Crise economique et émergence de l'activité maraichère: cas de la culture de la tomate dans l'arrondissement de Dschang( Télécharger le fichier original )par Georges Ghislain Fofack Mujia École normale supérieure de Yaoundé - DIPES II en Géographie 2016 |
6.3.2.2. Incitation des populations à l'entreprenariat et à plus de dynamismeNotre recherche a révélé une prépondérance de l'individualisme agricole chez les jardiniers en particulier (Tableau 18).Malgré le fait que l'arrondissement récence de nombreux GICs des maraîchers, ces derniers ne fonctionnent pas comme tel. La remarque qui en découle est que de nombreux jardiniers créent des GICs uniquement pour recevoir les dotations des pouvoirs publics et parfois des partenaires au développement. Après quoi ils disparaissent dans la nature ou se plongent dans l'individualismeCette tare constitue évidemment un frein au développement du maraîchage en particulier de la culture de la tomate, tant on sait que le regroupement au sein d'une organisation commune à l'instar des GIC et des coopératives augmente les chances de bénéficier des aides multiformes de l'État et surtout des partenaires au développement. Le regroupement des jardiniers de l'arrondissement au sein des GIC pourrait s'avérer être une solution idoine dans le souci de résorber la multiplicité de difficultés financières, techniques et matérielles auxquelles ces derniers font face. Tableau 18: Appartenance aux GICs Source : Enquête de terrain, février 2013 Le tableau 20 révèle 3 catégories de producteurs :
v Les grands jardiniers dont la production se situe au delà de 150 paniers par saison 6.3.2.3. Veiller au respect des procédés de création des pépinières, de préparation des sols, de repiquage et d'entretien de parcelles Les jardiniers de l'arrondissement de Dschang mettent très peu en pratique les techniques recommandées pour assurer une bonne croissance de la tomate et garantir les meilleurs rendements. Ceux-ci ne respectent pas les procédés de création des pépinières, de préparation des sols, de repiquage et d'entretien, préconisés par les organismes de recherche et lors de séminaires de formation. Le choix des sites de pépinières par exemple doit se faire en tenant compte de : ü la proximité d'une source d'eau ü d'un sol plat, sablonneux et bien drainé ü le sol doit être stérilisé en brulant un tas de paille d'au moins 5cm d'épaisseur ü construire une ombrière de 1 à 2 m de hauteur pour atténuer les rayons solaires et les gouttelettes d'eau, etc. (Annexe 13) Le respect des prédispositions techniques par les paysans ainsi que détaillés dans le guide de culture de la tomate (Annexe 13), sera à même de favoriser et de garantir une production optimale et réduire de façon considérable les risques d'attaques bactériens. Source : Enquête de terrain, février 2013 Figure 43: Suggestions des jardiniers à l'Etat L'observation de la figure43, montre qu'en dehors du contrôle de la commercialisation des intrants, les cultivateurs ont un réel besoin de formation technique. Dans les solutions qui peuvent être mise en oeuvre par l'Etat, le besoin de formation arrive en en troisième position après les routes et les intrants. De ce qui précède, nous pouvons, affirmer que les hypothèses de recherche pré-formulées au début de notre recherchese sont avérées au terme de celle-ci. La crise économique est apparue comme le principal catalyseur de déclenchement du processus de reconversion des paysans vers le maraîchage en particulier vers la culture de la tomate. L'émergence et le développement de cette spéculation dans l'arrondissement de Dschang tient aussi bien à une pléthore de facteurs physico-humains qu'à la symbiose des interactions des différents acteurs intervenant dans sa production. De toute évidence, le développement de cette spéculation est effectif dans l'arrondissement, à en croire les chiffres de la production et le nombre d'actifs. Nonobstant, les résultats auxquels nous sommes parvenus au terme de notre recherche ne sont pas exempts de critiques au regard de l'échantillonnage, de l'approche et des techniques de collecte, d'analyse et de traitement des données de terrain. Comme toutes les filières agricoles, la filière tomate dans l'arrondissement de Dschang a besoin d'une attention particulière des pouvoirs publics, des