais que la victoire est
allée au profit de l'équipe d'Egypte qui s'est montrée la
plus efficace en concrétisant la moitié de ses tirs
cadrés.
TABLEAU N°2 : COTE
D'IVOIRE : match : CIV # NIG
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
19
|
41
|
4
|
4
|
7
|
2
|
2
|
0
|
79
|
TIRS AU
BUT
|
3
|
2
|
3
|
1
|
1
|
0
|
1
|
0
|
11
|
TIRS CADRES
|
0
|
2
|
2
|
1
|
1
|
0
|
0
|
0
|
6
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
16
|
39
|
1
|
3
|
6
|
2
|
1
|
0
|
68
|
L'équipe de la Cote d'Ivoire a employé la
même formule qu'en quart de finale : c'est-à-dire que en un
moment donné du match, elle s'est beaucoup plus organisée en
défense dans le souci de conserver le score. Ce qui veut dire que par
rapport au deuxième tour elle a progressé du point de vue du
nombre d'ASA réalisé. Elle en a effectué 79 dont 11 tirs
au but, 6 tirs cadrés soit 54.54% des tirs, 5 tirs non cadrés
soit 45.46% des tirs et 1 but marqué.
Elle a réalisé moins d'ASA que son adversaire
(le Nigéria) qui en a réalisé 88dont 13 tirs au but, 5
tirs cadrés, 8 tirs non cadrés et 0 but marqué.
TABLEAU RECAPITULATIF DES ASA
EN DEMI FINALE
ASA
Equipes
|
ESSAIS
|
TIRS AU BUT
|
TIRS CADRES
|
TIRS NON CADRES
|
BUTS MARQUES
|
AUTRES FINALITES
|
SENEGAL
|
71
|
16
|
1
|
15
|
1
|
55
|
NIGERIA
|
88
|
13
|
5
|
8
|
0
|
75
|
EGYPTE
|
71
|
16
|
5
|
11
|
2
|
55
|
COTE D'IVOIRE
|
79
|
11
|
6
|
5
|
1
|
68
|
TOTAL
|
309
|
56
|
17
|
39
|
4
|
253
|

ESSAIS
TIRS NON CADRES
TIRS AU BUT
BUTS MARQUES
TIRS CADRES
AUTRES FINALITES
On note globalement 309 ASA lors de ces demi finale dont 56
tirs au but, 17 tirs cadrés soit 30.35% des tirs au but, 39 tirs non
cadrés soit 69.65% des tirs et 4 buts marqués.
Toutes les équipes ont marqué au moins 1 but
sauf le Nigéria malgré le nombre important d'ASA qu'il a
réalisé (88). Cela peut s'expliquer par le fait que la
stratégie défensive adoptée par l'équipe de la Cote
d'Ivoire après avoir inscrit 1 but, a verrouillé tous les chemins
d'accès à son but. C'est la raison pour laquelle les joueurs
Nigérians se sont beaucoup déployés en attaque mais leurs
tentatives sont restées vaines. On comprend dés lors pourquoi le
Nigéria a réalisé plus d'ASA que la Cote d'Ivoire car au
moment où il cherche à égaliser en démultipliant
ses actions offensives, l'équipe de la Cote d'Ivoire elle, a opté
pour la défense afin d'éviter d'encaisser un but.
VAINQUEUR DE LA
COUPE: EGYPTE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
36
|
47
|
2
|
9
|
21
|
1
|
5
|
1
|
122
|
TIRS AU
BUT
|
6
|
2
|
1
|
2
|
2
|
0
|
1
|
1
|
15
|
TIRS CADRES
|
2
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
1
|
4
|
TIRS NON CADRES
|
4
|
2
|
1
|
2
|
1
|
0
|
1
|
0
|
11
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
30
|
45
|
1
|
7
|
19
|
1
|
4
|
1
|
107
|
L'équipe d'Egypte vainqueur de CAN 2006 a
réalisé lors de la finale 112 ASA dont 15 tirs au but, 4 tirs
cadrés soit 26.67% des tirs au but, 11 tirs non cadrés soit
73.33% des tirs avec 0 but marqué.
