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Problématique de l'audit interne dans la gestion des Entreprises publique en République Démocratique du Congo, cas de la SNCC


par David Assoly Nzoho
ISC Kisangani - Graduat 2009
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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IN MEMORIUM

A vous notre cher père ASSOLY AMABO Mandele Pierre José que la mort a arraché inopinément à notre destin, vous devriez être vivant pour recevoir cet hommage qui est le votre, mais hélas : la mort vous a arraché si tôt.

DEDICACE

A Dieu tout puissant Jéhovah, votre bénédiction et votre main qui nous ont toujours soutenues depuis notre enfance jusqu'à la réalisation de ce travail, vous nous avez toujours épargné des plans du méchant, que la gloire vous soit rendue.

A vous notre chère mère Stéphanie SENGE MOJA, voici le fruit de vos multiples efforts, sacrifices fournis à notre endroit, que notre Dieu Jéhovah vous comble de bénédiction.

A nos frères et soeurs (Jack ASSOLY et sa femme Grace KABATUSWILA ; Claude NGIMA et sa femme MAMIE ; Rosine ASSOLY et son époux Ghislain SUKALI et Odette ASSOLY) pour tous les soutiens consentis à notre égard sans lesquels nous ne serions pas parvenu à cette fin, que notre Dieu Jéhovah vous récompense.

A vous Macherie POSHO pour votre soutien ; à vous papa MULUMBA et maman BIBOLA pour votre soutien et appuis moral, recevez notre gratitude.

A nos ami(e)s et collègues Nkodia Amoros,Ali fundi,esisho beweke,Sylvie Molisho,Papy Lukanga,blandine Longange ; que ce travail soit un modèle de lutte, endurance et ténacité devant l'épreuve pour vous servir de modèle à la persévérance et à l'espoir dans la vie.

A vous tous dont les noms ne sont pas cités, nous dédions ce travail.

AVANT PROPOS

Nous voici arrivé à la fin de notre premier cycle d'études supérieures et universitaire à l'institut supérieur de commerce. Comme il est parfois difficile d'exprimer sa joie de vive voix lorsqu'on franchie une importante course de la vie, il serait ingrat de passer sous silence les noms des personnes ayant contribué d'une manière ou d'une autre à la réalisation de ce travail de fin de cycle.

Nous présentons nos remerciements aux directeur et co-directeur qui en dépit de leurs multiples efforts, ont bien voulu assumer avec tout dévouement et rigueur scientifique la direction de ce travail, qu'ils veuillent bien trouver ici l'expression de notre profonde gratitude.

Un vibrant hommage au professeur docteur BOLINDA WA BOLINDA, aux chefs de travaux et assistants de l'institut supérieur de commerce de Kisangani qui nous ont élevé dans un berceau scientifique au sortir duquel nous nous retrouvons avec un bagage intellectuel rempli.

A tous les hommes de bonne volonté et de bonne foi, nous disons, Merci.

INTRODUCTION

Le monde des organisations publiques et privées à l'heure actuelle est en perpétuelle turbulence ou l'évaluation des risques constitue un défi majeur du management.

Autrefois le manager se limitait à l'intégration de l'homme pour le bon fonctionnement de l'entreprise mais de nos jours, vue la modification de l'environnement socio-économique, les entreprises ont connu une fragilisation au point ou elles ne sont plus à même de faire face aux réalités économiques.

Cette situation a suscité l'attention du manager, au delà de l'intégration de l'homme dans la poursuite du maintien et de l'épanouissement de l'entreprise, ce dernier fut appel aux notions de l'audit interne.

L'audit interne qui est une fonction à la disposition de l'organisation dans une entreprise ayant comme but d'examiner, d'apprécier le bon fonctionnement, la cohérence et l'efficacité du contrôle interne, palliera ainsi à l'incertitude du manager.

I. PROBLEMATIQUE

Au terme de notre cycle de graduat en sciences commerciales et financières à l'institut supérieur de commerce de Kisangani, chaque étudiant finaliste présente un travail de fin de cycle sur la gestion d'un problème quelconque relatif à la société. C'est ainsi qu'à la lumière du climat socio-économique actuel, caractérisé par la croissance démographique, technologique et autre ayant toujours une double incidence sur la vie de l'entreprise soit à son avantage ou à son désavantage.

Ces dernières ont suscité l'attention des décideurs de toujours intégrer au premier plan le mécanisme d'une bonne gestion permettant d'avoir des résultats adéquats. En pratique, nous devons reconnaître que souvent les causes de la non fiabilité des informations financières ou comptables, de la stagnation et de la faillite survenant dans les entreprises sont fonctions de l'inexistence ou d'inefficacité des dispositifs permettant d'évaluer les processus du management des risques, de contrôle et de gouvernement de l'entreprise pouvant proposer l'amélioration et contribuant ainsi à créer la valeur ajoutée au sein de l'entreprise.

Ne voulant pas nous baser sur des spéculations sans fondement scientifique, nous allons passer en revue certaines questions auxquelles nous essayerons de répondre :

v existe-t-il un service d'audit interne au sein de la société nationale de chemins de fer du Congo ?

v quelle est l'étendue de sa couverture ?

v contribue t-elle à l'amélioration de sa gestion ?

Hormis ces préoccupations, qui constituent la base de notre étude, d'autres aspects de problème méritent d'être examines mais nous nous efforcerons de répondre aux préoccupations énoncées ci-dessus.

II. HYPOTHESE

Le professeur MULUMBATI, dans son manuel de sociologie générale, définit l'hypothèse de recherche comme une proposition de réponse aux questions que l'on se pose à propos de l'objet de la recherche, tels que l'observation et l'analyse puisse fournir une réponse. (1)

Au regard des questions soulevées dans notre problématique, nous pouvons provisoirement avancer  qu'il existe un service d'audit interne au sein de la SNCC et que la couverture de son action s'étendrait à tous les services organiques en contribuant efficacement à l'amélioration de la gestion globale de cette importante institution.

II. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Ayant opté pour la formation en sciences commerciales et financières, option comptabilité, il nous a semblé intéressant de sanctionner la fin de notre cycle de graduat, en élaborant un travail lié à ce domaine en vue d'approfondir et d'affirmer nos connaissances acquises tout au long de notre course universitaire.sur ce, nous étions donc animé de faire une étude sur la problématique de l'audit interne au sein de la société nationale des chemins de fer du Congo afin d'évaluer la cohérence et l'efficacité du contrôle interne à son sein.

(1) MULUMBATI NGASHA : Manuel de sociologie générale, collection et

Connaître Ed.africa...Lubumbashi 1980, page 19.

L'intérêt du sujet prend sa source à la valeur que reconnaissent les différentes entreprises du monde à l'égard de l'apport de l'audit interne dans la réalisation de ses fonctions malgré l'influence accrue du risque dans l'environnement tant socio-économique que politique devenu de plus en plus difficile à maitriser.

IV. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

Dans un domaine scientifique, pour aborder un sujet de recherche d'une manière exhaustive ou exclusive.par souci de précision et de concision, il est impérieux de circonscrire cette étude dans les limites de temps et de l'espace bien définis.

Dans l'espace, notre étude couvre l'espace des activités de la société nationale des chemins de fer du Congo pour une période de 5 ans soit de 2003 à 2007.

V. METHODES ET TECHNIQUES

Toute recherche suppose une méthode et un ensemble des techniques d'investigation.

V.1. METHODES

Eu égard aux objectifs poursuivis et aux hypothèses que ce travail se propose de vérifier, il a été nécessaire de faire usage des méthodes suivantes :

v Méthode historique

Elle est basée sur les faits historiques, elle recherche la genèse des faits ou des situations étudiées ; leurs antécédents et leur succession ou leur évolution dans le temps pour mieux comprendre et expliquer les faits et les situations actuelles. (1)

Cette méthode se justifie par le fait que pour comprendre la structure actuelle de l'audit interne, ses qualités et ses défauts, il est utile de jeter un regard dans le passé, comprendre les difficultés dans les effets de la gestion ou les gestionnaires, les efforts déployés pour surmonter les difficultés afin d'expliquer l'efficacité de l'audit interne au sein de la société nationale des chemins de fer du Congo.

v Méthode déductive

La méthode déductive est la méthode scientifique qui consiste à formuler une hypothèse afin d'en déduire des conséquences observables futures mais également passé permettant d'en déterminer la validité. (2)

(1) JAVEAU CLAUDE, cité par KABENGELE DIBWE, cours de méthodes de

recherche en sciences économiques, G1 UNILU 1991-1992.