partenaires au développement et des jardiniers eux-mêmes. L'optimisation de la production de tomate dans l'arrondissement reposerait sur la batterie de suggestions sus-évoquées. RECOMMANDATIONS A l'endroit de : Figure 44: Schéma récapitulatif des recommandations · La mise sur pied des facilités de financement du secteur agricole · Incitation des populations à l'entreprenariat et à plus de dynamisme · Veiller au respect des procédés de création des pépinières, de préparation des sols, de repiquage et d'entretien de parcelles · Améliorer l'offre en infrastructures de transports · La mise sur pied d'une politique de contrôle et de règlementation de l'importation des intrants agricoles · La mise sur pied des facilités de financement du secteur agricole · Intensifier le renforcement de capacités techniques et matérielles des paysans · La mise sur pied des facilités de financement du secteur agricole · Intensifier le renforcement de capacités techniques et matérielles des paysans Micro-finances Partenaires au développement Paysans L'Etat et ses démembrements régionaux départementaux et d'arrondissement Le présent travail de recherche intitulé « Crise économique et émergence de l'activité maraîchère : cas de la culture de la tomate dans l'arrondissement de Dschang » avait pour objectif principal de montrer que la crise économique de la fin des années 80 a été l'évènement déclencheur de la ruée de nouveaux acteurs dans l'espace rural de Dschang. La synergie des stratégies desdits acteurs s'avère l'élément propulseur du développement et de la vulgarisation de la culture de la tomate dans cet espace. Pour atteindre cet objectif, après avoir effectué le cadrage de l'étude et préciser l'approche méthodologique mise en oeuvre, nous avons jugé opportun de présenter l'arrondissement de Dschang avant et après la crise économique afin de cerner la situation socio-économique qui prévalait après cette crise. Après cela, nous nous sommes attarder sur les facteurs à l'origine de l'émergence de cette spéculation dans l'arrondissement. Les résultats obtenus nous ont ensuite permis d'analyser les acteurs impliqués dans le développement de cette culture ainsi que leurs rôles respectifs. À partir des manquements méthodologiques inhérents à cette étude, nous avons ouvert une brèche sur la formulation des suggestions susceptibles d'optimiser la production maraîchère et la culture de la tomate en particulier dans l'arrondissement de Dschang. Grâce aux informations obtenues, nous sommes parvenus à la conclusion selon laquelle la crise économique qui s'est installée dans l'arrondissement de Dschang comme dans tout le reste du pays à partir de l'année 1987, a entraîné de nombreux bouleversements socio-économiques et spatiaux. Jadis ancien bassin à prédominance caféière, en particulier de café arabica, l'arrondissement de Dschang, à l'instar de toutes les contrés de l'Ouest, vivait au rythme de ce café qui assurait le bien-être des familles et l'autorité du chef de famille dans les ménages. Cependant avec la crise et donc la baisse drastique des cours du café, entraînant la perte de son prestige d'antan, l'activité maraîchère, en particulier la culture de la tomate, va être envahie par les anciens caféiculteurs, les migrants de retour, les chômeurs, etc : ce fut la douloureuse période de la reconversion. En outre, l'influence de la libéralisation des filières agricoles, qui donnera lieu à la diversification du paysage des acteurs, ainsi que la politique étatique de relance de la production vivrière visant à renouer avec la production agricole, vont contribuer au développement et à la vulgarisation de la spéculation tomate dans l'arrondissement de Dschang. Celle-ci occupe désormais une place importante dans la production maraîchère de l'arrondissement. Son développement se matérialise par une production et un nombre d'exploitants en constante progression. Néanmoins, ces résultats pourraient être davantage élogieux si des mesures adéquates étaient adoptées. La mise sur pied des facilités de financement des investissements agricoles (banques agricoles), l'amélioration de l'offre en transport, le renforcement des capacités techniques et matérielles des jardiniers, la mise sur pied d'une politique de règlementation des importations d'intrants susceptibles