On se rend compte que cette équipe d'Egypte s'est
beaucoup donnée sur le plan offensif et sur la création d'ASA.
C'est peut être une attitude normale, car en tant que pays organisateur
avec tout le public qui était derrière, l'envie de se donner
à fond et de gagner était présente en chaque joueur ;
ce qui constitue un facteur de motivation très déterminant.
TABLEAU RECAPITULATIF DES
ASA EN FINALE
ASA
Equipes
|
ESSAIS
|
TIRS AU BUT
|
TIRS CADRES
|
TIRS NON CADRES
|
BUTS MARQUES
|
AUTRES FINALITES
|
EGYPTE
|
122
|
15
|
4
|
11
|
0
|
107
|
COTE D'IVOIRE
|
88
|
21
|
7
|
14
|
0
|
67
|
TOTAL
|
210
|
36
|
11
|
25
|
0
|
174
|
ESSAIS
TIRS NON CADRES
TIRS AU BUT
BUTS MARQUES
TIRS CADRES
AUTRES FINALITES
La finale qui a opposé l'Egypte à la Cote
d'Ivoire a été remporté par l'Egypte qui a
réalisé 122 ASA, 15 tirs au but dont 4 tirs cadrés, 11
tirs non cadrés et 0 but marqué contre 88 ASA pour
l'équipe de la Cote d'Ivoire, 21 tirs au but dont 7 tirs cadrés,
14 tirs non cadrés et 0 but marqué.
Après 90 minutes de jeu sans but marqué et suite
aux prolongations, les deux équipes se sont départagées
par la série des tirs au but en faveur de l'Egypte.
Ces deux équipes ont des parcours qui méritent
une attention particulière lors de cette CAN 2006 : la Cote
d'Ivoire avec 110 ASA au premier tour, 67 au second tour, 79 en demi finale et
88 en finale a vu ses actions offensives décroître en quart de
finale pour ensuite connaître une évolution linéaire en
demi finale et en finale.
C'est dire que l'équipe de la Cote d'Ivoire s'est
beaucoup donnée au premier tour sur le plan offensif de telle sorte que
lors des phases qui ont suivi, elle s'est focalisée sur la conservation
du ballon avec une bonne organisation défensive, ce qui lui a permis de
conserver ses scores.
Battue en finale à l'issue des tirs au but,
qualifiée à la phase finale de la coupe du monde 2006 en
Allemagne, cette équipe a pratiquement un parcours plus ou moins
similaire à celui de l'équipe du Sénégal en 2002
finaliste à la CAN à Bamako et quart de finaliste au mondial
2002 en Corrée et au Japon.
Par contre le parcours de l'Egypte qui est le suivant :
73 ASA au premier tour, 91 en quart de finale, 71 en demi finale et 122 en
finale, nous témoigne que cette équipe a été
très stratégique sur le plan de la mise en place des choix
offensifs ; sachant alterner des temps forts et des temps faibles.


![]()
Sur la base des résultats obtenus, on constate que le
football de haute compétition se caractérise dans le jeu
offensif par un nombre relativement important d'actions significatives
d'attaque. Le jeu d'attaque a considérablement évolué en
privant les ailiers (positionnés de part et d'autre de l'avant centre)
de leur fonction de débordement et de déstabilisation des lignes
adverses par l'extérieur. Cette fonction est désormais
attribuée aux défenseurs latéraux et à certains
milieux de terrain lorsque leur technique le leur permet. Il s'agit maintenant
d'un jeu compact et physique autour de la surface de réparation.
En procédant à une analyse
générale de toutes les rencontres observées on se rend
compte que le 4-4-2 est actuellement le système le plus utilisé
par les équipes de haut niveau. Toutes les équipes
observées ont pratiquement utilisé ce système comme
dispositif de départ. C'est une structure de base qui peut
évoluer en fonction du dispositif adverse. A partir de ce 4-4-2 on peut
s'organiser soit en 4-3-3 soit en 4-5-1 selon qu'on est en possession ou en
quête du ballon. Le choix des formes d'attaque est souvent fonction de la
zone de départ ou de récupération du ballon, du nombre
d'adversaire en situation défensive mais aussi du nombre de partenaires
potentiellement utilisables.