(2) PINTO, R ET GRAWITZ, M. méthodes des sciences sociales, Paris, ed.DALLOZ

1971. P. 337-33

V.2. TECHNIQUES

Sont des procédés opératoires, rigoureux, bien définis, susceptibles d'être appliquer à nouveau dans les mêmes conditions adaptées aux genres de problème ou de phénomène en cause.

En ce qui concerne ce travail, nous avons utilisé les techniques documentaires, l'observation directe, l'interview libre et l'internet.

v Technique documentaire

Cette dernière nous a renvoyé à la lecture des ouvrages, des articles, des textes officiels, des notes de cours et autres documents se rapportant à notre sujet. ;

Par le biais de l'internet, nous avons pu télécharger quelques documents utiles à notre étude.

v Technique d'observation

Elle nous a permis d'observer directement les faits que nous étudions pendant que nous enquêtions.

v Technique d'interview

L'utilisation de l'interview libre dans le cadre de cette étude se justifie par le fait que des entretiens exploratoires que nous avons eus avec certains agents et cadres de la société nationale des chemins de fer du Congo et de collecter les renseignements auprès d'eux,

En effet l'interview a écarté les zones d'ombres sur nos propres observations.

VI. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion et pour des raisons d'efficacité dans la recherche nous avons subdivisé notre travail en trois chapitres :

v le premier chapitre traite la considération générale et définitions des concepts clés pour fixer nos lecteurs et de l'approche théorique de l'audit interne ainsi que la gestion des entreprises.

v Le second chapitre présente le cadre de notre investigation qui est la société nationale des chemins de fer du Congo. (SNCC en sigle) ;

v Le troisième et dernier chapitre est axé sur la présentation des données, analyse et interprétation des résultats au sein de la dite société.

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION GENERALE

SECTION I. DEFINITION DE CONCEPT DE BASE

Selon MERTON, un chercheur conscient de ses besoins ne peut passer outre la nécessité de clarifier, car une exigence essentielle de la recherche est que le concept soit défini avec une clarté suffisante pour lui permettre de progresser. (1)

Dans l'optique de permettre une lecture aisée de notre `travail et éviter des interprétations contradictoires, nous avons jugé important de procéder à la définition des concepts clés autour desquels gravitera notre réflexion scientifique.

I.1. DEFINITION DE L'ENTREPRISE

Le mot entreprise a été défini par plusieurs auteurs et présente plusieurs significations.

Néamoins,nous pouvons retenir de façon générale qu'une entreprise est une entité ou organisme financièrement indépendant produisant pour le marché des biens et services en vue de la satisfaction des besoins de consommateurs et dans un but lucratif, nous pouvons cependant souligner trois aspects essentiels dans cette définition.

(1) MERTON, R.K. cite par KAPEND : cours de gestion du personnel, 2003-2004, P

1. L'entreprise Produit :

Elle transforme ou créée des biens ou services susceptibles de satisfaire le besoin des individus et d'autres entreprises de la place ou des collectivités diverses.

2. L'entreprise produit pour le marché

C'est-à-dire que toute sa production a comme destination le marché afin de répondre à la demande.

3. L'entreprise est financièrement indépendante 

En ce sens qu'elle produit et vend sous sa propre autorité, sous sa responsabilité et ses risques sont fort fréquents.

I.2. DEFINITION DE LA GESTION

La gestion peut être définie comme : un système, un processus, un acte ou un art ; quelque soit le nom c'est une nécessité quand on demande aux gens de donner une définition du mot gestion et de ses composantes et d'expliquer leur importance, on obtient toutes sortes de descriptions, d'explications et des définitions différentes mais pratiquement tout le monde convient que la gestion est une nécessité.

La gestion est définie comme une action d'administrer, d'assurer la rentabilité d'une entreprise, aussi la gestion est

Une description qui étudie l'Organisation et le fonctionnement des unités économiques. (1)

(1) Dictionnaire universel, édition HACHETTE, PARIS 1996-1997.P.526

I.3.DEFINITION DE L'AUDIT INTERNE

L'audit interne est une activité indépendante et obligatoire qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maitrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. (1)

Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant par une approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques de contrôle et de gouvernement d'entreprise et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.

Selon GERMOND et BERANAULT, l'audit interne est un examen technique rigoureux et constructif auquel procède un professionnel compétant et indépendant en vue d'exprimer une opinion motivée sur la qualité et la fiabilité de l'information financière présentée par une entreprise au regard de l'obligation qui lui est faite, de donner en toute circonstance, dans le respect des règles de droit et principes comptables en vigueur, une image fidele de son patrimoine, de sa situation financière et de ses résultats.

(1).Dictionnaire universel, édition HACHETTE, PARIS 1996-1997.P.52

SECTION II. APPROCHE HISTORIQUE SUR L'AUDIT INTERNE ET LA GESTION DES ENTREPRISES.

I. AUDIT INTERNE

I.1.ASPECT HISTORIQUE

Au début du moyen âge, les sumériens ont ressenti une nécessité de contrôle de la comptabilité des agents. Ce système de contrôle par recoupement consiste à comparer une information qui est parvenue de deux sources d'enregistrement indépendantes.

Etymologiquement le terme audit d'origine latine « auditus » signifie audition des questeurs qui étaient des fonctionnaires du trésor chargés de cette mission, ils étaient tenus de rendre compte oralement devant une assemblée composée d'auditeurs qui approuvaient par la suite le compte ; ce n'est qu'au XIX Siècle que les législateurs ont institué le contrôle des sociétés par des agents externes en raison du développement de l'industrie, le commerce, les banques, les assurances.

La charge qui pèse sur l'auditeur reconnu en tant que garant des détenteurs des capitaux à l'égard des abus des gestionnaires, dès le début du XX siècle et avec la crise de 1929 due à une mauvaise divulgation de l'information fiable, un accroissement des besoins du monde des affaires en audit s'est accrue.

La République démocratique du Congo fait partie de l'union française de l'audit interne ( UFAI ),en qualité de membre titulaire au même titre que la Belgique, le bourkinafaso,le cameroun,le canada, le congo,la côte d'ivoire, la France, le haiti,le liban,le Luxembourg, le madagascar, le mali, le maroc, le sénégal, la suisse, la tunisie, depuis sa fondation en 1988,ayant pour vocation de promouvoir et développer la pratique professionnelle de l'audit interne dans ce pays totalement ou partiellement francophone.

De nos jours, l'audit est une discipline transversale au centre de préoccupations des managers, en ce sens et face à cette situation ou variété des besoins, l'audit s'élargissait en d'autres domaines qui se sont révélés nécessaires avec l'évolution et la généralisation de nouveaux moyens de traitement de l'information.

I.2. PROGRES DE LA NOTION D'AUDIT

L'audit s'est limité autour de l'audit comptable du commissaire au compte avec pour objectif la certification des états financiers ; mais il s'est apparu rapidement que les missions d'audit peuvent être utiles à plusieurs utilisateurs des états financiers d'où le besoin à un recours à l'audit contractuel et à l'audit interne se fut sentir.

Le caractère contractuel confère ainsi à la mission d'audit en étendant considérablement le domaine initial et modifie les cadres de relations entre auditeur et prescripteur ou auditeur et audité.

L'audit interne est la révision périodique des instruments dont dispose une entreprise pour contrôler et gérer une entreprise. Avec le développement de l'audit interne, les entreprises perçurent l'intérêt que présenterait pour elle une expression d'une opinion sur des informations autres que l'information comptable et financière.