de ralentir la volatilité des prix de ces derniers, constituent un pan de solutions à même d'optimiser la production de tomate de l'arrondissement et de favoriser le développement de la filière tomate dans cet espace. Parvenir à ces résultats a nécessité la formulation préalable des hypothèses, suivie par leur vérification à l'aide d'une collecte de données secondaires dans les centres de documentations et des données primaires sur le terrain. Nous avons ensuite procédé au traitement numérique des données obtenues avant leurs exploitations. Au regard de la nouvelle orientation de la politique agricole du Cameroun(désormais axée sur la mécanisation), de la multiplicité et de la diversité des projets formulés ou en cours d'exécution au MINADER, nous avons la conviction que le secteur maraîcher, en particulier la culture de la tomate, bénéficiera d'une attention particulière. A- OUVRAGES
B- THESES ET MEMOIRES 15 ABATE R. (2012). Crise économique et politique de relance de la production vivrière dans l'espace rural d'Ebolowa II, Mémoire de DIPES II de Géographie, ENS Yaoundé, 99P. 16 BEUCH A BAKAR (2006). L'adaptation des paysanneries face à la crise économique : Exemple de la pratique des cultures de contre saison dans les cantons de Ngamet Fangha (arrondissement de Bafia), Mémoire de Maitrise de Géographie, Université de Yaoundé I. 96P 17 BOUNOU V. (2006).Désengagement de l'Etat camerounais et émergence des nouveaux acteurs de développement rural sur les hautes terres de l'Ouest Cameroun : cas des paysanneries de la Menoua. Mémoire de DEA en géographie. Université de Dschang. 100p 18 DAUDE E. (2002).Modélisation de la diffusion de l'innovation par la simulation multi-agents. L'exemple d'une innovation en milieu rural, Thèse de doctorat de Géographie, Université d'Avignon et des pays du Vaucluse, 328P. 19 FARK-GRÜNINGER M. (1995). La transition économique à l'Ouest-Cameroun 1880-1990 : jeu et enjeux, Thèse de doctorat de Géographie, Université d'Adag Zurich, 257p. 20 FEUMBA R. (1999). Evaluation des stratégies paysannes de lutte contre les problèmes hydriques dans la culture de la tomate à Bantoum, Mémoire de DIPES II de Géographie, ENS Yaoundé. 21 FEUMBA R. (2001). Variabilité pluviométrique et comportements des cultivateurs de tomates à Bantoum, Mémoire de Maitrise de Géographie, Université de Yaoundé I, 118p. 22 FONGANG F.G .H. (2008). Les mutations du secteur agricole bamiléké (Cameroun) étudiées à travers ses acteurs : une analyse à partir des localités de Fokoué et de Galim, Thèse de doctorat de Sociologie, Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement (AgroParisTech) de Paris, 415P. 23 FOSSI E. (2005). La déprise caféière et les stratégies paysannes : le cas de Bamougoum, Mémoire de DIPES II de Géographie, ENS Yaoundé, 110P. 24 KAMGA A. (2002). Crise économique, retour des migrants et évolution du système agraire sur les versants oriental et méridional des monts Bamboutos (Ouest-Cameroun), Thèse de Doctorat de Géographie, Université Toulouse-Le Mirail, 311P. 25 KOUMAKOYE A. (2007). Le maraîchage : une innovation culturale et marqueur de changement social, cas du groupement Foréké-Dschang, Mémoire de Master de Géographie, Université de Dschang, 133P 26 KOUNCHOU R. (2008).Innovations agricoles sur les Hautes Terres de l'Ouest-Cameroun : cas du groupement Foto dans le département de la Menoua Mémoire de master de Géographie, Université de Dschang, 147P. 27 KWAGHEU J. (2001). Conditions édaphiques et mutations agricoles récentes sur les marges Sud-ouest des hautes terres de l'Ouest : le cas de l'arrondissement de Bazou, Mémoire de maitrise de Géographie, Université de Yaoundé I, 119P. 28 MANFOUO N. (2012). Les effets de la disparition des organismes publics d'appui financier et de la libéralisation des filières sur le monde agricole dans la région de l'Ouest-Cameroun, Mémoire de Master of science en agribusiness management, FASA Dschang, 126P. 29 NGAPGUEJ.N. (2007).Le maraîchage et le vivrier comme solution à la crise caféière dans la région de Foumbot, Thèse de Doctorat Ph.D. de Géographie, Université de Dschang, 587 P. 30 NGOUANET C. (2000). Émergence des organisations paysannes dans une zone rurale en mutation : dynamiques et ambiguïtés. Cas des hautes terres de l'Ouest-Cameroun, Mémoire de DEA de Géographie, Université de Dschang, 31 TSOTEZONITCHEU C. (2000). Crise en milieu rural et stratégies de reconversion paysannes : Cas de la localité de Batcham dans les Bamboutos (Ouest-Cameroun), Mémoire de maîtrise de géographie, université de Dschang, 116 P. C- ARTICLES ET REVUES 32 ASSOUMOU N. F. (1998). « Stratégies de développement du secteur agricole au Gabon: Que peuvent nous apprendre la formule d'entreprise coopérative et l'approche de développement local ». Sherbrooke Québec, Canada. 