La création d'ASA revêt un intérêt
capital, mais elle ne saurait suffire à elle seule pour
déterminer l'issue du parcours d'une équipe dans une
compétition de football. Cependant, compte tenu des résultats
obtenus lors du premier tour du championnat, le nombre d'actions significatives
d'attaque réalisé par les équipes qualifiées en
quart de finale est supérieur à celui réalisé par
les équipes éliminées ce qui nous permet de dire que
dans les matches de poule d'une compétition le nombre d'ASA
réalisé pourrait dans une large mesure expliquer
l'élimination de certaines équipes et la qualification des
autres.
A cet effet, il pourrait être considéré
comme un critère pour départager des équipes en cas
d'égalité.
Néanmoins, cette conception ne peut s'appliquer
à toutes les rencontres surtout quand il s'agit d'élimination
directe : une équipe peut marquer un but lors d'une rencontre en
réalisant moins d'ASA et en jouant beaucoup plus en défense et
remporter la victoire.
Ce qui est intéressant, c'est donc l'efficacité
des actions menées par l'équipe dans le dernier tiers et non
seulement le nombre d'ASA réalisé car il existe une grande
différence entre la création des occasions de but et leur
concrétisation.
Jean Dufour (1976.P10)
précise : « L'efficacité en football, est
faite à la fois de vitesse d'exécution, de coordination
collective, d'adaptation aux circonstances du jeu, mais aussi de
sûreté, de précision »
La lecture des différents tableaux
récapitulatifs nous montre que le nombre d'ASA réalisé au
premier tour (1350.5) est nettement supérieur au nombre d'ASA
réalisé en quart de finale (830), en demi finale (309) et en
finale (210) malgré l'évolution de certaines équipes du
point de vue du nombre d'ASA réalisé. Cela s'explique par la
diminution des rencontres au fur et à mesure qu'on avance dans la
compétition : rappelons à cet effet qu'au premier tour sur
24 rencontres nous avons observé 16 à raison de 2 matches sur
trois par équipe, 4 matches en quart de finale, 2 matches en demi finale
et enfin la finale. Ce qui fait que au total on a observé 23 rencontres
sur les 31 de la CAN 2006.
Si nous comparons les résultats des différentes
phases de la compétition on a :
Ø Au premier tour : 1350.5 ASA dont :
ü 231 tirs au but,
ü 87 tirs cadrés,
ü 144 tirs non cadrés et
ü 15 buts marqués ;
Ø Au deuxième tour (quart de finale), 830 ASA
dont :
ü 135 tirs au but,
ü 53 tirs cadrés,
ü 82 tirs non cadrés et
ü 14 buts marqués ;
Ø En demi finale 309 ASA dont :
ü 56 tirs au but,
ü 17 tirs cadrés,
ü 39 tirs non cadrés et
ü 4 buts marqués ;
Ø En finale 210 ASA dont :
ü 36 tirs au but,
ü 11 tirs cadrés,
ü 25 tirs non cadrés et
ü 0 but marqué.
Au niveau des différentes phases de la
compétition on a remarqué que le nombre de tirs non
cadrés dépasse de loin le nombre de tirs cadrés ;
ainsi au premier tour 62.34% des tirs ne sont pas cadrés contre 60.74%
en quart de finale, 69.64% en demi finale et 69.44% en finale. Ce qui signifie
que les attaquants manquent beaucoup de précision sur les tirs et cela
résulterait peut être d'un manque de maîtrise technique du
ballon, d'un manque de lucidité ou d'aptitude physique au tir ou bien
à d'autres facteurs psychologiques.
II-PERSPECTIVES
Les actions significatives d'attaque qui ont fait l'objet de
cette étude doivent être connues par tout entraîneur et
prises en compte dans le processus d'entraînement pour une plus grande
efficacité des attaquants, ce qui est fondamentale dans
l'élaboration d'un football compétitif.