Chaque fonction de l'entreprise, chaque type d'opération et à la limite chaque information devient ainsi un objet potentiel d'audit ; par exemple : l'audit des achats, de la production, social, audit informatique, etc.

En d'autres termes, le concept d'audit connaît aujourd'hui une grande fortune même si globalement la réflexion sur les extensions possibles de l'audit avance plus rapidement que les travaux en vue de la mise en oeuvre de ces missions.

En matière de l'audit comptable, les critères utilisés sont bien connus. L'opinion de l'auditeur doit exprimer en termes de régularité et de sincérité des états financiers. Dans une perspective d'utilisation de l'audit à des fins de gestion, le critère d'efficacité fut récemment mis en évidence.

TABLEAU DE SYNTHESE DU PROGRES DE L'AUDIT

PERIODES

PRESCRIPTEUR DE L'AUDIT

AUDITEURS

OBJECTIF DE L'AUDIT

200 av.J.C

Rois, Empereurs, Eglise, Etat

Clercs ou Ecrivains

Punir les voleurs pour détournement des fonds

1700 à 1850

Etat, Tribunaux commerciaux et Actionnaires

Comptables

Réprimer les fraudes et punir les fraudeurs, protéger les patrimoines

1900 à 1940

Etats et Actionnaires

Professionnel d'audit et de comptabilité

Eviter les fraudes et les erreurs, attester la fiabilité des états financiers historiques

1940 à 1970

Etat, Banque et Actionnaires

Professionnel d'audit et de comptabilité

Attester la qualité de contrôle, la sincérité et le respect des normes comptables et d'audit

1970 à ces jours

Etat, Tiers et Actionnaires

Professionnel d'audit et du conseil

Attester l'image fidele de compte et la qualité du contrôle.

I.3. AUDIT ET NOTIONS VOISINES

I.3.1. AUDIT ET CONTROLE

Le terme contrôle est fréquemment associé à celui d'audit ; la différence entre les deux notions peut s'expliquer par référence à la théorie des ensembles puisque la mise en oeuvre de l'audit implique de procéder à différents contrôles.

L'audit englobe ainsi l'ensemble des procédures et techniques de contrôle constituant l'examen approfondi par un professionnel et reposant sur une méthodologie. Le contrôle se présente donc comme un outil d'audit, néanmoins ce dernier comprend une opinion qui est le résultat des contrôles.

I.3.2. AUDIT ET CONSEIL

La distinction entre audit et conseil ne peut s'opérer que par une analyse préalable ayant le caractère de la mission qui est dévolue à l'auditeur et du lien entre auditeur et audité.

v si en revanche le lien entre auditeur et audité est contractuel, l'audit peut déboucher sur le conseil.

v Si par contre la mission est légale, l'audit ne peut pas en principe déboucher sur le conseil.

Toute fois, l'audit ne peut pas être assimilé au conseil du fait que ce dernier n'est qu'un complément facultatif d'un travail préalable d'audit et dont l'aboutissement réside dans l'expression d'une opinion.

I.3.3. AUDIT ET REVISION

La divergence entre audit et révision impose au domaine d'application le plus répandu de l'audit et de la comptabilité pour s'en rendre compte que la révision comptable est l'appellation ancienne de l'audit comptable.

Certes que même si l'audit est largement synonyme de révision comptable, il se détache commodément du contexte auquel la révision reste davantage liée.

I .4. OBJECTIFS, CHAMPS D'ACTION ET TYPOLOGIE DE L'AUDIT

INTERNE

I.4.1. OBJECTIFS

De nombreux auteurs proposent de classer les objectifs de l'audit interne en trois niveaux selon qu'ils intéressent la régularité, l'efficacité et la conformité aux règles et procédures ou la pertinence de la politique générale de l'entreprise.

1. LA REGULARITE

A ce niveau, l'auditeur interne s'attache à vérifier que :

v les instructions de la direction générale et les dispositions légales et réglementaires sont appliquées correctement.

v les opérations de l'entreprise sont régulières

v les procédures et les structures de l'entreprise fonctionnent de façon normale et qu'elles produisent des informations fiables.

v le système de contrôle interne remplit sa mission sans défaillance.

Cet audit de régularité peut aussi s'appeler audit de conformité

2. L'EFFICACITE

A ce niveau, l'auditeur interne ne se contente pas uniquement de vérifier la régularité, la conformité de l'entreprise aux référentielles interne et externe mais il se prononce sur la qualité de ses réalisations en terme d'efficience et d'efficacité.

L'auditeur cherche ici un écart entre résultat et objectif, c'est-à-dire un écart entre le but choisi et l'effet produit mais aussi le « pourquoi » de cet écart et le « comment » réduire.

3. LA PERTINENCE

La pertinence est une affaire de la direction générale puisqu'elle est tenue à vérifier la mesure dans laquelle les choix aboutiront effectivement aux effets recherchés.il faut noter qu'a chaque niveau d'objectif poursuivi correspond un type d'audit interne à savoir :

v l'audit comptable et financier

v l'audit opérationnel

v l'audit de management ou direction.

I.4.2. CHAMP D'APPLICATION D'AUDIT INTERNE.

Le champ d'application d'une mission d'audit peut varier de façon significative en fonction de deux éléments : l'objet et la fonction.

I.4.2.1. L'OBJET

Celui - ci va permettre de distinguer les missions générales.

Les premières portent sur un point précis en un lieu déterminé.

Les secondes par contre dites générales ne connaissent aucune limite géographique (frontière).

I.4.2.2. LA FONCTION

Autre critère qui bien évidement se marie avec le précédent, on parle alors des missions unifonctionnelles et des missions plurifonctionnelles.

1. LA MISSION UNIFONCTIONNELLE 

Cette dernière ne concerne qu'une seule fonction, qu'elle soit spécifique ou générale.

2. LA MISSION PLURIFONCTIONNELLE 

Celle où l'auditeur est concerné par plusieurs fonctions au cours d'une même mission.

La mission de l'audit interne couvre tous les domaines de gestion, l'audit interne doit avoir accès sans limitation aux documents et données relatifs à la gestion.

I.5. TYPOLOGIE

I.5.1. L'AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER

Dans le cadre de l'audit comptable et financier, la réalité étant les informations produites par l'entreprise, la norme étant les règles, les lois, les méthodes d'enregistrement et les instructions de la direction générale.

En effet, l'audit comptable et financier s'intéresse aux actions ayant une incidence sur la préservation du patrimoine, les saisies, les traitements comptables et l'information financière publiée par l'entreprise.

I.5.2. L'AUDIT OPERATIONNEL

L'audit opérationnel est une évaluation périodique, continue et indépendante de toutes les opérations de l'organisation en vue d'aider les gestionnaires à améliorer le rendement de leurs unités administratives et ce, par l'appréciation objective des opérations et la formulation des recommandations appropriées.

Dans l'audit opérationnel, il s'agit d'auditer la réalité (les opérations) au lieu de l'image que la comptabilité en donne. L'idée est donc d'auditer la réalité plutôt que la description comptable afin de permettre à l'entreprise de pouvoir affronter la compétition avec les meilleurs atouts.

I.5.3. L'AUDIT DE DIRECTION OU MANAGEMENT

La notation de l'audit de management reste confuse.

Pour les uns, il ne conçoit que sous forme de synthèse de divers audits opérationnels ;

Pour les autres, audit de direction est ce que fait un président s'il avait le temps et les techniques pour faire sur tous les aspects de la gestion d'une entreprise.

L'audit du management nécessite donc un grand professionnalisme, une bonne connaissance de l'entreprise et une autorité suffisante pour être écoutée des responsables quant aux recommandations susceptibles d'être formulées dans ce domaine.

I.6. LES MOYENS DE PREUVES EN MATIERES D'AUDIT INTERNE

Les moyens de preuve les plus importants qui doivent retenir l'attention de l'auditeur peuvent être présentés comme suit :

v le contrôle interne

v les preuves physiques

v les journaux et comptes

v les comparaisons et les ratios.

Dans les lignes qui suivent, nous allons essayer d'expliquer certains de ces faits en vue d'éclairer nos différents interlocuteurs.