32P. 33 AVRDC : the world vegetable center (2008) « Légume fruit: la tomate » Fiche technique, 6p. 34 BOUYO K. J. N. (2008). « Micro-finance et réduction de la pauvreté de la femme rurale : Des ambigüités d'une réussite à une dérive vers le monde urbain. Cas des M de Foréké Dschang et de Fongo (Ouest Cameroun) » , 15P. 35 GUILLERMOU Y. (2000).Mutations agraires et organisation paysannes sur les Hautes Terres de l'Ouest-Cameroun, GEODOC, n° 51, pp. 90-109. 36 GUILLERMOU Y., KAMGA A. (2004). « les organisations paysannes dans l'Ouest-Cameroun : palliatif à la crise ? ». Etudes rurales 1/2004, n° 169-170, pp. 61-76. 37 GUILLERMOU Y. (2005). « Groupes de producteurs et ONG dans l'Ouest Cameroun : Dynamiques associatives et appuis extérieurs ». Revue internationale de l'économie sociale, no 298, pp. 26-39. 38 Herrera J. (1994). « la nature de la crise financière camerounaise et les mesures pour la combattre : Faut-il ajuster les programmes d'ajustement structurel ? »In Courade G. dir, « le village camerounais à l'heure de l'ajustement » PP 40-51 39 KAMGA A. (1995).« Crise économique et déscolarisation en milieu rural : le cas du village Bafou » in Les Cahiers d'OCISCA N° 24 Yaoundé, Cameroun, 21P. 40 KAMGA A. (1995).Du café au maraîchage : recomposition du paysage agraire en pays bamiléké dans l'Ouest Cameroun. Actes du colloque : « Un produit, une filière, un territoire », Toulouse 21 au 23 Mai 2001, Presses universitaires du Mirail 41 NGAPGUE J. N. (2010). « Réaction du pôle de développement d'une région agricole face à la crise caféière : l'exemple de la ville de Foumbot sur les Hauts Plateaux de l'Ouest Cameroun », International Journal of Advanced Studies and Research in Africa (IJASRA), Vol 1 N°2, Montréal, Canada, pp 163-176. 42 NGAPGUEJ.N., TSALEFAC M., (2011). « Difficile fonctionnement des projets de développement agricole dans les pays du Sud : le cas de la Société de Conserveries Alimentaires du Noun à Foumbot (Ouest du Cameroun) »in Syllabus Review 2 (3), 2011, pp 274-293. D- RAPPORTS 43 Annuaire des statistiques agricoles de la région de l'Ouest, Délégation régionale du ministère de l'agriculture et de développement rural de l'Ouest campagne agricole 2007, 10p 44 Agriculture vivrière et d'exportation, (2006), Bulletin d'information du centre d'information et de documentation agricole de la chambre de commerce, d'industries, des mines et de l'artisanat, 14P. 45 Agri-stat n° 7,8,9,10,11,12,13,14,15,16 (statistiques du secteur agricole) de la direction des enquêtes et des statistiques agricoles du MINADER . 46 Bulletin des échanges Cameroun-CEMAC + Nigeria ; 2007, 2008 de la direction des enquêtes et des statistiques agricoles du ministère de l'agriculture et développement rural. 47 Rapport sur la production et la commercialisation des cultures vivrières et de l'élevage au Cameroun : Développement de la production et de la commercialisation des cultures vivrières et de l'élevage dans la région d'Ombessa (Cameroun), 1971. 48 Rapport 2011 sur la pauvreté rurale du FIDA « Nouvelles réalités, nouveaux défis: de nouvelles chances pour la prochaine génération » 324P. 49 Itinéraire tomates cerises, Programme Initiative Pesticides de la faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux, Belgique, 2008, 35P. 50 Agrodok N°17, la culture de la tomate : production, transformation et commercialisation, Fondation Agromisa et CTA, Wageningen, 2005, 105P. E- DICTIONNAIRES 51 GEORGE P. (2009).Dictionnaire de la Géographie, Paris, PUF, 490P, 10e Edition. 52 Lexique d'économie, Paris, Dalloz, 718 P. F- WEBOGRAPHIE 53 BALLET V., « Logiques d'action et relation d'acteurs » http:// www.Printemps.unsq.fr/com Consulté le 20 juillet 2012 à 9h29. 54 BOUCHER M., « Entre solidarité et contrôle social : les logiques d'action dans une ville moyenne » http://www. Printemps.unsq.fr/ Consulté le 22 juillet 2012 à 19h22. 55 UWIZEYIMANA L.,« Après le café, le maraîchage ? Mutations des pratiques agricoles dans les Hautes Terres de l'Ouest Cameroun, 2009 », Les cahiers d'outre-mer Pages 331-344 http:// www.revue-les-cahiers-d-outre-mer-2009-3-p-331.html consulté le 18 septembre 2012 à 9h320. 56 http://www.cameroon-report.com/consulté le 22Mars 2013 à 08h25 ANNEXES