Pour l'entraînement en attaque, un accent particulier
doit être mis sur les appels de balle car les attaquants en
général ne savent pas à quel moment faut il s'y prendre
pour éviter les hors-jeu .A ce niveau les attaquants sont très
entreprenants mais réussissent rarement leurs tentatives. Les actions
telles que les une deux, les débordements centre court sont très
efficaces mais peu utilisées ce qui nécessite un travail soutenu
en vu d'améliorer leur efficacité. Mais tous ces
éléments isolément ne signifient pas grand-chose ;
ils n'ont de sens que dans la structure globale c'est-à-dire le jeu. Il
faut préciser à ce niveau que l'entraînement
stratégique est indispensable,
nécessite de la répétition et a
l'avantage de ne rien laisser au hasard. Il faut entendre par là, la
partie de la tactique qui concerne des dispositions de départ
parfaitement définies.Une étude complémentaire portant sur
les actions significatives de défense pourrait être entreprise
dans une autre compétition de haut niveau ou dans la même
compétition afin de dégager une caractéristique
générale du football dans ces phases d'attaque et de
défense. Il serait également intéressant de mener une
étude sur le parcours d'une équipe championne d'une
compétition et l'équipe finaliste (comme l'Egypte et la Cote
d'Ivoire CAN 2006) pour avoir une idée claire du comportement des
équipes pendant les différentes phases d'une
compétition.
Il serait aussi d'une importance notoire de faire la
même étude dans un autre championnat continental comme la coupe
d'Europe afin de faire une comparaison entre les attaquants africains et
européens ou de voir si ces données sont des
caractéristiques du football africain ou du football en
général.
I-CONCLUSION
L'observation en tant que procédé
d'investigation scientifique s'accompagne tout de même de facteurs
incontrôlables qui échappent à l'attention de
l'observateur ; ce qui pourrait être à l'origine d'une
certaine subjectivité.
Pour une meilleure objectivité, elle doit se faire dans
la neutralité, la transparence et avec beaucoup de rigueur.
Dans notre étude, tous les paramètres
susceptibles de biaiser nos résultats ont été plus ou
moins maîtrisés compte tenu de la disponibilité de l'outil
de mesure et de la spécificité des éléments de
l'observation.
Nous avons essentiellement axé nos analyses sur
l'attaque car c'est dans cette phase que l'on retrouve les ASA. C'est cette
phase du jeu qui donne au football son caractère spectaculaire compte
tenu de la qualité technique, tactique et physique des attaquants.
Ces actions sur lesquelles s'est portée notre
étude doivent être connues pour être entreprises :
c'est la raison pour laquelle un sous titre a été consacré
à leur définition et à leur identification dans le cadre
théorique de ce document, mais l'inventaire est loin d'être
exhaustif. Ces actions technico-tactique sont utilisées dans des
conditions qui changent de façon permanente en fonction de la situation
de jeu.Leur création passe par des animations offensives qui sont
fonction des dispositifs tactiques adoptés par les différentes
équipes.
Ces dispositifs tactiques sont changeants selon la physionomie
des rencontres.
A la lecture des tableaux des ASA des différentes
équipes observées, on remarque que les joueurs sont très
entreprenants dans les actions offensives.
Les observations faites sur ces actions montrent que dans le
processus futur du perfectionnement de la tactique et de la stratégie en
football, les phases changeantes du jeu joueront un rôle de plus en plus
important.
Après la définition des notions d'attaque et de
défense, nous pensons avoir mis en évidence la dialectique d'un
jeu de mouvement.
L'adaptation à un plan de jeu particulier se
révèle nécessaire en fonction de l'aptitude et de
l'efficacité des schémas tactiques offensifs de l'adversaire.
La notion d'efficacité qui lie efforts
physiques,techniques et tactiques occupe une place de choix dans la
finalité de l'attaque et plusieurs facteurs tels que la maîtrise
du ballon sont mis en jeu pour une bonne efficacité du joueur en
attaque.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
I-
OUVRAGES :
1- Claude BAYER : L'enseignement des
jeux sportifs collectifs. Editions
VIGOT.1979.181 pages
2- Christian BOURREL et Maurizio
SENO : L'entraîneur de
football.Editions Amphora.1991.201 pages
3- Erik MOMBAERTS :
Football.De l'analyse du jeu à la formation
du joueur.Editions Actio.1991.259
pages
4 - Gilbert DELANDSHEERE :
Dictionnaire de l'évaluation et de la recherche en éducation
physique. Editions.Presse universitaire française. 1979.338 pages
5 - Henry WALLON :
L'évolution psychologique de l'enfant. Editions
Armand Collin. 1968.201 pages
6- Jean DUFOUR : Football
moderne. Editions Bormann.Paris. 1974.159
pages
7- Jean DUFOUR : Le football.