I.6.1.LE CONTROLE INTERNE

Un système de contrôle interne instauré au sein d'une société est un signe d'une bonne gestion comptable.il laisse supposer que les données comptables, contenues dans les états financiers sont fiables.une erreur est vite découverte grâce à l'efficacité du système de contrôle interne qui consiste en une série de vérifications permanentes et en cascade de données comptables d'un agent à un autre.

Le système de contrôle interne tel qu'il est organisé dans l'entreprise constitue pour l'auditeur un moyen de preuve de fiabilité des données figurant sur les états financiers ; en effet, l'étude et l'appréciation de ce contrôle interne ainsi que l'application qui est le fait des procédures et instructions internes permettent à l'auditeur de l'auditeur de se faire une idée exacte sur les informations comptables publiées par les dirigeants de l'entreprise.

I.6.2. LES PREUVES PHYSIQUES

L'inspection et le comptage de certains éléments sont la meilleure preuve de leur existence.les espèces en caisse doivent être comptées.les effets à recevoir comme les stocks de marchandises doivent aussi être comptés. L'existence d'une valeur immobilisée est constatée par une inspection sur place.

De plus il y a question de la qualité des biens examinés si l'auditeur peut facilement compter les espèces et les titres ou les stocks et les immeubles, il ne lui est pas possible de se convaincre de la qualité de chaque bien contrôlé. Quelle que soit son expérience, il ne peut se dire expert en toutes ces matières.

En résumé, les preuves physiques concernent essentiellement l'inspection et le comptage de certains éléments d'actifs.il importe cependant de ne pas se limiter à contrôler leur existence physique mais de donner de l'importance à leur appartenance.

I.6.3. LES JOURNAUX ET LES COMPTES

Les preuves les plus fréquentes rencontrées par les auditeurs sont sans conteste les documents, la valeur d'un document comme moyen de preuve dépend de son origine, en effet, les documents comptables peuvent être d'origine interne (journal, chèque, virement) ou externe (facture, etc. ...).

I.6.4. LES COMPARAISONS ET LES RATIO

La comparaison entre les chiffres des années précédentes et celles en cours représente pour l'auditeur un moyen de contrôle efficace, qui va lui permettre de déceler certaines incompatibilités dans les valeurs présentes, dans les états financiers, ces irrégularités devront être contrôlées jusqu'en entière satisfaction.

I .7. POSITIONNEMENT DE LA FONCTION

I .7.1. AUDIT INTERNE ET INSPECTION

Dans certaines entreprises, le service de l'audit interne est appelé à tort inspection générale, service de contrôle bien que les deux (auditeur interne et inspecteur) soient deux travailleurs dans l'entreprise sur le plan théorique et même pratique, il y a une nette différence entre eux :

v l'inspecteur est chargé de contrôler la bonne application des règles et directions appliquées par les exécutants ;

v l'inspecteur a le pouvoir de faire sanctionner tandis que l'auditeur interne ne s'occupe pas de cela.

v l'inspecteur n'a pas la qualité d'apprécier les règles et principes directifs de l'entreprise tandis que l'auditeur interne les examine, critique les règles et directives et propose leur amélioration.

v l'inspecteur fait le contrôle exhaustif, l'auditeur interne ne regarde pas les choses exhaustivement, il passe les méthodes aléatoires.

v l'inspecteur peut faire sa mission, soit de lui-même soit a la demande de la hiérarchie, tandis que l'auditeur interne doit recevoir le mandat de la direction.

I .7.2. AUDIT INTERNE ET CONTROLE DE GESTION

Il y a encore peu de temps, nombreux étaient ceux qui discernaient mal la frontière entre les deux fonctions, une des causes tient sans doute au fait qu'elles ont suivi des évolutions comparables.

De même que l'audit interne est passé du simple contrôle comptable à l'assistance au management dans la maitrise des opérations, de même le contrôle de gestion est passé de la simple analyse des couts au contrôle budgétaire puis peu à un véritable pilotage de l'entreprise.

Progressivement l'audit interne et le contrôle de gestion dépassent l'état de simple direction fonctionnelle au profit d'une aide à l'optimisation de l'entreprise.

I .7.3. CONDUITE D'UNE MISSION D'AUDIT INTERNE

Une mission d'audit interne peut être cernée au niveau de trois phases :

v Phase de préparation

v Phase de réalisation

v Phase de conclusion.

1. PHASE DE PREPARATION

Toute une mission d'audit s'ouvre par un ordre de mission, cet ordre formalise le mandat donné par la direction générale à l'audit interne. Cette phase exige des auditeurs une capacité importante de lecture, d'attention et d'apprentissage en dehors de toute routine. Elle sollicite à apprendre et comprendre, elle exige également une bonne connaissance de l'entreprise car il faut savoir ou trouver la bonne information et savoir à qui la demander.

Au niveau de cette phase, l'auditeur doit passer par les étapes suivantes :

1.1. PRISE DE CONNAISSANCE DU DOMAINE

L'auditeur doit apprendre son sujet, connaître de près le domaine à auditer, le découper en simple activité auditable afin que le travail soit facile, simple et précis. Cette phase est aussi appelée plan d'approche.

L'auditeur planifie la phase de prise de connaissance et prévoit les moyens les plus adéquats pour acquérir le savoir nécessaire à la réalisation de sa mission (interview et document).

Le travail se résume en trois thèmes :

Ø l'organisation à auditer : il s'agit de l'organisation des hommes d'où l'utilité de l'organigramme, formation des hommes et répartition des tâches ;

Ø les objectifs et l'environnement : ces deux éléments constituent un aspect essentiel à assimiler par l'auditeur avant le début de sa mission ;

Ø les techniques de travail : l'auditeur doit avoir une bonne connaissance des techniques de travail utilisées depuis le tableau de bord et ses composantes utilisées par le responsable, jusqu'aux méthodes et techniques de gestion qui permettent à l'unité de fonctionner.

La connaissance de techniques implique la connaissance des contrôles existants, laquelle va permettre de développer ultérieurement le questionnaire du contrôle interne.

1.2. IDENTIFICATION DES RISQUES

Il s'agit essentiellement de savoir où se situent les risques et non de les analyser dans les détails de leurs causes et conséquences. C'est à ce niveau qu'on procède au découpage du sujet audité en unité de base élémentaire qui correspond à des opérations concrètes et précises.

On identifie les points de contrôles internes sans se livrer à aucun test ni à aucune validation, on regarde simplement s'ils sont convenablement documentés, c'est à ce niveau donc qu'on déteste le point de contrôle dont le risque est potentiel.

1.3. DEFINITION DE LA MISSION

Partant de l'analyse de risques déjà détecté qu'on va définir les objectifs de la mission.

Ø Objectifs généraux : il s'agit d'assurer des éléments suivants dans le domaine audité ; sécurité des actifs, fiabilité des informations, respect des règles et directives, optimisation des ressources.

Ø Objectifs spécifiques : il s'agit de préciser de façon concrète les différents points de contrôle qui vont être testés par l'auditeur, qui tous contribuent à la réalisation des objectifs généraux et qui tous se rapportent aux zones à risques ultérieurement identifiés.

Pendant cette phase, les moyens utilisés par l'auditeur interne sont en général le questionnaire de prise de connaissance, les documents à jour, les procédures de travail, les rapports et comptes rendus du service.

2. PHASE DE REALISATION

On l'appelle aussi programme de vérification ou encore planning de réalisation.il s'agit du document interne au service dans lequel on va procéder à la détermination et à la répartition des tâches. Ce programme d'audit est établi par l'équipe en charge de la mission et en général au cours d'un bref retour dans les bureaux du service.

C'est un programme où sont définis le planning de travail, les points de départ des questionnaires du contrôle interne, le suivi du travail et la documentation.

Pendant la phase, les auditeurs annoncent au préalable et sans ambigüité ce qu'ils ont l'intention de faire.au cours de cette lecture commune, les auditeurs vont solliciter les avis des audités, ces derniers ne manquent pas de faire des observations mais la décision finale de prendre ou non en compte les avis des audités reviennent aux auditeurs.

