L'encadrement des ressortissants camerounais par l'ambassade du Cameroun à Bruxelles( Télécharger le fichier original )par Jean Cottin Gelin KOUMA Université de Yaoundé 2 - Master 1 2010 |
DEUXIEME PARTIE :L'ENCADREMENT DES RESSORTISSANTS CAMEROUNAIS PAR L'AMBASSADE DU CAMEROUN A BRUXELLESLe phénomène migratoire a pris, au cours des dernières décennies, une ampleur sans précédent de par le monde. A cet effet, l'encadrement de tous les ressortissants disséminés de par le monde est devenu l'un des volets essentiels de la diplomatie des Etats. L'Etat du Cameroun, conformément au décret N°2005/286 du 30 juillet 2005 portant organisation du Minrex, adhère entièrement à cette orientation d'encadrement de sa communauté à l'étranger, en assurant la défense de leurs droits et intérêts, leur prêtant secours et assistance par voie diplomatique et consulaire. Ainsi, créé par décret N°62/DF/120 du 17 avril 1962, l'Ambassade du Cameroun à Bruxelles constitue un cadre institutionnel qui entreprend diverses actions en direction des ressortissants camerounais. Selon le Dictionnaire Le petit Larousse illustré 2005, le concept de ressortissant implique « une personne protégée par les représentants diplomatiques ou consulaires d'un pays donné, lorsqu'elle réside dans un autre pays ». Cette définition est beaucoup plus explicite en droit international privé et public, en parlant d « individu lié à un Etat dont il n'a pas cependant la nationalité (exemple, les sujets de certains Etats ont été jusqu'au jour de l'accession de ces Etats à une complète autonomie, des ressortissants français) »1(*). C'est donc un mot ayant un sens beaucoup plus large et qui intègre, dans le cas précis du Cameroun, les nationaux et les camerounais d'origine. Le Cameroun connait depuis des lustres, une migration à dominante internationale, si bien que bon nombre de ses nationaux bien qu'ayant acquis une nationalité étrangère continue à faire l'objet d'une attention particulière de la part des autorités camerounaises. Les ressortissants camerounais de Belgique sont largement issus des flux migratoires volontaires. Il s'agit pour la plupart, d'étudiants, de travailleurs qualifiés en quête de meilleure fortune à l'étranger ou de diplômés à la recherche d'emplois, auxquels se sont ajoutés des aventuriers de tout genre exerçant dans l'informel. Ainsi, le stage que nous avons effectué pendant près de deux mois (juillet-septembre), nous a permis de nous imprégner de la réalité quant à certaines missions assignées à cette institution, notamment dans ses relations avec la communauté camerounaise de Belgique. Il ressort de ce qui précède que, depuis quelques années, il y a une redynamisation voire une refondation des rapports entre la Mission et sa communauté. Néanmoins, il est vrai que beaucoup d'efforts restent à faire, car encadrer la diaspora camerounaise à l'aune de la mondialisation n'est pas chose facile. A-La problématique de l'étudeLa problématique d'encadrement des ressortissants n'est pas nouvelle dans la diplomatie des Etats. En effet, devant les flux migratoires sans cesse croissants, l'encadrement des ressortissants par les Etats se rapporte généralement au soutien administratif. A ce titre, parler de l'encadrement des ressortissants camerounais par Ambacam Bruxelles amène à poser les questions suivantes : Quel appui spécifique la Mission apporte-t-elle à la communauté ? Y a-t-il une évolution notable dans la relation entre la Mission et sa communauté et quelle est l'état actuel de cette relation ? * 1 S. Guinchard & G. Montagnier (dir), Lexique des termes juridiques, Paris, Dalloz, 2001, 13e éd. p.489. |
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