Technique, Tactique et Stratégie d'entraînement. Editions
Bormann. Paris 6e édition. 1976.110 pages
8- Justin TESSIE : Le football.
Editions Education Physique et Sport. 1962.145 pages
9- Jerzy WRZOS : Football.La tactique
de l'attaque. Editions Broodcoorens MICHEL. 1984.405 Pages
10- ROBERT DES SPORTS 1982
11- PETIT LAROUSSE 197
II-
MEMOIRES
1- Ahmet
DIENG : Le Sénégal à la
15e coupe d'Afrique des nations : Evaluation du rendement
offensif.Maîtrise es STAPS. Année académique
1985-1986
2- Alain NDIONE : Etude de la
dernière passe en rapport avec la finalité de l'attaque :
cas du football.Maîtrise es STAPS. Année académique
1995-1996
3- Edouard FAYE : L'efficacité du
joueur attaquant par rapport à sa maîtrise du ballon en football.
Année académique 1990-1991
4- Cheikh DIONE : De l'existence
d'une corrélation entre la fluidité du jeu et l'efficacité
en attaque. Maîtrise es STAPS. Année académique
1984-1985
5- Lamine SANO : Apport des joueurs
des compartiments arrières dans le processus d'attaque : cas du
football. Maîtrise es STAPS. Année académique
1987-1988
6- Paul NDONG : Le profil du football
Sénégalais par rapport aux tendances offensives et
défensives des différentes lignes dans « le football
total ».Maîtrise es STAPS. Année académique
1986-1987
7- Sidy GAYE : Rapport
attaque/défense en football.Inventaire et efficacité des actions
significatives d'attaque. Maîtrise es STAPS.Année
académique 1985-1986
ARTICLES
1- FOOTBALL MONDIAL. MENSUEL D'ANALYSES ET
D'INFORMATIONS .N°31. OCTOBRE 2005
![]()
LA GRILLE D'OBSERVATION
ASA 0 15 30 45 60 75
90
E-DRIBBLE
|
eeeeet+
|
|
|
|
|
|
|
E-APPEL
|
|
|
|
|
|
|
|
FAUTE
|
|
|
|
|
|
|
|
DCL
|
|
|
|
|
|
|
|
DCC
|
|
|
|
|
|
|
|
E-1/2
|
|
|
|
|
|
|
|
CORNER
|
|
|
|
|
|
|
|
PENALTY
|
|
|
|
|
|
|
|
NB : Pour le remplissage de la grille d'observation nous
avons utilisé les signes suivants :
Ø Le signe (e) signifie qu'il y a
essai ;
Ø La lettre (t) signifie que l'essai a
abouti à un tir au but ;
Ø Le signe (+) signifie que le tir est
cadré ;
Ø Le signe (-) signifie que le tir n'est pas
cadré ;
Ø Le signe + encerclé signifie
qu'un but a été marqué
EQUIPES ELIMINEES AU PREMIER
TOUR :
TABLEAU
N°1 : ZIMBABWE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
13
|
31
|
1
|
1
|
11.5
|
3.5
|
3
|
0
|
64
|
TIRS AU
BUT
|
4.5
|
2
|
0.5
|
0
|
2.5
|
0
|
0.5
|
0
|
10
|
TIRS CADRES
|
2.5
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
4
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
1.5
|
0
|
0
|
2.5
|
0
|
0
|
0
|
6
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
8.5
|
29
|
0.5
|
1
|
9
|
3.5
|
2.5
|
0
|
54
|
TABLEAU N°2 : AFRIQUE DU
SUD
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
18
|
31.5
|
4
|
1.5
|
7
|
6.5
|
2.5
|
0
|
71
|
TIRS AU
BUT
|
6
|
3
|
3.5
|
0
|
1
|
0.5
|
0
|
0
|
14
|
TIRS CADRES
|
1.5
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0
|
3.5
|
TIRS NON CADRES
|
4.5
|
2.5
|
3
|
0