3. PHASE DE CONCLUSION

3.1. PROJET DE RAPPORT D'AUDIT

Il présente la totalité des constats, assortis des causes, conséquences et recommandations. En effet par la feuille de révélation des problèmes apparents, l'auditeur s'est accordé à chaque instant sur l'interprétation des faits observés et les recommandations. Maintenant il faut prendre du recule, décider ce qu'il va écrire et l'organiser.

3.2. LE RAPPORT D'AUDIT.

C'est un rapport qui est adressé aux principaux responsables concernés et à la direction, les conclusions de l'audit concernant la capacité de l'organisation auditée à accomplir sa mission en mettant l'accent sur le dysfonctionnement afin de développer les actions de progrès.

C'est le document le plus important émis par l'audit et qui engage le responsable de l'audit. C'est un rapport complet, conclusif, écrit.

Il constitue le point culminant de la mission et sert à déclencher les réflexions de la direction générale et les actions du progrès de responsable. Ce rapport respecte un certain nombre de principes :

v il doit être présenté aux responsables audités à l'état de projet, puis discuter avec eux et si possible accepter avant diffusion définitive ;

v il doit être structuré et formulé pour ses lecteurs et donc comporter une partie détaillée et une synthèse ;

v il doit être objectif, clair, concis, utile et le plus convaincant possible ;

v il doit être revue par un comité de lecture interne au service d'audit ;

v la diffusion du rapport doit être effectuée le plus rapidement possible.

4. GESTION DES ENTREPRISES

A tout instant de son existence, l'entreprise doit respecter des obligations fiscales et administratives. A cela s'ajoute une gestion rigoureuse de ses finances. Aucune entreprise n'est à l'abri d'un besoin de financement, d'un contrôle fiscal ou d'une erreur administrative.

Le terme gestion comme nous l'avons défini dans la section précédente est une action d'administrer, d'assurer la rentabilité d'une entreprise ; aussi la gestion est une discipline qui étudie l'organisation et le fonctionnement des unités économiques.

En parlant de la gestion des entreprises, nous faisons plus allusion à l'aspect managérial qu'un entrepreneur pourra intégrer au sein de l'entité où il oeuvre ; ainsi donc une bonne gestion au sein d'une entité convient d'appliquer l'ensemble des méthodes de management dédiées aux diverses composantes de l'entreprise :

v les ressources humaines

v les finances

v les services comptables

v les services commerciaux

v les services techniques

v les services d'audit, etc....

CHAPITRE DEUXIEME :

PRESENTATION DE LA SOCIETE NATIONALE DE CHEMINS DE FER DU CONGO (S.N.C.C)

INTRODUCTION

Dans ce chapitre, il serait question de faire la description de l'entreprise faisant l'objet de notre investigation à savoir la société nationale de chemins de fer du Congo.

SECTION I. HISTORIQUE DE LA S.N.C.C

La section nationale de chemins de fer du Congo, entreprise à caractère industriel et commercial dotée de la personnalité juridique, a été créée par la loi n 74/027 du 02 décembre 1974 modifiée et complétée par les décrets n 005 du 07 novembre 1995 et 070/2002 du 24 juin 2002.

Elle est régie par les dispositions de la loi n 078/002 du 06 janvier 1978 portant dispositions générales aux entreprises publiques et par ordonnance-loi n 78/207 du 05 mai 1978 portant statut de la société, modifié par le décret n005 du 07 novembre 1995, elle a connu les étapes suivantes :

v 1902 : création de la compagnie de chemin de fer du Katanga (C.F.K.) ;

v 1906 : constitution de la compagnie de chemin de fer du Bas-Congo au Katanga (B.C.K.) ;

v 1927 : création de la société de chemin de fer de Léopoldville-Katanga dilolo (L.K.D.) ;

v 1952 : fusion L.K.D. et du .C.F.K. pour constituer la compagnie de chemin de fer du Katanga dilolo-Léopoldville (K.D.L.) ;

v 1961 : subdivision du B.C.K. en ancienne compagnie B.C.K. du droit belge et en nouvelle compagnie B.C.K. de droit congolais ;

v 1970 : reprise de toutes les activités de la nouvelle B.C.K par la société congolaise K.D.L.devenue la compagnie de chemin de fer de Kinshasa-dilolo-Lubumbashi ;

v 1974 : fusion des sociétés de chemin de fer de K.D.L ; O.C.F.G.L (office congolais de chemin de fer de grands lacs) ; C.V.Z (chemin de fer vicinaux du zaïre) ; C.F.M.K. (chemin de fer Matadi-Kinshasa) et C.F.M. (chemin de fer de Mayombe) en société nationale de chemin du zaïre (S.N.C.Z.) ;

v 1991 : dissolution de la S.N.C.Z, création de la S.N.C.Z/Holding et des filiales O.C.S (office de chemin de fer du sud) ; S.F.E (société de chemin de fer de l'est) et C.F.U (office de chemin de fer des Uélé) ;

v 1995 : en novembre 1995, dissolution de la S.N.C.Z/Holding et de ses filiales et signature d'un accord cadre cédant l'exploitation de chemins de fer à une société privée dénommée SIZARAIL laquelle a été dissoute en 1997.

v 1997 : reprise de toutes les activités par la S.N.C.C

SECTION II. SITUATION GEOGRAPHIQUE

La direction provinciale de la SNCC se situe dans la commune de lubunga, ville de Kisangani en province Orientale tandis que La direction générale de la S.N.C.C se situe dans la ville de Lubumbashi au Katanga en république démocratique du Congo.

SECTION III. IMPORTANCE

La république démocratique du Congo étant semi enclavée et ne possédant qu'une seule ouverture directe sur la mer par son port de Matadi, s'est donnée des chemins de fer, complété par des voies navigables en vue d'assurer le transport des minerais, des produits agricoles, des personnes et leurs biens ainsi que tout le trafic d'import et d'export.

Pour l'heure, les chemins de fer congolais se trouvent intégrés par la S.N.C.C au sein du macro-système ferroviaire d'Afrique australe dans l'effort global du développement des échanges interafricains.

SECTION IV. OBJET SOCIAL ET NATURE JURIDIQUE

1. OBJET SOCIAL

Cette entreprise a pour objet :

Ø l'étude, la construction et l'exploitation des chemins de fer lui concédés

Ø l'exploitation des services de transport par route et voies d'eau qui lui sont concédées ;

Ø l'exploitation des ports dont la gestion lui est confiée ;

Ø l'exploitation de tous les services connexes et accessoires aux activités citées ci-dessus.

2. NATURE JURIDIQUE

La société nationale des chemins de fer du Congo est un établissement public commercial doté d'une personnalité juridique et placée sous la tutelle du ministère de transport et communication.

SECTION V. ORGANISATION DE LA SOCIETE NATIONALE DE

CHEMINS DE FER DU CONGO

1. REGION D'EXPLOITATION

La société nationale de chemins de fer du Congo est une entreprise publique, industrielle et commerciale dont le siège social est implanté à Lubumbashi, elle est organisée autour de cinq régions et d'une circonscription d'exploitation qui sont :

v La région du sud (siège de Likasi) ;

v La région centre (siège à Kamina) ;

v la région nord (siège à Kananga) ;

v la région Est (siège à Kalemie) ;

v la région nord-est (siège à Kindu) et

v la circonscription d'exploitation de Lubumbashi.

2. PORTS FLUVIAUX ET LACUSTRES

La société nationale de chemins de fer du Congo exploite les principaux ports fluviaux et lacustres ci-après :

v le port fluvial d'Ilebo : maillon de la voie nationale allant de sakanya-frontière de Matadi en passant par Kinshasa ; est un important point de transit des produits miniers de la Gécamines et des produits agricoles du Kasaï vers Kinshasa d'une part et les produits manufacturés de Kinshasa vers le Kasaï, le Katanga, le Maniema et les Kivu d'autre part.

v le port lacustre de Kalemie : assurant la liaison entre Kigoma (Tanzanie), kalunda(RDC) et Bujumbura (Burundi) et entre moba (RDC) et mpulungu (Zambie)

v le port fluvial de Kisangani (rive gauche) : principal point d'embarquement vers et en provenance de l'Est du pays,

v les ports fluviaux de Kindu et ubundu : deux ports assurant le relais des trafics sur le réseau rail-fleuve entre Kindu, ubundu et Kisangani.