Annexe 1 : Attestation de recherche Annexe 2 : Questionnaire d'enquête administré aux jardiniers Annexe 3 : Guide d'entretien avec les responsables de GIC Annexe 4 :Guide d'entretien avec M. Le DAADER Annexe 5 :Liste des projets et programmes du ministère de l'agriculture et du développement rural Annexe 6 : Planchephoto des Bayam-Sellam, à l'arrivée des cargaisons de tomate au marché de la ville de Dschang (grand hangar) Annexe 7 :Evolution de la pluviométrie à Dschang de 2000 à 2012 Annexe 8 :Localisation et utilisation des terres et des sols agricoles dans le département de la Menoua Annexe 9 :Evolution des prix de quelques engrais dans l'arrondissement de Dschang entre 2000-2012 Annexe 10 :Evolution des prix des produits phytosanitaires dans l'arrondissement de Dschang entre 2000-2012 Annexe 11 : Evolution des prix des semences améliorées dans l'arrondissement de Dschang entre 2000-2012 Annexe 12 : Types d'engrais utilisés Annexe 13 : Guide pratique de culture de la tomate de l'AVRDC Annexe 14 : Les principales maladies des jardins de tomates dans l'arrondissement de Dschang
ANNEXE 2: UNIVERSITE DE YAOUNDÉ I UNIVERSITY OF YAOUNDE I ECOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE YAOUNDÉ HIGH TEACHER TRAINING COLLEGE YAOUNDE Département de Géographie Department of geography
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE SUR LES STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT DE LA CULTURE DE LA TOMATE DANS L'ARRONDISSEMENT DE DSCHANG AU LENDEMAIN DE LA CRISE ECONOMIQUE N .B : Les informations issues de ce questionnaire sont à usage strictement confidentiel et seront uniquement utilisées pour un but académique, et ne pourront à aucun cas malgré les circonstances servir pour d'autres fins. ü cocher la case de votre choix Merci d'avance pour votre aimable collaboration ! I - IDENTIFICATION 1- Nom :............................................................( facultatif) 2- Age :................................................................ 3- Sexe : 1- Masculin 2-Féminin 4- Dans quel village se trouve votre plantation ?....................................................................................... 5- Etes-vous de ce village ?1- Oui 2-Non 6-Si non, quelle est votre village d'origine ?............................................................................................................ 7- Et pourquoi avez-vous choisi ce village comme lieu d'installation ?................................................................ ............................................................................................................................................... 8- Niveau d'étude : 1-N'a jamais été à l'école 2-Primaire 3-Secondaire 4- Supérieure 9- Statut matrimonial : 1-Célibataire 2-Marié(e) 3-Veuf (Ve) 5- Divorcé 10- Quel est votre ancien emploi? 1-Elève 2-Etudiant 3- Commerçant 4-Fonctionnaire 5- Employé(e) Agriculteur Moto-Taxi Autres......... II-LES ACTEURS DE LA FILIERE TOMATE 11- D'où est provenu l'argent nécessaire pour le début de votre activité ? 1- Epargne personnelle 2- Tontines 3-Banques 4-Micro -finance GIC Autres...................... 12- Y a-t-il des structures ou organismes qui interviennent dans votre filière ? 1- Oui 2- Non 13- Si oui, lesquelles ?................................................................................................................................ 14- Localisation de votre plantation : Bas-fonds Bas de versant 16- Comment ces structurent ou organismes interviennent-ils dans votre filière ? (Vous pouvez cocher plusieurs réponses) 1-Organisation de l'activité 2-Fournitures de semence et engrais 3-Contrôle de semences 4-Etudes agronomiques 5-Prêts et crédits 6-Dons d'équipements et matériels agricoles Autres (préciser)....................................................................................................................................................... 