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
10.5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
12
|
28.5
|
0.5
|
1.5
|
6
|
6
|
2.5
|
0
|
57
|
TABLEAU N°3 : MAROC
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
15
|
26
|
6
|
10
|
8
|
1
|
5
|
0
|
71
|
TIRS AU
BUT
|
4
|
3
|
4
|
0
|
2
|
0
|
1
|
0
|
14
|
TIRS CADRES
|
1
|
1
|
2
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
5
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
2
|
2
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
8
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
11
|
23
|
2
|
10
|
6
|
1
|
4
|
0
|
57
|
TABLEAU N°4 : LIBYE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
21
|
35
|
2
|
5
|
4
|
3
|
2
|
0
|
72
|
TIRS AU
BUT
|
2
|
1
|
1
|
0
|
2
|
2
|
0
|
0
|
8
|
TIRS CADRES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
1
|
1
|
0
|
1
|
2
|
0
|
0
|
7
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
19
|
34
|
1
|
5
|
2
|
1
|
2
|
0
|
64
|
TABLEAU N°5 : TOGO
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
18
|
32
|
3.5
|
4.5
|
8
|
2.5
|
3.5
|
0
|
72
|
TIRS AU
BUT
|
2
|
0.5
|
3
|
0.5
|
1
|
1
|
0.5
|
0
|
8.5
|
TIRS CADRES
|
0.5
|
0.5
|
1.5
|
0.5
|
1
|
1
|
0
|
0
|
5
|
TIRS NON CADRES
|
1.5
|
0
|
1.5
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
3.5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
16
|
31.5
|
0.5
|
4
|
7
|
1.5
|
3
|
0
|
63.5
|
TABLLEAU N°6 :
ANGOLA
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
11
|
42.5
|
5
|
4
|
10
|
1
|
3.5
|
0.5
|
77.5
|
TIRS AU
BUT
|
4
|
6
|
2.5
|
1.5
|
2.5
|
0
|
0.5
|
0.5
|
17.5
|
TIRS CADRES
|
1.5
|
1.5
|
0
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0
|
0.5
|
4.5
|
TIRS NON CADRES
|
2.5
|
4.5
|
2.5
|
1
|
2
|
0
|
0.5
|
0
|
13
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0.5
|
AUTRES FINALITES
|
7
|
36.5
|
2.5
|
2.5
|
1
|
1
|
3
|
0
|
60
|
TABLEAU N°7 : ZAMBIE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
32.5
|
33
|
2
|
3.5
|
5
|
0.5
|
3
|
0
|
79.5
|
TIRS AU
BUT
|
6.5
|
3
|
2
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0.5
|
0
|
13
|
TIRS CADRES
|
3
|
1.5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0.5
|
0
|
5
|
TIRS NON CADRES
|
3.5
|
1.5
|
2
|
0.5
|
0.5
|
0
|
0
|
0
|
8
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
26
|
30
|
0
|
3
|
4.5
|
0.5
|
2.5
|
0
|
66.5
|
TABLEAU N°8 : GHANA :
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
15.5
|
34.5
|
3.5
|
6
|
11.5
|
7.5
|
4.5
|
0
|
83
|
TIRS AU
BUT
|
2.5
|
1.5
|
2.5
|
0.5
|
3.5
|
2
|
1
|
0
|
13.5
|
TIRS CADRES
|
2
|
1
|
0
|
0
|
1.5
|
1
|
0.5
|
0
|
6
|
TIRS NON CADRES
|
0.5
|
0.5
|
2.5
|
0.5
|
2
|
1
|
0.5
|
0
|
7.5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
13
|
33
|
1
|
5.5
|
8
|
5.5
|
3.5
|
0
|
69.5
|
EQUIPES ELIMINEES EN QUART DE FINAL
TABLEAU N°1 : REPUBLIQE DEMOCRATIQUE
DU CONGO :
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
38
|
49
|
4
|
3
|
11
|
0
|
10
|