III. RESEAU INTERCONNECTE OUVERT AU TRAFIC

INTERNATIONAL

Pour ce faire, la SNCC se sert de quatre voies de sortie ci -après :

v la voie du sud à Sakanya ou la SNCC est interconnectée aux chemins de la Zambie, Zimbabwe, de l'Afrique du sud et du Mozambique, atteignant les grands ports de l'Afrique australe (Maputo, Beira, Durban, est London et port Elisabeth)

v la voie de l'ouest à Dilolo ou la SNCC est en liaison avec le chemin de fer de Benguela (CFB) en Angola jusqu'au port maritime de Lobito sur l'océan atlantique ;

v la voie de l'est à Kalemie en passant par le lac Tanganyika, elle est reliée au chemin de fer de Tanzanie, accédant ainsi au port de DAR-ES-SALAM sur l'océan.

v la voie nationale d'Ilebo, port de la SNCC sur la rivière Kasaï ou elle est rattachée au port international de Matadi, vers l'embouchure du fleuve Congo sur l'océan atlantique, en passant par les biefs navigables de la rivière Kasaï et du fleuve Congo et par le tronçon ferroviaire Kinshasa-Matadi.

IV.PATRIMOINE ET ORGANISATION FINANCIERE DE LA SNCC

1. PATRIMOINE DE LA SNCC

Le patrimoine de la SNCC est constitué de tous les biens, droits et obligations qui lui sont reconnus. L'entreprise possède :

v A l'actif : les valeurs immobilières et circulantes

v Au passif : les éléments de la situation nette, les subventions d'équipements et de provisions, pertes et charges, les dettes à long, moyen et court terme, le patrimoine s'accroit avec les apports ultérieurs que l'Etat pourra lui concéder.

2. ORGANISATION FINANCIERE

Les statuts propres de la SNCC déterminant les règles de son organisation financière notamment celle ayant trait à la dotation ou au budget, à la comptabilité aux comptes annuels.

L'exercice financier de la SNCC commence le premier janvier et se termine le trente et un décembre de la même année, les comptes de la SNCC doivent être tenus conformément à la législation en vigueur.

Le conseil d'administration est chargé d'établir un état des prévisions et de recettes pour l'exercice à venir. Le budget de la SNCC est composé de budget d'exploitation et d'investissement.

v Le budget d'exploitation de la SNCC comprend :

v En recette : les ressources d'exploitations et les ressources diverses accidentelles

v En dépenses : les dépenses d'exploitation et de charge du personnel, les charges fiscales et toutes les autres charges financières.

v Le budget d'investissement comprend :

v En recette : les ressources pour faire face à des dépenses notamment les apports de l'Etat, les emprunts, l'excédant des recettes d'exploitations sur les dépenses de même nature et de revenus divers, les prélèvements sur les avoirs placés, les cessions des biens, etc.

v En dépenses : les frais d'acquisition, de renouvellement ou de développement des immobilisations affectés aux activités professionnelles, les frais d'acquisition des immobilisations de toute nature non destinés à être affectés à ces activités (immeubles d'habitation)

La comptabilité est organisée de manière à être tenue conformément aux lois et usages de commerce pour permettre :

v de connaître et de contrôler les opérations de charges et pertes, des produits et profits ;

v de connaître la situation patrimoniale de l'entreprise ;

v de calculer le coût et le rendement des différentes lignes d'exploitation

SECTION VI. IMPLANTATION DE L'AUDIT INTERNE

L'audit interne au sein de la SNCC fut implanté vers les années 1975 par le pouvoir public dans le but de fournir à la direction générale un nouvel outil de gestion adéquat pouvant lui permettre de contrôler efficacement l'ensemble de ces activités répandues sur toute l'étendue de la république démocratique du Congo

SECTION VII. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU

SERVICE D'AUDIT INTERNE DE LA SNCC

L'audit dans une organisation tant sur le plan national qu'international se structure de la même façon, il est généralement attaché hiérarchiquement à la direction donc dépend directement de cette dernière.par ailleurs, il fonctionne de façon parallèle face aux autres fonctions de l'entreprise.

La SNCC, notre cible se conforme à cette pratique et en voici son organisation et fonctionnement.

A la SNCC, l'audit interne forme avec le contrôle général une direction dont l'audit interne est un département qui à son tour est subdivisé en deux divisions dont l'audit financier et comptable d'une part et l'audit opérationnel d'autre part.

En voici l'organigramme structurel :

v ADG  : Administrateur délégué général

v DGCAI : Direction du contrôle général et audit interne

v DAI : Département d'audit interne

v DCI : Département de contrôle interne

v DAFC : Division d'audit financier et comptable

v DAO  : Division d'audit opérationnel

v SAF  : Service d'audit financier

v SAC : Service d'audit comptable

v SAET : Service d'audit expertise et technique

v SAM : Service d'audit management

CHAPITRE TROISIEME :

PRESENTATION DES DONNEES, ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

INTRODUCTION

Pour mieux comprendre le but de notre travail, nous allons parler de la couverture du contrôle interne opérée dans différents services de la dite société jusqu'à aboutir à l'application de certaines recommandations suggérées par le service d'audit interne pendant leur visite dans différents services.

SECTION I. COUVERTURE DE CONTROLE INTERNE

Vue l'immensité du réseau existant au sein de la SNCC, pour bien mener ses actions, le service d'audit interne se réfère a un programme nommé : « programme d'action d'audit interne » qui lui permet de couvrir les fonctions existantes en son sein au moyen de mécanismes de prévention de risque de fraude et erreurs.

En pratique, ce programme susmentionné est présenté sous forme d'un tableau ayant sept colonnes dont voici la présentation :

D'ORDRE

ACTIONS

A MENER

OBJECTIF A ATTEINDRE

DUREE

D'ACTIONS

COUT

NOMBRE D'ACTIONS

OBSERVATION

De ce fait, pour mieux comprendre la couverture des actions menées par le service d'audit interne au sein de la SNCC, nous allons prendre le référentiel du programme d'actions effectuées en 2007.

Programme d'actions du service d'audit interne. (Département d'audit interne/ service d'audit managérial).

N° D'ORDRE

DIRECTION A AUDITER

NOMBRE

D'ACTIONS

NOMBRE DE ROTATIONS

1

DIRECTION GENERALE

2

4

2

DIRECTION ADMINISTRATIVE

11

21

3

DIRECTION FINANCIERE

8

24

4

DIRECTION TECHNIQUE

6

8

5

DIRECTION D'EXPLOITATION

31

59

6

SECRETARIAT GENERAL

7

12

7

DEPARTEMENT POLICE ET CONTENTIEUX

2

2

8

DEPARTEMENT DE KINSHASA

2

2

 

TOTAL

69

132

COMMENTAIRE :

En analysant ce tableau, nous relevons ce qui suit :

v le nombre d'actions varie d'une direction à une autre, mais toujours est-il que l'accent a été mis plus sur la direction d'exploitation que sur d'autres directions. C'est pourquoi il importe de signaler que la direction

v d'exploitation avait pratiquement trente et une actions sur les soixante-neuf menées pendant l'année 2007

v le nombre de rotations intervenues tout au long de cette même année 2007 varie de deux à cinquante et neuf rotations par direction, mais c'est toujours la direction d'exploitation qui était plus visée, suivie des directions financière et administrative.

Cette situation s'explique par le fait que l'exploitation, c'est -à -dire transport et commercial constituent l'objet social même de cette entreprise voilà la raison pour laquelle nous sommes amené à dire que l'accent est plus mis sur cette direction d'exploitation par rapport aux autres.