17- Y a-t-il des micro-finances qui vous donnent des crédits pour les investissements agricoles ? 1-Oui 2-Non 18- Si oui, à hauteur de combien ?...................................................................................................................Fcfa 19- Si non pourquoi ?................................................................................................................................................ III- TECHNIQUES CULTURALES ET OUTILLAGES 20- Quels outils utilisez-vous dans vos champs ? 1-Rudimentaires (Houes, Machettes, etc.) 2-Modernes (Tracteurs, etc.) 21- Quelle type d'agriculture pratiquez vous dans votre exploitation ? Monoculture (tomate uniquement) Polyculture (tomate et autres) 22- Quelle espèce de tomate cultivez-vous ? 1-Rio grande 2- Olivette 3- Hybride 23- Pourquoi particulièrement cette espèce ? 1Rentable 2- s'adapte au climat de la région 3-résistante face aux maladies 4- produit vite 24- Depuis combien de temps vous cultivez la tomate ? 1) -5 ans 2) 5 -10 ans 3)10-15 ans 4)10-15 ans 5)15-20 ans 6) + de 20 ans 25- Pourquoi cultivez-vous la tomate ?(Vous pouvez plusieurs réponses) 1- Pour votre consommation personnelle 2- Parce que l'agriculture est votre emploi 3- Pour améliorer vos conditions de vie 4- C'est pour un temps 5- Parce que vous n'aviez pas mieux ailleurs Autres (préciser).......................................................................................................................................................... 26- Depuis que vous avez commencé l'agriculture, cultivez-vous toujours la tomate ? 1-Oui 2- Non 27- Si non, que cultivez-vous avant ? 1- Café 2- autres cultures vivrières 28- Pourquoi vous êtes vous tourné vers la culture de la tomate ? 1-A cause de la crise 2- On trouve notre compte 3- facile à cultiver 4- investissement est faible 29- Comment avez-vous obtenu votre parcelle de terrain ? 1- Achat 2- Héritage 3- Terrain familial 30- Est-ce que vous louez le terrain sur lequel vous pratiquez la culture de la tomate ? 1- Oui 2- Non 31- Quelle est la taille de votre parcelle de culture de tomate ? 1) [0-1000 m2 [ 2) [1000-2000 m2 [ 3) [2000-3000 m2 [ 4) [3000-4000m2 [ 5) + 40000 m2 32- Votre parcelle de culture de la tomate a-t-elle augmenté en en 5 ou10 ans?1- Oui 2- Non 33- Si oui, de combien d'hectares ? 1) [0-1000 m2 [ 2) [1000-2000 m2 [ 3) [2000-3000 m2 [ 4) [3000-4000m2 [ 5) + 40000 m2 34- Pourquoi a-t-elle augmenté ? 1-Demande croissante 2-Ça rapporte assez d'argent 3-Parce qu'on veut produire plus pour faire beaucoup de bénéfices Autres (préciser)...................................................................................................................................................... 35- Comment est votre production depuis 5 à 10 ans ? 1- Décroissante 2- Statique 3- Croissante 36- Si décroissante ou statique, Pourquoi ? 1-A cause des maladies 2-Investissement est petit perturbations climatiques 37- Quelle est l'origine de votre main d'oeuvre ? 1- Je travaille seul(e) 2-Familiale 3-Employés Autres (préciser).......................................................................................................................................................... 38- Quelle est votre production moyenne par saison ? 1)0-50 paniers 2)50-100 paniers 3)100-150 paniers 4)150-200paniers 5) + 200 paniers 39- Combien de fois cultivez-vous la tomate par an ? 1)1 fois 2)2 fois 3)3 fois 4) + 3 fois Pourquoi ?.................................................................................................................................................................. IV- STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT 40- Etes-vous un paysan individuel ?1-Oui 2- Non 41- Si oui, pourquoi ? 1-Je veux produire seul 2- On n'a pas le choix 3- On n'est pas informé dans ce sens là Si autres, préciser ?.................................................................................................................................................. 42- Appartenez-vous à un GIC ?1- Oui 2- Non 43- Si oui, lequel ?.............................................................................................................................................. 44- Quels avantages ce GIC vous procure t-il ?