0
|
112
|
TIRS AU
BUT
|
8
|
3
|
2
|
0
|
2
|
0
|
1
|
0
|
16
|
TIRS CADRES
|
5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
6
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
3
|
2
|
0
|
2
|
0
|
0
|
0
|
10
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
27
|
46
|
2
|
3
|
9
|
0
|
9
|
0
|
96
|
TABLEAU N°2 :
CAMEROUN
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
20
|
37
|
5
|
8
|
15
|
2
|
7
|
0
|
94
|
TIRS AU
BUT
|
2
|
4
|
5
|
1
|
1
|
0
|
0
|
0
|
13
|
TIRS CADRES
|
2
|
3
|
1
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
7
|
TIRS NON CADRES
|
0
|
1
|
4
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
6
|
BUTS MARQUES
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITE
|
18
|
33
|
0
|
7
|
14
|
2
|
7
|
0
|
81
|
TABLEAU N°3 : GUINEE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
23
|
40
|
1
|
10
|
6
|
0
|
3
|
0
|
83
|
TIRS AU
BUT
|
3
|
2
|
1
|
3
|
1
|
0
|
1
|
0
|
11
|
TIRS CADRES
|
1
|
1
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
3
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
1
|
0
|
3
|
1
|
0
|
1
|
0
|
8
|
BUTS MARQUES
|
1
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
AUTRES FINALITES
|
20
|
38
|
0
|
7
|
5
|
0
|
2
|
0
|
72
|
TABLEAU N°4 :
TUNISIE
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
21
|
73
|
5
|
0
|
4
|
4
|
3
|
0
|
110
|
TIRS AU
BUT
|
5
|
2
|
2
|
0
|
3
|
0
|
0
|
0
|
12
|
TIRS CADRES
|
3
|
0
|
0
|
0
|
3
|
0
|
0
|
0
|
6
|
TIRS NON CADRES
|
2
|
2
|
2
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
6
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
16
|
71
|
3
|
0
|
1
|
4
|
3
|
0
|
98
|
EQUIPES ELIMINEES EN DEMI
FINALE :
TABLEAU N°1 :
NIGERIA
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
19
|
41
|
4
|
4
|
7
|
2
|
2
|
0
|
79
|
TIRS AU
BUT
|
3
|
2
|
3
|
1
|
1
|
0
|
1
|
0
|
11
|
TIRS CADRES
|
0
|
2
|
2
|
1
|
1
|
0
|
0
|
0
|
6
|
TIRS NON CADRES
|
3
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
5
|
BUTS MARQUES
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
16
|
39
|
1
|
3
|
6
|
2
|
1
|
0
|
68
|
TABLEAU N°2 :
SENEGAL
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
18
|
30
|
9
|
3
|
6
|
4
|
1
|
0
|
71
|
TIRS AU
BUT
|
4
|
1
|
8
|
1
|
0
|
1
|
1
|
0
|
16
|
TIRS CADRES
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
TIRS NON CADRES
|
4
|
1
|
8
|
0
|
0
|
1
|
1
|
0
|
15
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
AUTRES FINALITES
|
14
|
29
|
1
|
2
|
6
|
3
|
0
|
0
|
55
|
EQUIPE ELIMINEE EN
FINALE :
COTE
D'IVOIRE :
ASA
|
E-DRIBBLE
|
E-APPEL
|
FAUTE
|
DCL
|
DCC
|
E-1/2
|
CORNER
|
PENALTY
|
TOTAL
|
ESSAIS
|
31
|
31
|
7
|
4
|
8
|
2
|
5
|
0
|
88
|
TIRS AU
BUT
|
6
|
4
|
3
|
2
|
3
|
1
|
2
|
0
|
21
|
TIRS CADRES
|
1
|
3
|
0
|
1
|
2
|
0
|
0
|
0
|
7
|
TIRS NON CADRES
|
5
|
1
|
3
|
1
|
1
|
1
|
2
|
0
|
14
|
BUTS MARQUES
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
AUTRES FINALITES
|
25
|
27
|
4
|
2
|
5
|
1
|
3
|
0
|
67
|
|