SECTION II. PERTINENCE DE RECOMMANDATION

Les recommandations formulées par les services d'audit interne pendant leur descente dans les différents réseaux de la place sont toujours jointes d'une feuille de risque qui comporte :

v les constats relevés et le niveau des conséquences et de risque

v les causes des anomalies constatées ainsi que les recommandations y afférentes.

Il est à noter que les recommandations formulées par le service d'audit sont discutées au préalable par les responsables des domaines audités puis validées conjointement afin d'éviter le blocage dans leurs exécutions.

SECTION III. ACCEPTATION DU RAPPORT D'AUDIT

Au clair, le rapport d'audit interne au sein de la SNCC avant d'être publié respecte un certain nombre de principes entre autres :

v le dit rapport doit être présenté aux responsables audités à l'état des projets, puis discuter avec eux si possible avant de le diffuser définitivement

v il doit être structuré et formulé pour ses lecteurs et donc comporter une partie détaillée et une synthèse ;

v il doit être objectif, clair, concis, utile et le plus convaincant possible ;

v il doit également être revu par un comité de lecture interne au service audité ;

v enfin, la diffusion du rapport doit être effectuée le plus rapidement possible.

Vue le respect des règles auxquelles le service d'audit interne se réfère, les rapports qu'il publie sont acceptés facilement par le service concerné.

SECTION IV. APPLICATION DES RECOMMANDATIONS

Sur base de constat que relève le service d'audit interne tout au long de sa mission, il lui permet d'émettre un rapport définitif comprenant l'ensemble des recommandations qu'il adresse aux services audités.

Au sein de la SNCC en principe, lorsque le service d'audit émet son rapport definitif,les services audités disposent d'une durée d'un mois à compter de la date de la diffusion du rapport pour adresser à la direction d'audit un plan d'action détaillé sur la mise en application des recommandations.par contre certaines recommandations persistent d'une année à une autre. C'est ce qui pourrait être considéré comme une faiblesse du système de contrôle existant, cela est dû au manque d'appui de la haute direction de la dite firme.

SECTION V.CRITIQUES ET SUGGESTIONS

1. CRITIQUES

Après un long développement et une longue analyse de différents points dans la pratique de l'audit interne au sein de la SNCC, relevons ce qui suit :

v Une carence de moyens d'action de la part des auditeurs, vu l'étendue de la couverture d'action menée par les auditeurs internes, il s'avère un manque de moyen de locomotion à leur disposition, cela s'ensuit d'irrégularité de motivation même dans la rétribution de leur du après exécution d'une mission. tout cela a comme conséquence l'enfreint à la réalisation des objectifs du service d'audit.

v Un manque d'appui de la part de la haute direction. Rappelons que la force d'un service d'audit interne au sein de l'entreprise dépend de l'intégration ou l'implication de ses dirigeants, cependant le rendement que peut apporter ce service contribuera à l'amélioration et à l'épanouissement de toute une entité dont l'intérêt demande à être accordé.

v Un manque d'exploitation minutieuse de rapport d'audit de la part de la direction générale et du service audité, c'est ce qui s'explique par une éternisation des recommandations formulées par le service d'audit.

2. SUGGESTIONS

Comme nous l'avons souligné dans l'introduction, le monde des organisations actuelles est caractérisé par une monté croissante des entreprises qui deviennent de plus en plus compétitives sur le marché, d'ou la nécessité première pour toutes ces entreprises de s'épanouir et de se maintenir, elles devront intégrer en leur sein les dispositifs internes de sécurité ou encore faire appel aux notions de bonne gouvernance.

Après une analyse et une étude de la situation à laquelle la SNCC est confrontée, les insuffisances que relèvent les services d'audit interne dans la poursuite des objectifs qui lui sont conférées, peuvent être décantées si et seulement si les dirigeants de la dite entreprise pouvaient doter à cette direction les moyens nécessaires lui permettant de bien remplir son rôle.

Il s'avère aussi important de souligner que l'obtention du résultat attendu de service d'audit interne puisse bénéficier d'un appui particulier de la haute direction afin qu'il soit à même d'opérer convenablement pour l'intérêt de tous.

Et enfin, il est aussi impérieux que les responsables de l'audit interne instaurent des processus de suivis leur permettant de surveiller et de garantir que des mesures ont été effectivement mises en oeuvre par le management ou que la direction générale a accepté de prendre le risque de ne rien faire.

Au delà de ce qui précède, malgré certaines imperfections et insuffisances évoquées ci-haut, nous reconnaissons la valeur du service d'audit interne au sein de la SNCC car tant soit peu il a pu jouer son rôle de sauvegarder le patrimoine de celle-ci.

CONCLUSION GENERALE

Nous voici arrivé au terme de notre travail de fin de cycle en sciences commerciales et financières qui a porté sur la problématique de l'audit interne dans la gestion des entreprises publiques en république démocratique du Congo : cas de la société nationale des chemins de fer du Congo, direction provinciale de Kisangani (SNCC).

A titre de rappel, tellement que le monde des organisations publiques et privées a l'actuel est en perpétuel turbulence ou l'évaluation des risques constitue un défis majeur du management, cette situation a suscite l'attention du manager au delà de l'intégration de l'homme dans la poursuite du maintien et de l'épanouissement de l'entreprise, ce dernier fut appel aux notions de l'audit interne, qui est une fonction à la disposition de l'organisation dans une entreprise ayant comme but d'examiner, d'apprécier le bon fonctionnement, la cohérence et l'efficacité du contrôle interne, palliera ainsi a l'incertitude du manager.

Ne voulant pas nous baser sur des spéculations sans fondement scientifique, notre préoccupation s'est articulée autour des questions suivantes:

v existe-t-il un service d'audit interne au sein de la SNCC ?

v quelle est l'étendue de sa couverture ?

v contribue -t-elle a l'amélioration de sa gestion ?

Au regard des ces questions soulevées dans la problématique nous avons présumé qu'il existerait un service d'audit interne au sein de la SNCC et que la couverture de son action s'étendrait a tous les services organiques en contribuant efficacement a l'amélioration de la gestion de cette institution.

Eu égard à ce qui précède, malgré certaines imperfections et insuffisances évoquées ci haut, nous reconnaissons la valeur du service de l'audit interne au sein de la SNCC car tant soit peu il a pu jouer son rôle de sauvegarder le patrimoine de celle-ci ;

v le premier chapitre a porté sur les considérations générales où nous avons parlés des considérations conceptuelles, de l'approche théorique sur l'audit interne et la gestion des entreprises ;

v Le deuxième a été consacré à la présentation de la SNCC, ici nous avons essayé de décrire en long et en large la dite société en partant de son historique, jusqu'à son organisation fonctionnelle ;

v Et pour tout dire, le dernier chapitre s'est contenté sur la présentation des données, analyse et interprétations des résultats ;compte tenu des questions posées au début de ce travail, celles de pouvoir appréhender l'existence du service de l'audit interne au sein de la SNCC, l'étendue de sa couverture afin de déterminer sa contribution dans l'amélioration de sa gestion.

Les résultats obtenus après analyses montrent que, étant considéré comme l'outil de gestion par excellence, la fonction d'audit interne existe déjà au sein de la SNCC il y a de cela trente quatre ans passés, précisément en 1975, cela fut instauré par le pouvoir dans le but de fournir à la direction générale un nouvel outil de gestion moderne répondant aux normes de sécurité de gestion d'entreprise.

La fonction d'audit interne est structurée de telle sorte qu'elle puisse couvrir l'ensemble d'activité de la SNCC, qui sont éparpillées puisque partout en république démocratique du congo.mais néamoins,la dite structure se fragilise peu à peu suite à l'évolution de la technologie que connaît le monde des organisations actuelles et cela se manifeste au sein de la SNCC, par la lenteur dans l' exécution des actions menees par les différents réseaux de l'entreprise et par conséquent, la contribution de la fonction d'audit interne dans l'amélioration de la gestion de la dite entité demeure malgré les efforts fournis moins opérants.