1-Financement 2- fournitures intrants 3-fourniture matériels agricoles 4- Encadrement et formation 45- Y a-t-il des ONG ou autres structures qui vous apportent de l'aide ? Oui Non Si oui, lesquelles ?.......................................................................................................................................... 46- Et comment ces ONG ou structures vous aident-elles ? 1-Financement 2-fournitures intrants 3- fourniture matériels agricoles 4-Encadrement et formation 47- Est-ce que vous bénéficiez de l'appui de l'Etat ?1 Oui 2- Non Si oui, comment l'Etat vous aide t-il ? 1-Financement 2- fournitures intrants 3- fourniture matériels agricoles 4- Encadrement et formation 48- Utilisez-vous les engrais ? 1-Oui 2- Non Si oui, lesquels ? (Vous pouvez cocher plusieurs cases) 1-Chimique 2-Organique(Fiente) 3- Les deux Si autres, Préciser ?............................................................................................................................................... 49- Quelle quantité d'engrais utilisez- vous par saison ? 1) 0-50 Kg 2) 50 - 100 Kg 3) 100 -150Kg 4) 150-200Kg 5) + De 200Kg 50- Utilisez-vous les produits phytosanitaires ?1-Oui 2-Non 51- Quelle quantité utilisez-vous par saison ? 1) 0-50Kg 2)50-100Kg 3)100-150Kg 4) 150-200Kg 5) + De 200Kg 52- Quelle est la destination des grossistes qui achètent vos récoltes ? 1-Douala 2-Dschang-Ville 3-Yaoundé Autres ................................... V- LES PROBLEMES LIES A LA CULTURE DE LA TOMATE 53- Quelles sont les difficultés que vous rencontrez chaque jour dans la pratique de votre activité ? (vous pouvez cocher plusieurs réponses) 1-Routes 2-Financement 3- Maladies des plantes 4- Fourniture de semences et d'engrais 5- Conservation des récoltes Si autres, préciser ............................................................................................................... 54- Quelles sont les principales maladies qui affectent votre champ de tomate ? (Vous pouvez cocher plusieurs cases) 1-Pourriture des feuilles 2- pourriture des fruits 3- Perforation des feuilles (feuilles qui se percent) 4-Desséchement de feuilles 5-Fruits qui n'arrivent pas à maturité 6- Fendillement des fruits 7-Chenilles 8- Insectes 9- Mildiou Si autres, préciser ?..................................................................................................................................................... VI- SOLUTIONS DE DEVELOPPEMENT DE LA CULTURE DE LA TOMATE 55- De façon générale qu'est ce qu'il faut pour améliorer vos conditions de travail, et votre production ?............................................................................................................................................................... ................................................................................................................................................. 56- Qu'est-ce que l'Etat doit faire pour améliorer votre secteur d'activité? 1-Faire baisser les prix des intrants 2-subventionner les intrants 3- construire les routes 4-donner le matériel agricole 5- former et encadrer les producteurs aux nouvelles techniques Si autres, préciser ?...................................................................................................................................................... Merci pour votre aimable collaboration !!!!!! GUIDE D'ENTRETIEN AVEC LES RESPONSABLES DES GIC ANNEXE 3 : NB : Les informations issues de cet entretien sont essentiellement confidentielles et ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'un usage autre qu'académique. 1- Quel est le nom de votre GIC ? 2- Qui est /sont le(s) fondateur(s) ? 3- En quelle année a-t-il été créé ? 4-Pourquoi votre GIC a-t-il été créé ? 5- Quels sont ses objectifs ? 6- Combien d'agriculteurs compte votre GIC ? 7- Est-ce facile d'adhérer à votre GIC ? 8- Recevez-vous des aides pour votre fonctionnement et pour l'organisation de votre filière ? 9-Si oui quelles sont les types de dotations ou d'aides que vous recevez ? 10- Quelles sont les structures qui vous octroient de l'aide ? 11- Quels sont les avantages qu'un agriculteur tire en adhérant à votre GIC ? 12- Quelles sont les conditions d'adhésion à votre GIC ? 13- Avant la création de votre GIC, comment était votre production ? 14- Depuis la création de votre GIC, avez-vous constaté des améliorations dans la pratique de cette culture ? 15-Depuis votre création, y a-t-il une augmentation de votre production de la tomate ? 16- Si oui, quels en sont les chiffres ? 17- Quels sont les problèmes que vous rencontrez dans la pratique de votre activité ? 18- Selon vous, qu'est ce qui peut être fait pour optimiser vos rendement ? ANNEXE 4 : Guide d'entretien avec le délégué d'arrondissement de l'agriculture et du développement rural de Dschang (DAADER) NB : Les informations issues de cet entretien sont essentiellement confidentielles et ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'un usage autre qu'académique. 1-Quel est l'état des lieux de la culture de la tomate dans l'arrondissement? 2- Quels sont les problèmes auxquels font face les agriculteurs de l'arrondissement en particulier les maraîchers ? 3- Quel est le rôle de la DAADER dans l'organisation des agriculteurs de l'arrondissement ? 4-Avez-vous un organe dans votre structure en charge de l'encadrement des maraîchers ? 5- Si oui quel est son nom, son organisation et ses objectifs ? 5- Apportez-vous de l'aide aux maraîchers ? En particulier les jardiniers ? 6- Si oui, quel est la nature de ces aides ? 7- Avez-vous constaté une nette amélioration de la production de tomates l'arrondissement ? 8- Si oui, quels en sont les chiffres ? 9-Selon vous, qu'est ce qui explique cette évolution de la production de tomate dans l'arrondissement ? 10- Quels sont de façon générale les problèmes auxquels les filières maraîchères en particulier la spéculation tomate fait face dans l'arrondissement ? 11- Qu'est ce qui est fait par la DAADER pour faire face à ces multiples problèmes ? 12- Qu'est ce qui donc être fait pour optimiser les rendements des jardiniers de l'arrondissement ?