Cela étant, nous réitérons aux autorités de la SNCC de prendre en compte les différentes suggestions formulées ci haut, dont notamment :

v la dotation des moyens matériels et financiers au service d'audit interne pour lui permettre de bien exécuter son rôle primordial ;

v la direction générale doit accorder plus d'attention et d'appuis aux services d'audit interne afin de pouvoir améliorer le niveau de sécurité de l'entreprise ;

v la direction générale doit prendre le temps nécessaire pour exploiter les rapports qui lui sont présentés en vue de prévenir les aléas de la gestion future pouvant surgir.

En définitive, nous nous limitons sur ces quelques aspects traités dans ce sujet non limitatif et laissons l'ouverture aux autres chercheurs de continuer son exploitation.

TABLE DES MATIERES

IN MEMORIUM Error! Bookmark not defined.

AVANT PROPOS Error! Bookmark not defined.

INTRODUCTION Error! Bookmark not defined.

I. PROBLEMATIQUE Error! Bookmark not defined.

II. HYPOTHESE Error! Bookmark not defined.

II. CHOIX ET INTERET DU SUJET Error! Bookmark not defined.

IV. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE Error! Bookmark not defined.

V. METHODES ET TECHNIQUES Error! Bookmark not defined.

V.1. METHODES Error! Bookmark not defined.

V.2. TECHNIQUES Error! Bookmark not defined.

VI. SUBDIVISION DU TRAVAIL Error! Bookmark not defined.

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION GENERALE Error! Bookmark not defined.

SECTION I. DEFINITION DE CONCEPT DE BASE Error! Bookmark not defined.

I.1. DEFINITION DE L'ENTREPRISE Error! Bookmark not defined.

1. L'entreprise Produit : Error! Bookmark not defined.

2. L'entreprise produit pour le marché Error! Bookmark not defined.

3. L'entreprise est financièrement indépendante Error! Bookmark not defined.

I.2. DEFINITION DE LA GESTION Error! Bookmark not defined.

I.3.DEFINITION DE L'AUDIT INTERNE Error! Bookmark not defined.

SECTION II. APPROCHE HISTORIQUE SUR L'AUDIT INTERNE ET LA GESTION DES ENTREPRISES. Error! Bookmark not defined.

I. AUDIT INTERNE Error! Bookmark not defined.

I.1.ASPECT HISTORIQUE Error! Bookmark not defined.

I.2 .PROGRES DE LA NOTION D'AUDIT Error! Bookmark not defined.

I.3. AUDIT ET NOTIONS VOISINES Error! Bookmark not defined.

I.3.1. AUDIT ET CONTROLE Error! Bookmark not defined.

I.3.2. AUDIT ET CONSEIL Error! Bookmark not defined.

I.3.3. AUDIT ET REVISION Error! Bookmark not defined.

I .4. OBJECTIFS, CHAMPS D'ACTION ET TYPOLOGIE DE L'AUDIT Error! Bookmark not defined.

INTERNE Error! Bookmark not defined.

I.4.1. OBJECTIFS Error! Bookmark not defined.

1. LA REGULARITE Error! Bookmark not defined.

2. L'EFFICACITE Error! Bookmark not defined.

3. LA PERTINENCE Error! Bookmark not defined.

I.4.2. CHAMP D'APPLICATION D'AUDIT INTERNE. Error! Bookmark not defined.

I.4.2.1. L'OBJET Error! Bookmark not defined.

I.4.2.2. LA FONCTION Error! Bookmark not defined.

1. LA MISSION UNIFONCTIONNELLE Error! Bookmark not defined.

2. LA MISSION PLURIFONCTIONNELLE Error! Bookmark not defined.

I.5.TYPOLOGIE Error! Bookmark not defined.

I.5.1. L'AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER Error! Bookmark not defined.

I.5.2. L'AUDIT OPERATIONNEL Error! Bookmark not defined.

I.5.3.L'AUDIT DE DIRECTION OU MANAGEMENT Error! Bookmark not defined.

I.6. LES MOYENS DE PREUVES EN MATIERES D'AUDIT INTERNE Error! Bookmark not defined.

I.6.1.LE CONTROLE INTERNE Error! Bookmark not defined.

I.6.2.LES PREUVES PHYSIQUES Error! Bookmark not defined.

I.6.3. LES JOURNAUX ET LES COMPTES Error! Bookmark not defined.

I.6.4. LES COMPARAISONS ET LES RATIO Error! Bookmark not defined.

I .7. POSITIONNEMENT DE LA FONCTION Error! Bookmark not defined.

I .7.1. AUDIT INTERNE ET INSPECTION Error! Bookmark not defined.

I .7.2. AUDIT INTERNE ET CONTROLE DE GESTION Error! Bookmark not defined.

I .7.3. CONDUITE D'UNE MISSION D'AUDIT INTERNE Error! Bookmark not defined.

PHASE DE PREPARATION Error! Bookmark not defined.

1.1. PRISE DE CONNAISSANCE DU DOMAINE Error! Bookmark not defined.

1.2. IDENTIFICATION DES RISQUES Error! Bookmark not defined.

1.3. DEFINITION DE LA MISSION Error! Bookmark not defined.

2. PHASE DE REALISATION Error! Bookmark not defined.

3. PHASE DE CONCLUSION Error! Bookmark not defined.

3.1. PROJET DE RAPPORT D'AUDIT Error! Bookmark not defined.

3.2. LE RAPPORT D'AUDIT. Error! Bookmark not defined.

4. GESTION DES ENTREPRISES Error! Bookmark not defined.

CHAPITRE DEUXIEME : Error! Bookmark not defined.

PRESENTATION DE LA SOCIETE NATIONALE DE CHEMINS DE FER DU CONGO (S.N.C.C) Error! Bookmark not defined.

INTRODUCTION Error! Bookmark not defined.

SECTION I. HISTORIQUE DE LA S.N.C.C Error! Bookmark not defined.

SECTION II. SITUATION GEOGRAPHIQUE Error! Bookmark not defined.

SECTION III. IMPORTANCE Error! Bookmark not defined.

SECTION IV. OBJET SOCIAL ET NATURE JURIDIQUE Error! Bookmark not defined.

1. OBJET SOCIAL Error! Bookmark not defined.

2. NATURE JURIDIQUE Error! Bookmark not defined.

SECTION V. ORGANISATION DE LA SOCIETE NATIONALE DE Error! Bookmark not defined.

CHEMINS DE FER DU CONGO Error! Bookmark not defined.

1. REGION D'EXPLOITATION Error! Bookmark not defined.

2. PORTS FLUVIAUX ET LACUSTRES Error! Bookmark not defined.

III. RESEAU INTERCONNECTE OUVERT AU TRAFIC Error! Bookmark not defined.

INTERNATIONAL Error! Bookmark not defined.

IV.PATRIMOINE ET ORGANISATION FINANCIERE DE LA SNCC Error! Bookmark not defined.

1. PATRIMOINE DE LA SNCC Error! Bookmark not defined.

2. ORGANISATION FINANCIERE Error! Bookmark not defined.

SECTION VI. IMPLANTATION DE L'AUDIT INTERNE Error! Bookmark not defined.

SECTION VII. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU Error! Bookmark not defined.

SERVICE D'AUDIT INTERNE DE LA SNCC Error! Bookmark not defined.

CHAPITRE TROISIEME : Error! Bookmark not defined.

PRESENTATION DES DONNEES, ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS Error! Bookmark not defined.

INTRODUCTION Error! Bookmark not defined.

SECTION I. COUVERTURE DE CONTROLE INTERNE Error! Bookmark not defined.

SECTION II. PERTINENCE DE RECOMMANDATION Error! Bookmark not defined.

SECTION III. ACCEPTATION DU RAPPORT D'AUDIT Error! Bookmark not defined.

SECTION IV. APPLICATION DES RECOMMANDATIONS Error! Bookmark not defined.

SECTION V.CRITIQUES ET SUGGESTIONS Error! Bookmark not defined.

1. CRITIQUES Error! Bookmark not defined.

2. SUGGESTIONS Error! Bookmark not defined.

CONCLUSION GENERALE Error! Bookmark not defined.

BIBLIOGRAPHIE................................................................................................54