Merci pour votre collaboration ANNEXE 6
Clichés Fofack Mujia G. Février 2013 Planche photo :Bayam-Sellam, à l'arrivée des cargaisons de tomate au marché de la ville de Dschang (grand hangar) ANNEXE 7
Source : DAADER ANNEXE 8 Source : DAADER Dschang ANNEXE 9
Source : DAADER Dschang ANNEXE 10 Source : DAADER Dschang ANNEXE 11
Source : DAADER Dschang ANNEXE 12 Source : Enquête de terrain, janvier 2013 ANNEXE 14
Source : Enquête de terrain, février 2013 Abstract Since independence, agriculture has been Cameroon's main money-making activity. She used to rely on cash crops such as cocoa and coffee. However, during the 1980S, these two products witnessed a decline in prices as a result of an economic crisis which took place during the same period. Dschang Subdivision which depended on Arabica coffee underwent deep socio-economic and spatial transformations. Farmers abandoned their coffee farms and rushed towards other products which could bring more gain. In this context, market gardening, especially tomato cultivation, appeared as a job opportunity or a sure source of income for former coffee cultivators, former migrants and the unemployed. The state policy aiming at stimulating and diversifying food and market gardening production which was put in place by in the 1990s surely contributed to develop food and market gardening sectors. Henceforth, the reconfiguration of agriculture stakeholders of Dschang Subdivision having multiple and innovative strategies, boosted emergence, development and popularization of tomato cultivation in the said subdivision. Nowadays, its production is increasing as well as the number of farm plots and gardeners. This situation contributes to improving the life standards of devotees. Notwithstanding, this buoyant sector in terms of employment and improvement of socio-economic well-being is experiencing some difficulties. With the said «second-generation» agricultural policy, we hope that the needs of this sector will be adequately met. Key words: economic crisis, emergence, conversion, market gardening activity, tomato, Dschang Résumé L'agriculture au Cameroun constitue depuis l'indépendance, la principale source de rentrée de devises. Celle-ci reposait sur les produits de rente tels que le cacao et le café. Cependant, au cours de la décennie 1980, les cours de ces deux principaux produits de rente du Cameroun vont connaître une baisse drastique consécutive à la crise économique survenue au cours de la même décennie. L'arrondissement de Dschang, qui vivait au rythme du café arabica, va connaitre de profondes mutations socio-économiques et spatiales. Les paysans vont abandonner leurs exploitations de café pour se ruer vers d'autres spéculations agricoles susceptibles de les faire renouer avec la production. Dans ce contexte, l'activité maraîchère, en particulier la culture de la tomate, apparaît comme une opportunité d'emploi ou une source de revenus certaine pour les anciens caféiculteurs qui seront rejoints par les migrants de retour et les chômeurs. La politique étatique de relance et de diversification de la production vivrière et maraîchère mise en place par l'État dans les années 1990 va donc contribuer au développement de l'activité vivrière et maraîchère. Dès lors, la reconfiguration du paysage des acteurs dans le secteur agricole de l'arrondissement de Dschang, dont les stratégies plurielles et non moins innovatrices, va donner un coup de main à l'émergence, au développement et à la vulgarisation de la culture de la tomate dans l'arrondissement de Dschang. Aujourd'hui, la production de cette spéculation ne cesse d'augmenter au fil des années ainsi que les superficies à elle allouées et le nombre de jardiniers. Contribuant ainsi à l'amélioration des conditions de vie des pratiquants. Toutefois, cette filière porteuse en termes d'emploi et d'amélioration du bien-être socio-économique fait face à de nombreuses difficultés. Néanmoins, avec la nouvelle politique agricole dite de « seconde génération », nous espérons que cette filière bénéficiera d'une attention particulière.
Mots-clés : Crise économique, émergence, reconversion, maraîchage, tomate, Dschang |
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